Mes Univers

21 janvier 2018

De Deiteus Mythica, le Mythe des Demi-Dieux, pages 1014 à 1015 / 1803

X1Egalement en 1528, plusieurs Européens commencent à parcourir le sous-Continent Indien de long en large. Ils y visitent l’Ancien Temple d’Elephanta. Leur découverte suscite aussitôt l’hostilité des Franciscains et des Jésuites qui les accompagnent. Ceux-ci sollicitent dès lors l’aide d’Andréa Corsali afin de les aider à partir en guerre contre ce qu’ils considèrent comme des Sanctuaires Démoniaques. C’est lui qu’ils chargent d’envoyer des compte rendus de destructions d’idoles à Julien de Médicis – le Financier Florentin de ce dernier. Et, de fait, c’est leur intermédiaire qui se permet de lui relater :

 

« Sur les parois de l’un de ces Temples apparurent des images d’Eléphants, de Lions, et de Tigres. S’y déployèrent également de nombreuses figures humaines, des Amazones, mais aussi, beaucoup d’autres Créatures Fantastiques. ».

 

A la mort de Baber, en 1530, son fils, Humayun, lui succède. Nasir al-Din Muhammad Humayun a appris l’exercice du pouvoir aux cotés de son père : il a combattu à Panipat, administré plusieurs provinces de l’Empire. Pourtant, cette succession officielle n’empêche pas les descendants de Baber de se disputer le trône. En fait, c’est un officier moghol d’origine afghane, Chir Chah, qui finit par s’emparer du pouvoir. Gouverneur de Bihâr, Chir Chah affronte victorieusement les armées du Grand Moghol : Humayun connaît alors quinze ans d’exil, de 1540 à 1555.

 

Pendant son gouvernement, Chir Chah règne en Empereur souverain en Inde. Il ne reconnaît pas l’autorité du califat, mais n’opère pas de rupture véritable avec l’Inde des Sultans de Delhi, trop occupés à prendre ou à reprendre le pouvoir. Il est le seul pourtant à chercher à réorganiser le gouvernement. Concentrant tout le pouvoir, il réduit ses ministres au rang de secrétaires et se fait assister d’un vizir, à la fois ministre des Finances et Premier ministre.

 

Il réorganise le système de collecte des revenus, en essayant de répartir les impôts de manière équitable. Pour cela il fait recenser les terres selon leur étendue et la qualité des sols. Pour faciliter la circulation, il abolit les douanes intérieures et tente d’assurer la sécurité dans ses Etats. Il crée une nouvelle monnaie, fait réparer les routes et construire des auberges : on y trouve des logements séparés, une mosquée, des chevaux.

 

Le souverain moghol patronne aussi les arts et la littérature. Chir Chah crée un jardin de style persan. Et, au fil de ses conquêtes, il continue à planter jardins et vergers. Il rédige en outre lui même son autobiographie ; il commence à consigner ses souvenirs à partir du moment où il aurait dû accéder au trône de Ferghana. Il décrit ensuite les paysages, les animaux, les plantes du pays qu’il découvre. On le voit inquiet à la veille d’une bataille, enthousiaste devant des fleurs ou des fruits inconnus.

 

Par ailleurs, le Moghol développent l’influence persane en Inde, à travers des monuments sobres et équilibrés, que surmontent d’immenses dômes circulaires, décorés de marbre et de pierres de couleur. Leur règne marque une période très riche sur le plan culturel, où les éléments hindous et musulmans fusionnent en un style singulier.

 

Chir Chah meurt en 1545, après avoir entamé une politique de réformes administratives. Son successeur, Islam Chah, maintient la dynastie au pouvoir quelques années de plus. Mais sa mort, en 1553, déclenche des luttes fratricides. Humayun, le fils de Baber, revient au pouvoir et entreprend de consolider les conquêtes de son père. Il meurt en 1556. Son fils Akbar lui succède : voilà la dynastie moghole installée.

 

A suivre...


20 janvier 2018

De Deiteus Mythica, le Mythe des Demi-Dieux, pages 1013 à 1014 / 1803

X1En 1551, Ivan fait rénover le Kremlin pour qu’il acquiert son aspect définitif. Il abandonne les palais de bois et de pisé et fait bâtir une nouvelle forteresse en pierre et en brique. Les plans reproduisent le type traditionnel de la citadelle russe, mais certaines influences occidentales se font sentir, notamment dans le mur d’enceinte, crénelé à l’italienne.

 

Le Kremlin abrite de nombreux édifices officiels et ornementaux et est le siège et le symbole du pouvoir.

 

D’un autre coté, Moscou amorce son expansion et son embellissement. Des travaux d’urbanisme sont engagés : Ivan fait entourer de murailles les quartiers de commerçants et d’artisans qui se sont construits autour du Kremlin et, pour commémorer sa victoire sur les Tatars, il fait ériger la cathédrale Saint-Basile, avec ses coupoles à bulles.

 

Par ailleurs, les victoires d’Ivan le Terrible libèrent la ville de sa fonction militaire ; elle devient une capitale administrative, ce qui lui assure un développement rapide ; bientôt 100 000 habitants. Les marchands étrangers, en particulier allemands, commencent à s’y rendre, ouvrant la ville aux influences occidentales. La vie intellectuelle s’y développe aussi, grâce à la diffusion de l’imprimerie entre ses murs.

 

 

Inde, première moitié du XVIème siècle :

 

Zahir al-Din Baber est un Turc Djagataï, de la famille de Ferghana, dans le Badakhshan. Né le 14 Février 1483, il s’enorgueillit de ses origines légendaires et prestigieuses : il descend de Tamerlan par son père, et aussi de Gengis Khan par sa mère. A la mort de son père, en 1494, il doit hériter du trône du Ferghana. Mais il est écarté du pouvoir par des membres de sa propre famille et par le chef ouzbek Chaybani Khan – les Ouzbeks sont alors très présents dans cette région d’Asie.

 

Le jeune Baber voyage en Asie centrale, puis entame une campagne de conquêtes – ou plutôt de reconquêtes -. Il veut se réapproprier les territoires sur lesquels il estime avoir un droit, en vertu de ses origines. Ainsi, il s’attaque à Samarkand, l’ancienne capitale de Tamerlan. Par trois fois, il échoue à la prendre. En revanche, il prend Kaboul en 1504. Et, dès 1507, le voilà maître de l’Afghanistan, avec le titre de « padichah » - « Empereur » -. Il rêve de créer un Empire en Asie centrale, mais la résistance des Ouzbeks le contraint à abandonner ce projet. Il décide alors de se tourner vers l’Inde et de s’emparer du sultanat de Delhi.

