Mes Univers

20 mai 2019

Plusieurs choses aujourd'hui :

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Bien sûr, j'ai été extrêmement touché et ému des commentaires liés à mes deux derniers textes concernant mes interrogations sur la pertinence, dans bien des domaines, de poursuivre mon aventure relationnelle, littéraire, sur Facebook.
 
A y explorer les myriades d'aspects de notre civilisation passé, présente, et en devenir. A y tenter d'y comprendre l'Humain, dans toute sa diversité, sa richesse, sa complexité. A y offrir humblement un peu des connaissances et des réflexions philosophiques que j'ai creusées au travers de centaines - milliers ? - de lectures, de visionnages de documentaires, de débats, d'émissions, etc. depuis une trentaine d'années. En les remettant en permanence à jour au gré des évolutions de celles-ci, de leurs nouvelles approches, de leurs approfondissements...
 
Outre m'occuper de ma compagne qui a la sclérose en plaques, qui est handicapée, outre écrire les textes que je partage ici, outre les Chroniques Personnelles que je poursuis un peu chaque jour assidument, je m'y consacre toute la journée. Je l'ai déjà dit, je le répète. C'est plus que mon métier : c'est ma vocation, c'est ma passion.
 
D'autre part, depuis que je suis sur Facebook, si ce n'est une ou deux personnes épisodiquement - nul, autre que ma sœur de cœur, ne se soucie véritablement de moi. Ma sœur m'envoie des sms quotidiennement. Elle se soucie de la santé, du bien-être, de ma compagne. Même si c'est une femme très occupée par son travail, par sa famille, par sa famille, par son quotidien - comme tout un chacun -, elle est toujours là. Sa famille sait que j'existe, la mienne sait qu'elle existe également.
 
Cela, malgré les mains tendues à l'encontre de certaines personnes depuis des années - de femmes surtout ; et non pas comme certains ou certaines pourraient le penser, pour les "draguer" ou les mettre dans mon lit. Juste parce que je souhaite découvrir qui elles sont véritablement au-delà de leur plastique, de leur apparence - aucun ou aucune n'a désiré franchir ce pas.
 
Je suis pourtant fermement convaincu que, malgré nos différences, malgré nos milieux sociaux, nos ethnies, nos métiers, nos relations, nos centres d’intérêts, nos cultures, nos idéologies, nos projets, la distance qui nous sépare, nos occupations ou obligations, malgré tout cela et davantage, je suis convaincu que nous avons tant à partager. Nous avons tant à échanger, à dialoguer, à approfondir, à découvrir, à apprécier. Sans préjugés, en dépassant nos certitudes, nos ordinaires, nos prédispositions. Nous pouvons nous enrichir humainement et amicalement mutuellement.
 
Souvent, j'ai donné mes coordonnées téléphoniques à ces personnes. Aucun retour ou pratiquement. Aucune rencontre. Je suis et demeure isolé, malgré toutes mes tentatives pour tenter d'échapper à cette malédiction qui me meurtrit continuellement. Or, Facebook est u réseau social ; enfin, c'est sa fonction première il me semble; C'est le moyen de croiser, de faire connaissance, de contacter, de rencontrer, des gens que nous ne pourrions pas croiser dans la vie réelle.
 
Ceci ne veut pour autant pas dire que les relations nouées dans le virtuel ne sont pas destinées à s'ancrer dans la vie réelle. Bien au contraire, je suis intimement persuadé que c'est là le but de Facebook : être une passerelle entre le virtuel et le réel. Enfin, c'est ainsi que moi je le considère.
 
Si ceux et celles avec lesquels je suis en contact, que je sollicite au travers de mes mp, de mes mots amicaux ou affectueux, de mes attentions, ne le comprennent pas - et il s'agit de 99,9 % des gens que je suis d'une manière ou d'une autre -, à quoi bon rester sur Facebook ?
 
Aujourd'hui, une seule personne m'a fourni ses coordonnées téléphoniques, et je lui téléphonerai sous peu. Une seule, sur les centaines qui me suivent plus ou moins quotidiennement. Une seule, sur les dizaines qui me commentent épisodiquement. Cela en dit long sur comment l'immense majorité des gens considèrent les relations humaines dans ce monde. Et malheureusement, pas uniquement au travers des réseaux sociaux. Dans leur vie journalière également.
 
Moi, je le répète, je n'ai pas l'habitude d'aller vers les autres, et encore moins vers les gens - les femmes - avec lesquels je souhaiterai nouer des relations amicales. Du fait de mon propre handicap, de ma maladie, de ma fragilité, etc., je me suis toujours mis en retrait. On m'a trop repoussé, rejeté, humilié, trahi, blessé. On, s'est trop moqué de moi, on m'a trop regardé comme quelqu'un de honteux, de maladroit, qui n'avait pas sa place parmi les gens qu'il désirait côtoyer. C'est l'un des chapitres de mes Chroniques Personnelles sur lequel je travaille actuellement. Alors que mon seul rêve, mon seul but, ma seule ambition, est d'être heureux parce que je suis à leurs cotés.
 
Je ne suis pas là pour gêner ou embêter quiconque, je ne suis pas là pour m’immiscer dans l'intimité des gens. Je ne suis pas là pour être un intrus. Ou quoique ce soit d'autre que les gens peuvent imaginer de moi. Je préférerai mourir que de leur infliger cela. Rien que de penser qu'ils ou qu'elles puissent y songer, et j'aurai envie de me jeter par la fenêtre, tellement ça me fait mal.
 
Un autre point important : certains ou certaines s'imaginent que je ne m'aime pas. Comme chacun ou chacune, je suppose, il y a des aspects de moi que je n'apprécie pas. Je les accepte, je les comprends, je sais pourquoi, ou comment, etc. Mon physique notamment. Mais là, pour des raisons trop longues à détailler ici, je n'en suis pas responsable. Par contre, longtemps, on m'en a rendu coupable, on me l'a montré du doigt comme monstrueux, ignoble, indigne, sujet de vindicte, de violence, de moqueries. Pas de mon fait, du fait de la réaction, du comportement, de ceux et celles qui m’entouraient, alors que j'étais tranquille dans mon coin. Que je ne les embêtais pas, ou autre. J'étais leur jouet, leur souffre douleur.
 
C'est pour cette raison que je ne vais jamais vers les autres ; que je leur tends la main, mais que ce n'est pas moi qui briserai la frontière qui nous sépare. Chaque image, dessin, mp, numéro de téléphone, que je leur communique, est ma façon de les inviter. Je ne peux et ne veux rien faire d'autre. Je n'ai n'ai pas le pouvoir, la force.
 
