Mes Univers

22 mai 2017

Quelques instants avec Doris et Louga, première partie :

X1Voilà, ça y est, depuis quelques heures, je suis de nouveau seul à mon domicile. Ma mère et ma grand-mère – ainsi que nos deux boxers que sont Louga et Doris – ont quitté celui-ci aux alentours de 10h30 ce matin. Mon aide-ménagère était présente, puisqu'elle m'a grandement aidé à remettre un peu d'ordre dans l'appartement.

Il faut avouer que Doris et Louga prennent de la place. Ils aiment leur confort, s'étaler de tout leur long sur le canapé ; au point que ma grand-mère, ma mère, et moi, devons nous organiser pour s'asseoir, l'une sur le reste du divan où ils ne sont pas affalés. Ma mère et moi, le plus souvent, sur des fauteuils de jardin dont l'emplacement, normalement, est sur mon balcon. Mais que nous utilisons pour regarder la télévision, des films, lorsqu'elles viennent me rendre visite.

Après un mois à les avoir côtoyé quotidiennement, cela me fait bizarre – comme à chaque fois -, de ne plus être en leur compagnie. Et bien que, de temps en temps, il y ait des crispations entre elles et moi pour de nombreuses et diverses raisons, je sens déjà un vide en moi. Comme si une part de moi s'éteignait parce qu'elles ne sont plus présentes. Une sorte de fissure intérieure d'où s'écoule une partie de moi-même. Une impression se rapprochant du souvenirs nostalgiques composés de moments brefs, mais heureux, intenses mais éphémères. Comme une page tournée qui se referme à jamais et qui n'a de trace que dans nos souvenirs les plus profondément enfouis à l'intérieur de notre cœur et de notre âme.

Bien entendu, Doris et Louga vont aussi me manquer. Durant tout mon séjour chez ma mère, et jusqu’à ce matin encore, c'était eux qui venaient dans ma chambre aux alentours de 9h30.

Louga, emporté par la jeunesse de ses 1 an et demi, se précipitait sur le matelas. Il me faisait des « léchouilles partout sur le visage, me mordillant parfois les lobes de l'oreille. Il faisait le fou et m’empêchait de me lever pour prendre mes pantoufles. S'il pouvait s'en emparer, il ne manquait pas une occasion pour cela. Il léchait et mordillait également souvent ma main handicapée. Car les chiens, quelle que soit leur race, ont de l'intuition pour déceler s'il y a quelque chose qui ne va pas chez un humain. De fait, pour tenter de la « réparer » à sa façon, il la léchait et la mordillait afin de lui redonner vie.


21 mai 2017

De Deiteus Mythica, pages 790 à 792 / 1803 :

X1A la fin du IXème siècle, l’Angleterre est si dévastée qu’il ne reste rien à piller. Les Danois s’y installent, chassant les populations anglo-saxonnes et colonisant le Yorkshire, le Nord de l’Angleterre, une partie des Midlands de l’Est et de l’Est-Anglie. Par ailleurs, dans un monde où le servage est généralisé, les Scandinaves introduisent un droit nouveau, celui des paysans à la liberté. Une société originale, anglo-scandinave, naît alors dans ce pays que l’on appelle désormais le « Danelaw », au Nord d’une ligne allant de Chester à l’estuaire de la Tamise. Elle survit à la reconquête du Wessex.

 

Au cours du Xème siècle en effet, profitant des divisions internes des Scandinaves, le Wessex rétablit son autorité sur toute l’Angleterre. Mais cette reconquête n’a aucune incidence sur les structures sociales et sur le peuplement du pays. Et, lorsque vers 980, l’Angleterre essuie une nouvelle attaque, elle est si vulnérable qu’elle doit payer un tribut, le « danegeld », pour écarter la menace. Dix ans plus tard, le chef norvégien Olav Tryggvesson, vainqueur à Maldon, obtient lui aussi un énorme tribut.

 

En 1013, le roi danois Sven Ier à la barbe fourchue entreprend la conquête d’une Angleterre exsangue, s’appuyant sur les populations du Danelaw. En 1014, le pays passe à son fils Knud, qui devient roi de Danemark et de Norvège. Mais cet Empire ne lui survit guère : en 1042, l’Anglo-Saxon Edouard le Confesseur monte sur le trône anglais. Menacé par la révolte de l’aristocratie et par les Scandinaves, le roi trouve un allié en la personne même du duc de Normandie, Guillaume, lui même descendant des Vikings.

 

Car, au cours de leurs expéditions, les bateaux Vikings longent les cotes Franques puis descendent plus au Sud : en 844, ils pillent la Galicie, Lisbonne et Séville. En 859-862, ils atteignent le Guadalquivir, ravagent la cote du Maroc, passent en Méditerranée et gagnent la Toscane. De là, ils détruisent Pise et remontent jusqu’au Rhône, à Valence, où ils sont arrêtés. Au Xème siècle, Lisbonne et Saint-Jacques de Compostelle subissent de nouvelles attaques. L’Empire Franc se révèle être un véritable Eldorado pour les pillards.

