Mes Univers

19 janvier 2020

Dimanche 19/01/2020

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Juste un petit mot pour toi, maman. Juste pour te dire qu'aujourd'hui, je me repose de mes écris. Je me détends et me change les idées. Avec Vanessa, cet après-midi, nous allons visionner l'avant-dernier épisode de la série "la Caméra explore le Temps", dont je ne me souviens plus du sujet. Nous aurons définitivement terminé cette série d'émissions historiques des années soixantze la semaine prochaine. Néanmoins, nous avons encore un tas de documentaires historiques qui nous attendent - parfois depuis de nombreux mois ; peut-être davantage - à coté de notre téléviseur et de notre lecteur-enregistreur de DVD.

Ensuite, nous allons certainement visionner une émission sur l'actualité que nous avons enregistré cette semaine, et que nous n'avons pas encore eu le temps de suivre.

Enfin, un film, parmi les dizaines - de tous genres, qui s'accumulent, soit sur le disque dur de notre lecteur-enregistreur de DVD, soit en DVD, soit sur la clef USB qui les accompagne. Au fur et à mesure, nous essayons de visionner les plus anciens, car de nouveaux attendent sur mon ordinateur. Mais je préfère liquider ceux qui datent de plusieurs mois, avant d'enchainer sur de plus récents.

Enfin, ce soir, comme chaque Dimanchez soir, nous allons lire tranquillement au lit. En ce moment, je dévore "Aqua", un roman de 950 pages passionnant et fascinant évoquant un plausible avenir proche de l'Humanité. C'est un auteur que je découvre, mais dont je vais suivre la bibliographie avec attention dans les temps qui viennent.

Voila, je pense très fort à toi. Repose toi bien cet après-midi. La semaine qui vient risque d'être chargée. Donc, profite-en pour te détendre. Moi, dès demain, je reprends mes recherches historiques, et la poursuite de mon ouvrage sur l'Origine des Civilisations. En me concentrant presque exclusivement sur celui-ci.

Je t'embrasse, Maman.

Dominique

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18 janvier 2020

Lecture en cours :

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Ne vous y trompez pas, je ne suis pas en train de revenir. J'ai expliqué il y a peu que je m'éloignais - pour un temps indéterminé - de Facebook, et plus généralement des réseaux sociaux, je maintiens ma décision.

Par ce petit post, je montre tout simplement que je suis toujours vivant, et que, depuis l'obscurité et le silence dans lesquels je me suis réfugié, je poursuis la rédaction de mes deux ouvrages : "Réflexions Phillosophiques" et "De l'Origine de la Civilisation - des civilisations". Je me concentre sur ces projets majeurs, en y consacrant tout mon temps, toute mon énergie, toute mon attention... Je lis et relis en permanence mes centaines de pages de notes destinées à les alimenter, à les enrichir, à les approfondir. Je les corrige, j'en ote les lourdeurs, les coquilles, les fautes de grammaire et d'orthographe, les répétitions lexicales...

Il est intéressant de remarquer que, depuis que j'ai pratiquement totalement coupé les liens qui m'enchainaient à Facebook, je suis plus détendu, plus serein, plus apaisé ; plus apte aussi, à faire progresser mes textes plus efficacement et de manière plus assidue. Je ne suis plus "pollué" par tout ce superflus.

En tout état de cause, je souhaitais juste partager avec vous le quatrième de couverture d'un roman que je dévore depuis quelques jours. 950 pages d'une vision pas si improbable que cela de l'avenir proche de l'Humanité. Son auteur, qui l'a publié en 2006, situe son intrigue en 2030 ; en l'état actuel de la situation, j'en verrais un certain nombre de ses apects à l'horizon 2100 :

 

Aqua :

2030, alors qu'en Europe des dizaines de milliers de personnes meurent noyées sous les flots lâchés par une digue qu'un groupuscule terroriste a fait sauter aux Pays-Bas, en Afrique, la pénurie d'eau décime les populations.

L'eau, enjeu de toutes les convoitises. L'eau, qui existerait en grande quantité à deux-cents cinquante mêtres de profondeur au coeur du Burkina-Faso, peut-être le plus pauvre des Pays les plus pauvres. L'eau, qu'Anthony Fuller, patron d'un consortium américain, va tenter de s'approprier au mépris de toutes les lois internationales...

Jean-Marc Ligny, FolioSF, numéro 526

 

Note, 9/10

 

Dominique Capo

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11 janvier 2020

Je ne veux plus, je ne peux plus :

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Je désirerai dire une dernière chose avant de couper le lien qui me lie à Facebook depuis des années. Tandis que j'écris ces mots, j'en ai les larmes aux yeux. Mais aujourd'hui, après avoir retourné maintes pensées dans ma tète, après avoir écrit un long texte dévoilant ma définition de l'amitié - et encore, je me rends compte qu'il y a certains aspects douloureux que je n'ai pas exprimé -, je ne discerne pas d'autre chemin à emprunter.
 
Toute ma vie, j"ai cherché à être heureux. J'ai cherché à partager qui je suis, ce que je suis, aux tréfonds de mon âme et de mon cœur avec ceux ou celles qui illuminaient mon existence. Ces personnes, je voyais en elles quelque chose d'indéfinissable, d'inexprimable, mais quelque chose qui me poussait irrésistiblement, malgré moi, dans leur direction. Quelque chose de beau, de grand, de respectable, d'honorable, qui avait la capacité en moi de dépasser tous les obstacles, toutes les épreuves, qui constellaient mon chemin. Toute ma vie, je me suis battu avec rage, avec toute mon énergie, dans ce but. Toute ma vie, mon vœu le plus cher, le plus ardent, a été d'atteindre une part infime de ce que ces personnes représentaient pour.
 
Toute ma vie, parce qu'en conséquences, elles avaient une place comparable à nulle autre dans ma vie, j'ai voulu leur exprimer tout qu'elles m'apportaient. Tout ce bonheur, toute cette joie, cette sérénité, cette paix de l'âme, qu'elles m'insufflaient. Cette force incroyable qu'elles me procuraient, juste parce que j'avais l'honneur et le privilège de leur parler, de les côtoyer, de les rencontrer, de dialoguer avec eux ou elles. Cette impression d'être à ma place à leurs cotés.
 
Ce sentiment d'avoir pour une fois, droit à un peu de bonheur, après toutes les souffrances que j'ai enduré. Tous les drames auxquels j'ai été confronté. Toutes le moqueries, les rejets, les humiliations, les mises à l'écart, qui m'ont torturé, brisé. Cette violence à mon encontre qui a maintes fois mutilé mon âme. Cette terreur qui s'est peur à peu infiltré en moi, dès que j'osais tendre la main à quelqu'un que j'estimais, que je voulais apprendre à découvrir et à connaitre davantage.
 