Mais non, j'ai beau essayer, j'ai beau me montrer attentif, attentionné, doux, ouvert, compréhensif, etc., il n'y a rien à faire. Pourtant, comme je l'ai vu hier dans le dernier "Complément d’enquête" dont un des trois sujets était consacré à Barack Obama et à sa fondation depuis qu'il n'est plus président des Etats-Unis, je suis convaincu que c'est en changeant nos comportements-réflexes, inconscients, instinctifs, les uns envers les autres, que nous pouvons en partie changer le monde. Ce n'est qu'une petite fraction de ce grand mouvement en avant. Mais il est décisif. Et c'est avec cet état d'esprit que parfois, et en vain, je tente de nouer ces contacts avec les gens que je sollicite en mp en leur fournissant mes coordonnées, en cherchant à les rencontrer.
 
Outre ma sœur de cœur, personne, ou presque, ne m'a jamais ouvert la porte de son univers, autant que j'avais le désir de partager une partie du mien avec elle. Être ami, complice, rencontrer, un handicapé, non mais quelle honte !!! Un intellectuel qui plus est !!! Mais c'est abject, ridicule, humiliant. Quelqu'un qui ne vit que dans les livres, que par les livres, qu'au travers de ses écrits !!! Ce n'est pas normal, c'est trop étranger, ça cache quelque chose ; et pourquoi moi ? Que me veut-il ? Pourquoi tient-il tend à ce que je lui téléphone, à ce que nous nous rencontrions ? C'est louche, inquiétant, ambigu !!!
 
Bref !!! De plus, et pour terminer, après avoir publié mon premier texte sur mon éventuel départ de Facebook, les modérateurs de ce réseau social m'ont bloqué l'accès jusqu'au 25 Mai, aux groupes auxquels je contribue habituellement. Mauvaise publicité certainement. Tout me pousse donc, malgré la tristesse et l'envie de me voir rester de la part de certains et certaines, vers la porte.
 
Sachez cependant que je n'ai pas encore entièrement pris ma décision. Ça dépendra du retour à la tranquillité, à la sérénité, à la paix, de ma sœur de cœur. Ça dépendra aussi si je parviens à briser cette solitude, à cette détresse qui est la mienne, à ce poison qui coule dans mes veines. Celui de l'indifférence où les personnes desquelles je rêve d'être plus proche m'ont enfermés.
 
Voila ce que tenais à dire aujourd'hui, concernant mon avenir à plus ou moins long terme sur Facebook...
 
Dominique Capo


19 mai 2019

Nous verrons...

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Pour ceux et celles qui me suivent et qui désirent être rassurés sur mon état de santé, sur ce que je deviens, et sur tout le reste, je leur dirai ceci :
 
J'ai des nouvelles de ma sœur de cœur depuis hier, via tous les canaux de communication que nous employons habituellement. Néanmoins, l'épisode que nous venons de vivre, elle et moi, m'a profondément meurtri. Il m'a profondément bouleversé, pour ne pas en révéler davantage. Jusqu'aux tréfonds de mon âme et de mon cœur, je tiens à le souligner.
 
Il y a trois personnes qui comptent plus que tout pour moi, ici bas : ma compagne Vanessa, avec laquelle je vis depuis quinze ans, et avec laquelle je suis heureux malgré les embuches, les épreuves, les difficultés dues à sa maladie, à son handicap, etc. Ma maman, qui est toujours présente, en toutes circonstances, qui est à mes cotés quoiqu'il advienne. Et puis, il y a ma sœur de cœur et sa famille qui, s'ils ne sont pas de mon sang, sont, après elles, les personnes qui comptent le plus au monde.
 
Elles sont les piliers de mon existence. Ce sont elles qui me permettent d'affronter tout ce que le destin met sur ma route jour après jour, sans repos ni répit. Solitude, blessures, humiliations, abandons, traitrises, oublis, moqueries, j'en passe, me poursuivent depuis que je suis enfant. Je ne suis pas parfait, loin de là, j'en suis conscient. Je suis timide, renfermé, maladroit, passionné, entier, stressé, angoissé, etc. Cependant, nul ici, outre ma sœur de cœur, ne m'a apporté ce réconfort, cette amitié, cette attention, ce désir de dépasser les limites du virtuel pour ancrer notre amitié dans la réalité quotidienne. Personne ici - je ne parle pas de Jérémy ou d'Olivier, ils se reconnaitront ; leur cas est différent - n'a fait le centième de ce que ma sœur de cœur a fait, ou fait, à mon égard.
 
Toucher à elle, à sa famille, c'est comme me blesser moi même. Et ça, je ne peux le tolérer. Je suis quelqu'un de gentil, d'ouvert, de tolérant, d'amical, de sensible, de compréhensif, etc. Trop, sûrement, parce que beaucoup de gens ont tendance à en abuser afin d'en appeler à moi quand ils en ont besoin, et m'abandonner le lendemain quand je ne leur sert plus à rien. Beaucoup ont tendance à vouloir communiquer ici en fonction de leurs intérêts du moment, et non par amitié, désir d'échanger, envie d'approfondir les dialogues pour qu'ils aboutissent finalement ailleurs que sur Facebook.
 
Alors oui, ce n'est pas ce que je cherchais en m'inscrivant sur Facebook. Je considérais ce réseau social comme une passerelle entre la virtualité et le réel. Hélas, comme je l'ai dit dans mon texte précédent, je suis handicapé, malade, je ne peux sortir de chez moi, etc. Malgré tous mes efforts, rien n'a changé de ce point de vue. Il est vrai que je suis, depuis 2002 et mon burn-out, quelqu'un de plus renfermé qu'auparavant, dont il faut savoir briser la carapace, montrer qu'il peut avoir confiance, montrer qu'il n'est pas oublié, délaissé, etc, en permanence. J'ai vécu nombre de traumatismes qui en auraient conduits plus d'un à la folie, croyez moi. La seule façon pour moi de survivre, a été d'écrire, de continuer jour après jour, à relater au travers de mes textes ce qui est important pour moi.
 
Je n'ai pas encore pris de décision. Ça dépendra surtout des suites des événements vécus par ma sœur de cœur récemment. Je n'hésiterai pas à fermer mon compte Facebook afin de la préserver, qu'elle vive sereinement et en paix. Pour qu'elle et moi nous puissions échanger sans qu'un intrus s'en prenne à elle, à sa famille, à ses amis, et à moi par la même occasion. Ça me fait trop mal pour elle, pour les siens, pour moi. Nous verrons bien dans les temps qui viennent.
 
Quant à ceux et celles qui désirent continuer à communiquer avec moi d'une façon ou d'une autre, j'ai Skype, le téléphone, une adresse mail, se rencontrer éventuellement. Ce ne sont pas les moyens qui manquent. Je doute cependant qu'aucun de ceux ou de celles pour lesquels 'ai de l'affection ici ne s'y essaye ; pour tout un tas de raisons qui leur appartient, et que j'ai déjà évoqué précédemment dans un texte sur ce sujet.
 