 

Charlemagne, que ses conquêtes en Saxe a mené au contact des Danois, a certes créé un système de défense côtière, mais ses successeurs, entraînés dans des guerres pour le partage de l’Empire, ne se sont guère souciés de la menace représentée par les pirates barbares. A partir de 833, au cours d’une expédition en Frise où ils pillent Dorestad et Utrecht, les Vikings découvrent la faiblesse des Carolingiens. Aussitôt, ils multiplient les expéditions. Rouen brûle en 841, Nantes en 843, Paris succombe en 845, Tours en 853. Les Vikings établissent ensuite des tètes de pont permanentes sur les embouchures de la Seine et de la Loire. Ils s’y fortifient, installent entrepôts et ateliers, et hivernent sur place, soumettant les régions environnantes à des raids incessants. Tour à tour, la Flandre, les grandes vallées – Elbe, Seine, Loire, Garonne – sont dévastées.

 

Ailleurs, le roi Harald Ier aux Beaux Cheveux tente d’unifier la Norvège. Des chefs de tribus ou de guerre norvégiens quittent alors le pays et s’engagent sur les routes de l’Atlantique Nord, où ils tiennent déjà les Orcades et les Shetland. Ils arrivent ensuite en Islande, qu’ils assimilent aussitôt à l’antique terre de Thulé de leurs Légendes. Puis, l’Islande est systématiquement colonisée. Et à la fin du Xème siècle, elle compte 70 000 habitants.

 

Mais, un banni d’Islande, Erik le Rouge, découvre le Groenland et y installe une colonie. Bientôt, son fils, Leif le Chanceux, aborde un pays qu’il appelle le « Vinland », « le pays où pousse la vigne » : l’Amérique. Il occupe un temps les cotes du Labrador et du Massachusetts avant de retourner au Groenland.

 

En Francie Occidentale, les Vikings sont à nouveau là. Rollon est le chef des Normands de la Seine, une bande surtout composée de Danois, dont beaucoup viennent du Danelaw. Monté sur le trône en 893, le nouveau souverain Carolingien, Charles le Simple, n’a ni les moyens de défendre le pays ni l’envie de voir surgir un « nouvel Eudes » : il utilise donc Rollon et lui confie une bonne partie de la Normandie, en le chargeant de la défendre. Rollon est baptisé. Très vite, en dépit d’un large peuplement Scandinave, la Normandie devient une principauté française. Le comte, et bientôt duc, y restaure monastères et églises et y réimplante les institutions carolingiennes, alors que celles-ci s’effondrent partout ailleurs. C’est en effet pour lui le seul moyen de gouverner efficacement et de tenir en respect les concurrents venus de Norvège et du Danemark.

 

A cette époque, la religion des Scandinaves est de type Germanique, et ne varie que très eu par rapport au siècle précédent. Leurs rites sont ceux de la fécondité, auxquels ils allouent des sacrifices humains, au début du printemps – pour le mariage du Ciel et de la Terre -.

 

D’après leurs récits, le panthéon possède des dieux répartis en deux Races : les Ases et les Vanes. Le Dieu principal, chez les Ases, est Thor, dieu de la Foudre et de la Guerre, qui est accompagné d’Odin, le Sage, dieu des Morts et des Guerriers. Ce dernier est accompagné de deux corbeaux représentant la « pensée » et la « mémoire ». Les Vanes, principalement la déesse Njördhr et ses Enfants, Freyr et Freyja, sont des divinités de la Fécondité et de la Fertilité.

 

Les Légendes des peuples Nordiques sont transmises de génération en génération grâce aux chants scaldiques et aux sagas. Le Mythe de l’arbre est le plus ancien puisque les récits sur lesquels il repose sont confus. L’arbre est pourtant assimilé au Dieu de la Fondation : Yggdrasil ; les guerriers l’honorent.

 

A suivre, si ce texte vous intéresse...

20 mai 2017

Ecrire sur soi, quatrième partie :

X1Ce sont ces gens qui, sur des réseaux sociaux comme celui-ci, parcourent en biais des textes comme ceux que je produis régulièrement. Puis qui, ensuite, se font une idée de ce qu’est la vie de gens comme moi, selon leur bref et éphémère perception de la réalité. Ce sont eux qui postent, ici ou ailleurs, des vidéos, des images, des extraits d’articles, des citations, élaborés par d’autres, pour « marquer le coup » en fonction de leur humeur et de leurs centres d’intérêts.

Ce sont eux, aussi, qui s’enorgueillissent, qui sont vaniteux, vindicatifs, qui se regardent le nombril en considérant que ce qu’ils sont, que ce qu’ils pensent, que ce qu’ils vivent, vaut mille fois mieux que l’existence d’autrui. Qui se permettent d’expliquer ce qui est bien ou ce qui est mal, ce qui est important ou ce qui ne l’est pas, quelles sont les valeurs auxquelles doit se conformer l’ensemble de la société. Ce sont eux qui repoussent ceux et celles qui sont différents.

Alors, avant de juger et de condamner, avant de proférer leurs vérités comme si elles étaient écrites dans le marbre pour l’Éternité, qu’ils observent les choses au-delà de leur confort et de ce qu’ils sont. Qu’ils s’ouvrent à la diversité ; qu’ils soient cieux de ce qu’ils ne connaissent pas ; des gens qui n’ont pas les mêmes ambitions, les mêmes rêves, les mêmes personnalités, les mêmes possibilités, les mêmes capacités qu’eux.

Et, plus que tout le reste, en ce qui me concerne, je leur enjoint de s’exercer à écrire sept heures par jour, sauf le Dimanche, chaque semaine, chaque mois, chaque année, des années durant, comme je m’y emploie. Et ils se rendront compte que ce n’est pas si aisé que cela de rédiger des textes personnels, des articles, des nouvelles, des poèmes, des romans, des exposés, et de prêter volontairement le flanc au jugement – bon ou mauvais – d’autrui...