 

En réalité, ce sont des souverains Indiens – espérant ainsi obtenir une récompense du vainqueur – qui proposent à Baber de s’attaquer à l’Inde. Car, à Delhi et dans l’Inde du Nord, le gouvernement central est très affaibli : la dynastie afghane au pouvoir est contestée, le trône est disputé, des chefs de clans – Rajputs le plus souvent – créent des royaumes indépendants. Quant à l’Inde du Sud et au Deccan, ils sont aussi agités de conflits entre Etats rivaux, et n’interfèrent pas dans les affaires du Nord.

 

Pour Baber, la victoire est d’autant plus facile que son armée possède de nombreux atouts : elle utilise la tactique moghole de l’embuscade, les armes à feu des Afghans, l’artillerie empruntée aux Persans, la cavalerie mobile des Turcs. Baber lui même est un chef expérimenté, entraîné à la guerre depuis l’age de onze ans.

 

Après quatre raids d’exploration, il remporte une première victoire à Panipat, le 21 Avril 1526, mais se heurte encore à quelques difficultés. A Delhi, il doit, en effet, vaincre l’opposition de la noblesse afghane ; il partage alors l’Inde du Nord entre les dignitaires de son entourage, avec mission de soumettre les territoires ainsi attribués. Il lui faut ensuite compter avec la résistance des Rajputs, qu’il défait à deux reprises en 1527 et en 1528.

 

A suivre… peut-être...

19 janvier 2018

Cinq minutes d'amitié :

X1Cette nuit, je n'ai que très peu dormi, et pour ce faire, j'ai dû, vers 4h du matin, me gaver de tranquillisants afin de pouvoir me décontracter, ôter momentanément de mon esprit toutes les angoisses et l’infinie tristesse, le désespoir, dont j'étais la proie. Des pensées ne cessaient de me hanter depuis le soir ; je ne suis parvenu qu'à les faire taire après avoir rédigé le brouillon du texte qui va suivre.

 

Par contre, ce que je peux vous dire, c'est que j'ai beaucoup pleuré. Qu'un chagrin immense m'a envahi, un sentiment d’isolement, un vide, un manque d'envie de poursuivre ce pour quoi je me bats chaque jour au travers de mes articles, de mes textes, de mes poèmes, etc. A quoi bon, quand j'y songe !!!

 

Car si j'écris avant tout pour moi, c'est aussi pour partager ce que mes mots relatent avec les êtres qui me sont chers, qui comptent particulièrement, pour lesquels je serai déplacer des montagnes afin de leur apporter un peu de joie, de bonheur ; pour partager un peu de moi-même, de ce que j'ai au fond de mon cœur, de mon âme ; pour évoquer au quotidien, par de simples petits gestes, parfois anodins, parfois sans raison autre que de de rédiger quelques mots amicaux qui n'ont d'autre but que de montrer que je suis aux cotés de la personne – ou des personnes – à laquelle je suis liée amicalement. Juste cela, rien de plus, rien de moins. Et pourtant, ce petit rien, le plus souvent, par les échanges que nous avons, sont plus importants, sont plus essentiels, que les longs discours, les longues conversations en mp – bien qu'elles aient leur importance aussi – auxquelles nous nous adonnons trop rarement.

 

Que ce soit vous ou n'importe laquelle des personnes à laquelle je suis liée amicalement ici ou ailleurs, vous n'êtes pas conscient de la chance que vous avez – même si je sais parfaitement ; j'en suis o combien conscient – d'être entourée quotidiennement par les vôtres ; par votre famille, par vos amis, par vos collègues, par des rencontres plus ou éphémères de par vos activités, etc. Tous ces gens vous portent de l'attention, naturellement, sans que vous n'ayez besoin de vous rappeler à leur bon souvenir. Tous ces gens vous sollicitent, désirent votre compagnie, partager des discussions amicales, chaleureuses, pleines de rires, de débats sérieux, anodins, ou joyeux. Des anecdotes tellement simples, tellement faciles, tellement plaisantes, tellement agréables, qui appartiennent au quotidien de l'immense majorité des gens.

 

Oui, pour l'immense majorité des gens. Et je suis également conscient que c'est parfois lourd à porter. Que parfois, le soir, une fois rentré chez soi, on n'a qu'une seule envie : se détendre, se changer les idées, se reposer, profiter de sa tite famille, et des instants précieux, privilégiés, que l'on peut avoir avec eux, avec ses enfants notamment. Qu'il faut penser et se consacrer aux charges du quotidien : courses, repas, ménage, factures, rendez-vous, lave-linge, etc. C'est vrai que, parfois, ce sont des éléments de notre existence dont on aimerait pouvoir se débarrasser au plus vite pour profiter pleinement des heureux en compagnie des gens qu'on aime et qui nous aiment. Délaisser toutes ces corvées. Laisser derrière soi tout ce qui nous en éloigne.

 

Tout ceci concerne l'immense majorité des gens. Personnellement, je sais que je n'aurai jamais le bonheur d'être père, d'avoir des enfants. La personne qui a la sclérose en plaques et dont je m'occupe à plein temps est une charge à plein temps. Je m'y emploie volontiers, parce que c'est une personne de ma famille. Elle n'a que moi. Elle a besoin de moi. Elle ne peut pas se débrouiller sans moi – de moins en moins même. Elle ne peut se déplacer seule.Je ne peux la laisser cinq minutes sans que sa maladie ou son handicap – elle a une légère atrophie du cervelet qui lui fait perdre régulièrement la mémoire immédiate, qui la rend lente ; ceci accentué depuis cinq ans par l'évolution des effets de sa sclérose en plaques – n'engendre maladresses et catastrophes domestiques.

 

Pourtant, que j'aimerai être confronté aux mêmes difficultés. Que je sois sollicité, que je sois le centre de l'attention, que je sois celui avec qui on aime naturellement être, vers qui on se tourne parce qu'on apprécie sa compagnie.

 

Que j'aimerai être fatigué de devoir répondre à ces gens qui demandent après moi. Que j'aimerai que ma famille désire mon attention, rire avec elle, partager des instants privilégiés avec elle parce que ce que je fais de part mon métier est reconnu, considéré, recherché – en dehors des quelques dizaines de personnes qui me suivent quotidiennement ou régulièrement sur Facebook – parmi les centaines ou milliers d'autres qui m'y suivent épisodiquement. Que j'aimerai ne pas avoir à me réfugier devant mon ordinateur pour avoir la possibilité de partager ce que je vis, ce que je ressens. Que j'aimerai être vu tel que je suis au-delà de ses apparences ou mes cicatrices, mes blessures intérieures et extérieures m'empoisonnent, me détruisent, m'épuisent quotidiennement.

 

Ou chaque jour n'est pas une épreuve, ou chaque jour, je suis isolé, ou chaque jour je pleure cette vie a laquelle je suis condamnée, tout en me battant jusqu’à l'épuisement, jusqu’à l'anéantissement, pour accéder a un peu de chaleur humaine, a un peu d'amitié, a un peu de marques d'affection, a un peu de compassion ou de tendresse.