Nous verrons...

18 mai 2019

Adieu Facebook

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J'ai essayé. J'ai vraiment essayé. De toutes mes forces, avec l'aide de toutes mes capacités, de toute mon ouverture d'esprit, à chaque fois que j'ai tendu la main en direction que je désirais apprendre à découvrir et à connaitre. J'ai en permanence tendu vers cet objectif empreint d'amitié, d'attention, d'affection, de gentillesse, de compréhension, de tolérance.

J'y ai en permanence mis toute mon énergie, beaucoup de mon temps. J'y ai consacré des centaines de textes, divers et variés. J'y ai usé de toute mon intelligence, de toute ma raison, de toutes mes expériences personnelles, de toutes mes réflexions liées à ma connaissance de l'histoire, de la religion, de la philosophie, de la science, de la littérature, etc. Bref, j'y ai mis tout ce que je suis, tout ce que je sais, tout ce que je possède jusqu'aux tréfonds de mon cœur et de mon âme.

Aujourd'hui, je pleure. Je pleure parce que, à moins d'un miracle, je vais quitter Facebook ; pour ne plus jamais y revenir. Aujourd'hui, je pleure ma sœur de cœur à qui on s'en est une nouvelle fois pris. Je pleure,parce qu'elle est victime de jalousies, de rancœurs, de haines, de violences, de mépris. Je pleure parce que je sais qu'elle en est blessée, affligée, fatiguée. Je pleure parce que lorsqu'on s'en prend à elle, ou lorsqu'on s'en prend à l'un de ses proches, c'est aussi moi que l'on maltraite.

Ma sœur de cœur pense à à fermer définitivement sa page Facebook personnelle. Depuis trois jours, je ne peux plus la joindre par sms. Un intrus, un malveillant, un hacker, l'a pris pour cible, ainsi que moi par la mème occasion. Si ma sœur de cœur disparait de ma vie, ce sera un événement aussi dévastateur que le décès de mon petit frère Aymeric le 25 juillet 1998. Ce sera aussi destructeur que les drames et les malheurs qui ont parsemé mon existence de l'aube de ma vie jusqu’à maintenant. De ceux qui me condamnent à l'exil et au repli sur moi-même afin de tenter d'y survivre pour autant.

Mais ce mal, ce fléau, ce désespoir, resteront ancrés à moi à tout jamais, comme bien d'autres. Une partie de moi mourra, c'est évident.

Chaque jour, le seul bonheur qui est le mien, la seule joie qui m'autorise à affronter les épreuves et les difficultés de l'existence, ce sont les échanges sms que j'ai avec ma sœur de cœur. Ils sont ce qui me donne la force d'aller de l'avant ; malgré la maladie et le handicap de ma compagne Vanessa ; malgré ma maladie et mon handicap ; malgré l’extrême solitude qui m'entoure quotidiennement ; malgré mes espoirs déçus de rencontrer via ce réseau social des personnes avec lesquelles je désire devenir ami, que je souhaite rencontrer.

Je n'ai pas l'habitude d'aller vers les gens. Le faire est une souffrance considérable. Je ne veux déranger personne, m’immiscer dans la vie de personne sans qu'il le désire parce que nous avons beaucoup à partager ensemble. Je suis quelqu'un d'entier, qui me donne à fond, qui m'ouvre totalement. Je suis sincère, honnête, fidèle, dans les liens que je noue avec quiconque ; du moment que l'autre en fait de même à mon encontre. Ce qui est extrêmement exceptionnel, évidemment.

Qui voudrait d'un handicapé, malade, fragile, à la sensibilité exacerbée, dans son entourage ? Qui voudrait quelqu'un qui ne peut se déplacer parce qu'il n'a pas de moyen de locomotion, qui est coincé chez lui du fait des maux liés à sa compagne, de son métier d'écrivain qui l'obligent à ne pratiquement jamais quitter son domicile ; sauf exception ? Qui voudrait fréquenter un intellectuel dont les livres, la connaissance, la soif d'apprendre dans tous les domaines, de toutes les personnes qu'il croise sur sa route, fait de lui un être différent de la norme ? Avec toute la gène, tout le malaise, tout l'ennui, tout l'embarras, qui en résulte ?

Qui chercherait à téléphoner ou à se rendre chez quelqu'un qui n'a pas confiance en lui malgré toutes les qualités dont il est doté ? Quelqu'un qui n'ose pas s'exprimer en public, y compris au sein de sa famille ? Quelqu'un qu'il faut sans cesse rassurer, à qui il faut tendre la main, lui montrer qu'on est à ses cotés, qui a en permanence peur d'être abandonné ?

Nul ne veut de ça dans sa vie, c'est évident. Trop lourd à porter, trop exigeant, trop chronophage. Seule ma sœur de cœur, jusqu’à aujourd'hui, avait accepté de relever ce challenge, avait accepté ces contraintes ; parce qu'elle savait qu'en toutes circonstances, jour comme nuit, dans la victoire ou la défaite, le bonheur ou le malheur, la joie ou la peine, la multitude ou la solitude, etc. je serai à ses cotés. Sans la juger, sans la condamner, avec respect et en honorant tous les aspect de la personne qu'elle est.

Alors oui, il est plus que probable, au vu des circonstances, et en fonction de ce qui advenir au cours des jours qui viennent en ce qui la concerne, que je vais fermer mon compte Facebook définitivement. Puisque le destin ne souhaite qu'une chose de moi : me voir retourner au ténèbres dont je n'aurai, de son point de vue, jamais dû m'évader, j'y retourne finalement.

J'aurai tout fait, par les maigres moyens à ma disposition, avec les maigres possibilité et capacité dont je suis doté, pour y échapper. Il semble apparemment que, quoi que je fasse, ce soit impossible. Donc, à l'issue de cette ultime tentative, je disparaitrais de l'existence de ces gens "normaux" qui ont autre chose à faire que de s'intéresser à un individu aussi différent que moi.

Enfin, éventuellement, pour ceux et celles - j'en doute, mais bon !!! - qui voudraient continuer à me suivre, me contacter d'une manière ou d'une autre, mon blog personnel reste ouvert : http://mesunivers.canalblog.com/ ; ma page personnelle où se trouvent les coordonnées de mon téléphone portable également ; bien entendu, pendant les quelques jours où mon compte Facebook est toujours disponible : https://www.facebook.com/mesuniverspersonnels/

17 mai 2019

Confiance en soi :

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Pour de multiples raisons que je suis en en train de creuser tout le long de la rédaction de mes Chroniques Personnelles, je n'ai pas confiance en moi. Depuis que je suis enfant, ça a toujours été le cas. Ce phénomène s'est amplifié à mon adolescence. Que dire de l'age adulte, de la vingtaine à aujourd'hui, où tout ce que j'ai vécu a démultiplié ce sentiment à l'infini.
 