J'ai hurlé au milieu de la nuit, je me suis mutilé l'esprit et le corps, à force de me haïr de ne pas parvenir à ce résultat tant espéré, tant rêvé. J'ai dépensé des fortunes, j'ai parcouru la France entière, une partie du monde. J'ai usé ma chair et ma conscience. J'ai abandonné tout ce que j'avais derrière moi. Juste pour approcher cet espoir d'être accueilli parmi ces personnes comme n'importe quel être humain digne de ce nom. Comme n'importe quel individu digne de respect, d'un minimum d'égards, digne d'affection, d'amitié.
 
Combien de fois me suis-je heurté au même mur ? Combien de fois les réponses ont été les mêmes ? Combien de fois as-t'on justifié l'indifférence que je suscitais, par des paroles en apparence inspirée par le bon sens, mais qui revenaient à dire "on ne veux pas de toi parmi nous". Tu es et demeurera un étranger. Tu auras beau montrer tout ce que tu veux pour nous faire comprendre que tu en vaux la peine, tu n'es pas le bienvenu parmi nous.
 
Comment se sentir reconnu, apprécié, ou même tout juste toléré, dans ces conditions ? Comment se sentir estimé, comment avoir un regard rempli de joie et de bonheur sur soi-même ? Comment se sentir serein, apaisé ? Non, c'est impossible, quand systématiquement, ce besoin d'être avec les personnes que vous chérissez, d'être en compagnie des personnes qui ont de la valeur à vos yeux, se détournent de vous, ou vous jettent quelques miettes de leur temps quand ça les arrange ? Comment se sentir aimé, intéressant ? Comment ne pas être amené à se réfugier dans le silence et la solitude, les larmes et la souffrance, si les personnes à qui vous vous ouvrez, considèrent cela comme anecdotique ou n'ayant que peu de valeur. Aussitôt dit, aussitôt oublié.
 
Et Vanessa !!! Elle qui a toujours espéré que, par ce biais, nous pourrions faire connaissance avec des personnes qui ne nous condamneraient pas à être ceux qui viendraient automatiquement en dernier. Elle aussi attendait énormément des démarches de ma part vis-à-vis des gens que je sollicitais. Elle aussi, désirait ardemment avoir la capacité, la possibilité, de créer des relations sincères, directes, respectueuses, sans arrière-pensée, avec elles. Elle aussi y voyait une opportunité de casser les ressorts de cette existence dont nous sommes les laissés pour compte. Où quoi que nous fassions, où que nous regardions, les gens se comportent avec nous de la même façon.
 
Oui, nous avons envie d'être heureux en compagnie de gens avec lesquels nous aimerions être. Est-ce un mal ? Est-ce quelque chose de répréhensible, de condamnable ? Oui, nous sommes différents de par notre handicap, notre maladie, notre fragilité, notre sensibilité ? Est-ce un crime nous condamnant à l'isolement et à l'obscurité ? Sommes nous des gens honteux, indignes, méprisables, maudits ? Souillons-nous ceux et celles que nous sollicitons, par notre présence ? Par notre désir de partager avec eux ou elles ce que nous sommes, ce que nous cherchons à vivre ?
 
Cette dictature de la normalité, où tout le monde doit être semblable. Comme dans ces pubs où chaque homme ou femme est beau, jeune, souriant, bien portant, détendu, heureux. Où on cache ceux et celles qui n'obéissent pas à ces critères "monstrueux" écartant de l'Humanité" qui ne sont pas "normaux". Ces gens comme nous, que l'on pousse, consciemment ou inconsciemment, à la misère amicale, au désespoir, à l'attente, à l'espoir toujours déçu. Ces gens qui n'ont pas droit de cité, qui ne sont jamais mis en avant. "Vous rendez-vous compte de l'image qu'ils donnent !!! Comment pourrai-je me montrer avec eux. L'image que mon entourage se ferait de moi !!!".
 
Alors, Vanessa, comme moi, fuyons. Nous pleurons, nous désespérons. Nous devenons des prisonniers de ce système de pensée, de ce comportement. De ce diktat des apparences, des préjugés. De cette dictature qui fait qu'on ne peut pas nous faire confiance, nous accepter au sein d'une communauté totalement différente de celle d'où nous venons. "Comprenez-vous, ils ne sont pas comme nous !!! Différents, étrangers, ils sont incompatibles. Ils ne sont pas à leur place.Ils doivent rester entre eux, avec les gens comme eux !!!".
 
J'ai tout essayé. Ces derniers jours, je pensais écrire mon livre sur les origines de la Civilisation, et en partie, celui où je relate mes Réflexions Philosophiques. Chaque matin, je me disais, ça y est, aujourd'hui, c'est promis, en début d'après-midi, je me plonge dans mes notes sur Sumer, Akkad, Ur, etc. Entre 12h et 13h, une heure pour corriger, rectifier, approfondir, mes écrits philosophiques. Et chaque jour, évidemment, je ne le pouvais pas. Mes pensées, mes mots, mes idées, n'étaient tendues que dans un seul mouvement. Espérer qu'aujourd'hui, j'aurai un signe de la part des gens avec lesquels je veux développer, enrichir, exalter, mon amitié. Mon Dieu, faites qu'ils se manifestent, qu'ils me fassent coucou. Dominique, nous ne t'oublions pas, nous ne te négligeons pas. Dominique, tu es le bienvenu parmi nous. Dominique, notre porte t'es ouverte.".
 
Quelles désillusions, quelles larmes. Et Vanessa, quelle déception. Qui aurait l'audace de nous contacter. Pas le temps, autre chose à faire, pas assez important, c'est louche, qu'est ce qu'ils me veulent. Oh, Dominique, il cherche à se lier amicalement avec moi, une femme, pour du sexe !!! Il est un homme, il est forcément un coureur de jupons qui ne pense qu'avec son bas-ventre. Sa gentillesse, sa sensibilité, son ouverture d'esprit, sa curiosité envers ces femmes, ne peut pas dépasser leur apparence et leurs charmes !!!
 
Dès lors, je pars. Dès lors, je m'exile. Je me demande d'ailleurs qui est le plus monstrueux, inhumain, barbare ? Moi, parce que je ne correspond pas à tout ce que l'on attend d'un être humain digne de ce nom, ou ces gens qui se prétendent normaux, entourés de leurs familles, de leurs amis "réels", de leurs connaissances, et qui n'ont aucune empathie. Des gens qui sont perclus de certitudes, de préjugés.
 
A moi tout seul, je ne peux pas changer, bousculer, ou effleurer la conscience de ces personnes. Leur conscience est inatteignable. Ils sont enchainés à leurs futilités, à leur inconsistance, à leurs éphémérités. Il suffit de regarder les vidéos, les textes, les images, de l'immense majorité d'entre eux, et qui pullule sur Facebook. Leur orgueil, leur ego, leur sentiment de supériorité, leur violence, leur haine, qui suintent de partout dès que l'on s'attaque à certains sujets de société. Sans nuance, sans raisonnement, sans réflexion. Simplistes à l’extrême. Décérébrés, près à avaler toutes les fakes news et les absurdités qui passent sous leur nez. La peur de l'autre, la facilité, la couardise - plus à l'aise à critiquer et à tirer à boulet rouge sur celui qui essaye d'apporter un peu de raisonnement au débat, plutôt que d'y apporter leurs propres réflexions, leurs propres idées ; c'est tellement plus lâche, caché derrière un écran d'ordinateur, de tablette, ou de smartphone.
 