19 mai 2017

De Deiteus Mythica, pages 788 à 790 / 1803 :

X1Péninsule Balkanique, Xème siècle :

 

En 930, les Qarmates de Bahreïn attaquent à leur tour la Mecque et emportent dans leur île la Pierre noire, qu’ils ne rendent que vingt ans plus tard. Et en 931, Al-Battânî, savant arabe, effectue des recherches sur le sinus, la tangente et la circonférence de la Terre. Tandis qu »Al-Razi développe les hôpitaux et la pharmacie.

 

Vers 970, les Bogomiles – ou « Patariens » - arrivent en Bulgarie. Or, les Bogomiles sont des Dualistes et des Gnostiques qui croient que le Monde est foncièrement Mauvais. Ils sont persuadés que l’Esprit est emprisonné dans un corps impur. Et ils pensent que le meilleur moyen de se libérer passe par la Gnose ; cette Révélation personnelle qui même l’Ame à la Perfection et à la Connaissance de Dieu.

 

Pour développer leurs Doctrines, les Bogomiles se réfèrent à l’antique Philosophie Grecque, aux cultes à Mystères – comme celui de Dionysos -, ou aux Religions Dualistes – comme celle de Zoroastre. Ils s’inspirent également des textes Pauliciens, des livres de Mani, aux fameux manuscrits connus sous le nom de « Nag Hammadi ». Certains d’entre eux se prétendent être des descendants d’Initiés de la Secte de Paul qui ont fui l’Asie Mineure lorsque le Patriarche de Constantinople les en ont chassé. Puis, ils commencent à évangéliser les populations locales et à implanter leurs croyances dans toute la contrée.

Mais, en même temps, ils réussissent à instituer une Organisation très élaborée ; et ils permettent à d’autres Sectes – beaucoup plus dangereuses – de se perpétuer.

 

L’une des plus grandes figures religieuses de cette région, au cours de cette période, se nomme Aldabert. Evêque de Prague en 983, et se rendant compte que sa prédication ne suffit pas à convertir les Tchèques, il décide d’accomplir le pèlerinage de Jérusalem, en passant par l’Italie. Après un séjour dans un monastère romain, il retourne à Prague, à l’appel de ses fidèles. Mais, très vite, ceux-ci ne peuvent plus supporter sa rigueur. Aldabert repart alors vivre en ermite à Rome, mais l’archevêque de Mayence lui rappelle son devoir de pasteur. Il décide donc d’évangéliser les Prussiens, en 997. Le 23 Avril, les Prussiens le tuent et il reçoit ainsi le martyre auquel il a aspiré durant toute sa vie.

 

 

Scandinavie, Xème siècle :

 

Comme les Frisons, les Angles, les Saxons et les Jutes, les peuples Scandinaves – Danois, Norvégiens et Suédois – hantent depuis longtemps les cotes des mers septentrionales. Premiers peuples germaniques à migrer par la mer, les Angles, avec les Jutes et les Saxons, conquièrent l’essentiel de l’île de Bretagne. Les Frisons, eux, dominent les échanges commerciaux. Dans leurs entrepôts de Duurstede, sur le Rhin, s’accumulent les produits ramenés des rives de la Baltique, via le port danois de Haithabu, l’île de Gotland et Birka, sur le Mälaren, en Suède. On y trouve aussi des produits traditionnels du Nord comme les fourrures ainsi que d’autres ramenés d’Orient par la grande route de l’Est.

 

Comme leurs voisins, les Scandinaves sont mi-marchands, mi-pirates. Leur société est dominée par de grands propriétaires, à l’occasion marins et marchands. Et, à la fin du VIIIème siècle, des groupes, unis sous la conduite d’un chef de guerre, se lancent sur les routes que le commerce leur a déjà fait connaître, vers l’Est d’abord, vers l’Ouest ensuite. Guerrière ou marchande, l’aventure n’a qu’un but : enrichir les Vikings, leur apporter la gloire et les biens qu’ils pourront transmettre à leurs héritiers.

 

Menées au début, par de petits groupes, où brillent les exclus qui ont besoin de revanche ou de reconnaissance, les expéditions deviennent plus « politiques ». Alors, dans un premier temps, on vient s’emparer d’un butin – or, argent, esclaves -, à partir d’un campement provisoire. On songe ensuite à s’installer, ce qui nécessite un degré supérieur d’organisation. A la fin, les rois Danois et Norvégiens, longtemps absents de ces raids, prennent en main les grandes expéditions. A l’Est, les Suédois vont chercher jusqu'à Constantinople, les produits de l’Orient. Pour ce faire, ils remontent les fleuves russes qui se jettent dans la Baltique. Ils doivent porter leurs bateaux sur une cinquantaine de kilomètres, de la bouche Sud de la Dvina ou du lac Ladoga jusqu’au Dniepr, des lacs Ladoga et Onega jusqu'à la Volga. Ils n’ont plus ensuite qu’à descendre ces grands fleuves jusqu'à la Mer Noire et Constantinople, où on les appelles les « Varègues » ou les « Rus ». Les Varègues sont d’ailleurs fort prisés comme mercenaires par les Empereurs Byzantins qui enrôlent leur « garde varègue ».

 

Au cours de leurs pérégrinations, les Varègues ou Rus, entrent en contact avec les peuples Slaves dont l’organisation politique est rudimentaire. Grâce à leur position de mercenaires, ils établissent vite un contrôle sur ces peuples. Dès lors, des principautés scandinavo-slaves voient le jour. Novgorod est fondée en 860 après J.C. par un prince varègue, Riourik, ancêtre de la principale dynastie russe du Moyen-Age. En 882, le fils de Riourik, Oleg le Sage, s’empare de Kiev, qui va devenir la capitale du premier Etat Russe.