Aux tréfonds de mon âme, je sais que j'ai des qualités, que mon talent pour l'écrit est réel. Je sais que je suis pourvu d'immenses connaissances dans bien des domaines. J'en suis heureux et j'en suis fier. Mon amour des livres, de l'écrit, de la culture, de la recherche, etc. font de moi quelqu'un qui en vaut la peine, je n'en doute pas.
 
Cependant, cette intuition demeure enfouie au plus profond de mon âme. Ça ne se voit pas au premier regard. Quand je suis confronté à eux, le jugement des autres, la condamnation des gens pour ce qu'ils voient de moi au premier abord me détruit immédiatement. Leur regard sur mon handicap, sur maladie, sur mon visage couturé de cicatrices, sur mon extrême sensibilité, sur mon intellect différent de la norme, me foudroie implacablement. Même si ça ne se voit pas, moi je ressens leur léger recul, leur déception, leur honte - et celle que je devrais avoir -, leur confusion, lorsque j'apparais devant eux. Que dire lorsque je suis confronté à plusieurs personnes en même temps, ou à une foule. Cette impression est augmentée démesurément ; jusqu'aux limites de la démence parfois.
 
Ce regard, je le connais, il me poursuit depuis mon enfance. Quand je fais appel à me raison, je suis conscient que tous les gens que je croise n'ont pas cette réaction à mon encontre. Mais tant que je ne suis pas rassuré par leurs gestes, par leurs mots, par leurs actions, je demeure inquiet, stressé, angoissé. Je n'ai qu'un seul désir, me dissimuler dans l'obscurité pour échapper à leurs regards, à leurs jugements, à leurs condamnations. Même si ces derniers sont silencieux, même s'ils n'existent pas ou peu, ils sont pour moi sans appel. Sans aucune possibilité de rédemption, de libération, de délivrance.
 
Mon corps reste mon corps, je n'en n'ai pas d'autre ; aucun de rechange. Et c'est lui que les gens voient au premier abord. C'est par son intermédiaire qu'en me rencontrant, ils se font une première appréciation de moi. Immédiate, sans compromis, sans révision. C'est à ce moment-là où, consciemment ou inconsciemment, se bâtit le désir de lui offrir son amitié, son affection, son amour, etc. ou pas.
 
C'est naturel, c'est humain. Et cette modalité a une influence considérable sur les rapports humains que les uns et les autres ont à mon égard. Et de fait, que j'ai à leur encontre. C'est inévitable. A chaque fois que j'ai tenté de casser ces codes, ces façons de procéder, à chaque fois que j'ai tenté de dépasser ces frontières imposées qui nous séparent, je m'y suis brulé les ailes. J'ai souffert toutes les larmes de l'Enfer. Et on m'a rappelé d'une manière ou d'une autre que ma place n'était pas aux cotés de ceux et de celles vers lesquel(le)s j'avais choisi d'aller. Auxquel(le)s j'avais osé ouvrir ma porte, mon univers.
 
Dans un monde où le physique a de plus en plus d'importance, où celui-ci prime sur les qualités, l'intelligence, la gentillesse, l'attention, les connaissances, les capacités, le parcours, etc., je suis dans l'impossibilité de lutter. Dans un monde où l'on est souvent montré du doigt pour sa différence - parce qu'on est gros, qu'on est petit, qu'on est malade, qu'on est homosexuel, qu'on est intellectuel, qu'on est riche, qu'on est pauvre, etc. -, il m'est impossible de me faire accepter. Toujours, les gens verront immédiatement mes différences. Immédiatement, les femmes se retiendront de me toucher, de m'embrasser, davantage encore. Une répulsion que je comprends, parce qu'elle est éminemment humaine, et que chaque personne espère être attiré par l'autre, ou susciter l'attirance, pour être accepté au sein de la société.
 
Et ça, je ne le possède pas. Je ne le détiens pas. Ce coté de moi a été brisé durant mon enfance. Et si j'ai confiance en moi en ce qui concerne ce qui ne se voit pas - c'est entre autres pour cette raison que je m'exprime plus aisément à l'écrit qu'au parler -, je n'ai pas confiance envers ce que les autres voient de moi instantanément. De fait, comme la confiance en soi passe aussi par le regard des autres - et ce, dès la prime enfance -, je n'en n'ai pas la capacité ou la possibilité, c'est évident.
 
Qui osera nier cette incontestable vérité, alors qu'on la constate tous le jours dans notre quotidien, dans nos rapports humains, familiaux, professionnels, amicaux, relationnels, etc. En permanence, quoique l'on fasse, avec que l'on soit, notre monde, notre civilisation, les gens qui les composent, sont ainsi faits. Malheureusement pour moi, pas moi...
 
Dominique Capo

16 mai 2019

Ecrire ; je m'interroge :

X1Écrire est un exercice extrêmement intime. C'est aussi un exercice extrêmement éprouvant physiquement et mentalement. Cela demande une grande concentration, une attention de tous les instants. Cela exige de nombreuses heures à rester penché sur le clavier de son ordinateur, dans la solitude et le silence. Cela réclame une multitude de relectures, de corrections, d''extractions de lourdeurs, de mots, phrases, paragraphes, inutiles ou répétitifs. Cela requiert d'en ôter régulièrement fautes de grammaire, d'orthographe, de ponctuation. J'en passe.

 
Parfois, quand j'écris des textes ici durant des heures, je me demande à quoi ça sert. Je me demande si je ne ferais pas mieux de consacrer tout ce temps et toute cette énergie à la rédaction de mes Chroniques Personnelles.
 
En effet, à chaque fois que j'entreprends la retranscription de mes pensées, de mes réflexions historiques, philosophiques, idéologiques ici, je suis conscient que bien peu de personnes vont prendre le temps de les lire. Beaucoup ne vont que les survoler, partant du principe que des textes aussi longs n'y ont pas leur place. L'immense majorité va uniquement remarquer brièvement l'image qui les accompagne. Quelques-uns, quelques-unes, éventuellement, vont les liker. Sans chercher à aller plus loin, sans chercher à comprendre ou compléter ce que j'y dévoile de ma pensée en se référant aux autres textes élaborés par moi précédemment sur le même sujet.
 
Chaque fois pourtant, je ressors de chaque séance de rédaction épuisé, lessivé. Il me faut au minimum une heure, avant de récupérer la totalité de mes facultés mentales. Il me faut au minimum une heure pour pouvoir enchainer sur la rédaction de mes Chroniques Personnelles ; une œuvre de Titan que je délaisse souvent au profit de ce que je partage ici.
 