 

Avoir ce sentiment d'exister, d'être aussi important que n'importe qui auprès de ceux et de celles que j'apprécie, que j'aime. Auprès, surtout, de ces quelques personnes avec lesquelles je communique par SMS ou mp et que je considère comme appartenant à ma famille, si elle n'est pas de sang, mais de cœur. Et c'est tout aussi essentiel ; du moins à mes yeux.

 

Moi qui n'ai pas ces soucis du quotidien décrits plus hauts, parce que je n'ai pas choisi d'être celui que je suis, de suivre le chemin qui est le mien, c'est pour cette raison que j'ai choisi le métier d'écrivain-historien. Il est aussi une vocation autant qu'une passion – et est idéal dans ma situation, je dois bien l'avouer. Incapable de sortir de chez elle sans mon aide, sans mon soutien permanent, je suis toujours à proximité s'il arrive quelque chose.

 

Heureusement, elle comme moi somme entourés par une aide-ménagère, trois fois par semaine. Un kinésithérapeute deux fois par semaine. Nous voyons son neurologue tous les six mois pour surveiller l'évolution de sa maladie. Quant à notre famille, nous ne la voyons que très rarement. Déjà parce que l'essentiel de celle-ci habite à 300km de chez nous.

 

Ensuite, parce qu'avec le temps, la sclérose en plaques de cette personne évoluant, elle est davantage une contrainte qu'autre chose. Que les membres de notre famille ont leur propre vie à mener, que certains sont âgés et qu'ils n'aspirent qu'à la paix et à la tranquillité, à la sérénité et au calme, que nous venons perturber, elle et moi, lorsque nous sommes en contact avec eux. Nous venons déstabiliser leurs habitudes, leurs repères, ce qui induit régulièrement de la pression, du stress, des conflits. Lesquelles viennent s'ajouter à mes propres inquiétudes, à mes propres angoisses, à mes propres fragilités, dues aux épreuves que j'ai traversées seul depuis mon enfance : moqueries, rejets, mépris, abandons sentimentaux ou amicaux, solitudes, désespoirs, manque de confiance en soi, humiliations, déconvenues professionnelles, etc.

 

Tout cela parce que j'ai une légère hémiplégie du coté droit, des crises de convulsions épisodiques, une tache de naissance sur une partie du visage. Je me suis fait faire de la chirurgie esthétique au milieu des années 90, - à ses balbutiements – qui a raté. Depuis, et aujourd'hui encore, mon visage est doté d'une légère asymétrie. Des cicatrices dues à ses opérations esthétiques ratées le constellent. La paupière de mon œil gauche est légèrement plus lourde que l'autre. Une barre va de mon nez au plissement de ma bouche. Renforçant ainsi son aspect « gueule cassée ».

 

J'en ai souffert toute ma vie ; pas physiquement, mais mentalement, psychologiquement. Je vis avec, je m'y suis fait, bon gré mal gré. De toute façon, je n'ai pas le choix. J'ai suivi, durant des années, de longues séances avec plusieurs psychologues, afin de comprendre d’où venait cette amertume, cette tristesse, cette souffrance psychique, perpétuelle. Aujourd'hui, je sais, je comprends, etc. d'où tout cela vient ; au plus profond de mon âme et de mon cœur. Ma raison l'explique, le détaille, et réalise les tenants et les aboutissants. Pourquoi, très tôt, du fait du regard des autres, et des femmes en particulier, je me suis replié sur moi-même.

 

Pourquoi la beauté, la lumière qui émane de certaines personnes que j'ai croisé – ou que je croise – au cours de mon existence, ont tellement d'importance. Pourquoi l'amitié que je leur voue est inconditionnelle, que mes marques d'amitié à leur égard, non seulement parce qu'elles ont une personnalité dans laquelle je me retrouve, empreinte, du moins partiellement, a tant de valeur. Que je ne déroge jamais aux marques d'amitié que je leur voue quotidiennement – par SMS, par MP, par la publication de mes textes quotidiens, etc -.

 

Mème si cela me demande du temps, de l'énergie, de l'attention, que je pourrais consacrer à autre chose, à la poursuite de la rédaction de mon ouvrage sur le Nazisme par exemple. Cela me tient tellement à cœur, et auquel je me consacre entièrement par mes recherches, mes réflexions, mes lectures, mes corrections, etc.

 

Mais en même temps, j'ai besoin de ces échanges, de la marque de cette amitié, par SMS, en mp, par ces textes. C'est tout ce que j'ai pour avoir le sentiment d'être quelqu'un qui en vaut la peine. Pour ne pas être oublié, négligé, comme je l'ai été si souvent tout le long de ma vie au gré des vicissitudes de l'existence.

 

Alors, si être sollicité en permanence, être entouré alors qu'on désire la paix et la tranquillité parfois, si ça peut parfois être une malédiction, est loin d'être l'enfer de la solitude et du silence que je subis quotidiennement – volontairement, du fait que je m'occupe de cette personne qui a la sclérose en plaques, et de mon métier -, et involontairement, parce que ma vie est imprégnée de ces oublis perpétuels. Ce boulet, cette dernière roue du carrosse vers laquelle on se tourne quand on n'a rien d'autre à faire, quand on n'a un petit moment de libre à combler.

 

Dominique, toujours là, à l'écoute, toujours présent. Prêt à déplacer des montagnes pour montrer l'attachement, amical ou autre, qu'il a auprès de ceux et de celles qui comptent à ses yeux. Dominique, qui s'oublie, qui pense d'abord à se vouer aux autres, quitte, parfois, à mettre sa santé, physique ou mentale, en péril. Qui est contraint de quémander un peu d'attention pour avoir le sentiment d'exister aux yeux de ceux et de celles qui lui sont chers. Qui est prêt, éventuellement, à se déplacer jusqu’à l'autre bout de la France, mème si c'est difficile vu sa situation, pour partager un moment, un déjeuner, une discussion, un échange, avec ceux et celles qui ont de l'importance à ses yeux. Qui se manifeste à ces mêmes personnes parce que c'est un plaisir et non une contrainte. Parce que les valeurs que représentent l'amitié de ces personnes est primordiale dans sa vie, un pilier essentiel de ce qu'il porte en lui, de ce en quoi il croit. Quitte à sacrifier beaucoup d'autres choses à coté de cela, juste pour partager ces moments privilégiés, ces échanges par SMS, en mp, au travers de ses textes.

 

Je ne suis pas le plus malheureux du monde, j'en conviens. Jamais je ne l'oublie. J'ai un bel appartement, des revenus réguliers, une famille, un métier qui me passionne, qui est ma vocation.

