Mes Univers

25 juin 2017

De Deiteus Mythica, le Mythe des Demi-Dieux, pages 820 à 822 / 1803 :

X1C’est à cette date que la « tapisserie de Bayeux » est réalisée en Angleterre, à la demande de l’évêque de Bayeux, Odon, demi-frère du Conquérant. Cette tapisserie est en fait une toile de lin brodée. Sur 70 mètres de long, elle raconte la bataille de Hastings et les événements qui la précédent. Les représentations, d’un réalisme minutieux, donne une idée précise de l’armement des combattants. Le chevalier Normand porte une cotte de mailles et un casque conique, fait de lames de métal ajustées. Il s’abrite derrière un bouclier de plus de un mètre de haut, en bois recouvert de cuir bouilli. Il combat avec une lance et une longue épée d’acier. L’énorme quantité de fer servant à la fabrication des armures, la finesse de travail de forge, tant pour la lame de l’épée que pour les minuscules anneaux qui forment les mailles sont des éléments déterminants. Parmi les Normands figurent aussi beaucoup d’archers.

 

Les troupes d’Harold, quant à elles, comptent moins de cavaliers : les milices paysannes du fyrd et la garde scandinave des housecarls combattent à pied. Les housecarls manient la hache de guerre à long manche des Vikings.

 

Après 1075, reste à organiser le pays. Le cadre anglo-saxon des « shires » - ou comtés administrés par un shérif – est conservé. En fait, le pays est tenu par des châteaux, construits sur des hauteurs stratégiques et dans les villes principales, et peu à peu munis de donjons de pierre : ainsi la tour Blanche surveille Londres, la tour Clifford, York.

 

Un double quadrillage renforce le contrôle du pays. Quadrillage ecclésiastique, puisque l’Eglise est aux mains des Normands : les fondations nouvelles se multiplient, comme l’abbaye de « Battle » - « Bataille » -, sur le site de la bataille de Hastings. Les clercs les plus célèbres du temps, comme le flamand Maignard ou Guillaume de Volpiano, s’installent sur leurs emplacements. De plus, progressivement, tous les évêchés et la plupart des grands monastères sont confiés à des prêtres venus du Continent. Enfin, partout, le latin remplace l’anglo-saxon. Quadrillage militaire ensuite. Les terres sont réparties en fiefs, et 1500 barons tiennent leurs domaines du souverain, contre l’engagement de le servir avec un nombre donné de chevaliers. Pour réunir cette troupe, les barons inféodent les terres à des chevaliers qui, eux mêmes, en sous-inféodent des parties à des sergents. Plus de 4000 fiefs de chevaliers sont ainsi constitués. Par ce système, Guillaume s’assure d’une force militaire disponible en permanence, tandis que les chevaliers introduisent sur leurs terres le système seigneurial.

 

De fait, à part quelques soubresauts, le Conquérant n’a plus à réprimer de troubles en Angleterre. Et, en 1078, il décide de bâtir un véritable château, fort et vaste, sur les hauteurs de sa capitale. Il le fait ensuite entourer de sombres architectures, parmi lesquelles apparaissent bientôt celles qui vont servir aux fondations de la Tour de Londres.

 

De fait, à la fin de sa vie, des guerres familiales – comme la révolte de son fils Robert Courteheuse – ou des conflits aux frontières de la Normandie l’occupent davantage. Il doit ainsi lutter contre la Bretagne, l’Anjou – auquel il dispute le contrôle du Maine -, la Flandre et la France de Philippe Ier. Il meurt en 1087, des suites d’une chute, au cours d’une attaque contre Mantes.

 

Dans la bonne tradition féodale, Guillaume laisse à son fils aîné, Robert Courteheuse, la terre ancestrale de Normandie. Au deuxième, Guillaume « le Roux », vont les « acquêts », c’est à dire l’Angleterre. Au troisième, Henri – que son intelligence et sa culture font surnommer « Beauclerc » n’échoit qu’une somme d’argent. Mais le prodigue Robert ne rêve que d’aventures, et brûle de partir en croisade. Pour s’équiper, il engage la Normandie à son frère Guillaume, en 1096. Quand Guillaume le Roux est tué à la chasse, en 1100, Henri Beauclerc lui succède, en Angleterre comme en Normandie. Et lorsque Robert rentre de croisade, Henri, vainqueur à Tinchebray, en 1106, l’emprisonne et garde la Normandie.

 

C’est donc Henri, qui épouse d’ailleurs une princesse anglo-saxonne – Maud, la fille d’Edgar – qui est le vrai fondateur de l’Empire anglo-normand.

 

 

Irlande, XIème siècle :

 

En 1035, murés depuis longtemps dans leurs cloîtres, des moines Irlandais recopient un texte qu’ils nomment « Salthair na Rann » ; ou, « Livre d’Adam et d’Eve ». Ils savent que celui-ci a été composé en Egypte au IVème siècle. Ils sont instruits du fait qu’il est arrivé en Irlande sans auparavant être passé par aucun autre pays d’Occident. Et ils constatent qu’entre ses pages, apparaissent des motifs spécifiquement Egyptiens.

 

Les moines découvrent par ailleurs que la liturgie de l’ouvrage emprunte, non seulement des éléments Egyptiens de l’époque Pharaonique, mais également des données Mythiques Celtiques et Syriennes. Les divers épisodes de « la Vie des Saints Irlandais » qui y sont inclus, leur semble provenir directement de certains fragments de livres issus de la Bibliothèque d’Alexandrie. Plusieurs prières qu’ils y recensent, leur semblent tirées de Rites Isiaques. Et ils se rendent compte que les fêtes de la Vierge que Rome y a incluse, sont à célébrer aux mêmes dates que l’Equinoxe d’Eté de l’Eglise Celte, et de la naissance d’Osiris dans la vallée du Nil.

 

Puis, grâce aux indications de ce recueil, quelques moines exhument une demi-douzaine de calices dans le comté de Waterford. Ils s’imaginent alors que ceux-ci sont identiques à ceux qu’ont ramenés les clercs partis d’Egypte, et arrivés dans la région, au Vème siècle. Ils se demandent si la cloche de Saint-Patrick du comté n’est pas une imitation chrétienne de celles utilisées jadis par l’orthodoxie Paulinienne. Puis, ils se disent que, peut-être, l’Eglise Celtique de l’époque, a été influencé par des Traditions hérétiques d’Egypte, de Syrie, d’Asie Mineure, et de Mésopotamie.

 

 

Russie, XIème siècle :

 

Iaroslav – 1019 – 1054 – profite du développement de sa capitale, dont il veut affirmer la primauté souvent contestée par Novgorod, pour édifier une nouvelle cathédrale, inspirée de Byzance, construite entre 1037 et 1041, et qui porte le nom de Sainte Sophie.