Je n'ai pas l'habitude d'être aussi virulent dans mes propos. Ceux et celles qui me lisent ou me suivent régulièrement le savent. Mais là, j'avoue que je suis au bout du rouleau. J'ai mal comme il y a longtemps que des gens ne m'avaient pas fait mal à ce point. Alors, même si ma page Facebook demeure ouverte, accessible, je disparais. Momentanément, définitivement, je ne le sais pas encore ? Le saurai-je un jour ? Cependant, ma souffrance d'être considéré ainsi depuis tout ce temps, je ne peux plus l'endurer. Sinon, Vanessa comme moi allons finir par faire un geste irréparable. A moins que ce soit la dernière, l'ultime solution, que cette façon de procéder à notre égard, préconise.
 
Nous sommes malheureux, extrêmement malheureux. Nous sommes écorchés vifs. Vous nous écorchez vif jour après jour par votre indifférence, par vos silences, par vos absences, par le fait que les personnes auxquelles je montre de l’intérêt, autant pour moi que pour Vanessa, demeurent atones, lointaines, non réceptives, à nos désirs de les apprécier. Alors donc, puisque nous ne pouvons changer cela, en son nom comme au mien, nous préférons disparaitre...
 
Dominique Capo

 

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10 janvier 2020

Vendredi 10/01/2020

Z1

Aujourd'hui, je me replonge dans la rédaction de mon livre sur les Origines de la Civilisation. Pour une fois, peut-être, je vais avoir l'occasion de m'y consacrer tout l'après-midi. Entre 12h et 13h, je vais reprendre l'écriture de la version définitive de mes "Brèves Philosophiques".
 
Il est extrêmement rare que j'aie assez de temps pour travailler de la manière qui me semble la plus efficace et la plus attentionnée à mes textes en cours d'élaboration. D'habitude, je cours, je suis aux 400 coups. Je suis préoccupé par plein de petits détails du quotidien qui vampirisent mon énergie et sont chronophages. Ils me laissent épuisés, vidé, avant même de commencer ma séance de travail. J'ai alors besoin de repos, de calme, de tranquillité, avant de pouvoir m'y dédier.
 
Là, à l'instant par exemple, j'ai dû m'interrompre parce que j'ai dû mettre la table pour 13h, préparer à manger, pourvoir à tout le nécessaire. En effet, Vanessa, qui a la sclérose en plaques, est perfusée aujourd'hui. Elle ne peut donc se déplacer. Le peu qu'elle fait d'habitude, c'est moi qui doit m'y atteler. Ce matin,j'ai dû également tout gérer afin qu'elle soit prête - petit déjeuner, lavée, habillée - avant que l'infirmier n'arrive pour la piquer, et que le liquide destiné à la "requinquer" ne commence à se diffuser dans son corps. Il faut quatre heures pour que la poche de se liquide soit vidée. C'est à dire, jusqu'aux environs de 15h30. En attendant, c'est moi qui me démène comme un beau diable afin que tout soit effectué en temps et en heure.
 
Ma concentration est donc maximum. Mon attention est en permanence sollicitée. Mon esprit est à deux endroits simultanément. Pour ne pas dire quatre, puisque ma sœur de cœur Noucky Gessler n'est jamais loin de mes pensées. Et que Séverine, que je connais depuis peu, mais qui me touche et m'émeut, pour laquelle j'ai une grande affection, une immense tendresse, hante mon entendement. Que dire, à coté de cela, de Marie, dont l'amitié est une bénédiction, ou de Lucie, qui vient nous rendre visite, Vanessa et moi, en fin d'après-midi.
 
Je retourne donc à mes écrits, en espérant que les unes et les autres se manifestent à moi prochainement. Car chacune, à leur façon, est importante pour moi. Chacune, par les liens qui m'associent à elles, me sont indispensables, nécessaires, pour ne pas dire vitaux. Notamment, ceux qui se rattachent à ma sœur de cœur Noucky Gessler, et dont la fidélité amicale que j'ai à son égard est sans faille. La loyauté en amitié est un fondement de mon identité ; et vis-à-vis d'elle, c'est un principe auquel jamais je ne dérogerai.
 
Bref, sur ce, je vous laisse. Je m'empare du feuillet qui se trouve à coté de moi sur mon bureau. Annoté, mon intellect s’apprête à l'examiner, à l'analyser. Les mots commencent à se former dans mon esprit afin de retranscrire les idées, les réflexions philosophiques, qui y sont évoqués. Mes doigts jonglent avec mon clavier. Les phrases s'alignent désormais les unes derrière les autres...
Dominique Capo

 

 

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09 janvier 2020

Pourquoi écrire ?

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C'est instinctif, c'est plus fort que moi. C'est inscrit dans mon ADN, dans ma personnalité, dans mon inconscient. C'est un besoin viscéral de révéler à tous ceux et toutes celles qui me sont chers ce que je peux leur exprimer de vive voix, de visu. C'est ma manière, à moi, de leur montrer que je suis là, que je ne les oublie pas, que je ne les délaisse pas, que je ne les abandonne pas.

 
Sinon, comment pourrais-je leur exprimer l'ensemble des facettes dont je suis constitué ? Comment pourrais-je leur exprimer mes émotions, ce qui est important pour moi ? Comment pourrais-je leur dire combien je pense à eux et elles ? Combien leur contact, leurs paroles, leur présence, m'est nécessaire, mes indispensable même ? Combien je souffre de ne pas pouvoir être à leurs cotés ?
 
Ce désespoir insondable, cette souffrance chaque jour exacerbée, de ne pas être capable de renverser le monde, mon destin, afin d'être enfin heureux, épanoui, serein, comme jamais. Cette quête insatiable, permanente, cette soif, cette faim, ce besoin, jamais satisfaits, jamais accordés, ne serait-ce qu'un moment ; ne serait-ce qu'un instant !!! Cette mélancolie, cette tristesse, qui me collent à la peau, de ne pas être capable de toucher ce bonheur qui m'est continuellement refusé.
 
Je ne suis rien. Je ne peux m'accomplir humainement. Je ne peux me montrer tel que je suis à quiconque, autrement que par les mots que j'écris ici. Et j'en pleure des larmes amères. Et mon âme et mon cœur sont déchirés, blessés, ravagés. Au travers de ces émotions intenses que je décris, ils sont traversés par des déflagrations qui les dévastent irrémédiablement. Je suis renvoyé à mes cauchemars d'enfant et d'adolescent. Époque durant laquelle j'ai été maltraité, bousculé, traumatisé, humilié, par l'indifférence, par le silence, par le froid, par l'obscurité, permanentes.
 