 

Il y a des gens qui sont confrontés à la mort, à la souffrance, à la guerre, à la famine, qui ont des difficultés financières, juridiques, qui sont confrontés à la drogue, à la violence, à l’alcoolisme, aux persécutions, à l'homophobie, aux harcèlements, etc. Jamais je n'oublie cela, et si j'en parle dans certains de mes articles parfois, parce que ce sont des sujets qui me tiennent à cœur, qui me font énormément de peine pour tous ceux et toutes celles qui les subissent. Ces injustices, ces monstruosités, me font souffrir moralement. Elles me pèsent, et si au travers de mes mots, je peux humblement contribuer a faire prendre conscience des conséquences de tout cela, a faire modestement évoluer les mentalités – juste une toute petite pierre au milieu de milliards de milliards d'autres -, je n'aurai pas vécu en vain.

 

Dois-je pour autant me résigner d'être celui qui vient toujours après, parce qu'il y a des plus malheureux que moi ? N'ai je pas droit, moi aussi, d'atteindre un peu de ce rêve auprès duquel je cours depuis toujours : être aussi important que n'importe quel proche, ami, vers qui on se tourne naturellement. Sans avoir le sentiment d'être un boulet, d'être quelqu'un qui vient en dernier, quand on a rien d'autre a faire, quand on a un peu de temps libre à perdre. Rien que d'y songer est une intolérable souffrance, une torture de chaque instant qui me mine, me détruit, me lacère.

 

A une époque, durant une des périodes les plus noires de mon existence, quand je pensais a ça, je me lacérai les bras a coup de cutter, tellement j'en souffrais intérieurement ; et la souffrance physique était mille fois moins vive que celle qui annihilait mon cœur et mon âme. Cette souffrance physique me faisait momentanément oublier ma souffrance intérieure. A cette époque, je hurlais, je désirais mettre fin à mes jours – rassure vous, ce n'est plus le cas -, tellement ça me détruisait. Comme ça me détruit encore aujourd'hui de savoir que je passe, et que je passerai toujours après. Toujours

 

C'est pour cette raison que ces échanges par mp, SMS, textes, ont tant de valeur à mes yeux. C'est tout ce que j'ai pour pouvoir tenir le coup, pour ne pas sombrer. Cette amitié est ma lumière, mon horizon, mon espoir, et jamais je n'y dérogerai, mème si je suis occupé, mème si je suis en famille, mème si je suis fatigué, mème s'il est tard, peu importe. Je connais la valeur de ce qu'est l'amitié.

 

Combien elle peut être précieuse, réconfortante, combien elle peut rendre heureux, faire retrouver le sourire, l'espoir, l'envie de se battre, d'aller de l'avant, de surmonter tous les obstacles. Cette amitié, véritable, sincère, fidèle, est un trésor. A enrichir, à alimenter, a partager. Dans les moments de malheurs comme de bonheur, de tristesse comme de joie, de solitude ou quand on est entouré, quand on est est en famille ou au travail.

 

Juste prendre cinq minutes pour l'autre, parce que l'autre est précieux. Il a ses défauts et ses qualités, ses forces et ses faiblesses, sa sensibilité, ses fragilité, on a tous nos priorités, personnelles, familiales, professionnelles, etc. Mais cinq minutes pour montrer que l'autre est important, qu'est ce que c'est ? Est-ce si contraignant pour les gens qui comptent vraiment.

 

Pas pour moi en tout cas. Ou alors, c'est que je n'en vaux pas la peine. Est-ce cela la leçon que je doive retenir de tout cela ? Si oui, alors c'est que je suis réellement, comme on me l'a toujours fait comprendre, un moins que rien...

De Deiteus Mythica, le Mythe des Demi-Dieux, pages 1012 à 1013 / 1803

X1Pologne, première moitié du XVIème siècle :

 

Copernic naît à Torun en 1473. A Cracovie et à Bologne, il étudie les mathématiques et l’astronomie, avant de les enseigner à Rome, puis commence des études de droit à Padoue et à Ferrare. En 1515, il écrit un ouvrage : « De Revolutionibus orbium coelestium libri VI ». Le système qu’il y décrit bouleverse les théories admises depuis Ptolémée.

 

Il suggère, en effet, que les planètes – dont la Terre – se déplacent autour du Soleil en un mouvement uniforme et circulaire. Dans la dédicace qu’il adresse au pape Paul III, Copernic présente son travail comme une simple hypothèse. Puis, il décide de le publier quelques jours avant sa mort, en 1543.

 

C’est par la Prusse et la Silésie que le luthéranisme s’introduit dans la noblesse et le clergé polonais, mais c’est surtout à partir de 1548 que le protestantisme s’enracine dans le pays. Sigismond Auguste, esprit plus politique que religieux, ne lance pas de persécutions contre les réformés, pas plus qu’il ne s’oppose à l’application des décrets de la Réforme catholique du concile de Trente. A son avènement, il refuse d’ailleurs de répudier son épouse calviniste. C’est ainsi que la Pologne devient un lieu d’asile de tous les dissidents du christianisme.

 

 

Russie, première moitié du XVIème siècle :

 

Moscou est désormais la « Troisième Rome », le nouveau centre de la Chrétienté, car dès 1440, la conception byzantine d’un régime autocratique a été adoptée par Ivan III, qui a pris le titre de « tsar » – « césar » -. Son successeur, Basile III, s’est employé à affirmer son indépendance vis à vis de tout pouvoir, qu’il soit temporel ou spirituel. Mais, quand il meurt, en 1533, son fils Ivan n’a que trois ans.

 

Or, la règle de l’hérédité est récente, et Basile a confié la régence à une femme, son épouse Hélène. L’affaiblissement de l’Etat permet aux boyards, vieille noblesse terrienne dont le pouvoir a été réduit, de relever la tète ; les complots se succèdent. Hélène se montre sans pitié pour ses ennemis, qu’elle fait emprisonner, torturer, tuer, jusqu'à ce qu’elle soit elle même empoisonnée. A huit ans, Ivan se retrouve orphelin. Il assiste aux conflits sanglants entre ceux qui ont assassiné sa mère et qui se disputent la régence. Sa vie va rester marquée par cette période qui le rend méfiant, violent et hanté par l’esprit de vengeance. Après les heures tragiques de son enfance, Ivan reçoit, à partir de 1542, une éducation solide. C’est le métropolite – prélat de l’Eglise orthodoxe – Macaire qui en est chargé ; il centre son enseignement sur l’éminence du pouvoir monarchique, d’essence divine. A treize ans, en 1543, Ivan ordonne à ses piqueurs de s’emparer du prince Andreï Chouïski, chef du gouvernement, qui est jeté aux chiens et déchiqueté devant les boyards. Ivan est couronné quatre ans plus tard, à l’age de dix-sept ans, et affirme ses prétentions au pouvoir absolu en se faisant proclamer tsar.