 

Malgré cette construction, et en dépit du mariage d’une des filles de l’Empereur Constantin Monomaque avec le fils de Vladimir, les liens entre Kiev et Constantinople se distendent peu à peu. Même si les archevêques – métropolites – continuent à venir de Constantinople, l’Eglise russe devient nationale ; le prince mène une politique véritablement indépendante. Ainsi, Iaroslav marie l’une de ses filles, Anne, au roi de France Henri Ier. Sous son règne, la Russie devient u pays prospère où le commerce et l’artisanat connaissent un développement fulgurant. Et, pour la première fois, sont codifiées de vieilles coutumes locales.

 

Un peu plus tard, l’éloignement se poursuit. Le centre actif du pays se déplace vers la « Mésopotamie Russe », entre Volga et Oka ; la « route des Varègues aux Grecs » est périodiquement coupée par les Coumans, nomades de souche turque. Cette évolution prive Byzance d’un allié qui a freiné les velléités d’indépendance des Slaves balkaniques et affaiblit durablement l’Empire.

 

En 1070, une Légende Russe relate l’histoire de la ville souterraine de « Kutige », la capitale du « Royaume de Justice ».


24 juin 2017

Brèves Philosophiques, pages 101 à 103 ; Pauvre Père, troisième partie :

X3Connaissant les faits historiques, les bases sociologiques, philosophiques, théologiques, culturelles, traditionnelles, géographiques, etc. sur lesquels ils s'appuient, je ne peux être qu'outré que des gens continuent à faire la sourde oreille, à vouloir demeurer aveugles face à cette réalité. Je me demande comment ils peuvent encore « croire », alors que les explications rationnelles, alors que les sources d'où ils tirent leur dévotion ont été modifiées, adaptées, modelées, choisies délibérément – en en laissant d'autres de coté parce qu'elles n'étaient pas conformes à l'idéologie en passe d’être diffusée -, tandis que d'autres étaient détruits ou retirés.

Comment, quand on découvre cela, comme je l'ai fait, peut-on adhérer à de tels principes ; aussi respectables et honorables soient-ils ? Comment peut-on « croire », sachant que les dogmes de ces religions monothéistes ont été utilisé à des fins politiques, à des fins d'enrichissement, de soumission de populations n'ayant pas accès au savoir durant près de deux mille ans. C'est encore le cas dans certaines parties du monde actuellement. Quand on sait, et ce n'est pas anodin de le souligner, que les croyants les plus fervents – pas tous, heureusement, mais en partie, ce qui est déjà suffisant pour s'interroger sur la légitimité de cette démarche -, se trouve parmi les populations les plus défavorisées du globe – Afrique, Asie, Amérique centrale ou du Sud. Qu'en Occident, c'est parmi celles qui ne lisent que peu – ou pas du tout -, qui n'ont pas accès à la culture ou a un environnement éducatif favorable, que se situent les plus fervents des fidèles aux trois religions monothéistes qui se déchirent leurs âmes.

Quand on sait, en outre, que depuis deux mille ans, voire davantage, la religion est la source des plus grands maux de l'Humanité ; tous dogmes confondus. Massacres, violences, intolérances, guerres, soumissions, spoliations de biens, inquisitions ; les faits de l'actualité la plus récente nous le montrent quotidiennement. Daesh et ses islamistes imposant terreur partout où ils le peuvent dans le but de faire plier ceux et celles qui n'adhèrent pas à leur conception de l'Islam. Chrétiens fondamentalistes qui prônent un retour à une vision du monde et de l'homme datant du Moyen-Age. Israélites orthodoxes qui voient leur contrée comme un sanctuaire sacré devant soumettre les territoires arabes qu'ils ont conquis à leur domination ; grignotant progressivement la Palestine au nom d'un Israël disparu il y a deux-mille ans. Tout cela parce que Yahvé le leur a confié lorsque Josué et ses compatriotes ont débarqué au pays de Canaan.

Dans ces conditions, oui, je me répète, comment peut-on « croire » en de telles absurdités. J'ose le dire, le répéter, l'affirmer haut et fort. Et tant pis si je dois subir la vindicte de ceux et celles qui s'accrochent à leurs illusions.

En outre, s'il y a une chose que j'ai apprise, en plus de tout cela, c'est que « croire » est inutile. En effet, on a beau prier, suivre les préceptes les plus rigoristes de la religion, on a beau se donner corps et âme à Dieu, cela n’empêche ni la maladie ni la mort, ni les épreuves, ni les souffrances, ni la peur ni les défis à relever. Et ce n'est pas en priant que cela va résoudre toutes ces difficultés.

C'est sur nous et nous seul, en tant qu'homme, en tant que femme, que nous devons compter. Il n'y aura jamais d’être lumineux, brandissant sa puissance divine devant lui, qui viendra nous soulager, qui viendra nous aider, qui viendra panser nos blessures, pleurer nos morts, nous permettre d'affronter nos craintes les plus terrifiantes. Il n'y aura pas de miracle qui viendra sauver l'Humanité lorsque celle-ci sombrera définitivement à force d'avoir, depuis plusieurs siècles, violenté son environnement.

Une bataille de plus à mener, première partie :

X1J'avoue qu'aujourd'hui, je n'ai pas vraiment le cœur à écrire. Le Destin, le Hasard, Dieu ? Peut se montrer monstrueux, cruel, parfois. C'est le cas aujourd'hui.

Je ne m'étendrai pas sur les raisons qui meurtrissent mon cœur et mon âme depuis quelques heures. J'aurai certainement l'occasion, à plusieurs reprises, d'y revenir ultérieurement. Je peux uniquement dire qu'à compter de ce jour, s'ouvre devant moi un combat que je ne suis pas sûr de remporter, loin de là. Néanmoins, il est nécessaire, vital même, que je le livre avec force, en y mettant toute mon énergie, ma volonté, ma détermination. C'est mon équilibre personnel, ce que j'ai construit au sein de mon quotidien depuis des années, qui est en jeu. Je n'ai donc pas le choix.

Evidemment, je m'en serai bien passé. Mais on ne choisit pas toujours. Les épreuves vous tombent dessus et bouleversent votre vie du jour au lendemain sans que vous ne vous y attendiez. Et généralement, elle surgissent d'un événement qui, à première vue, ne prête pas à conséquence. Or, celui-ci, tout à coup, est susceptible de bouleverser ce que vous avez mis tant de temps à ériger en profondeur. Tant pis si vous y avez mis tout votre sang et toute votre sueur. Tant pis si vous vous y consacrez corps et âme ; si vous y laissez votre santé et tout ce que vous êtes. Tout ceci est capable d'être balayé d'un revers de la main en un instant.