Mais qui s'en souciait en ce temps là ? Qui s'en soucie aujourd'hui ? On me demande de tenir, d'encaisser, de résister, d'être fort. On me demande de me contenter de mon sort. On me demande de toujours faire plus d'efforts. On me demande de patienter. On me demande de comprendre et d'accepter les contraintes des autres. On me demande d'être tolérant envers les impondérables ou les nécessités de tout un chacun. On me demande de me mettre à la place des personnes que j'aime, qui comptent plus que tout le reste pour moi.
 
Mais eux ou elles, en font-ils de même pour moi. Juste un petit peu. Juste parce que j'ai une certaine valeur à leurs yeux. Juste parce que je suis important, puisque je fais partie de leur entourage, de leurs amis, de leur famille. Non, bien-sûr que non !!! Tout cela n'est pas essentiel, peut être remis aux calendes grecques. Ce contact dont j'ai si besoin, parce que sans lui je meurs à petits feux, est futile, inconsistant, trop chronophage. Je ne vaux pas la peine que l'on me consacre un peu d'énergie, d'attention, de temps.
 
Alors, dans ces conditions, pourquoi écrire ici ? Pourquoi user de mon temps, de mon énergie, alors que ceux dont j'attends, dont j'espère, un retour, un mot, estiment qu'il n'est pas nécessaire ? Alors, pourquoi m'y bruler l'âme et le coeur ? Pourquoi continuer à m'acharner à leur expliquer que j'ai besoin d'eux, qu'ils sont indispensables à ma sérénité, à mon bonheur, à ma joie de vivre ? Ces notions leur sont totalement étrangères, inconséquentes.
 
Je vais donc désormais me concentrer essentiellement sur la rédaction de mon ouvrage sur les origines de la Civilisation. Je vais reprendre également l'écriture de la forme définitive de mes "Brèves Philosophiques" dont j'ai publié un extrait ici hier. Je vais m'interdire de m'exprimer sur quoi que ce soit. Je vais me museler, me restreindre, m'isoler. Parce que c'est le seul moyen que j'ai de ne pas souffrir de l'indifférence et du silence de ceux et celles qui, ici, me sont chers. Je ne me manifesterai plus tant qu'ils ne réaliseront pas à quel point leur absence est un calvaire, un poids que je porte comme une brisure que je n'arrive pas à soigner tant qu'ils ne sont pas là...
 
Dominique Capo

 

 

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08 janvier 2020

Extrait à compléter de la version à peu près définitive de mes "Brèves Philosophiques :

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Enfin, il semble que l'orage de ces deux derniers jours se soit éloigné. Le calme, la tranquillité, et la sérénité sont de nouveau à l'ordre du jour. Et je vous avoue que ça fait un bien fou. Un "ouf" de soulagement que je n'espérais plus. Un "ouf" de soulagement qui me permet de me concentrer désormais sur mon travail d'écrivain, de philosophe amateur, et de chercheur-historien.

Car de mon point de vue, la philosophie est la sœur de l'Histoire. Elle se penche sur les courants idéologiques, les espoirs, les projets, les idéaux, et leurs innombrables courants de pensée qui l'ont traversé. Car de mon point de vue, elle est le reflet des ambitions humaines en matière de forme de société ou de civilisation à bâtir. Et pour la comprendre, pour l'appréhender, il est nécessaire de savoir quels sont les tenants et les aboutissants de notre passé. Ces derniers sont à même, alors, de nous faire voir - le plus objectivement possible ; si c'est faisable - quelles en sont les conséquences sur notre présent. Quelles sont les routes que nous sommes capables d'emprunter et qui détermineront d'une façon ou d'une autre notre avenir.

De fait, voici en bref extrait - une page - des réflexions que je tire de ces investigations. Bien-sûr, elles sont à compléter, à affiner, à enrichir de nombreux aspects que je n'ai pas encore abordé. Elles ne reflètent, à l'heure où j'écris ces lignes, qu'un infime fragment de l'analyse détaillée de ma pensée sur les sujets que j'aborde, et qui me tiennent tellement à cœur. Néanmoins, si modeste est ce que dévoile cet extrait, il en souligne un ou deux points amenés à être largement approfondis au fil des mois à venir...

Pages 105 à 106 :

..."Que dire de ceux et celles qui, bien que relevant des 99 % de cette population se situant dans les normes, sont malades, handicapés, au chômage ? Que dire de ceux et celles qui sont en proie à l'alcool, à la drogue, à la pauvreté, etc. ? La norme exige qu'ils soient bannis, exclus, éliminés. L'individualisme fusionne volontiers avec elle. Et elle rejette les hommes et les femmes qui outrepassent trop ses règles.

Bien entendu, par le biais de la télévision ou d'Internet, principalement, cette minorité existe aux yeux de cette population. Certains de ses ressortissants y sont confrontés. Leur curiosité est alors attisée. Ils s'en indignent peut-être, sont éventuellement choqués. Ils sont probablement révoltés par le sort qui lui est réservé. Malgré tout, perpétuellement matraqués par les médias en quête de sensationnalisme, ils les verront surtout comme les victimes d'incidents anecdotiques. En outre, bientôt, ses malheurs seront balayés par des tragédies plus immédiates : guerres, crises financières, échéances électorales, faits divers, cataclysmes, pollution...

Cette minorité demeure éternellement indiscernable, inaccessible. Elle ne peut être qu'abstraite ou hypothétique. Puisque l'immense majorité des gens estiment ne pas lui appartenir, la réponse qu'elle apporte à ses espoirs d'intégration est toujours la même : « Moi seul, je ne peux pas grand-chose. ». Une sorte de fatalisme teinté d'indifférence est l'unique réplique qu'elle est en état d'énoncer. Et seules les personnes à son contact par le biais d'associations ou de collectifs parviennent épisodiquement à faire résonner sa voix. Seules elles, proposent des alternatives ou des remèdes crédibles à son apathie. Seules elles, ne se découragent pas face à son inertie. Hélas, les efforts de ces personnes sont fréquemment vains ou n'ont que peu d'impact. La norme, là encore, dicte sa loi au détriment de la minorité.

Le plus terrible, c'est que la norme engendre d'autres exclus. Elle brutalise , prohibe, anéantit, les plus faibles et les plus démunis issus de sa communauté. Or, ces derniers, s'ils la décrient, la jugent, et la condamnent parce qu'ils sont exploités par elle, contribuent à alimenter ses certitudes. Ils luttent pour atteindre le niveau de confort des plus favorisés. Pour les épauler, ils en appellent à leur humanisme, à leur solidarité. Par là même, ils leur offrent le pouvoir d'exercer leur influence sur eux. L'image qui leur est renvoyée s'en retrouve dégradée, éclaboussée. La seule option qu'il leur reste est de dénigrer, détester, cette majorité dont ils sont. Ils s'opposent à elle parce que ses représentants sont impuissants ou omettent à les satisfaire. Et ils sont contraints à rejoindre les rangs de cette minorité d'anormaux avec laquelle ils jurent ne rien avoir en commun.