Comprenez moi bien : j'aime énormément partager avec vous chaque texte ou article que je relate ici. Sinon, je ne m'y emploierai pas quotidiennement avec autant d'ardeur, de désir d'offrir un peu de moi-même à ceux et celles qui me suivent.
 
Néanmoins, quel en est le but. Je partage ce que je suis, ce que je sais, ce que je pense, ce que j'imagine. Je partage mes textes rattachés à mes recherches historiques, sur mes questionnements sur la destinée de notre Civilisation. J'offre maints aspects, complexes, hétéroclites, profonds, à qui à envie de les découvrir. Humblement, modestement, je tente d'apporter ma pierre à cet immense et merveilleux édifice qu'est l'Humanité. Il y a tant à explorer. Les frontières de ses infinités sont en permanence à repousser. Elles sont chaque jour à franchir pour un dépasser ses considérables limites.
 
Je m'y use l'esprit, le corps, la santé. Je m'y emploie en plus de mes autres activités quotidiennes que quelques-uns ou quelques-unes connaissent un peu parce qu'ils ont lu des épisodes de mon existence qui gangrènent, eux aussi, des pans entiers de ma vitalité physique, mentale, ou morale. Sans répit ni repos, quasiment vingt-quatre heures sur vingt-quatre, même si je suis à genoux, désespéré, seul, stressé, etc. Peu importe, tout ceci n'a pas d'importance. Je me dois d'être fort pour que d'autres puissent vivre leur vie en toute tranquillité, sérénité, apaisés, délivrés des affres de la maladie, du handicap, ou de la détresse.
 
Comprenez moi bien également : je ne me plains pas. J'explique juste une facette invisible de mon existence que l'immense majorité de ceux et de celles qui effleurent à peine ce que je leur offre ici ne soupçonnent pas. En ont-ils le désir d'ailleurs. Souvent, je remarque que ces personnes sont emplies de certitudes, de jugements, de condamnations de mes prises de position, de mes valeurs. Ils ou elles se moquent de moi, de ce que je partage. Ils ou elles me vouent aux gémonies, me jugent, me condamnent, me meurtrissent.
 
Bien-sûr, à priori, ce qu'ils ou elles peuvent penser, écrire, relayer, sur moi, n'a pas d'importance. Ce serait leur donner un crédit qu'ils ne méritent pas. Je ne l'oublie jamais, soyez en conscients. Toutefois, s'investir autant pour ce résultat. A quoi bon ? Si ce n'est quelques commentaires, quelques mp parfois, nul(le) n'a envie d'en découvrir davantage sur moi. Nul(le) n'a envie de me téléphoner, de me rencontrer éventuellement. Je demeure isolé, perdu, abandonné, malheureux de ne pas pouvoir créer un lien plus puissant avec les personnes qui, ici, m'intéresseraient de côtoyer.
 
Je n'ai jamais osé allé vers les gens. Je n'ai qu'exceptionnellement pris l'initiative de suivre le chemin me conduisant dans leur direction. Je ne veux déranger, gêner, bousculer l'existence ou le quotidien de quiconque. Puis, mon handicap, ma maladie, font que je ne peux facilement me déplacer ; je n'ai pas de moyen de locomotion. Enfin, pratiquement à chaque fois que j'ai tenté de m'ouvrir audacieusement aux gens auxquels je tendais la main, ils m'ont presque systématiquement expliqué : tu es gentil, je t'aime bien, mais j'ai autre chose à faire. J'ai ma famille, mes amis, ça me suffit. J'ai es activités, mon travail, qui me prennent tout mon temps, toute mon énergie, je n'ai pas la possibilité d'en faire davantage. Tu es trop loin, tu es trop différent, par ton intellect. Du fait de tes connaissances, je ne me sens pas à la hauteur. Ton handicap, ta maladie, sont u frein... Tous les prétextes sont bons. Et ça me blesse, ça me fait mal au plus profond de mon cœur et de mon âme.
 
Que dois-je donc faire pour avoir quelque valeur aux yeux de ceux et celles aux cotés desquels j'aimerai être Souvent, j'ai le sentiment qu'il faudrait que je sois quelqu'un d'autre, dans les "normes", au corps non corrompu par les maux dont il est atteint, au métier équivalent à celui de n'importe lequel d'entre vous, aux centres d’intérêts communs, aux préoccupations centrées sur soi et son proche entourage. Parfois, je me sens sale, abject, monstrueux, ignoble, méprisable. Je me sens invisible, impur, indigne.
 
Alors, à quoi bon cet engagement pour ces autres qui ne créent pas de lien avec moi. A quoi bon toute cette énergie, tout ce temps, déployés de ma part, pour leur offrir tout ce que je peux de moi. Et encore, ce n'est qu'une faible fraction. Pour autant, même minime, celle-ci est déjà considérable puisque j'y consacre énormément de vigueur, qu'elle est chronophage. Que j'en ressors vidé, sans ressort. A quoi bon écrire ici, retranscrire mes pensées, mes réflexions ? A quoi bon partager tant de textes, tant d'articles, tant de récits ? Je m'interroge car je ne sais plus, je vous le dis simplement, mais sincèrement....
 
Dominique Capo


15 mai 2019

L'Humanité d'après :

X1La Terre ne s'est pas bâti en un jour. Du Big Bang à aujourd'hui, des milliards d'années se sont écoulés pour que notre Arche acquiert sa forme actuelle. Elle a subi de nombreux bouleversements, de nombreuses catastrophes, de nombreuses transformations. De nombreux Ages, tantôt glaciaires, tantôt arides, s'y sont relayés. De la première cellule vivante à l'Homme du XXIe siècle, de nombreuses espèces s'y sont succédées. Six extinctions massives d'espèces vivantes s'y sont supplées.

 
L'Humanité n'en n'est qu'à l'Aube de son Histoire. L'Humanité n'en n'est qu'à l'Aube de son Évolution. Comme d'autres espèces dominantes avant elles, elle est née, elle va grandir. De l'enfant à l'adulte, de l'adulte au vieillard, le chemin est encore long jusqu'à ce qu'elle acquiert sa pleine maturité ; et avec elle la sagesse lui permettant de dépasser ses instincts les plus primaires.
 
Car l'Homme n'est qu'un Enfant qui apprend. Il n'en n'est qu'au balbutiements des découvertes qui l'autoriseront un jour à aller de l'avant. A oublier les heurts qui l'oppose à tout ce qui est, de lui, différent. A oublier ses peurs, ses violences, son orgueil, son arrogance. A oublier son égoïsme, ses illusions, ses futilités, sa vanité. Un jour prochain, toutes ces insignifiances qui nous semblent si importantes, si essentielles, à l'heure actuelle, seront emportées par le Vent de l'Histoire. C'est d'une évidence confondante.
 