 

Il épouse la même année Anastasia Romanovna. La présence à ses cotés de cette femme aimée, qui sait l’adoucir et le guider, contribue à faire de la première partie de son règne une période assez heureuse.

 

En effet, Ivan s’emploie d’abord à augmenter l’autorité de son pouvoir, en réalisant l’unité nationale. Il engage une lutte décisive contre les Tatars, ces descendants des Mongols de la Horde d’Or installés à Kazan, à l’Est de la Moscovie. La lutte prend l’allure d’une croisade contre les musulmans, dans laquelle le tsar, qui conduit prières et processions, garantit à son camp la faveur divine. Le 2 Octobre 1552, Kazan est prise, puis, en 1556, c’est le tour d’Astrakhan, autre ville tatare située à l’embouchure de la Volga, sur la mer Caspienne. Enfin, Ivan obtient la soumission des Cosaques de la région du Don. Il s’assure ainsi le contrôle de la Volga et des débouchés sur les deux mers chaudes du Sud de la Russie.

 

Par ailleurs, ce souverain très populaire s’attache à poursuivre l’œuvre centralisatrice de ses prédécesseurs. En 1550, il convoque de véritables états généraux, les « zemski sobor », qui sont précédés par la rédaction de cahiers de doléances. Il leur soumet et leur fait approuver de grands projets de réformes administratives et judiciaires. Il fidélise les fonctionnaires en leur donnant des terres à titre non héréditaire ; voulant stabiliser les paysans, qui ont tendance à fuir vers les terres libres, il instaure e servage, qui les fixe à leurs seigneuries. Mais il affirme en même temps sa volonté de réprimer les abus des boyards, qu’il contraint à un service militaire, proportionnel à l’étendue de leurs fiefs. Enfin, il s’appuie sur l’Eglise, à qui il confie l’éducation du peuple ; en contrepartie, il la force à restituer une portion des trop nombreuses donations qu’elle a reçues et qui ruinent les laïques et l’Etat. Les terres ainsi récupérées sont placées sous le contrôle direct du tsar.

 

Ivan IV s’attache également à favoriser le commerce. Il ouvre aux Anglais de la Compagnie moscovite de Londres la route qui va de la Baltique à la Volga.

 

A suivre...

18 janvier 2018

Amour brisé :

X1Je n'y peux rien, c'est plus fort que moi. Mais à chaque fois que je pense à toi, à chaque fois que je te vois, à chaque fois que je te parle, j'ai le cœur qui saigne, j'ai le cœur qui pleure. Déchiré, torturé, craintif, meurtri, anéanti, il n'a pas d'autre choix que de se terrer dans l'ombre et la solitude. Il n'est pas capable de s'ouvrir à toi – ou a quiconque d'ailleurs -, puisqu'il est trop perturbé, parce qu'il est trop traumatisé, parce qu'il trop ébranlé par les intenses émotions que tu suscite en lui.

 

Ces émotions sont teintées de souvenirs brisés. Ces émotions font ressurgir des rêves d'antan jamais réalisés. Ces émotions réveillent de fragments de l'homme que j'ai été et que je ne serai plus jamais. Ces émotions me rappellent les mille tourments dont j'ai été la proie pendant si longtemps. Elles m'empoisonnent le corps et l'esprit. Elles détruisent inévitablement, sans que je ne puisse l’empêcher – ou même, juste un minimum les maîtriser – des espoirs qui m'ont été jadis confisqués. Et auxquels je suis enchaîné ; une prison dont nul n'est capable de me délivrer.

 

Je suis impuissant à les refouler. Elles me condamnent à ne jamais être en paix. Elles m’ôtent toute possibilité de trouver un minimum de sérénité, de tranquillité, de sécurité. Elles me rappellent à quel point je suis un homme dont des pans entiers de la personnalité sont disloqués. Elles me rappellent cette époque où l'on m'a appris à me haïr, à me mépriser, à me replier sur moi-même dans le but d'échapper à cet enfer permanent. Cet enfer que les femmes que j'ai croisé au cours de mon existence n'ont fait qu'amplifier ; qu'exacerber à un point que je ne puis m'en libérer.

 

Alors oui, à chaque fois que je pense à toi, à chaque fois que je te vois, à chaque fois que je te parle, ces émotions me submergent inévitablement. Ces cauchemars d'autrefois remontent à la surface. Je me sens insignifiant, sujet de moqueries, de rejets, d'infamies. Je me vois comme un monstre, comme un importun dont l'existence n'a aucune valeur ; une personne que l'on néglige parce que c'est ainsi que l'on me perçoit ; une personne que l'on oublie aisément, parce que ça a toujours été comme ça. Comment, dès lors, pourrais-je lutter contre ces automatismes instinctifs qui font de moi un paria ? Ce sont des ressentis qui arpentent les tréfonds de mon âme, de mon cœur, et de mon corps. Et que ta beauté, ton charme, ta féminité, ta volupté, que la lumière éclatante qui, à mes yeux, émane de toi, rendent insupportables...


De Deiteus Mythica, le Mythe des Demi-Dieux, pages 1011 à 1012 / 1803

X1Pays-Bas, première moitié du XVIème siècle :

 

Erasme naît à Rotterdam en 1469. Enfant bâtard d’un prêtre, il n’a pas une enfance très heureuse. A neuf ans, on l’envoie à Deventer, à l’école des Frères de la Vie commune, où il fait de bonnes études. A quatorze ans, il est orphelin. Ses tuteurs le placent alors, contre son gré, au séminaire de Bois-le-Duc, puis, lorsqu’il a dix-sept ans, au couvent des chanoines augustins de Steyn. Il y prononce des vœux, et il est ordonné prêtre en 1492.

 

Il a vingt-trois ans et complète sa formation en perfectionnant son latin et en lisant Sénèque, Horace ou Térence. Ses aptitudes lui valent d’être recommandé à l’évêque de Cambrai, qui se l’attache et l’autorise à poursuivre ses études à Paris.

 

Pour gagner sa vie, il donne des leçons de latin à de riches élèves. L’un d’eux l’invite à visiter l’Angleterre. En 1499, au cours de ce premier séjour, Erasme rencontre deux jeunes érudits, Thomas More et le théologien John Colet. Il étudie le grec et travaille sur le Nouveau Testament. Les années suivantes sont occupées par différents voyages en France, en Belgique, puis, enfin, en Italie, terre bénie de la culture et de la formation humanistes.