Je ne pleure pas. Sur ce sujet spécifique, il y a longtemps que j'ai appris à endurer les coups. Il y a longtemps que j'ai appris à me relever à chaque fois que le chemin que je suis me fait trébucher. Malgré la fatigue, malgré les douleurs, malgré les blessures, malgré tout ce que je peux endurer, je poursuis ma route. J'use des moyens qui sont à ma disposition. J'use des capacités et des possibilités qui sont les miennes. Parfois, je suis conscient qu'elle ne pèsent pas lourd face à l'inéluctable. Mais je fais avec. De toute façon, que puis-je faire d'autre. Je dois affronter ce qui se profile devant moi vaille que vaille. Ce n'est pas la première fois ; ce ne sera pas la dernière fois non plus.

De temps en temps, j'aimerai pouvoir me retirer au fins fonds d'un lieu retiré du monde et de ses affres ; une grotte, un chalet perdu au milieu de la foret ou de la plaine. Pouvoir y être au calme, tranquille, serein, en accord avec moi-même ou avec les autres. Hélas, ce rêve derrière lequel je cours depuis toujours – depuis ma plus petite enfance, en fait, n'est pas pour moi. Il y a des gens dont l'existence est, sans cesse, constellée de chausse-trappes, de déchirements, d'adversités. J'appartiens à cette catégorie.

Mon handicap, la maladie de Sturge-Weber dont mon hémiplégie partielle du coté droit est le résultat, sont les premiers avec lesquels j'ai dû batailler. Par la suite, d'autres se sont manifestés à moi sous une forme ou sous une autre. Ils ne m'ont jamais laissé aucun repos, aucun répit. J'ai toujours été obligé d'être sur le qui-vive, à l’affût des signes précurseurs des obstacles à venir.

C'est épuisant, autant physiquement, que nerveusement, ou moralement. C'est aussi pour cette raison que l'écriture et la lecture sont mes seuls refuges. Là où toutes ces menaces, ces peurs, ces blessures, ne peuvent m'atteindre. L'ultime sanctuaire où je suis à l'abri. Un peu comme cette maison de campagne dans le Doubs où je passais mes vacances en compagnie de mes grands-parents lorsque j'étais enfant. Rien ne pouvait me faire de mal là-bas. Je n'étais ni jugé, ni condamné, pour mes différences – autant physiques qu'intellectuelles.

23 juin 2017

Brèves Philosophiques, pages 99 à 101 ; Pauvre Père, seconde partie :

X3Mais non, cette Humanité désire rester accrochée aux basques de son Père. Les Enseignements qu'il lui a offert comme base, il les considère comme tout ce qu'il y a à savoir. Alors qu'ils ne sont que des éléments épars, et que c'est à lui, et à lui seul, de les compléter, de les enrichir, de les diversifier. Pas parce que son Père lui a dit de le faire ; uniquement parce que, comme tout enfant, un jour, celui-ci doit quitter sa famille pour mener sa propre vie...

 

***

 

Je souhaiterais souligner ceci, parce que cela me semble important : hier, une personne qui a commenté mon texte d'hier soir sur la religion, a estimé que je haïssais celle-ci, pour reprendre ses mots. C'était le commentaire qu'elle y avait joint.

J'avoue que ce mot, « haïr », m'a profondément choqué. Non pas pour moi ; j'en ai vu d'autres. Et en ce qui concerne ma personne, je n'y attache que peu d'importance.

Non, ce que je désirais spécifier, c'est que, dans mon esprit, la religion n'est pas détestable en tant que telle. Beaucoup ont la foi, et d'une certaine manière, c'est quelque chose de magnifique. La religion donne de l'espoir aux gens ; elle leur permet de croire en des lendemains meilleurs, en un élément qu'ils ont au fond de leur cœur et de leur âme, qui, non seulement les transcende, mais aussi, leur donne la possibilité, la force, d’être meilleur, d’être remplis de bonté, de joie, et de qualités. A priori, ce ne sont que des aspects de la Nature humaine qui nous élèvent, qui nous remplissent de Sagesse et de bon sens. Ah, si seulement cet idyllique correspondant à la réalité !!! Si seulement…

Malheureusement, ce n'est pas le cas, et ce ne l'a jamais été depuis l'Aube de la Civilisation ; depuis que l'Homme a commencé à s'imaginer qu'au-dessus de lui existait une puissance supérieure qui le gouvernait, comme elle gouvernait l'Univers qu'elle avait créé. Non, car l'Homme est l'Homme, et toute cette sagesse retranscrite au sein des Livres Saints des trois religions monothéistes actuelles, sont en en permanence bafouées.

D'une part, parce qu'elle n'est pas issue de la Parole de Dieu. Ces Livres n'ont jamais été rédigés de sa main, nous sous l'influence de sa Volonté. Ils ne décrivent aucune Vérité universelle susceptible d’être gravée à à jamais dans la pierre ou dans l'esprit de l'Humanité. C'est triste, c'est effroyable, c'est désespérant, mais c'est ainsi. Evidemment, les Croyants les plus fervents vont s'élever contre ce que je je dis là ; et vont me vouer aux flammes de l'Enfer. Peu importe, cela n'a aucune incidence sur ma pensée ou ce que je sais.

Car, pour avoir étudié la Théologie, l'Histoire, la Philosophie, de quelle manière sont nées religions, traditions, et civilisations – elles s'imbriquent inéluctablement les unes aux autres -, j'ai peu à peu découvert les dessous de ce qu'elle clamait. Comme je l'ai déjà rédigé dans divers textes à maintes reprises, les faits historiques, les preuves, sont innombrables pour peu qu'on veuille les voir, qui vont dans ce sens. Plus j'ai disséqué les Textes sacrés, plus je les ai décortiqué, plus je suis remonté jusqu’à leurs sources, plus je me suis rendu compte que les vérités qu'ils déployaient, étaient en fait des amalgames de sagesses apparues dans des religions qui leurs étaient antérieures. Plus je me suis rendu compte qu'elles étaient un agglomérat de traditions, de mythes, de légendes rattachés aux civilisations qui ont précédé les civilisations judéo-chrétienne ou islamique. Plus j'ai fouillé à l'intérieur de leurs récits, plus j'y ai mis au jour des références mésopotamienne, sumérienne, égyptienne, akkadienne, celte, etc.