Ils la rabaissent, ils la réprouvent, ils la refoulent, avec d'autant plus de force qu'ils sont aussi mal traités qu'elle. Eux sont normaux, pas elle. Eux ont naturellement droit à ses avantages et à ses privilèges, pas elle. Eux ne sont pas différents, au contraire d'elle.

Conclusion : que l'Homme fasse partie de la majorité ou d'une minorité, son irrépressible objectif est d'être socialement assimilé. Ses spécificités religieuses, idéologiques, économiques, territoriales... sont toutes relatives. L'essentiel est que l'individualisme dont il tire ses capacités à se différencier n'entrave pas sa faculté à se couler dans le moule. C'est qu'il ait les ressources aptes à élever son degré de confort. Quel que soit le modèle institutionnel qui est le sien, la norme est un facteur de stabilisation. Qu'il soit riche ou pauvre, habitant un environnement hostile ou non, citadin ou paysan, cultivé ou ignare, intelligent ou stupide, il a cela d'ordinaire : la maison où il loge, où les siens sont établis, se doit d'être correctement climatisée. Elle doit posséder des sanitaires, une salle de bain, une cuisine... ; bref, tous les agréments qu'une société « évoluée » est susceptible de lui procurer. Elle a pour vocation d'être équipée d'aménagements, de meubles, d'ustensiles, de produits destinés à lui rendre son quotidien plus décent, plus agréable. Elle doit être accompagnée d'un garage où sa/ses automobile(s) a/ont toute leur place. Accessoirement, elle est rattachée à un bout de terrain transformé en jardin ou en potager ; ou les deux.

Et progressivement, ce qui n'était au départ que superflu deviendra vital. Sa maison, comme sa voiture, comme les vêtements dont il se pare, ou les aliments dont il se nourrit, acquerront des attributs qu'ils ne lui prêtait pas auparavant. Ils participeront à son individualisation ; ils seront l'un des éléments de son identité. Mais, parallèlement, ils faciliteront sa standardisation."...

Dominique Capo

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07 janvier 2020

Evidemment :

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Oui, évidemment, mon calvaire ne pouvait pas - ne devait pas - s’arrêter à l'incident d'hier concernant Vanessa et sa maladie. Aujourd'hui encore, j'ai dû puiser dans toutes mes ressources physiques et psychiques pour effectuer à sa place les efforts qu'elle devrait entreprendre pour combattre sa sclérose en plaques et ses symptômes.
 
Moi qui pensait naïvement que je pourrais consacrer cette journée à récupérer de l'incident d'hier, que nenni. Ni répit ni repos ne m'est accordé. Normalement, j'avais l'intention de ne pas m'attarder à rédiger un texte destiné à être publié sur Facebook. J'imaginais juste mettre un "J'écris" ou " Je retourne à mes investigations sur les origines de la Civilisation. J'espérais même avoir un peu de temps entre 12h et 13h pour me réhabituer avec mon texte pour l'instant mis en sommeil, et qui est la version définitive de mes "Brèves Philosophiques". Corrigée, ses coquilles, ses répétitions lexicales, ses fautes d'orthographe et de grammaire, ses erreurs, ses lourdeurs, ôtées.
 
Eh bien, pas du tout, comme chaque jour actuellement, Vanessa vampirise toute mon énergie, parce que ce qu'elle devrait pouvoir accomplir pour pallier aux déficiences liées à sa maladie, c'est moui qui doit les porter. Tel Sisyphe qui doit sans cesse remonter son rocher au sommet de la montagne, perdu au milieu du désert du Tartare, je sais que le lendemain, un autre problème surgira inévitablement. Je sais que mon temps sera dévoré parce que c'est moi qui devrait penser, agir, me démener, pour Vanessa. Tandis qu'elle se laissera diriger sans réaction, sans volonté, sans chercher à combattre ce qui l'handicape. Tandis qu'elle attendra en permanence que ce soit moi qui décide ou qui fasse tout à sa place. Y compris lorsque c'est son corps - à l'intérieur duquel je ne suis pas - est défaillant.
 
Sa seule attitude, alors, est de se lamenter, est de me demander de la laisser "mourir" là, tel un déchet, puisque c'est comme ça qu'elle se voit. Comme quelqu'un d'inutile et incapable, puisque c'est toujours de cette manière qu'elle se considère, ou que ses proches, avant que je n'apparaisse dans sa vie, l'ont considéré. C'est devenu un réflexe, un automatisme qui, au fil des décennies, s'est métamorphosé en élément essentiel, fondamental, de sa personnalité.
 
Ma maman, elle, m'a toujours appris à me battre, seul, contre vents et marées si nécessaire. Malgré ma maladie, malgré mon handicap, malgré ma fragilité, malgré les épreuves et les difficultés auxquels j'ai dû faire face tout le long de mon existence ; et ce, depuis ma plus tendre enfance, elle m'a poussé à dépasser mes peurs, mes faiblesses, ce qui me semblait impossible à accomplir du fait de mes spécificités. Elle n'a pas toujours réussi. Parfois, j'ai échoué - et j'échoue encore -, mais jamais je n'abandonne, jamais je ne renonce, jamais je ne me baisse les bras ; même si parfois, j'y suis tenté.
 
Certes, j'ai souvent besoin d'un minimum de temps pour me remettre de ce que ma destinée m'impose ; j'ai alors l'impression que jamais je ne réussirai à y arriver. Cependant, une fois ce petit intermède terminé - de quelques minutes à quelques heures en fonction des circonstances -, je suis incapable de ne pas affronter avec force et détermination ce qui se dresse devant moi. Dussé-je en pleurer, en hurler de douleur et de peur. Dussé-je employer pour cela toutes forces physiques, psychiques, intellectuelles, jusqu’à ce que je m'écroule anéanti. Mais je ne plierai pas devant un échec. Je chercherai, si nécessaire, un moyen de le contourner pour parvenir finalement à mes fins.
 
Si je souligne ce fait aujourd'hui, c'est qu'une fois de plus, Vanessa m'a contraint de faire à sa place ce qu'elle seule pouvait accomplir. L'incident de ce matin est l'exemple type du renoncement, du défaitisme, dont elle est l'objet :
 
En sortant de la douche, Vanessa a glissé, et est tombé. Heureusement, aucune blessure. C’était le plus important. Néanmoins, elle était mouillé, et elle ne parvenait pas à se remettre debout. Non pas qu'elle en était incapable. Bien que mouillée, des meubles solides l'entouraient. Il aurait fallu qu'elle prenne appui sur l'un d'eux, qu'elle fasse un effort pour porter son corps afin de le remettre debout. Même mouillée, avec un minimum de temps, cela lui aurait été aisé.
 