Ceux et celles qui viendront après nous auront certainement beaucoup de mal à comprendre nos préoccupations du moment. Ils ou elles auront beaucoup de mal à comprendre pourquoi nous nous déchirons au lieu de nous unir face aux dangers qui nous menacent. Ils ou elles auront beaucoup de mal à comprendre pourquoi nous nous accrochons désespérément à nos croyances, aux richesses matérielles de ce monde ; alors que là n'est pas le but de notre passage ici-bas. Ils ou elles pleureront certainement l'immensité de notre ignorance. Ce désir sans frein de demeurer des enfants, des naïfs, des êtres sans rêves ou imagination. Et ils se riront de cet Age auquel nous sommes tant attachés. Ils le verront comme celui dédié à l'Obscurantisme, à l'inculture, à l'inconscience.
 
Alors, ils se diront que l'Homme d'aujourd'hui ne vaut pas la peine qu'on s'y attarde. Il n'aura rien apporté à la Civilisation dont il dépend. Il aura transgressé les valeurs qui ont autorisé son espèce à franchir toutes les épreuves que la Destinée à mis sur sa route. Il aura délaissé ce lien qui l'unit indéfectiblement à sa planète, à sa faune et à sa flore. Dans ces conditions, songera-t-il, seules quelques lignes assez brèves suffiront pour exposer son empreinte dans le Grand Livre de l'Histoire. Car d'autres Ères plus importantes, méritent toutes notre attention, murmurera-t-il alors au Grand Architecte de l'Univers dont ils seront l'un des échantillons.
 
Et ils continueront leur cheminement sur une Terre apaisée, restaurée, régénérée. Ils partiront à la conquête des Étoiles. Ne faisant plus de distinction à l'encontre de telle ou telle ethnie, de telle ou telle religion, de telle ou telle idéologie, de habitants de tel ou tel continent, etc. - quelle ineptie, vraiment !!! -, ils seront les membres d'une Humanité adulte que nous ne sommes pas...

14 mai 2019

Je suis d'ailleurs :

X2Il y a des lieux que je dissimule aux tréfonds de mon âme, qui dépassent les frontières de mon imagination. Il y a des émotions au cœur desquelles se mêlent lumières et ténèbres qui avalent des pans entiers de min interminable destinée. Il y a des rêves monstrueux et divins qui outrepassent la part d'humanité dont je suis doté.

 
Quand je regarde ce qui brule en moi depuis l'aube de l’Éternité, je contemple des Éons qui m'enrichissent démesurément. Quand je parcours les mille chemins sur lesquels mon humble destinée m'entraine, je ne peux que verser des larmes de saisissement :
 
Tant de beautés et tant d'horreurs, tant de joies et tant de détresses, tant de victoires et tant de défaites, tant de naissances et tant de morts. L'Homme, dont je suis depuis le commencement des Temps, et que je suivrai jusqu'au terme de son existence, est à la fois paradoxale et complexe, riche et pauvre de sagesse, doué de raison et de stupidité, savant et ignare, volontaire et couard. Il est aimant et haineux, croyant et imbécile, heureux et malheureux, doué et maladroit.
 
Tout cela, et bien davantage encore, se dissimule en lui depuis si longtemps ; que j'en ai oublié le moment où Ceux qui nous ont précédés lui ont accordé ces facultés. J'étais présent en ces Ères d'Avant ; mais je ne m'en souviens pas. Car mon imagination et mes souvenirs se confondent pour créer une autre Réalité. Et ils sont mes songes et mes cauchemars que ma chair et mon sang absorbent avec sidération. Ils me hantent jusqu'à ce que je les inscrive dans le Grand Livre qui n'a pas de nom.
 
Alors, finalement, que suis-je véritablement au regard de ces hommes et ces femmes attendant des Cieux qu'ils s'ouvrent pour les sauver ? Je ne suis en fait que l'ombre de leur ombre. Je ne suis que cette mini-seconde durant laquelle ils aperçoivent fugitivement le Grand Architecte de l'Univers dont je suis le bras armé. Je suis ni mort ni vivant ; juste l'observateur d'imaginaires, d'espoirs, de projets, de magnificences auxquels je suis incapable de contribuer. Uniquement les fixer en des ailleurs auxquels ils n'ont pas accès afin qu'ils ne soient jamais oubliés...

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13 mai 2019

Mon corps, ma malédiction :

X1Ici, il y a quelques femmes qui m'attirent irrésistiblement. Elles me captivent, elles me charment, elles embrasent mon cœur et mon âme inexorablement. Je n'y peux rien, c'est plus fort que moi. C'est au-delà de mes émotions et de ma volonté. Elles dévastent tout sur leur passage. Elles triomphent de tous les combats que je mène pour leur résister. Et pourtant, aucune d'elle n'est consciente des émois qu'elles suscitent en moi...

 
Alors, souvent, dans le silence et la solitude, je pleure. Alors souvent, j'aimerai avoir le bonheur d'avoir une autre vie afin d'avoir le privilège et l'honneur de les approcher. Alors souvent, je prie tous les dieux de l'univers - même si je ne crois en aucun d'eux - qu'ils me transforment en quelqu'un qui aurait le droit de leur parler, de mes doigts troublés les effleurer. De mon regard tendre et passionné, de me fondre dans leur univers si remarquable. De ma présence à leurs cotés, exister pleinement parce que je partage avec elles tout ce que je suis, tout ce que, en moi, j'ai.
 
Oui, quitter cette enveloppe charnelle que tant de femmes, hier, aujourd'hui encore, méprisent, se moquent, repoussent, allégrement. Abandonner ce corps couturé de cicatrices, blessé, humilié, tyrannisé régulièrement, pour un autre qu'elles n'hésiteraient pas à aborder, à accoster. Pour un autre qu'elles apprécieraient de côtoyer, en compagnie duquel elles se sentiraient en confiance, assez du moins pour avoir envie de le fréquenter.
 
Et alors, leur révéler par mes mots, au travers de ma personnalité, au travers de mes expériences, au travers de mes savoirs, au travers de tout ce que je cache dans mon cœur et dans mon âme, tous les trésors que je rêve de leur offrir depuis si longtemps.
 
C'est impossible, c'est évident. Néanmoins, malgré ce corps disgracieux, estropié, insignifiant, à coté duquel aucune d'elle ne veux se montrer, j'ai bien de fois tenté de leur dévoiler qui je suis en réalité. En vain, évidemment. "Tu es trop loin. Trop de choses à faire. Ma vie est déjà bien remplie. Tu es gentil, mais le virtuel me suffit en ce qui te concerne. Etc...", m'ont-elles systématiquement répondu ; attisant ainsi davantage ces myriades de cicatrices dont mon corps est pourvu. Me montrant ainsi davantage encore que je ne suis qu'un moins que rien, qu'un être méprisable, qui doit avoir honte de son enveloppe charnelle. Alors que lorsque j'écris, alors que lorsque je retranscris sur le papier mes pensées, mes idées, mes émotions, mes connaissances, celles-ci les passionnent tant.
 