Alors, que les Croyants de ces dogmes s'acharnent à croire en des vérités qui ne sont pas nées avec le Judaïsme, l'Islam, ou le Christianisme, en jurant que leurs textes fondateurs sont le réceptacle de la Parole de Dieu est un outrage à mon intelligence. C'est également un mensonge qu'ils n'ont aucun scrupule à répandre au nom de leur foi.

De Deiteus Mythica, le Mythe des Demi-Dieux, pages 818 à 820 / 1803 :

X1Normandie, Ouest de la France, XIème siècle :

 

Au début du siècle, la Normandie - ancienne principauté Viking – traverse une période de troubles. Certes, les ducs, descendants de Rollon, réussissent à maintenir leur autorité pleine et entière, alors que leur voisin, le royaume des Francs, subit de plein fouet le processus de décomposition du pouvoir central qui accompagne « la révolution féodale ». Mais la vague de bouleversements finit par atteindre le duché : le duc Richard III meurt en 1027, assassiné tandis que Guillaume voit le jour à Falaise la même année ; lequel est son fils illégitime. Mais Robert et Richard sont en guerre. Vainqueur, Richard meurt subitement la même année. Robert s’empare du trône, et est soupçonné de meurtre de Richard. Alors, avant de partir en croisade, il présente Guillaume à ses barons et le met sous la protection du roi de France, Henri Ier. Personne, ainsi, ne conteste ce choix.

 

Malgré tout, la bâtardise de Guillaume est un argument de poids pour les membres de la famille ducale restés fidèles à la mémoire de Richard III. La jeunesse de Guillaume est terrible : son tuteur est assassiné ; son sénéchal a la gorge tranchée dans la chambre où ils dorment tous deux. Ces épreuves lui donnent peu à peu une extraordinaire résistance physique, un grand courage, une forte détermination – mais aussi une dureté et une avidité – qui frappe son entourage.

 

Guillaume a tout juste vingt ans lorsqu’il réussit enfin à s’imposer comme successeur légitime des ducs de Normandie. Avec l’aide de son seigneur, le roi de France Henri Ier, il écrase ses vassaux les plus turbulents à la bataille du Val-ès-Dunes, en 1047. Une sévère reprise en main commence. La plupart des vicomtés sont réservés aux membres de la famille ducale. Le duc lui même exerce un strict contrôle sur le système des fiefs. Après s’être appuyé sur le roi de France, Guillaume entre en conflit avec lui, et emporte la victoire en 1054.

 

 

Angleterre, XIème siècle :

 

En 1042, Edouard le Confesseur quitte la Normandie, où il vit en exil, pour monter sur le trône d’Angleterre. Il trouve un pays divisé, où l’élément scandinave est fort, et où deux lignages nobles se disputent le pouvoir : au Sud, celui du Godwine, comte de Wessex, et, au Nord, celui de Leofric, comte de Mercie. Face à eux, Edouard s’appuie dur les Normands qu’il a connu dans sa jeunesse, excitant d’autant plus l’hostilité des nobles.

 

Dès 1051, Edouard promet sa succession à son cousin, Guillaume de Normandie. Et, pour lui confirmer cette promesse, il lui envoie, en 1064, le fils de Godwine, Harold. Ce dernier prête alors solennellement serment à Guillaume. Pourtant, en Janvier 1066, à la mort d’Edouard, Harold s’empare de la Couronne. Il a, derrière lui, toute l’aristocratie anglo-saxonne. Mais, Guillaume est un adversaire redoutable, auquel des années d’épreuves ont forgé un courage et un caractère hors du commun.

 

En ce début d’année 1066, Guillaume n’est pourtant pas le seul prétendant à la succession d’Edouard. Le roi de Norvège, Harald Hardrade, refuse aussi la désignation de Harold. Il a le soutien des Ecossais et du frère de Harold, Tostig. Pris entre deux ennemis, Harold entame une lutte épuisante, avec sa puissante flotte, sa garde de « housecarls » et le « fyrd », les milices paysannes qu’il maintient sous les armes tout l’été.

 

En six mois, Guillaume accomplit un travail considérable, tant diplomatique que militaire. Il rappelle son serment à Harold : celui-ci prétexte qu’il l’a prêté sous la contrainte. Mais, sur ce point, Guillaume obtient l’approbation du pape Grégoire VII, car l’un des principaux soutiens de Harold n’est autre que Stigand, l’archevêque de Canterbury, qui bloque l’application de la réforme grégorienne en Angleterre. Le pape excommunie alors le parjure Harold. Par ailleurs, Guillaume peut compter sur la neutralité du comte de Flandre – dont il a épousé la fille Mathilde -, et sur celle du nouveau roi de France, le jeune Philippe Ier.

 

Sur le plan militaire, Guillaume obtient l’accord de ses vassaux : réunis en assemblée à Lillebonne, à l’embouchure de la Seine, ils acceptent de fournir hommes et navires. A l’annonce de la campagne, un nombre considérable de chevaliers sans terre se précipitent : Flamands, Bretons, Poitevins, Picards, prêts à tout pour trouver un domaine où s’établir. Le comte de Boulogne et le vicomte de Thouars se joignent ainsi à l’expédition. A la fin du mois de Juillet, une immense flotte d’un millier de navires est prête. Elle va transporter 12000 hommes, dont 3000 chevaliers, avec équipement et ravitaillement.

 

Mais Juillet passe sans un souffle d’air. Début Septembre, la tempête se lève, puis un vent d’Ouest persistant s’installe, qui permet tout au plus à la flotte de passer l’estuaire de la Dives à Saint-Valéry-sur-Somme.

 

Harold ne croit plus à l’attaque : il débande le fyrd. On lui apprend alors le débarquement du Norvégien Harald Hardrade, qui a rejoint Tostig et pris York. A marche forcée, les housecarls remontent vers le Nord : Harold remporte la sanglante bataille de Stamford Bridge, le 25 Septembre. Le 28, la flotte du Conquérant a enfin un vent favorable. Et, le lendemain, le jour de la Saint-Michel, patron de la Normandie, son armée débarque et occupe le bourg de Hastings, sur la cote du Sussex.

 

Les housecarls d’Harold y arrivent le Vendredi 13 Octobre. Epuisés par cette nouvelle et terrible marche forcée, ils ont eu une semaine pour rassembler une partie du fyrd des comtés du Sud. La bataille s’engage le lendemain. Tandis que les chevaliers Normands s’attaquent au fyrd, les housecarls se retranchent en haut d’une colline. L’attaque Normande tourne bientôt à la déroute, d’autant que le bruit se répand que Guillaume a été tué. Il lui faut se faire reconnaître, redonner courage à ses troupes. A trois reprises, Guillaume fait croire à un repli pour disloquer la masse impénétrable des housecarls : certains abandonnent imprudemment leur position défensive, et sont alors la proie des Normands. Mais une charge malheureuse de ceux-ci conduit une colonne dans le fossé de Malafosse : enlisés, ses membres se font égorger par les Anglais. Le sort de la bataille est encore incertain, quand une flèche perdue tue Harold. Les housecarls se retirent : pour Guillaume, Dieu a jugé, et lui a attribué l’Angleterre.