Eh bien, non !!! A chaque fois qu'un incident de ce genre - ou approchant - se produit, Vanessa attend que ce soit moi qui fasse le nécessaire pour la relever. Assise par terre, elle hésite. Elle pose la main sur laquelle elle pourrait commencer à s'appuyer, ici. Puis non, c'est ailleurs. Ensuite, elle la repose au premier endroit, ou à un troisième. Elle se lamente. Elle dit qu'elle n'y arrivera pas. Je commence à stresser. Ma tension nerveuse monte au fur et à mesure que je la pousse avec mes mots, à se décider, et enfin, à user des forces qu'elle a pour accomplir ses gestes jusqu'à leur terme.
 
Une fois de plus, non !!! Au milieu de son mouvement, elle se laisse tomber. Un nombre indéterminé de fois. Je monte le ton, espérant lui insuffler un peu de l'énergie que je mets à l'encourager. Ça ne sert à rien. Elle se met à "chouiner". Je tente de la lever avec mon bras valide. Je glisse, moi aussi, mais je fais en sorte de ne pas succomber à la facilité d'abandonner. Vanessa pesant son poids, évidemment, je ne réussis pas à la redresser. D'autant qu'elle ne fait rien pour appuyer mon effort. Elle me laisse tout faire, comme si elle était un morceau de viande inerte. Seuls ses yeux attristés me fixent, comme si je pouvais tout à sa place.
 
Je m'épuise, mes forces, malgré que j'y mette tout ce que j'ai en moi, sont dans l’impossibilité d'arriver à leurs fins, puisqu'elle ne réagit pas en concordances avec elles. Il est sûr que si nous accomplissions ensemble les mêmes efforts, ce serait plus simple, plus facile, et plus rapide. Ce serait trop lui demander. Sa logique n'est pas celle-ci.
 
En désespoir de cause, j'ai dû la porter-trainer jusqu'à notre chambre. Heureusement, elle est située à deux mètres de là. J'avais l'impression d'être seul. Je criais de désespoir et de haine de moi-même de ne pas pouvoir l'aider davantage, et immédiatement, pour la rétablir dans son équilibre. Je maudissais mon propre handicap, ma faiblesse musculaire. Mais j'y donnais tout ce que je pouvais, mes muscles, mes pensées tendus à l’extrême. Je sentais mon corps fléchir. Il ne fallait pourtant surtout pas que mon corps lâche à son tour. Tant pis pour mes douleurs, tant pis si je devais avoir une crise de convulsions plus tard, parce que j'avais trop forcé, trop donné.
 
Finalement, devant notre lit, j'ai appuyé ses bras sur le rebord de ce dernier. Une fois, deux fois, trois fois. J'ai réussis à relever son corps assez haut pour qu'elle puisse se mettre à genoux. Le reste s'est fait tout seul. Elle a pu s'asseoir sur le matelas, et se relever comme elle le fait d'habitude. Néanmoins, c'est comme si un rouleau compresseur m'était passé dessus. Vidé, brisé physiquement et moralement, il m'a fallu quelques minutes pour que mes membres arrêtent de trembler d'énervement et de fatigue.
 
Et, comme chaque jour, alors que je cours en permanence après le temps pour me consacrer à tout ce que je dois accomplir - que ce soit en ce qui concerne le quotidien, ou en ce qui concerne ce que je dois rédiger sur mon ordinateur -, il s'est rétréci de façon drastique. Et une fois de plus, je suis en retard. Je vais devoir me presser, tout gérer à la va vite, en espérant récupérer un peu de ces précieuses minutes évanouies. Comme chaque jour.
 
Et pendant ce temps là, l'heure que je désirais utiliser pour retrouver le fil conducteur de mes "Brèves Philosophiques", ne m'est plus disponible. Je vais aller déjeuner ; avec une dizaine de minutes anéanties. En début d'après-midi, tandis que j'espérais débuter immédiatement la poursuite de la rédaction de mon livre sur les origines de la Civilisation, je vais devoir me reposer un peu - au minimum une heure. Et ce n'est que vers 15h30 ou 16h, plutôt que 14h ou 14h30, que je vais m'y employer. Comme toujours également. Et j'en suis extrêmement triste, extrêmement malheureux.
 
C'est pour cette raison que, parfois, je rêverais de me retirer définitivement du monde et de ce genre de contraintes que je ne peux porter seul, alors que je suis moi-même handicapé et souffrant. Alors que je suis seul, isolé, fatigué, en détresse. Alors que les êtres qui me sont chers me manquent tant. Oui, parfois, je me dis que dans ces conditions, ne serais-je pas mieux dans une cabane perdue au fond des bois. Car j'aime Vanessa, c'est un fait. Jamais je ne la délaisserai, jamais je ne l'abandonnerai, jamais je ne la rejetterai. Jamais je ne la quitterai, et encore moins parce qu'elle à la sclérose en plaques et est pourvue de son handicap.
 
Mais, mon Dieu, que j'aimerais avoir assez de temps pour me consacrer entièrement à mes recherches historiques, à mes écrits philosophiques, ou autres. Mon Dieu, que j'aimerai être entouré de ceux et celles - outre Vanessa - auxquels je tiens démesurément ; et en premier lieu, de ma maman et de ma sœur de cœur. Leur absence me déchire le cœur, alors que leur présence, que leurs mots, que leur attention à mon égard, me fait tellement de bien...
 
Dominique Capo

 

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06 janvier 2020

Déflagrations intérieures :

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Aujourd'hui, je suis en souffrance. Je pourrais m'étendre en long, en large, et en travers sur le pourquoi de celle-ci, mais je n'en n'ai pas envie.
 
Tout ce que je peux dire, c'est que lorsque je suis dans cet état, c'est comme si une série d'explosions nucléaires déchiraient et ravageant mon âme - et mon corps - avec une fulgurance qui ne me laisse jamais indemne. C'est que ça vampirise toute mon énergie physique ou intellectuelle. C'est que je ressors de ce genre de déflagrations intérieures généralisées, chaque fois, me détruisent un peu plus, et m'ouvrent les portes d"'une Abime constituée de peur, de larmes, et de sang. Mon âme est, à chaque fois, sur le point de franchir une des nombreuses frontières se situant entre raison et démence.
 
C'est une souffrance, une terreur, qui surgit lorsque mon besoin de tranquillité, de calme, de sérénité, est mis à mal par les affres du quotidien. Des affres qui dévorent mon temps ; qui me font courir dans tous les sens parce qu'il faut que je supplée aux défaillances d'une Vanessa qui ne réalise pas tous les efforts que je fais pour elle ; qui s'en moque, du moment que tout repose sur moi. Du moment que je pense pour elle. Du moment que je remplisse toutes les taches qu'elle pourrait effectuer, pour elle. Du moment que je pense pour elle. Du moment que j'agisse pour elle.
 