Donc, je me cache. Donc, je ne sors plus de chez moi. Alors, je ne rencontre plus personne. Alors, je coupe le contact avec le monde entier. Pourquoi s'acharner à aller physiquement vers des personnes - et des femmes en particulier - avec lesquelles je serais heureux de discuter, d'offrir mon estime, mon respect, mon amitié, si à chaque c'est pour être jugé et condamné. Si c'est pour que la première chose qu'elles voient de moi les répugne, les fait fuir.
 
Comprenez moi bien : je n'ai aucune gêne d'être l'homme que je suis. Je ne ne sens pas monstrueux, laid, infamant. C'est le regard de celles auxquelles je tends la main qui m’humilie, qui me détruis. C'est leur réaction lorsque je leur explique ma démarche sincère, honnête, fidèle, envers elles, qui m’avilis. C'est les mots qu'elles prononcent pour m'écarter plus ou moins "gentiment" de leur route, qui me font sentir sale, obscène, répugnant, négligeable, abject. De mon coté, je suis qui je suis par tous les aspects de mon corps, de ma personnalité, de mon caractère, de mon chemin de vie, etc. Et c'est dans cette perspective que je tente de les atteindre, que je veux les apprécier. Pas elles...
 
De fait, pour cette raison, et pour bien d'autres qui me concernent plus personnellement, plus directement, je me réfugie dans le seul univers où elles ne peuvent pas me blesser, m'affliger, me heurter, me faire pleurer : celui de l'écrit. C'est entre autres pour ça que je retranscris mes émotions, mes réflexions, mes idées, mes savoirs, et bien d'autres choses, au travers de textes tels que celui-ci. C'est pour ça que les livres sont ce que j'ai de plus cher. C'est pour ça que mon imagination est si importante ; elle me permet de décrire ce que je n'ai pas le droit d'expérimenter au sein de ma quotidienneté.
 
Enfin, je sais que e que je relate ici va vite tomber dans l'oubli. Comme les précédents récits sur ce sujet. Que la vie va continuer, imperturbablement, sans modification de ces comportements dont je suis le jouet. Et que je suis condamné à pleurer cette malédiction du "paraitre" dont je suis l'objet, chaque jour que Dieu fait. Que je suis condamné à souffrir de mon apparence, alors que mon esprit et mon cœur ont tant à donner. Et, de fait, disparaitre au sein de mes écrits, de mes livres, de mes œuvres personnelles, à tout jamais...
 
Dominique Capo

12 mai 2019

Modifications du 12/05/2019 :

Z1Aujourd'hui, c'est Dimanche, et je me repose. Dehors, le ciel est clair est lumineux. Le soleil a fait son retour après plusieurs jours d'absence remarquée. Les températures sont reparties à la hausse. Les fenêtres de mon bureau sont ouvertes, et seule une légère brise folâtre entre les branches des arbres aux feuillages verdoyants. Ils se trouvent de l'autre coté du mur de pierre séparant l'immeuble au premier étage duquel est situé mon appartement. Mais en me penchant un peu par la fenêtre, je les distingue aisément.

 
J'entends également le gazouillis des oiseaux, ainsi que les cloches de l'église de Valognes sonnant certainement la fin de la messe ou l'heure de midi. Tout est calme, serein, apaisé.
 

Z2Cela fait une bonne quinzaine d'années que j'ai débutée ma collection de figurines historiques. A l'époque, j'habitais encore à Sain-Denis, en région parisienne, et je travaillais à l’Éducation Nationale. J'étais employé à l'Université Paris VIII ; pas un de mes meilleurs souvenirs puisqu'il s'est conclu par un burn-out de ma part. J'y reviendrai longuement lors de la rédaction de mes Chroniques Personnelles puisqu'il s'agit-là de l'un des tournants majeurs de mon existence. Quoiqu'il en soit, c'est par hasard que j'ai à nouveau découvert cet univers que j'avais délaissé depuis 1995. Date de mon départ de la Bibliothèque Nationale et de la fin de mes "années jeux de rôles, j'y reviendrai aussi longuement dans mes Chroniques.

 
C'est par les figurines des Étains du Prince et des Étains du Graal que j'ai débuté cette collection, que je n'ai pus stoppée depuis. L'une se concentre plus particulièrement sur la période napoléonienne. Elle édite une série de six nouveaux généraux liés à cette période tous les ans. Nous sommes au mois de Mai. Je pense que la série inédite de l'année 2019 ne devrait pas tarder à voir le jour. L'autre se concentre sur la période du Moyen-Age, avec quelques détours sur diverses périodes de l'Histoire de l'Humanité. Mais aucune nouveauté n'a été éditée depuis plusieurs années. Et comme je détiens l'immense majorité de ses figurines, je l'ai délaissée.
 

Z3Actuellement, même si je n'en n'ai pas effectué l'inventaire compté, je dois posséder plus de 3500 figurines. Pas moins, c'est certain. Elles sont réparties sur l'ensemble des étagères disséminées partout dans mon appartement. Aucun endroit, si ce n'est la cuisine, le WC, la salle de bain, les couloirs, ou la buanderie, ne sont épargnées. Cependant, leur répartition se concentre particulièrement entre la salle à manger-salon, la chambre, et mon bureau.

 
Il faut avouer que ces étagères n'accueillent pas seulement mes collections. Elles accueillent aussi la multitude de livres, de bandes dessinées, de DVD de films et documentaires, que je m'achète tout aussi régulièrement. Et ces livres, ces bandes dessinées, ces DVD sont tout aussi fondamentaux pour moi, que celles-ci. Car je ne pourrais vivre sans livre, je l'ai déjà mentionné à maintes reprises ici. Ils me sont aussi indispensables que la nourriture que je mange, ou que l'air que je respire. La bande dessinée est un univers qu'un ami de l'époque où j'habitais en région parisienne m'a fait découvrir, bien que mon père avant moi en était amateur. Mais là, encore, cette passion s'est démultipliée avec moi. De même que pour le cinéma. Cependant, ce sont les livres vers lesquels mon cœur se penche avec le plus de ferveur. Je ne suis pas écrivain pour rien. Ils font partie de mon ADN. Sans eux, je ne serai rien.
 

Z4Récemment, j'ai dû réorganiser la disposition de quelques séries, car de nouvelles sont éditées mensuellement. Ce sont les figurines King and country, dont vous voyez celles que j'ai acquises en début de mois, et réceptionnées hier, qui ont les collections les plus considérables. Chaque figurine mesure 60mm - 6cm - de haut. Fabriquées en métal, elles sont peintes à la main. A l'achat, un piéton coute entre 40 et 50 euros, un cavalier entre 110 et 130 euros. Elles ne sont diffusées à la vente que pour une période déterminée - environ deux ans ou trois ans. Ensuite, elles sont retirées du marché, et si ce n'est sur des sites de centes aux enchères, ou lors de ventes aux enchères exceptionnelles chez Drouot, elles deviennent indisponibles.