 

Hastings ne donne cependant pas l’Angleterre à Guillaume. Il doit gagner Douvres, au prix d’une marche difficile, encercler Londres, dévaster systématiquement son aire d’approvisionnement. Alors, seulement, les partisans d’Edgar Atheling, le successeur d’Harold, acceptent de se rendre, l’archevêque de Canterbury, Stigand en tète. Le 25 Décembre 1066, Guillaume est couronné roi dans l’abbaye qu’a restaurée Edouard le Confesseur, Westminster. Mais le climat est tel que, lorsque les Londoniens, fidèles à la coutume, acclament leur nouveau roi, les soldats croient à une révolte, se jettent sur eux et en massacrent un grand nombre.

 

En réalité, Guillaume ne contrôle guère que les terres de Harold et de ses partisans. Pourtant, au printemps, il retourne en Normandie, où il célèbre son triomphe et distribue aux églises un énorme butin.

 

Pendant trois ans, le nouveau roi d’Angleterre semble jouer à la carte d’une collaboration anglo-normande : il se contente d’établir quelques châteaux tenus par ses hommes.

 

Mais les révoltes se succèdent. Et, en 1069, les comtes du Nord s’allient à l’Ecosse, où s’est réfugié Edgar, et à une immense flotte danoise : les Normands sont massacrés à York. Guillaume rassemble une armée et remonte vers le Nord. Erigeant sur son passage de nouveaux châteaux, il repousse devant lui ses adversaires. Pour les affamer, il entreprend la destruction du Yorkshire, brûlant fermes et villages, massacrant les habitants.

 

Après que les Danois aient rembarqués, Guillaume porte l’offensive sur le front de l’Eglise. A Pâques 1070, le synode de Winchester chasse de leurs sièges les évêques anglais les plus actifs. Des Normands les remplacent aussitôt : Lanfranc, le conseille fidèle de Guillaume, supplante ainsi Stigand à Canterbury. La politique de collaboration s’achève. Une campagne contre l’Ecosse, puis l’échec de la dernière flotte danoise venue soutenir les rebelles en 1075 terminent la phase militaire de la conquête.


22 juin 2017

Brèves Philosophiques, pages 97 à 99 ; Pauvre Père, première partie :

X3Avant de retourner à la rédaction de mon texte en cours, qui avance assez lentement en ce moment, vu le nombre de personnes qui me posent des questions sur les brefs exposés que je publie ici et ailleurs - je ne m'en plains pas d'ailleurs, car je suis heureux de pouvoir modestement contribuer à la réflexion qu'ils suscitent -, je voudrais partager avec vous une observation qui m'a traversée l'esprit hier soir. A ce moment-là, comme chaque soir de 22h à 1h du matin, pour ceux et celles qui ne le savent pas, je lis, et beaucoup. Cette fois-ci, il s'agissait d'un thriller ; ce qui n'a rien à voir avec ce que je vais relater ici.

Je me suis dit : "Supposons que Dieu existe ! Je souligne "supposons". Les Croyants le considèrent comme le Père de l'Humanité, son Créateur, son Guide. La Torah, la Bible, le Coran, sont censés être des Livres écrits de Sa main ; des Livres Saints.

Partons donc de ce postulat.

Si Dieu est notre Père, comme tout Père, celui-ci souhaite que son enfant grandisse, qu'un jour, il lui lâche la main pour être capable de marcher seul, de vivre sa propre vie. Ce Père donne des conseils à son enfant pour qu'il puisse devenir indépendant, autonome, qu'il puisse construire sa propre Destinée seul, grâce à son propre jugement et à son intelligence. Il souhaite le voir grandir, s'épanouir, vivre ses propres expériences, affronter ses propres épreuves, surmonter ses peurs et ses incertitudes face à un avenir qu'il appréhende.

Ce Père, si bon, si généreux, si tolérant soit-il, ne souhaite pas que son enfant se bagarre avec d'autres enfants qui ne pensent pas comme lui, qui sont issus d'un autre milieu, qui ont eu une autre éducation, une autre histoire. Il souhaite, au contraire, qu'il profite de leurs parcours différents, pour s'enrichir, pour être curieux, pour s'ouvrir davantage à un monde qu'il ne connaît pas ; même si leurs principes, l'endroit ou la société desquels ils sont issus l'inquiètent et sont en désaccord avec ses principes.

Ce Père, voyant son enfant perturbé par les bouleversements auquel il est confronté, lui dira "Mon fils, il n'y a que de cette manière que tu apprendra la vie, que tu te confrontera à la réalité du monde, que tu fera tes propres expériences, et que tu deviendra un homme accompli. Certes, les Enseignements que je te procure depuis que tu es né sont bons. Mais ils ne sont là que pour te donner des bases. Le reste, tu es le seul à pouvoir l'élaborer. Un jour, je ne serai plus là, et ce sera à toi, et à toi seul, de mener ta propre barque."

Or, cette Humanité croyante et se référant aux Textes de son Père pour se construire en tant qu'individu autonome et indépendant, j'ai l'intime conviction qu'elle ne souhaite pas lâcher la main de son Père pour marcher seule sur la route qui est la sienne, ou pour grandir, tout simplement. J'ai le sentiment qu'elle désire rester cet enfant, soumis à un Père qui lui demande de se détacher de lui pour marcher par lui-même ; même s'il a peur de chuter.

Son Père a beau pousser son enfant à aller de l'avant : "Même si tu tombe, tu peux te relever et continuer à avancer ; et je serai fier de toi lorsque tu aura vaincu tes appréhensions, quand tu aura usé de ta propre intelligence, de ta propre sagesse, de tes propres expérience pour me dépasser ; comme n'importe quel Père l'attend de son enfant.".

Deux de mes combats, dernière partie :

X1Les jeunes escrocs demandent au naïf son numéro de téléphone. Ils lui demandent d'envoyer à la malheureuse un peu d'argent. Uniquement par Western Union. Afin de l'inciter – s'il est récalcitrant et qu'il désire lui parler via la webcam -, ils mettent une fausse webcam en route. Il s'agit en fait d'une vidéo qui tourne en boucle. Elle est toujours sans son, et la jeune femme ne communique qu'au clavier. Éventuellement, elle met en avant ses charmes en se dénudant partiellement ou totalement… voire davantage encore. Une fois appâté, bien entendu, les escrocs, n'ont plus qu'à ferrer leur prise. Laquelle se laissera plus aisément convaincre d'expédier des centaines d'euros en Cote d'Ivoire ou au Nigeria.