Forts de leurs succès, les Suédois lancent contre Constantinople plusieurs redoutables expéditions. Quelques raids à travers la mer Caspienne leur permettent aussi de s’enfoncer en pays Musulman, mais l’une de leurs vastes incursions, vers le Nord de l’Iran, tourne pour eux au désastre, leur fermant à jamais cet axe de développement. A cette époque, d’ailleurs, les Russes n’ont d’ailleurs plus guère de liens avec la Scandinavie : bien assimilés par les populations Slaves, infiniment plus nombreuses, ils se convertissent au Christianisme Byzantin. A la fin du Xème siècle, les Suédois se tournent vers l’Ouest : l’Est ne les attire plus.

 

A l’Ouest, les Norvégiens et les Danois rencontrent des situations variées. Après avoir pillé les pays Celtes et les îles, qui n’opposent qu’une faible résistance, ils occupent les îles des Hébrides, Orcades, Shetland et Man et s’installent sur les cotes septentrionales de l’Ecosse. Les Norvégiens fondent de petits royaumes dans les estuaires irlandais : Cork, Dublin, Limerick, Wexford. Mais les Irlandais, profitant des rivalités entre chefs ou entre Danois et Norvégiens, s’unissent contre les envahisseurs. En 1014, à la tète des Irlandais, Brian Boru gagne la bataille de Clontarf, marquant l’arrêt de l’avancée Viking. Toutefois, des petits royaumes norvégiens subsistent encore longtemps, tandis que se développe une influence mutuelle, encore accentuée par la conversion des Vikings au Christianisme.

 

Mais c’est surtout par l’Angleterre, beaucoup plus riche, que sont attirés les Vikings, les royaumes anglo-saxons, petits et divisés, résistant mal dans un premier temps. De 834 à 850, les Vikings y mènent une série d’expéditions, pillant systématiquement les villes et les établissements ecclésiastiques, et installant des tètes de pont, notamment à l’embouchure de la Tamise. En 865, arrive une immense armée, menée par des représentants des plus grandes familles vikings. York est occupée en 866. De raid en raid, année après année, les Vikings descendent ainsi vers le Sud. Ils s’installent à Londres en 871 et obligent le jeune roi du Wessex, Alfred le Grand, à acheter la paix. C’est toutefois ce royaume de Wessex, qui, en 878, joue un rôle déterminant dans la lutte contre l’envahisseur.

 

A suivre, si ce texte vous intéresse...

18 mai 2017

Ecrire sur soi, troisième partie :

X1Quoi qu’il en soit, ces hommes et ces femmes ne voient qu’une infime part de moi-même au travers de ce que j’écris ici ou ailleurs. Et ce, même si j’y publie quotidiennement des textes. Il y a peut-être trois ou quatre personnes – elles se comptent sur le doigt d’une main – à qui j’ai ouvert davantage qu’aux autres la réalité de mon existence ; qui sont informés du pourquoi et du comment de mes souffrances, de mes peurs, de mes blessures, de mes cauchemars. Mais aussi, de mes joies, de mes fiertés, de mes bonheurs, de mes passions, de mes convictions. Il y a de nombreux aspects personnels que je ne dévoile pas, parce qu’ils sont ancrés au plus profond de mon âme et de mon cœur. Parce qu’ils remuent tant de choses, qu’ils sont liés à tant de faits qui m’ont bouleversé – en bien ou en mal -, qui m’ont fait évoluer, qui m’ont fait voir le monde, les hommes, les femmes, sous des regards que jamais je n’aurai cru possible au sortir de l’enfance.

Chacun vit des expériences qui le marquent à jamais. Il peut en tirer du positif ou du négatif ; et souvent un peu des deux, en fait. Il y a toujours plus malheureux ou plus heureux que soi.

Il y a des personnes qui sont marqués par la maladie, par le handicap – j’y appartiens, comme vous le savez pour ceux et celles qui me connaissent bien, ou depuis longtemps. Il y a des personnes qui sont marqués par la faim, la pauvreté, la solitude – j’en ai fais parti à une époque. Il y a des personnes qui n’ont pas toujours la force de franchir leurs propres difficultés – là encore, je suis rattaché à cette catégorie. Il y a des personnes qui vivent dans des zones de guerre, qui sont maltraités, humiliés, torturés, soumis à la plus ignominieuse des violences. Je pourrais poursuivre cette liste longtemps.

A coté de cela, il y a des personnes qui ont le privilège d’être en bonne santé, qui ne sont pas dotées de handicap. Qui ont un travail qui leur plaît, une famille, des revenus leur permettant de vivre correctement ; même si de temps en temps, tout n’est pas facile. Des personnes qui appartiennent à l’immense majorité – en tout cas, dans des pays « riches » comme la France. Ce sont elles, le plus souvent, qui appartiennent à cette catégorie qui juge et condamne, qui regarde de haut, avec mépris, avec violence parfois, ceux qui ne leur ressemblent pas.


17 mai 2017

De Deiteus Mythica, pages 787 à 788 / 1804 :

X1Germanie, Xème siècle :

 

Si, après la mort de Charles le Gros, en 888, quatre souverains ont porté ce titre, ils n’ont pas été des Carolingiens, et leur pouvoir a été limité à la protection d’une papauté menacée, dans Rome même, par les rivalités de l’aristocratie locale.