Des fois, je me demande si elle ne souhaite pas que je pénètre son corps tout entier pour en prendre les commandes, afin de se décharger sur moi du peu qu'elle est encore capable d'accomplir. De fois, je m’interroge en constatant que même pour des pensées les plus simples, les plus aisées, elle souhaiterait que ce soit moi qui les prenne en charge.
 
Et moi, parfois, je n'en puis plus. Je suis à genoux. Mon corps et mon âme sont brisés par tout ce qu'elle exige de moi, sans une once d'efforts de sa part. Quand elle se laisse aller, apathique, dans son univers léthargique où j'accomplis tout ce qui doit être fait pour la soulager. Pour que la stabilité qui lui est nécessaire demeure. Pour que sa sclérose en plaques continue à sommeiller le plus longtemps possible. Et tant pis si c'est moi qui en subit les conséquences. Tant pis si mon âme implose régulièrement. Tant pis si mon corps est marqué par les épreuves et les soucis. Tant pis si je dois tout prendre sur moi.
 
Et surtout, tant pis pour moi si les personnes auxquelles je tiens ne sont pas là. Que leur amitié, que les liens que j'ai avec eux, comptent tant pour moi. Que leur absence, que leurs silences prolongés lorsqu'ils ne me donnent pas de leurs nouvelles depuis un certain temps, me laissent désemparé, perdu, anéanti. Que ce sont eux qui me font tenir envers et contre tout. Que leur contact m'est nécessaire, vital.
 
Alors, je retourne à mes écrits, à mes textes sur l'origine de la Civilisation. Parce qu'ils sont l'ultime refuge que j'ai. Parce qu'ils me permettent d'évacuer ce trop plein d'émotions et de vide qui me submergent régulièrement. Puisque les mains, les paroles, dont j'ai tellement besoin, sont absentes, je n'ai que ce moyen pour survivre aux déflagrations monumentales qui me secouent, et qui me font tant de mal...
 
Dominique Capo

 

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05 janvier 2020

Dimanche 05/01/2020

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Aujourd'hui, c'est Dimanche, et comme chaque Dimanche, je me repose. Ma maman est parti vendredi, et j'en suis triste. Surtout après les événements dont elle a été victime de retour chez elle. Ma soeur de coeur est silencieuse, absente, depuis plusieurs jours, et elle aussi me manque énormément. Mes communications avec elle, de même que celles que j'ai avec ma maman, me sont vitales, nécéssaires, impérieuses. Et quand je n'ai pas de nouvelles de l'une ou de l'autre de façon régulière, je me sens abandonné, vide, triste, mélancolique.

Que j'aimerai être quelqu'un d'autre, parfois, pour que mes relations avec les personnes qui sont essentielles à mon existence, à mon bien-être, à ma sérénité, à ma paix de l'esprit, soient plus simples, plus faciles. Comme j'aimerai pouvoir prendre le téléphone pour leur dire "j'arrive" ou "j'ai envie de passer un moment avec vous, attendez-moi ; je suis là dans cinq à dix minutes.".

Voeux pieux, évidemment. La vie n'est pas faite ainsi. En tout cas, pas la mienne. Je suis invariablement celui qui se trouve sur le coté, qui n'a pas la possibilité de partager des instants heureux, conviviaux, détendus, avec ceux et celles qui lui sont chers. Ces échanges, ces dialogues, ces conversations, ces rires, ce sentiment d'être là, d'être pleinement en vie.

Parce que les gens qui comptent pour vous sont là. Parce que vous pouvez les voir de visu. Parce que vous pouvez entendre leur voix. Parce que vous pouvez leur montrer combien ils vous sont nécéssaires, et combien vous leur êtes nécéssaires. Autant que l'air que vous respirez, que la nourriture que vous mangez. Et que, quand ils ne sont pas là, vous êtes comme un enfant perdu au milieu de la nuit, qui a froid, qui a peur, qui a soif. Un enfant qui n'aperçoit aucune échappatoire, aucune issue. Un enfant dont les souffrances ne cessent d'être exacerbées par ce manque qu'il ne peut pas combler.

Vanessa est là, heureusement. Avec ses petits moyens, malgré son handicap et sa maladie, elle essaye de faire du mieux qu'elle peut pour m'apporter son soutien. Son amour pour moi, toute l'attention, la tendresse, l'affection, l'empthie, la compréhension, etc. que nous avons l'un pour l'autre, sont les seuls refuges à ma portée. Avec mes livres, mes écrits, ma soif de comprendre, de découvrir d'autres horizons, elle est ma seule issue. Avec ma soif de savoir et de connaissance, d'évolution spirituelle, elle est ma seule espérance. Alors, je m'y raccroche autant que je le peux. Alors, elle me tient la main, pour qu'elle également ne se sente pas seule, isolée, abandonnée, terrorisée par cette injustice qui nous malmène tant. Cette injustice qui fait que nous sommes seuls alors que nous aimerions être avec les personnes que nous aimons - ma maman, ma soeur de coeur, ainsi que les deux ou trois autres gens qui ont tellement de valeur à nos yeux

Alors, je me replie sur moi-même, comme je vais le faire cet après-midi de repos bien mérité, à l'issue de cette semaine si riche en événements. Alors, je vais rejoindre Vanessa pour déjeuner. Alors, ensemble, seuls face à notre monde intérieur, nous allons visionner un épisode de la "Caméra explore le Temps", d'Alain Decaux et d'André Castelot. Je ne sais pas encore quel est le titre de l'épisode que nous allons suivre. Tout ce que sais, c'est qu'il s'agit du dernier coffret de quatre DVD édité de cette série - il y a onze en tout. Ensuite, nous allons regarder une émission enregistrée depuis le début du mois de Décembre, et que n'avons pas encore eu l'occasion de regarder. Après, un film, certainement. J'ai envie, depuis un moment, de revoir "Ben Hur", avec Charlton Heston. Un monument du cinéma qu'il y a longtemps que je n'ai pas visionné.

Puis, ce soir, après avoir diné, lecture de 21h à 1h du matin. Pour moi, poursuite des "Collections de l'Histoire" dont j'ai reçu quelques njuméros anciens récemment. Je vais terminer celui sur "l'Histoire de la Folie", et enchainer sur celui évoquant nombre d'aspects méconnus de la Grande Guerre. Demain, Vanessa a une prise de sang, avant une perfusion en fin de semaine, afin de la "requinquer". Donc, il faut que nous soyons en forme. D'autant plus si je souhaite me plonger à corps perdu dans la suite de la rédaction de mon ouvrage sur les origines de la Civilisation ; afin d'oublier ce vide qui m'engloutit, et que j'ai brièvement décrit précédemment.