Bien-sûr, la belle aura besoin de davantage de liquide, une fois que le premier versement aura été effectué. Il y aura des complications avec le passeport, avec les documents officiels lui permettant de quitter l'Afrique. Les escrocs en exigeront toujours plus, jusqu’à ce que le « gogo » finisse par s'apercevoir de la supercherie. Toutefois, à ce moment-là, généralement, il sera trop tard. Son compte en banque aura été vidé. Il se sera éventuellement endetté.

Une précision : ce qui est valable pour une proie homme, l'est aussi pour une proie femme. Sauf que cette fois, ces escrocs se font passer pour un beau jeune homme qui s'est amouraché d'une femme en mal d'amour.

Personnellement, je ne me suis jamais fait piéger. Comme je le disais plus haut, au tout début de mon inscription sur Facebook, plusieurs ont tenté de me faire tomber dans ce piège. J'en ai accepté deux ou trois en tant que contact. Mais, très vite, je me suis rendu compte de la supercherie pour une raison toute simple : c'est que ceux qui discutaient avec moi écrivaient le français d'une manière épouvantable. Cela confinait au charabia. J'ai alors posé des questions plus précises sur le métier qu'elle était censé exercer, sur la ville ou elle habitait, sur les monuments ou l'histoire de la ville. Elle demeurait évasive. Je lui demandais si elle voulait me rejoindre dans ma région, par quel moyen de transport ; bref, plein de petits détails anodins qui, mine de rien, montraient que cette jeune femme n'était pas celle qu'elle prétendait être. Et, j'ai fini par la bloquer afin qu'elle ne puisse pas me harceler ultérieurement.

Je n'ai jamais fourni de numéro de téléphone, ou autre coordonnée personnelle. Je n'ai jamais envoyé d'argent. Ce que j'ai décris ci-dessus, je l'ai appris grâce à plusieurs reportages télévisés se préoccupant de ce phénomène endémique.

Depuis, je ne réponds plus à aucune demande d'amis en provenance d'Afrique Noire. Lorsque vois une demande d'une jeune femme peu vêtue, je vais sur son profil sans l'accepter en tant qu'amie. Je regarde les images qu'elle diffuse. A chaque fois, son profil a été créé dans la journée, et ne possède quelques dizaines de contacts masculins, comme je l'ai expliqué plus haut. Et je la bloque systématiquement.

Pour autant, il n'y a pas un jour ou ce genre de demande se renouvelle. Et j'avoue que cela m'irrite profondément. J'ai beau connaître comment ce système fonctionne. J'ai beau connaître leurs astuces, être au courant de leurs subterfuges, ils me harcèlent alors que je ne cède jamais. Et c'est quelque chose d'insupportable. Je me demande d'ailleurs si je ne vais pas envoyer ce texte à l'un d'eux, pour qu'il se rende compte que cela ne sert à rien de tenter de m'approcher.

Je ne suis pas le seul à être victime de ces tentatives de hameçonnage. Le problème c'est que, homme comme femme, nous ne pouvons pas grand-chose pour éviter que ces escrocs tentent de nous happer dans leurs filets. C'est un des fléaux d'Internet. J'invite donc ceux et celles qui doivent faire face à ce même genre de « pirates » d'être très prudent, très vigilant. Je le rappelle, il y a de petits indices qui ne trompent pas. De fait, observez bien le profil, l'historique, l'adresse mail, les photos, le mur, de celui ou celle qui vous approche. Ils vous en révèlent beaucoup ; et vous permettent de ne pas vous faire « berner ».

 

***

 

J'espère, en tout cas, que pour les deux sujets que j'ai abordé aujourd'hui, les choses seront bien claires. Et que ceux et celles qui n'avaient pas compris mes textes jusqu'alors, ne m'obligeront pas à y revenir…

21 juin 2017

Brèves Philosophiques, pages 95 à 97 ; Crédule Humanité, texte unique :

X3Hier, une personne m'a dit : "Tu n'es pas croyant ! Comment puis-je respecter et suivre ce que tu écris, puisque tu appartiens à cette minorité de l'Humanité qui ne crois en aucun Dieu ?". Aujourd'hui, je répondrai à cette personne par ce bref sujet :

"Ce n'est pas parce qu'une grande majorité de gens croient en quelque chose que c'est la vérité. Au début des années trente, une immense majorité a cru que le Nazisme et Hitler les sauveraient de la Grande Dépression ayant suivi le crack boursier d'Octobre 1929. Ils ont enfanté une idéologie - une Religion presque - monstrueuse qui a déclenché la Seconde Guerre Mondiale, qui a mis en place "la Solution Finale", la "Shoah", et a fait plus de cinquante millions de victimes à travers le monde. Ce n'est pas parce qu'une grande majorité sont persuadés qu'ils vont être sauvés, pardonnés, qu'ils vont avoir accès, après leur mort, à un Paradis, qu'ils ne sont pas les sujets d'une hallucination collective. Ce n'est pas parce que de soi-disant "Prophètes" dotés de bonnes intentions, d'espérance en un avenir meilleur, en une fraternité entre les gens et les peuples, en la bonté et la tolérance qui se cachent au fond de nos cœur, que leurs paroles reflètent la Réalité. Ce n'est pas parce que leurs Textes soi-disant "Saints" ont, d4après eux, été rédigés de la main de "Yahvé, Dieu, ou Allah", que l'on doit s'y fier les yeux fermés.

Je suis doté d'intelligence et de bon sens, de curiosité et de connaissances. Je m'interroge et je pose des questions. Parfois j'en trouve, parfois je n'en trouve pas. Mais, jamais, je ne serai comme ces moutons crédules, incultes, naïfs et analphabètes, qui se pâment devant des Prélats qui se proclament détenteurs des injonctions de Dieu. Je ne plierai jamais devant ces Clercs qui souhaitent soumettre l'Humanité à leur pouvoir, à leur influence, alors que dans l'ombre, ils profanent sans cesse les Textes que leur Déité leur a soi-disant édicté.

Tout ceci n'est qu'hypocrisie, mensonge et chimère collective. Je suis, certes, intimement, viscéralement, persuadé que l'Univers se cache au-delà de ce que nous voyons, cache des Mystères et des Secrets qui nous resterons encore longtemps inaccessibles. Mais ils n'ont rien à voir avec une Divinité quelconque qui nous aurait créé à son image.