 

Originaires de l’Est de l’Empire Carolingien, les souverains Saxons voient, au cours de cette période, leurs possessions épargnées par les grands flux d’envahisseurs ; depuis le temps du duc Liudolf, ils sont les plus puissants princes de Germanie. A la veille de sa mort, le faible Conrad Ier transmet les insignes de roi de Germanie au petit-fils de Liudolf, Henri, duc de Saxe, qui se fait élire roi en Mai 919.

 

Les premières années du règne d’Henri « l’Oiseleur » se passent à obtenir la soumission des autres ducs. Il consolide ensuite les provinces orientales du royaume contre les Slaves et les Hongrois. A sa mort, en 936, les Grands de Germanie élisent son fils Otton « par droit héréditaire » : Henri Ier a réussi à donner naissance à une dynastie.

 

Mais, à cette date, un Mage inconnu fait une étrange Prophétie dans une petite ville de la région de Birkenwald ; en Westphalie : « Je prédis la venue d’un gigantesque orage ; il se formera à l’Est et submergera les peuples Germaniques s’il n’est pas stoppé à temps. ».

 

Otton de Germanie manque de moyens de gouvernement et ne peut compter que sur les forces de son propre duché ; jusqu’en 953, il se heurte à l’indiscipline des ducs, renforcés par la rébellion de son propre frère, Henri. Cependant, l’autorité d’Otton est reconnue dans tout le royaume de Germanie, les ducs deviennent de fidèles représentants du pouvoir central, leur influence est équilibrée par celle de l’épiscopat, sur qui s’appuie Otton. Celui-ci attribue d’importantes charges politiques aux évêques qu’il choisit lui même, mettant ainsi en place une « Eglise d’Empire », dévouée et fidèle. En 955, son prestige est immense après la bataille de Lechfeld, près d’Augsbourg, où il remporte une victoire décisive sur les Hongrois : ces derniers abandonnent alors leurs raids et se fixent dans la plaine du Danube.

 

Mais les ambitions d’Otton sont plus grandes encore. Il place sous son autorité le duché de Bourgogne et le royaume d’Italie. Il se rend en Italie, répondant à l’appel d’Adélaïde, veuve du roi Lothaire II, emprisonné par Bérenger II, potentat local, qui a fait empoisonner son époux. Otton la délivre, l’épouse, se fait couronner roi d’Italie, mais laisse le gouvernement du pays à Bérenger.

 

En 961, c’est le pape Jean XII qui appelle à l’aide Otton, contre Bérenger, et le couronne Empereur à Rome, le 2 Février 962. Cela n’empêche pas Otton de le déposer quelques mois plus tard et d’interdire aux Romains d’élire un pape sans son accord.

 

Ce nouveau titre exalte son idée des devoirs qui incombent au prince Chrétien. Il arbitre les querelles du royaume Franc, obtient la conversion du prince polonais Mieszko, entreprend l’évangélisation des Hongrois, crée plusieurs marches en pays slave, et notamment celle d’Ostmark – ce qui donne « Autriche » en français -.

 

Otton confie sa gestion à un nommé Liutpold, dont les fils prennent le nom de Babenberg. De leur citadelle de Melk, dominant le Wachau, ils deviennent rapidement les maîtres des accès à la forêt viennoise. Protecteurs de l’Eglise, ils favorisent l’implantation de grands monastères Bénédictins, fers de lance pour la colonisation de nouvelles terres et qui font de la région une alliée fidèle de Rome. Ce sont aussi eux qui font de Vienne une capitale, en lui donnant ses premiers privilèges.

 

Mais Otton ne s’arrête pas là : en 968, il fonde l’évêché de Magdeburg, qui consacre la christianisation de la région. Puis, signe éclatant de la puissance impériale, le monnayage d’argent reprend en 970, grâce au minerai des montagnes du Harz. Enfin, Otton, qui a pourtant envisagé de chasser les Byzantins d’Italie, négocie le mariage de son fils avec la fille de l’Empereur Grec, la princesse Théophano.

 

Lorsqu’il meurt, en 973, Otton le Grand est le plus puissant souverain d’Europe. Pourtant, contrairement à ce qu’affirme la titulature impériale, son Empire, réduit à la Germanie et à l’Italie, n’est pas celui de Charlemagne.

 

Au cours du règne d’Otton, les princes Saxons, entourés de lettrés, protégeant de riches abbayes, faisant copier des manuscrits, sont à l’origine de la « Renaissance Ottonienne ». L’architecture, la sculpture et la peinture des manuscrits sont les principaux domaines dans lesquels se manifeste la créativité.

 

Pourtant, les routes sont mauvaises et les villes rares et petites ; a tel point qu’en 973, un voyageur arabe qui passe à Mayence, note que la ville n’occupe qu’une infime partie de l’espace de la cité romaine antique.

 

Malgré tout, ce siècle voit un nouvel essor du commerce ; les Empereurs fondent et contrôlent foires et marchés, où l’on échange « du sel, des armes et des bijoux, contre des esclaves, de la cire et des chevaux ». Ils protègent les communautés Juives, les marchands étrangers, les artisans. En outre, c’est en Germanie qu’est fondé le pouvoir de la dynastie salienne, ou franconienne, qui, après le règne d’Henri de Bavière, succède aux Empereurs Saxons avec Conrad, duc de Franconie et arrière petit-fils d’Otton le Grand.