 
Ainsi, nombre de figurines que je possède ont depuis longtemps disparu de la circulation. J'estime la valeur monétaire de mes collections allant de 60 000 à 80 000 euros environs, bien que leur valeur sentimentale soit énormément plus importante à mes yeux. Je les préserve donc avec d'autant plus de soin. Elles balaient l'ensemble de l'Histoire de l'Humanité, de l’Égypte Antique à la Guerre du Vietnam. La période la plus riche est la plus diversifiée à laquelle King and country se consacre, c'est la Seconde Guerre Mondiale. J'imagine que c'est la période préférée des amateurs de figurines de ce genre. Mais intentionnellement, j'ai choisi de ne pas m'y consacrer, car à elle seule, elle est aussi imposante que la majorité assemblée des séries que je suis depuis leur commencement. Et comme mon budget, bien qu'honorable, n'est pas extensible à l'infini, j'ai dû faire des choix.
 

Z5Je concentre de fait mes collections sur une période allant de l’Égypte Antique à la fin du XIXe siècle, ce qui est déjà considérable. Les deux périodes pour lesquelles les collections que je possède son extrêmement vastes et diversifiées, sont la période napoléonienne et les Croisades du Moyen-Age en Orient. Les deux assemblées sont aussi importantes que celle sur la Seconde Guerre Mondiale, c'est évident. A coté de celles-ci, apparaissent des séries sur la Grèce de Périclès, sur la Guerre des Gaules, sur la Guerre civile anglaise du milieu du 17e siècle, sur la Révolution américaine de 1776, sur la Guerre de Crimée, etc.

 
A coté de cela, des collections indépendantes qui ne sont pas rattachées à King and country, évoquent les personnages des films, ou plutôt du l’œuvre littéraire fantastique, ce monument de la littérature qu'est le Seigneur des Anneaux. Ainsi, que la saga Star Wars. Incontournable pour l'amateur de cinéma et de littérature que je suis. A quand une série sur Games of Thrones, ce serait génial.
 
Bref, pour terminer, les photos-ci-jointes montrent les quelques figurines que j'ai achetées dernièrement : deux rattachées à la collection sur la Guerre des Gaules, une sur la période des Croisades, deux sur l'épopée napoléonienne, et trois sur l'épisode à la fois glorieux et tragique de la construction des États-Unis, qu'est Alamo. Ces séries sont incomplètes, je les poursuivrais dans les mois qui viennent. Les plus proches de leur conclusion - provisoirement - sont celles sur la Guerre des Gaules et sur Alamo. Celle sur les Croisades et sur la période Napoléonienne sont loin d'être terminées puisque de nouvelles figurines viennent d'être éditées ces trois derniers mois. Et puis, surtout, j'attends avec impatience de pouvoir commencer une toute nouvelle série rattachée à l’Égypte Antique ; que King and country avait délaissé depuis deux à trois ans.
 
Voila, maintenant, je vous laisse. Je vais me reposer le reste de la journée.Car demain, je reprends la rédaction de mes Chroniques Personnelles. Documentaires, débats, films, séries, m'attendent. J'en ai des quantités à visionner en retard. Ce soir, je me replonge dans la lecture du dernier polar de Michael Connelly, avant d'enchainer sur le dernier Linwood Barclay. Sans compter la trentaine d'autres ouvrages qui m'attendent. Je vous souhaite donc, à tous et à toutes, un excellent repos dominical. Et mes pensées les plus amicales et les plus cordiales s'envolent vers vous en permanence...
 
Dominique Capo

11 mai 2019

Le 11/05/2019 :

X1Aujourd'hui, j'ai reçu de nouvelles figurines que je n'ai pas encore déballées du colis que la factrice m'a apportée ce matin. Donc, sitôt ce petit texte terminé, je vais m'employer à les en sortir. Puis, je vais les positionner parmi les autres de la période à laquelle elles se réfèrent, avant de les prendre en photo. Demain, probablement, entre 12h et 13h, juste avant mon repos dominical, je vais rédiger un texte afin d'en détailler la période historique à laquelle elles se rapportent.

Cet après-midi, je vais entièrement me consacrer à la rédaction de mes Chroniques Personnelles. Cette histoire de ma vie que je raconte par bribes. M’appuyant sur les centaines de pages de notes, de textes épars, se trouvant à coté de moi, je poursuis cette œuvre de longue haleine. Actuellement, je me concentre sur mes "années lycées" qui ont connues énormément de bouleversements de toutes sortes qui m'ont profondément marquées ; que ce soit au niveau familial, scolaire, amical, j'en passe.

Plusieurs inguérissables fractures ont impactées cette période de mon existence. Il y en a eu d'autres avant ; il y en aura d'autres après. Mais celles-ci ont été particulièrement pénétrantes. Les lecteurs et les lectrices qui souhaiteront, un jour, me connaitre tel que je suis réellement, découvriront tous ses aspects - et bien d'autres - lorsque j'en aurais fini la retranscription. Et lorsque j'aurais fais publier ces Chroniques Personnelles - pas moins de 500 pages, je pense - par un éditeur digne de ce nom.

Je m'y emploie avec attention, avec concentration, avec minutie, avec ardeur. Je m'y emploie en me relisant minimum cinq à dix fois avant d'en avoir ôté les fautes d’inattention, de grammaire, d'orthographe, les longueurs, les répétitions. Afin que le texte soit le plus clair et le plus agréable à lire possible. Je suis inflexible, d'une rigueur qui n'a rien à voir avec la façon dont je compose les articles ici partagés. Car ceux-ci, je les libelle "au kilomètre". C'est à dire, en me corrigeant de toutes les manières ci-dessus décrites qu'exceptionnellement. Je vous livre un récit "brut" du fait de mon manque de temps.

Enfin, pour ceux et celles qui le désirent, j'ai transposé sur ma page "Dominique Capo" les pages 12 à 14 sur la cinquantaine dont il est composé, de ma thèse sur le milieu du 17e siècle en France. Et notamment sur la Fronde. En effet, je me suis longuement penché sur cette période quand je travaillais en tant qu'historien-chercheur et aide-bibliothécaire à la Bibliothèque Nationale. Si le coeur vous en dit, surtout n'hésitez pas.

Et maintenant, j'y vais. En fin d’après-midi, je visionne documentaires, débats, émissions sur l'actualité, etc. Ce soir, je me replonge dans mes innombrables lectures en cours. Je vous dis donc : à plus tard.

Dominique Capo

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