 

Entre 1501 et 1509, Erasme séjourne à Rome et à Venise. Puis, il revient à Londres, chez Thomas More, où il compose « l’Eloge de la Folie ». L’ouvrage est édité en 1511. Erasme a quarante-deux ans. En 1504, il a déjà publié un essai, passé tout à fait inaperçu, « le Manuel du Soldat du Christ », mais « l’Eloge de la Folie » connaît un prodigieux succès.

 

Les deux ouvrages développent le même thème : la piété ne se juge pas à des rites et à des signes extérieurs. Le soldat qui s’enrôle dans l’armée du Christ se bat avec des armes spirituelles. Porte-parole d’Erasme, la Folie se livre à une satire mordante des vices de la société, et en particulier de la justice et des ecclésiastiques, qui trahissent le message évangélique. La conclusion est que la prétendue Sagesse du Monde n’est que folie, tandis que la folie de la Croix constitue la vraie Sagesse et que la Vérité, cachée aux grands, se révèle aux petits. La drôlerie du ton, le sarcasme et le paradoxe ne peuvent dissimuler l’âpreté de la critique – critique qui caractérise désormais la pensée de la Renaissance -, n’épargne pas les valeurs traditionnelles et touche à tous les problèmes de la vie humaine. Erasme, qui se veut soldat du Christ, cherche à établir une société fraternelle d’hommes nouveaux, éclairés, porteurs du message évangélique et de l’idéal humaniste.

 

Ainsi, après le succès de « l’Eloge de la Folie », Erasme se remet à son œuvre de fond, une traduction du Nouveau Testament, qu’il édite à Bâle, en 1516.

 

A suivre...

17 janvier 2018

Modifications du 17/01/2018 :

X1Aujourd'hui, j'ai reçu les figurines King and country des collections que je suis mensuellement, dans un colis que j'attendais depuis quelques jours. Je savais qu'il devait arriver aujourd'hui, parce que j'ai eu un mail m'en prévenant hier dans la journée. Comme à chaque fois, j'ai commandé ces figurines auprès du magasin « Figurines et collections », puisque c'est auprès de lui que je me fournis depuis plusieurs années ; déjà…

 

X2De fait, je suis diverses séries rattachées à diverses périodes de l'histoire de l'Humanité. J'avoue que celles-ci sont nombreuses et hétéroclites, car elles concernent autant l'Antiquité que le Moyen-Age, la période napoléonienne, la première ou la seconde guerre mondiale. A ce jour, sans en avoir effectué le décompte exact, je possède plus de 3200 à 3500 figurines. La plupart sont éditées en série limitée, sur une ou deux années. Ensuite, elles disparaissent de la vente, et sont beaucoup plus difficiles à se procurer. Voire, impossible dans certains cas. Elles n'en n'ont que plus de valeur monétaire et affective. Et pour ma part, c'est la valeur affective qui l'emporte suer la valeur monétaire. Même si j'avais des difficultés financières un jour, je préférerai me serrer la ceinture, plutôt que de m'en séparer, ou de stopper les collections que je suis, et qui s'enrichissent de nouvelles figurines chaque mois. Car, comme les livres, le cinéma, ou d'autres thèmes qui font partie intégrante de ma personnalité, de ce que j'ai au plus profond de moi, les abandonner serait comme si j'abandonnais une partie de mon cœur et de mon âme…

 

X3Pire encore, en ce qui concerne l'écriture, d'ailleurs, et en ce moment, la rédaction de mon ouvrage sur les origines idéologiques et ésotériques du Nazisme. En ce moment, je suis plongé dans deux de ses chapitres. C'est passionnant, fascinant, mais que c'est épuisant psychiquement. J'y mets toute mon attention, toute ma concentration, toute ma rigueur, toute ma connaissance, etc. J'aborde des aspects méconnus des fondamentaux du Nazisme et des idéaux originels – avant la naissance d'Hitler – qui l'ont alimenté. Je prends mon temps. Mais je ne changerai ma place pour rien au monde, puisque écrire, effectuer des recherches de ce genre, est ce que je suis. M'en écarter serait tuer une fraction de l'homme que je suis fondamentalement.

 

X4En tout état de cause, pour revenir aux figurines King and Country que j'ai reçues aujourd'hui, comme le montrent les images ci-jointes, celles-ci se concentrent autour de quatre thèmes : le premier est la légende de Robin des Bois. Il s'agit d'une série dérivée d'une collection beaucoup plus ample et beaucoup plus développée ayant débuté il y a une demi-douzaine d'années : le Moyen-Age ; et plus particulièrement l'époque des premières Croisades. La seconde image, d'ailleurs, montre une figurine qui est rattachée à cette série beaucoup plus importante ; et dont la majorité des figurines ne sont plus disponibles sur le marché depuis longtemps. La troisième image montre des figurines évoquant la période napoléonienne. Après la première et la seconde guerre mondiale, c'est la période qui est la plus exploitée par la firme King and country. Je pense que King and country se concentre sur les époques qui ont le plus de succès auprès des collectionneurs ; tout en tentent, de temps en temps, des incursions dans d'autres époques historiques. Il y a tant d'époques fascinantes et passionnantes, selon moi, si on les explore un minimum. Toutes ont des événements à décrire, pour peu qu'on sache les regarder de près. Enfin, la quatrième image, justement, est la suite d'une collection interrompue durant près d'une dizaine d'années, et relancée depuis quelques mois : l'Empire Romain. Les figurines d'il y a dix ans sont introuvables, bien que j'ai réussi à les acheter au moment où elles étaient sur le point de disparaître des rayonnages des magasins spécialisés. Aujourd'hui, King and country s'y intéresse de nouveau. Et c'est tant mieux, car elle a énormément à révéler...

De Deiteus Mythica, le Mythe des Demi-Dieux, pages 1010 à 1011 / 1803

X11520 est une année décisive, au cours de laquelle Luther rédige ses grands textes. « La Papauté de Rome » affirme que le royaume de Dieu ne réside pas dans une Eglise visible, mais qu’il est au cœur de chaque chrétien ; le thème de « sacerdoce universel » s’élabore : tout fidèle, éclairé par l’Esprit Saint, est revêtu du sacerdoce. Dans « l’Appel à la Noblesse Chrétienne de la Nation Allemande », il invite ses lecteurs à unir leurs efforts pour libérer les chrétiens : il faut refuser la fausse distinction entre clercs et laïques, le monopole du magistère dans l’interprétation des Ecritures et la prétendue supériorité du pape sur les conciles. Puis, en Octobre, il publie « la Captivité de Babylone » et « De la Liberté du Chrétien », texte fondamental dans lequel il développe l’idée que seule la foi sauve le chrétien.