 

Pourtant, l’Empire d’Otton n’en est pas moins la plus solide construction politique du moment : il résiste à la mort brutale d’Otton II, tué par des musulmans en Italie méridionale en 983, et à la longue régence des deux Impératrices, Adélaïde et Théophano, qui gouvernent au nom d’Otton III, âgé de trois ans à son avènement. Le roi Franc Lothaire refusant de voir son demi-frère Charles élevé à la dignité de duc de Basse-Lorraine par Otton II, et lançant une razzia sur Aix-la-Chapelle, tente en vain de prendre Metz pour le compte de la sœur d’Hugues Capet, Béatrice, qui gouverne la Haute-Lotharingie. L’Empereur lance alors, en représailles, une expédition qui parvient sous les murs de Paris. C’est Hugues Capet qui défend la capitale alors que Lothaire s’enfuit et qu’Otton II négocie une paix à son avantage.

 

Otton III, élevé par sa mère dans la tradition byzantine, rêve de réunir la Chrétienté sous l’autorité commune du pape et de l’Empereur. Il a seize ans quand il est couronné à Rome le jour de Noël 996, et fait inscrire sur son sceau « Renouveau de l’Empire Romain ». Installé à Rome, dans le palais de l’Aventin, il fait élire pape son précepteur, le savant Gerbert d’Aurillac, qui prend le nom de Sylvestre II. Mais il se heurte à l’incompréhension des Italiens et est chassé de Rome en Février 1001. Sa mort brutale en 1002 sonne le glas du rêve d’Empire universel.

 

A suivre, si ce texte vous intéresse

16 mai 2017

Ecrire sur soi, seconde partie :

X1Il est vrai aussi qu’ils ou elles peuvent voir mes textes comme des provocations à leur encontre, à l’encontre de ce en quoi ils croient, de leurs philosophies, de leurs idéologies, de leurs religions, etc. Des provocations à l’encontre de l’ordre établi ou d’une « norme » à laquelle ils appartiennent et qu’ils ne désirent pas voir modifier ou évoluer. J’en suis conscient, puisque depuis que je me suis lancé dans la rédaction de textes – personnels, philosophiques, idéologiques, sociétaux, ou sur l’actualité… - se renouvellent ces jugements et ses condamnations. Je suppose donc que je les gène, que je les irrite, que je parle de choses qu’ils aimeraient voir tues.

Mais je ne suis pas de la trempe de ceux qu’on muselle. Nul ne m’a jamais fait taire – ni hier, ni aujourd’hui, ni demain – dans quelque domaine que ce soit ; sur quelque sujet que ce soit. Qu’il me soit éminemment personnel, ou qu’il évoque l’un des combats que je mène à ma manière afin de rendre ce monde un petit peu plus humain. Modestement, humblement, à mon petit niveau.

Néanmoins, je m’y emploie lorsque tant d’autres ne se contentent que d’être des moutons, des aigris, vaniteux, imbus d’eux-mêmes, centrés sur leur petite vie morne et sans attraits, sur les honneurs, le pouvoir, l’argent ; le mercantilisme.

Car, il faut bien expliquer que ce sont ces derniers, en général, qui fondent sur moi comme un oiseau de proie sur sa victime potentielle. Ils voient en moi un faible parce que j’ai enduré maintes épreuves, maintes difficultés, lors de ma vie ; et encore aujourd’hui. Ils supposent que mes mots parfois empreints de tristesse, rappelant des blessures plus ou moins anciennes, sont le reflet de ma réalité quotidienne. J’en ai encore fait l’expérience hier dans un groupe où plusieurs de ses membres m’ont pris à parti. C’était à propos d’un écrit où je faisais ressortir mon ressenti lié à un instant T, et vis-à-vis d’un événement qui m’a touché à cet instant précis.

Ils ne réfléchissent même pas. Ils réagissent dans la précipitation. Ils font d’une anecdote une généralité. Quand d’autres savent à quel point mon existence a été – est – parsemée d’expériences diverses et variées, de chemins sinueux, d’aspects de ma personnalité complexes et parfois paradoxaux. De savoirs et de rencontres qui ont forgé – et qui forgent – l’homme que je suis de myriades de manières différentes. En bien ou en mal d’ailleurs. Car, ici bas, qui peut se targuer d’être parfait, d’avoir atteint – ou d’atteindre – un idéal de vie inatteignable. Puisque, par essence, l’idéal ou la perfection ne sont pas de ce monde ; et ne le seront jamais. Pour nul homme ou femme du passé, du présent, ou de l’avenir.

15 mai 2017

De Deiteus Mythica, pages 785 à 787 / 1804 :

X1En 956, Hugues a seize ans, le nouveau roi Lothaire son cousin, en a treize. Ils sont placés sous la tutelle de leurs oncles : le roi Otton Ier et l’archevêque de Cologne. Outre son titre, le nouveau duc des Francs possède une dizaine de comtés – Paris, Senlis, Orléans, etc. – et administre plusieurs abbayes dont celle de Saint Martin à Tours, d’où il tire son surnom : Capet venant de Capa, allusion directe au manteau – ou cape – de Saint Martin conservé dans ce monastère. Des liens de famille l’attachent aux plus grands : sa sœur est l’épouse du duc de Normandie ; son frère cadet, Otton, est duc de Bourgogne ; lui même se marie en 970 avec la fille du duc d’Aquitaine, Adélaïde. Sa puissance dépasse bientôt celle du roi.