C'est juste que l’Évolution de notre espèce n'en n'est qu'à ses débuts - si elle survit à cette extinction programmée qu'elle a déclenché. C'est juste que son Intelligence, bien que supérieure à celle de tous les autres vivants de cette planète - est incapable d'envisager qu'elle est mineure face aux Énigmes qu'elle ne peux déchiffrer. Et que, dans ce cas, puisque celle-ci n'est pas apte à les déchiffrer, elle se tourne instinctivement sur une Entité Divine susceptible d'amoindrir ses peurs et ses inquiétudes. Alors qu'un jour, lorsqu'elle aura assez évolué pour être habilité à les comprendre, elle s'écriera "Dieu n'a rien à voir avec cela;"

Exemple : L'Homme a t-il eu besoin de Dieu pour inventer Internet ? Évidemment que non ! L'avènement de cette technologie était-elle inscrite dans les Livres Sacrés de ces Croyants ? Je défie quiconque de me trouver une phrase qui l'y décrive explicitement !

Un point encore à méditer : il est intéressant de constater que les plus fervents Croyants sont rassemblés dans les pays ou les territoires de notre planète où l'accès à l'information, à l’Éducation, au Savoir, à la Culture, à la Lecture ou à l’Écriture, sont limités. Et plus on approche de pays où ces notions sont ancrées chez les gens, plus les fervents Croyants, fanatiques et intolérants, ne se fiant pas à l'unique Vérité de Dieu, sont nombreux ! Étrange, non ?

De fait, je me répète : ce n'est pas parce que la grande majorité de l'Humanité croit en quelque chose, que celle-ci est exacte. Je dirai davantage : "Hors la minorité de pays ayant accès à l’Éducation, au Savoir, etc., la grande majorité des populations de notre globe sont, hélas, analphabètes, incultes, misérables, et sans certitudes. Des facteurs de crédulité et de naïveté qui laissent le champs libre à ces marchands d'espoir...

De Deiteus Mythica, le Mythe des Demi-Dieux, pages 816 à 818 / 1803 :

X1En 1100, l’architecture Romane se distingue de toutes celles qui l’ont précédée par sa voûte en pierre, qui remplace désormais, en dépit de son poids, la charpente de bois qu’il fallait reconstruire après chaque incendie : qu’il s’agisse de la voûte en berceau simple, ou de la voûte en berceaux transversaux.

 

Ce sont les maçons des pays de la Loire qui, dès le début du siècle, abandonnent la voûte en moellons et mortier héritée des Romains et montent l’église entière en pierre taillée. Les nombreuses carrières du bord du fleuve fournissent un matériau idéal et quasiment inépuisable. La pierre est découpée en forme de parallélogramme pour les murs, et de trapèzes, disposés sur un cintre de bois, pour la voûte. La pierre centrale, ou « clé de voûte », maintient l’ensemble en place. La technique de la pierre taillée se répand d’autant plus rapidement que l’invention du « doubleau », un arc de pierre venant épauler la voûte à intervalles réguliers, apporte un soutien supplémentaire. L’église peut s’agrandir.

 

Bien qu’elles emploient toutes la voûte de pierre, les églises romanes se distinguent les unes des autres par le matériau employé, différent selon les régions. En Auvergne, le noir des laves ; en Limousin le gris des granites ; ailleurs, c’est au marbre et aux calcaires qu’elles empruntent la richesse de leurs nuances. Les traditions locales accentuent les différences : au Puy, l’architecture subit des influences orientales ; dans le Poitou, les formes douces sont couvertes d’un décor sculpté exubérant, alors que la Provence reste fidèle à une sobriété austère. Hors de France, de très grandes églises sont édifiées, au bord du Rhin, dans la tradition ottonienne, en Angleterre et en Italie, où Saint Ambroise, à Milan, rappelle le Saint Sépulcre de Jérusalem. Quelques unes, aussi, ont un plan en croix de Lorraine, avec deux transepts coupant les grandes nefs, et couronnées d’un clocher rectangulaire et de trois clochers octogonaux ; quinze chapelles rayonnantes, vouées à des Patrons différents, entourent le chœur.

 

Par ailleurs, les magnifiques parois peintes de l’église romane et la courbe pure de ses voûtes enseignent aux fidèles l’Histoire Sainte. Le chapiteau a une triple fonction : architecturale d’abord, puisqu’il transmet à la colonne qu’il coiffe la poussée de la voûte et assure ainsi l’équilibre de l’ensemble ; décorative, ensuite, puisqu’il invite l’artiste à renouer avec la tradition antique du chapiteau historié ; édifiante, enfin, car les scènes représentées s’inspirent toutes de l’Histoire Religieuse.

 

Le portail, lui, sert à l’édification des fidèles. L’ouverture pratiquée dans l’épaisseur du mur est consolidée par un cintre de pierre ; sous cet « arc de décharge » est posé un linteau de pierre horizontal. Le demi-circonférence ainsi délimitée, comblée de la maçonnerie, crée le « tympan ». Dans les églises de pèlerinage, un pilier vertical soutient le linteau en son milieu, formant deux baies : l’une est réservée à l’entrée, l’autre à la sortie, ce qui permet de canaliser la foule les jours de procession. Le tympan est entouré de larges cintres, les « voussures », qui retombent de chaque coté du portail sur des demi-colonnes engagées dans les murs. Ce cadre rigoureux est lui-même peuplé d’une multitude de sculptures qui ont aussi une finalité didactique ; elles envahissent les linteaux et sont traitées comme des bas-reliefs très plats. On y voit alors le Christ en majesté dans une mandorle – motif géométrique en forme d’amande – porté par des anges. Souvent, celui-ci fait le geste de la bénédiction, tandis que les Apôtres se pressent autour de lui. Ces techniques complexes nécessitent bientôt l’intervention d’hommes de métier : carriers, tailleurs de pierre, maçons, organisés en compagnies itinérantes.

 

En 1100 également, d’autres églises, plus modestes que les grandes abbatiales, sont édifiées. Certaines sont dues au souci des seigneurs de se donner des sépultures dignes d’eux et d’assurer le salut de leurs âmes. Ils font donc édifier, dans l’enceinte du château, ou tout près de lui, des églises collégiales, desservies par une communauté de clercs dotée par la famille du seigneur. Mais les constructions les plus nombreuses sont destinées au culte paroissial. Le réseau des paroisses rurales se met en effet en place à cette époque, en même temps que le système féodal. Tout châtelain tient à doter son domaine d’un oratoire, qui devient l’église de la paroisse. Fondée ou protégées par des seigneurs, qui nomment les desservants, les nouvelles églises dépendent d’eux, s’occupant d’une partie de leur patrimoine. Dans le Midi, ces nouvelles églises usurpent les droits des anciennes qui étaient seules à détenir les fonds baptismaux. Dans le Nord, les zones défrichées se dotent d’une église, dont le Saint patron donne son nom au village. Et le nouveau clocher signale un lieu de refuge inviolable et sacré, à coté duquel s’étend le cimetière.