 

Lorsqu’en Avril 1521, Luther est convoqué à a diète de Worms, il est persuadé qu’il va connaître le même sort que le réformateur tchèque Jan Hus, brûlé vif en 1415. Après une nuit de prières, Luther réaffirme ses convictions devant les dignitaires de l’Eglise et de l’Empire. Lorsqu’il sort de la salle, la foule lui réserve un accueil triomphal. Par sécurité, il demeure quelques temps au château de Wartburg, puis retourne à Wittenberg. Il s’y marie alors avec Katharina von Bora, une ancienne religieuse, qui lui donne bientôt six enfants. Par ce geste provocant, la rupture avec Rome est consommée.

 

D’un autre coté, en 1519, Luther écrit sa première lettre à Erasme, dont il désire avoir l’appui. Erasme choisit de ne pas prendre parti, tout en reconnaissant le talent de Luther. En 1520, il tente encore de calmer le bouillant frère Martin, mais les tempéraments des deux hommes s’opposent de plus en plus : Luther reproche à Erasme de préférer les belles-lettres, d’offrir une morale humaniste au lieu de regarder la croix. De son coté, Erasme craint plus que tout la violence et la possibilité d’un schisme. Il considère cependant Luther comme « un mal nécessaire ». En 1524, ce dernier écrit un traité intitulé « Du Serf Arbitre », qui prend le contre-pied des thèses d’Erasme. Là aussi, c’est la rupture.

 

Puis, à partir de 1525, Luther devient moins tolérant qu’auparavant : en effet, à ce moment là, un pasteur de Zwickau, Thomas Münzer, prétend fonder à coté de l’Eglise luthérienne – jugée trop molle – une nouvelle Eglise de l’esprit ; il affirme que la Fin des Temps est proche et que les élus doivent constituer des communautés de saints, sans clergé ni images, en recevant un nouveau baptême à l’age adulte. Rejeté par Luther qui respecte le pouvoir civil, chassé de Zwickau, Münzer anime une jacquerie paysanne qui pille châteaux et couvents en Thuringe. Il prend le pouvoir à Mühlhausen, mais sa troupe est écrasée par l’armée du prince. Capturé, il est supplicié en Mai 1525.

 

De ce fait, Luther décide de confier au prince de Saxe la tâche d’institutionnaliser le culte réformé, jugeant nécessaire l’intervention de l’autorité civile. Mais la maladie, des crises d’angoisse et de dépression sont le lot de ses dernières années. Il meurt à Eisleben en 1546, à 63 ans.

 

En 1547, Johannes Reuchlin impose le premier l’étude de l’hébreu en Occident ; il se passionne en outre pour les écrits de la Kabbale.

 

En 1547 également, à cette époque de grandes explorations, l’intérêt pour les cartes terrestres et maritimes antiques s’exporte en Allemagne.

 

Konrad Peutinger, confident de l’Empereur Maximilien Ier, il est secrétaire du Sénat de sa ville natale, avant de renoncer aux affaires pour se consacrer aux lettres et aux inscriptions romaines lapidaires. Un autre humaniste et poète allemand, Konrad Celtis, lui lègue un document extrêmement précieux, une carte routière romaine, qu’il a découvert à Spire – Rhénanie. Peutinger s’apprête à le publier lorsque la mort le surprend.

 

Cette « table », copie du XIIIème siècle d’une carte exécutée sous Théodose II au Vème siècle, donne le tracé de toutes les routes militaires de l’Empire romain d’Orient. La « Table de Peutinger » est finalement publiée quelques années plus tard.

 

La même année, l’Empereur Germanique appelle auprès de lui l’abbé Testhème, car, a t’il entendu dire, il est le Mage le plus réputé de son pays. Une fois qu’il est devant lui, il lui demande alors de commercer avec des Esprits Infernaux en sa présence. L’abbé Testhème s’exécute aussitôt en brûlant des sexes d’enfants dans un fourneau. Puis, il envoûte une jeune femme de la cour princière, et la laisse se faire torturer par le Démon Panor.

 

A suivre...

16 janvier 2018

De Deiteus Mythica, le Mythe des Demi-Dieux, pages 1009 à 1010 / 1803

X1C’est dans ce contexte que Luther reçoit une éducation chrétienne à Magdeburg, avant de poursuivre ses études à Eisenach, puis à l’université d’Erfurt. Son père, d’origine paysanne, travaille dans les mines puis dirige de petites forges. Il encourage son fils à devenir juriste. Les professeurs d’Erfurt estiment, en effet, que Martin est un élève doué, et ses compagnons l’apprécient, malgré ses accès de mélancolie. Or, un jour, pris dans un violent orage, Martin voit la mort de près, et la question de son salut, ou de sa damnation, s’impose brutalement à lui. Poussé moins par l’amour de Dieu et le désir d’une vie monacale que par la crainte obsédante du Jugement, il décide alors, au grand regret de sa famille, d’entrer chez les ermites augustins d’Erfurt, un Ordre exigeant et sévère.

 

Son ordination sacerdotale et sa vie d’étude semblent lui apporter un certain apaisement. Il est d’abord nommé sous-prieur au couvent de Wittenberg, puis, professeur d’exégèse biblique, mais il reste sujet à des crises d’angoisses, persuadé que ses exercices de piété ne suffisent pas à lui mériter la grâce. Il lui semble même que, loin d’être agréables à Dieu, ses dévotions et ses mortifications sont viciés par cette « laide immondice qu’est l’amour de soi même ». Seule la lecture de la Bible le réconforte et il s’attache aux passages relatifs à la justice divine, en particulier à l’Epître aux Romains.

 

C’est alors que frère Martin, réfugié dans la tour du couvent, comprend qu’il fait fausse route, qu’il doit d’abord aimer Dieu et son prochain, et que le repentir viendra ensuite. Sa méditation, pense t’il, doit être centrée sur le Christ, car la justice divine et le pardon des péchés s’accomplissent gratuitement, dans la sacrifice même du Christ. En effet, par la médiation du Fils de Dieu, le pardon et le salut sont donnés à l’homme sans contrepartie : il est alors sauvé par sa seule foi, et non par ses œuvres toujours entachées du péché. Libéré, Luther croit voir « s’ouvrir devant lui les portes du Paradis ». Une fois trouvée la réponse à son drame personnel, toute sa prédication se transforme. Le sujet en est à présent la faute, la déchéance foncière de l’homme, qui se croit damné, alors que le Christ est précisément venu sauver les damnés. Luther rejette désormais les dogmes, la théologie telle qu’elle est enseignée, pour en appeler à la relation personnelle avec Jésus-Christ et à l’abandon à la miséricorde de Dieu. Une telle prédication, chaleureuse, convaincante, touche le cœur des fidèles, car elle répond à leurs craintes et à leur soif de piété.