 

Vers 970 également, lorsque les Bogomiles arrivent en pays Occitan, ils amènent avec eux un certain nombre de Textes Doctrinaires rédigés en Perse et en Inde. Et, parallèlement, leur implantation est facilitée par l’empreinte profonde qu’y a laissée l’Arianisme Wisigothique.

 

En 975, les tentatives menées par Lothaire, successeur de Louis IV d’Outremer, pour reprendre la Lorraine à l’Empereur, entraînent la rupture entre le roi et Hugues. En 984, Lothaire profite de la minorité du souverain germanique, Otton III, pour s’emparer de Verdun. L’archevêque de Reims, Adalbéron, chef d’un parti impérial favorable à l’unité de l’Occident sous l’hégémonie des Empereurs Saxons, pousse Hugues à se rapprocher de l’Empereur et de l’aristocratie lorraine pro-impériale. Le 11 Mai 985, Adalbéron est accusé de trahison et traduit en justice à Compiègne ; l’intervention d’Hugues Capet disperse l’assemblée et le roi Lothaire meurt peu après.

 

Son fils, Louis V, relance le procès, et dénonce alors « l’homme le plus scélérat que la terre eut supporté ». Il convoque une nouvelle assemblée à Compiègne mais il meurt le 21 Mai 985. Adalbéron est lavé de tout soupçon, une troisième assemblée se tient à Senlis sous l’autorité du duc Hugues qui est désigné comme roi.

 

Le 3 Juillet 987, Adalbéron procède donc au sacre d’Hugues Capet dans la cathédrale de Noyon. La couronne passe à l’héritier d’une dynastie qui a déjà donnée deux souverains à la « Francia » ; les grands vassaux, qui n’ont pas tous assisté à l’élection, acceptent dans le calme le changement de dynastie. Toutefois, les Carolingiens ont encore des fidèles, en particulier au Sud du royaume. Devant ces réticences, Hugues saisit le prétexte d’une expédition lointaine pour associer au trône son fils Robert, sacré le 30 Décembre 987 à Orléans. Il accourt en Catalogne, auprès du marquis de Borel, qui fait appel à lui pour combattre les Arabes ; mais après cette aventure, les liens entre le Languedoc, la Catalogne et la France du Nord ne tardent pas à se distendre. En 988, Charles de Lorraine, frère de Lothaire, s’empare de Laon par surprise, mais une ruse de l’évêque Adalbéron rend la ville à Hugues en 991. Charles est capturé ; il finit ses jours en prison.

 

Prince parmi les princes, le Capétien doit désormais se faire accepter par tous. Mais ni Hugues, ni les premiers Capétiens n’y parviennent, et le pouvoir royal ne cesse de décliner jusqu’en 1060, au moment où le duc de Normandie, Guillaume le Conquérant, devient roi d’Angleterre. Les démêlés du roi avec l’Eglise et le pape ajoutent encore à leur discrédit : à cause de leur vie conjugale, Robert le Pieux est menacé d’excommunication, Philippe Ier, lui, est excommunié.

 

 

Angleterre, Xème siècle :

 

Au Xème siècle, le Nord de l’Angleterre est une colonie Viking. Les Danois ont reconstitué une société Scandinave, le Danelaw, au Nord d’une ligne qui va de Chester à l’estuaire de la Tamise. Appuyé sur cette région « de loi danoise », aidé par la trahison des grands du Nord, le Danois Knud le Grand vainc le roi Anglais Edmund Ironside, ou Edmond II cotes de Fer à la bataille d’Ashenden en 1016, et fonde un Empire anglo-scandinave. Mais, en 1042, la mort de son fils Knud HardeKnud provoque, au Danemark, une guerre civile entre les candidats à la succession. En Angleterre, faute de prétendant scandinave, les nobles désignent Edouard le Confesseur. Celui-ci est d’ascendance anglo-normande : sa mère, Emma, est la sœur du duc de Normandie Richard II ; son père, Aethelred, appartient à la dynastie du Wessex et descend d’Alfred le Grand, qui, au IXème ème siècle, a unifié l’Angleterre anglo-saxonne.

 

 

Irlande, Xème siècle :

 

En 947, les Vikings effectuent de nombreux raids sur les cotes Irlandaises. Ils y investissent les monastères qui y sont installés depuis des centaines d’années. Et, ils y détruisent les centaines de manuscrits qui sont enfermés à l’intérieur de leurs Bibliothèques.

 

Mais, heureusement, quelques uns de ces Livres parviennent à échapper à la fureur des envahisseurs : en effet, juste avant que les bâtiments ne soient occupés, quelques Clercs réussissent à en sortir une petite trentaine. Ils leur font quitter l’île, puis, les mettent en lieu sûr dans la crypte d’une abbaye du Pays de Galles. Ils les entreposent – tels, le Livre de Nag Hammadi, ou les Textes de la Mer Morte -, les classifient, et les rangent. Et finalement, ils construisent autour d’eux une nouvelle Bibliothèque Secrète, ainsi qu’une nouvelle Salle d’Archives.

 

A suivre, si ce texte vous intéresse...

14 mai 2017

Ecrire sur soi, première partie :

X1C’est un exercice très difficile que d’écrire. Et ça l’est encore plus lorsqu’il s’agit d’écrire sur soi. Tout simplement parce que l’on ne peut pas être totalement objectif quant au regard que l’on porte sur soi. Tantôt, on met les meilleurs cotés de sa personnalité en avant. On montre ce qui peut être l’objet d’admiration, d’honneurs, de respect, de joie, ou de bonheur. Tantôt, on met nos souffrances, nos malheurs, nos blessures, nos épreuves, nos désillusions, en avant. Et là, on est regardé avec inquiétude, horreur, incompréhension, mépris ; on vous jette du venin à la figure, on vous regarde de haut, on vous déconsidère ; ou, pire encore, on vous ignore ou on vous blesse délibérément.