 

En 1100 encore, des écoles voient le jour, comme à Saint Martin de Tours ou à Fleury sur Loire. Les clercs y reçoivent un enseignement destiné à les former aux plus hautes charges ecclésiastiques. Mais, bientôt, la situation évolue. Avec le renouveau urbain apparaissent des établissements dépendant des cathédrales. Les plus brillants se trouvent à Laon, Chartres et Paris.

 

Quelle que soit la nature de l’école, les élèves étudient sept disciplines, regroupées sous le titre d’arts libéraux : la grammaire, la rhétorique, la dialectique, l’arithmétique, la musique, la géométrie et l’astronomie. Mais si les écoles monastiques appuient leur enseignement sur la Bible et les œuvres des Pères de l’Eglise, d’autres commencent à se tourner vers des textes profanes : de Paris à Montpellier circulent des textes de Galien et d’Hippocrate à travers lesquels on redécouvre une médecine savante.

 

Cet élargissement des disciplines s’accompagne d’une ouverture de l’horizon intellectuel, qui ébranle l’autorité ecclésiastique. D’autant plus qu’il n’y a aucun contrôle : quiconque possède une culture suffisante a le droit d’enseigner. Avec leur engouement pour les œuvres d’Aristote ou d’Avicenne, les maîtres peuvent répandre des idées s’éloignant de la foi chrétienne. La première urgence est donc de juguler leur ardeur : à la fin du siècle, toute personne qui doit enseigner, doit obtenir une licence – « licentia docendi » - du chancelier de la cathédrale. D’autre part, à l’exemple des gens de métier, maîtres et étudiants ressentent le besoin de se structurer pour défendre leurs libertés. En bref, un désir identique d’organisation anime l’Eglise et la population estudiantine : de là naît l’Université, qui place l’enseignement sous contrôle ecclésiastique – même pour les matières non religieuses comme le droit et la médecine -, et garantit aux maîtres et aux élèves des privilèges particuliers, accordés par le roi ou par le pape.

 

C’est dans l’une de ces écoles érigées aux alentours de 1100, que l’un des plus célèbres moine, et appelé à un grand avenir, se rend à Cîteaux : pour retrouver l’austérité et la pauvreté bénédictines, Robert de Molesme, installe sa première communauté dans les marécages de la Saône, puis à Cîteaux. Les bâtiments sont d’un dépouillement absolu, les moines travaillent durement, de leurs mains. Les monastères sont construits dans des « déserts », loin des tentations du monde.

 

Le renom des « Cisterciens » s’accroît dès le début avec celui de leur membre le plus illustre, Saint Bernard, abbé de Clairvaux, une de leurs abbayes. Intransigeant, infatigable, passionné, ce fils d’une noble famille bourguignonne se donne rapidement pour tâche de réformer la Chrétienté, prêchant bientôt la Croisade, conseillant les rois et les pontifes, et condamnant vigoureusement toutes les innovations, qu’il s’agisse de l’hérésie Cathare au Sud de la France, des aspirations communales, ou des spéculations universitaires.

20 juin 2017

Brèves Philosophiques, pages 94 à 95 ; De l'eau sur Mars, dernière partie :

X3De fait, ce n'est qu'en cherchant ailleurs « une porte de sortie » qu'elle aura une chance de réussir à contrecarrer son extinction programmée. D'autant que, lorsqu'on y pense, cette aventure humaine est une opportunité incroyable. L'invention et la multiplication de nouvelles technologies nous rendant capables d'aller plus loin que la proche banlieue de la Terre est pourvoyeuse d'emplois, de développements économiques sans précédents.

Plutôt que de s'en tenir aux schémas sociaux, aux modèles industriels habituels – surannés et fatigués -, c'est un nouveau souffle que l'on peux donner à notre Civilisation en perte de repères. Au lieu de se concentrer sur nos idéaux et nos rêves mesquins, égoïstes et sans avenir, n'est-il pas temps de rebondir ?

Dans les années cinquante et soixante, la Guerre Froide a eu une conséquence inattendue : l'affrontement larvé entre l'Est et l'Ouest a lancé la course à la conquête spatiale. Lequel des deux supergrands serait le premier a envoyer un homme dans l'espace, a poser le pied sur la Lune ? Grace à ce combat titanesque, des technologies inédites comme l'informatique, la robotique, entre autres, sont apparues.

Cinquante ans plus tard, nous ne pouvons plus nous passer de celles-ci. « Un petit pas pour l'Homme ; un pas de Géant pour l'Humanité. ». Quand Neil Amstrong a prononcé cette phrase – apocryphe, c'est désormais un fait établi -, il ne savait pas à quel point c'était vrai. Et pas uniquement en se déplaçant de quelques mètres sur le sol lunaire.

La découverte d'eau sur Mars est aussi importante. Parce qu'elle rend exploitable les ressources de cette planète. Parce qu'elle rend l'établissement d'une colonie sur son sol plus aisée. Parce qu'elle rend vraisemblable la naissance de la Vie en un lieu où, jusqu'alors, on s'imaginait que c'était impossible. Parce que si il y a de l'eau là, c'est qu'il y a forcément de l'eau ailleurs dans la Galaxie et dans l'Univers. Parce que la Vie a pu alors apparaître dans des dizaines de milliers – davantage – d'endroits à travers le Cosmos. Et que si c'est le cas, non seulement l'une des grandes questions que l'Humanité se pose depuis l'Aube des Ages pourra, un jour, avoir éventuellement une réponse : « Sommes nous seuls ? ».

Mais, qu'en plus, en essaimant notre espèce sur Mars, - ainsi que l'expédition prévue par la NASA entre 2030 et 2050 en est le commencement - puis, ensuite, au-delà de notre Système Solaire d'ici quelques centaines d'années, celle-ci n'est pas définitivement condamnée ! Plus encore, pas condamnée, mais probablement sur le point d'entrer dans l'Age adulte en laissant ce qui la divisait derrière elle...

Comment une information aussi insignifiante pour nos préoccupations quotidiennes est pourtant capable de les métamorphoser de fond en comble dans un futur pas si lointain que cela. Que d'horizons vertigineux et exaltants en perspectives...