 

Et, lorsque Luther intervient publiquement en 1517, il ne souhaite pas révolutionner l’Eglise ; il désire simplement alerter les chrétiens qui se fient, pour leur salut, à de mauvais remèdes. Il désapprouve en effet les achats d’indulgences. « Il faut exhorter les chrétiens à entrer au ciel par beaucoup de tribulations plutôt que de se reposer sur la sécurité d’une fausse paix. ». Avant d’être placardées, les thèses sont adressées à diverses autorités et amis de frère Martin, en particulier à l’archevêque de Mayence, Albert de Brandebourg. Luther souhaite avant tout un débat ouvert autour des problèmes qu’il soulève, sur les indulgences certes, mais également sur le péché originel, la confession, le libre arbitre, l’autorité pontificale. Les thèses, colportées à l’insu de leur auteur dans toute l’Allemagne, connaissent bientôt u prodigieux succès. Albert de Brandebourg les envoie à Rome, au théologien Cajetan. En 1518, Luther fait parvenir 97 « Justifications » au pape Léon X, avec une adresse respectueuse mais ferme. Le 7 Août, il reçoit une citation à comparaître à Rome. Appuyé par l’Electeur Frédéric III de Saxe – le « cas Luther » commence à prendre une dimension politique -, il refuse de s’y rendre car l’un de ses « juges » a publié un pamphlet contre lui. En revanche, il accepte de rencontrer Cajetan à Augsbourg. Au terme de quatre jours de débats, Luther durcit encore sa position, affirmant que l’infaillibilité de la Bible ne saurait être moindre que celle du pape. Il rédige alors un « Appel au pape », et espère qu’un concile va permettre de clarifier le débat. Le Saint-Siège, qui mesure toute la popularité du prêcheur augustin en Allemagne, souhaite une conciliation : si Luther cesse de polémiquer, l’Eglise se taira.

 

En fait, cet accord de 1519 n’est respecté ni par les uns ni par les autres. Plein de passion, Luther est décidé de défendre sa grande intuition, si forte qu’elle peut enfin éveiller les chrétiens à l’espérance. En 1520, à Leipzig, la discussion qui l’oppose à Eck, le vice-chancelier de l’université d’Ingolstadt, aboutit à la rupture. Le 15 Juin, la bulle « Exsurge Domine » du pape Léon X déclare hérétiques les propositions de Luther. Le 10 Décembre, Luther brûle publiquement la bulle. En Janvier 1521, il est excommunié et, le 26 Mai, il est mis au ban du Saint-Empire.

 

A suivre...

15 janvier 2018

Amour maudit...

X1Il n'y a rien de pire au monde à mes yeux que de ne pas pouvoir exprimer mes sentiments. Pire, depuis longtemps, souvent tout le long de mon existence, je n'en n'ai pas eu le droit. Ce que les hommes et les femmes que je côtoyais, que j'aimais, que j'admirais, étaient dotés de cette capacité, de cette faculté, que l'on m'a retiré. Et c'est dans l'ombre, au travers de textes remplis d'affection, de tendresse, d'espoir, et de rêves, que je les ai, dès lors, évoqués.

 

Né différent, mon corps en a été outragé. Il en a été humilié, rejeté, maudit, moqué, torturé. Parce qu'il n'a jamais correspondu aux « normes » par le plus grand nombre acceptées – ou uniquement tolérées -, mon âme, mon cœur, ont été déniés, violentés, blessés, terrorisés. Parce que, parfois, j'ai osé bravé ces interdits qui m'ont été imposés, ils ont été broyés, déchirés, brisés, jugés, condamnés. Ils n'ont jamais connu le repos, ils n'ont jamais su ce qu'est le répit, ils n'ont jamais su ce qu'est la paix ou la sérénité.

 

Chaque femme à laquelle j'ai ouvert mon âme et mon cœur, dont j'ai désiré partagé la couche, mème juste un moment, m'a dédaigné. Épouvantée à l'idée qu'on puisse la voir en ma compagnie, effrayée à l'idée que je puisse la toucher, effleurer de mes mains son intimité, elle m'a refoulé. Mon inclination à son égard, la tendresse, l'attention, la délicatesse, la douceur, que je cherchais à lui donner, elle s'en est détourné. La sensibilité, l'écoute, la bienveillance, et bien plus encore, tout cela, elle l'a méprisé.

 

Moi qui ne souhaitais que m'ouvrir à elle ; moi qui ne songeais qu'à la vénérer, elle m'a appris à me haïr. Moi qui, par ce corps à corps passionné, ne voulais que lui offrir ce que j'ai de plus beau, de plus grand, en moi, elle m'a fait comprendre que je devais, pour le reste de ma vie, y renoncer. Moi qui, par cette fusion énamourée, souhaitait lui ouvrir les portes d'un Paradis dont elle serait la Reine, elle m'a plongé dans la détresse et la démence. Moi qui ne désirais que l'honorer au gré de mes caresses et de mes tendres baisers, au gré de la découverte de ses courbes et des trésors dissimulés de sa féminité, elle a transformé, à mes yeux, ce qu'il y a de plus merveilleux dans l'union de deux êtres, en cauchemar éveillé.

 

Aujourd'hui, à chaque fois que j'approche une femme pour laquelle j'ai un semblant de sentiment amoureux, je reste en retrait. Je me cache dans l'ombre de son existence ; le préfère ne pas l'aborder, ne pas l'approcher, ne pas lui parler – ou si peu -, afin de ne pas la faire fuir, afin de ne pas l'effaroucher.

 

Car je sais que si je franchis cette frontière invisible : passer de l'obscurité la plus noire à la lumière la plus éclatante parce que je suis à ses cotés, souffrance et terreur vont m'annihiler. Car je sais que si je lui dévoile ce que je cache en moi, elle va se rire de moi et m'abandonner. Car je sais que c'est que c'est dans les bras d'autres hommes plus attirants esthétiquement, aux traits plus attrayants, au corps plus avantagé, qu'elle va se réfugier. Et que c'est dans leur lit qu'elle va aller. Et qu'elle l’accueillera en elle volontiers ; succombant en ses baisers et à ses caresses parce qu'il n'est pas né différent des « normes » imposées par la majorité.

 

Je pleure chaque jour cette vérité à laquelle je ne peux échapper. Elle me foudroie, elle me condamne à la folie et au reniement de ce qu'en moi j'ai de plus cher. Elle m'oblige à me taire ; mais à hurler d'une douleur sans pareil intérieurement. Elle me condamne à me haïr moi-même ; à refouler tout ce que je ressens. Elle me pousse à la solitude, à la noirceur, à la précarité. Elle engendre épreuve et difficultés. Sans répit, sans repos ; et ce jusqu’à la fin de l'Eternité. Puisque, de toute manière, je n'ai pas le choix. Né contrefait, damné et isolé – ermite puisque teinté d'inhumanité au regard de ces femmes que j'ai tant aimé, que j'aime tant, ou que j'aimerai -, je périrai...

Posté par dominique913 à 20:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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