Les gens jugent facilement ; et condamnent encore plus aisément. Ils se basent souvent sur des parcelles de réalités dont ils ne connaissent ni les tenants ni les aboutissants ; ni le pourquoi ni le comment. Puis, ils se disent : « Parce que cette personne a évoqué cela en cette heure et cet endroit, c’est que c’est représentatif de ce qu’elle est. ». Ils s’en contentent, ne se posent pas de questions sur les raisons qui ont poussé cette personne a souligner un fait, un événement, un épisode heureux ou malheureux de son existence ; un ressenti, une impression, etc.

Quand on écrit – comme je le fais quotidiennement -, on prête forcément le flanc à ce genre de réaction. Il ne faut pas se faire d’illusions. C’est profondément humain, presque de l’ordre de l’instinctif. Cette facilité, cet automatisme, qui se met en mouvement malgré nous, et qui nous pousse à émettre une critique – constructive ou délétère – envers l’autre, malgré nous. Y compris envers des personnes qu’on ne connaît que peu, ou pas.

Je le répète souvent : chacun de mes articles, de mes textes, de mes exposés, etc. ne révèle qu’une infime fraction de l’individu que je suis dans sa globalité. Chacun ne s’arrête que sur l’un des aspects de ma personnalité, de ma pensée, de mes connaissances, de mon ressenti, à un instant « T », et en fonction de circonstances qui lui sont liées. Or, si, justement, mes textes sont souvent si longs – certains et certaines me réprimandent assez à ce sujet ; comme si j’étais un petit garçon pris en faute parce qu’il ne se conforme pas à leurs normes -, c’est justement pour tenter, au maximum, de le souligner.

N’effleurer brièvement qu’un aspect d’un sujet lorsque je m’y attaque n’a jamais été, n’est pas, et ne sera jamais, dans mes habitudes. Ce serait aller à l’encontre de ma personnalité, de qui je suis au plus profond de moi ; viscéralement. Que certains ou certaines le comprennent ou l’acceptent n’y changera rien. Que certains ou certaines estiment que ce n’est pas la bonne manière de faire ; et que, forcément, ils en ont une meilleure, ne changera rien non plus.

Car, il est vrai que, comme la maxime bien connue le dit : « la critique est facile, l’exercice, lui, l’est beaucoup moins. ». Et, en ce qui concerne ma propre expérience, j’ai souvent constaté de la part de ceux et de celles qui ne me lisent qu’épisodiquement, ou qu’une fois parce qu’ils sont tombés par hasard sur un de mes articles, avec quelle prestance, avec quelle aptitude, ils se lancent à l’assaut de celui-ci sans en savoir davantage sur moi.

13 mai 2017

Modifications du 13/05/2017

Z1Exceptionnellement, comme j'ai un petit peu de temps devant moi, j'en profite. Il y a quelques semaines pour certaines, deux ou trois jours pour d'autres, que j'ambitionnais de diffuser ces photos sur mon « mur ». En effet, il s'agit des figurines King and country que j'ai reçu récemment. Mais comme durant la semaine qui vient de s'écouler, je me suis concentré sur la rédaction de mon article de vingt-et-une pages évoquant l'élection d'Emmanuel Macron à la Présidence de la République, ainsi que ses nombreuses et diverses conséquences politiques à Gauche et à Droite, je n'ai pas pu m'en préoccuper.

 

Z2AComme vous le voyez, les époques rattachées à ces figurines sont assez hétéroclites. Les plus nombreuses, évidemment, concernent l'époque napoléonienne.

Comme d'habitude, c'est sur celle-ci que se concentre King and country, puisque c'est celle qui a le plus de succès en France et partout dans le monde. Qui, hors de nos frontières, ne connaît pas l'épopée napoléonienne, alors qu'elle a eu un tel retentissement ? C'est l'une des périodes favorites des étrangers qui viennent visiter la France. Il est naturel que ce fabriquant l'exploite. D'autant qu'elle est très riche en rebondissements, et par bien des cotés, rejaillit jusqu’à nos jours.

 

Z2BLes deux autres périodes que King and country exploite actuellement, se rattachent à l'Empire Romain. Je l'ai déjà dis, mais King and country avait stoppé la collection s'y référant il y a une bonne dizaine d'années. Je trouvais cela dommage, parce que l'Antiquité n'est pas assez exploitée, à mon avis, dans le milieu des figurines de collection. Quant à l'autre image, elle se concentre sur la célèbre légende de Robin des Bois. Apparemment, King and country développe des figurines sur un certain nombre de légendes les plus emblématiques du Moyen-Age. Après les Mythes Arthuriens, la légende de Robin des Bois. Pourquoi pas, il y a tant à dire et à apprendre de celles-ci.

 

Z3Voilà donc. Quant aux prochaines figurines, j'en attends encore quelques-unes ce mois-ci de la part de mon ami Bill de Miami, ou de collections des éditions Hachette sur la Première Guerre Mondiale ou les Porte-Drapeaux de l'épopée napoléonienne. Ensuite, ce ne sera que le mois prochain, afin d'enrichir mes collections de figurines qui atteignent actuellement environ les 3400 – peut-être un peu plus – sujets…