Je vous souhaite, de fait, un bon Dimanche à tous et à toutes. Profitez des gens que vous aimez, et qui tiennent à vous. Partagez tout ce que vous pouvez avec eux et avec elles. Soyez heureux, que vous ayez le maximum d'instants conviviaux, de dialogues, d'échanges, de rires, de sérénité, de tendresse, avec eux et avec elle. Je voux souhaite tout le bonheur du monde, et bien plus que la encore... 

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04 janvier 2020

Fini les vacances :

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Hier, ma maman et ma grand-mère ont quitté notre domicile avec leurs toutous, et pour retourner chez elles. Les vacances sont terminées, la vie reprend son cours tout doucement.
 
Vanessa et moi sommes tristes de savoir que nous ne les reverrons que dans quelques mois. Bien-entendu, nous échangeons quotidiennement par Skype ou par téléphone afin de nous donner des nouvelles des uns des autres. Mais ce n'est pas pareil. Souvent, la présence de ma maman à mes cotés me manque. L'affection débordante de ses deux toutous boxers -Doris et Louga, pour ne pas les nommer - également. Quand ils viennent nous réveiller le matin à grands coups de "léchouilles", même s'ils sont vite envahissants, c'est un vrai bonheur. Quand ils ont envie de jouer avec nous, pareillement.
 
Et puis, les bons petits plats de ma maman, elle qui est un véritable cordon bleu, et à qui il faut peu pour transformer ce moment convivial en repas délicieux, me manquent parfois beaucoup, évidemment. La seule chose éprouvante est ma grand-mère, dont les capacités physiques et intellectuelles - elle a 94 ans - diminuent considérablement. Elle attend, elle ne fait rien, si ce n'est aller acheter des victuailles - toujours meilleures que les autres parce que c'est elle qui les a acheté - qui débordent du frigo, qu'elle oublie régulièrement, et dont la moitié terminent à la poubelle malheureusement.
 
Les questions écologiques, de consommer moins pour consommer mieux, de savoir s'il y en a qui ont faim, sont dans le dénuement, et à qui cette nourriture non utilisée pourrait être redistribuée, ne l'intéresse pas, ne la préoccupe pas. Enfant des Trente Glorieuses, tout lui est dû. Elle a de l'argent, il est fait pour être dépensé, même si c'est pour alimenter la surconsommation, la pollution, les excès en tous genre que d'autres essayent de restreindre à tout prix pour avoir le moins d'impact négatif possible sur l'avenir de nos enfants.
 
Vous savez, j'aime ma grand-mère. Pourtant, ce sont là des aspects de sa personnalité que me hérissent grandement ; et qui ne s'améliorent pas avec l'age, bien au contraire. A ses yeux, l'argent peut - doit - tout acheter, tout résoudre. Surtout à elle plus qu'à autrui.
 
Mais bon, je suis heureux d'avoir passé ces quelques jours en sa compagnie, ainsi qu'en la compagnie de ma maman et de ses toutous. Nous avons eu des instants privilégiés, détendus. Vanessa aussi en a été heureuse. Elle aime quand elle est au milieu des miens. Eux, contrairement à ses proches, la laissent s'exprimer, s'intéressent à ce qu'elle à a dire. Elle se sent détendue, la bienvenue, respectée, aimée pour ce qu'elle est. Son handicap, sa maladie, ne sont pas un problème. Ma maman s'adapte aisément aux contraintes que cela pose. Elle prend son temps. Ma maman apprécie d'être avec nous, parce qu'elle sait qu'elle va pouvoir se reposer, lâcher toutes les obligations et les exigences qui ma grand-mère lui impose au quotidien - bien plus que quand elle à notre contact chez nous ou quand nous sommes chez ma maman.
 
Malgré tout, Vanessa et moi sommes tristes de les savoir désormais loin de nous. Ma maman me manque déjà. Elle laisse un grand vide. D'autant plus que je suis inquiet pour elle. En effet, il apparait que sa maison a été dévalisée pendant leur séjour chez nous. Des cambrioleurs se sont introduits à son domicile il y a peu. Ils cherchaient certainement de l'argent liquide, puisqu'ils y ont tout renversé. Documents, linge, que sais-je, ont été sorti de leurs emplacements habituels. Heureusement, dans ce malheur, un constat heureux : ils n'ont rien pris d'important. Et si ce n'est le verrou de la porte, il n'y a aucun dégât matériel. Ni télévision, ni ordinateur, ni bijoux, ni objet de valeur ne manque. Seul un peu d'argent liquide manque - 70 euros environs. Allez comprendre, quand ma maman est rentré chez elle et qu'elle a fait un inventaire des premiers dégâts, elle a retrouvé un billet de cinquante euros sur un lit, bien en évidence. Allez comprendre ?
 
A mon avis - mai ce n'est que mon avis -, ce devaient être des jeunes, et inexpérimentés. Car les bijoux que ma maman possède, et qui ont une certaine valeur, n'ont pas été dérobés. De plus, ma maman est quelqu'un de connu dans le village où elle habite. Ma sœur habite non loin de chez elle. Et tout le monde sait bien qu'il n'y a jamais d'argent liquide chez nous.
 
Cet après-midi, ma maman a rendez-vous au poste de gendarmerie pour faire sa déposition. Ensuite, je pense que ma sœur, ses amis, vont l'aider à tout remettre en ordre. Comme elle me disait hier soir au téléphone : "Moi qui voulait depuis longtemps faire un tri dans le linge qui encombre mes armoires depuis des lustres, ça va être l'occasion !!!". Ma maman prend cet incident légèrement. Moi, j'en suis triste et malheureux pour elle. Mais c'est vrai que ça aurait pu être pire. Quant aux voleurs, je ne sais pas si les gendarmes vont les retrouver et les appréhender. Croyez-moi que si je les avait devant moi un jour, je leur dévoilerai ma façon de penser, à ses pieds nickelés !!!
 
Quand on cambriole quelqu'un, qu'on se renseigne avant à son sujet si ça en vaut la peine. Je désapprouve ce comportement. Je le condamne et souhaite la plus grande sévérité pour ses auteurs. Ce sont des médiocres. Ils ne méritent même pas notre mépris, notre haine, notre désir de vengeance, ou quoi que ce soit d'autre. Ils sont trop insignifiants pour les mériter. Néanmoins, j'espère que justice sera faite. Et surtout, que ça ne secoue pas trop ma maman et ma grand-mère. Si non, croyez-moi, ils auraient à faire à moi. Et pas qu'à moi, car je sais que ma sœur, et la moitié du village où elles vivent entendraient parler d'eux.
 
Maintenant, je tourne la page de tout ceci, n'en gardant que le meilleur, lorsque ma maman, Vanessa et moi, avons partagé des instants heureux ensemble.
 
Et je me plonge à corps perdu dans la poursuite de la rédaction du mon ouvrage sur les origines de la Civilisation - des civilisations -, avec mon exploration actuelle de la celle de Sumer. Tellement passionnante et fascinante. Encore quelques mois de travail, avant d'enchainer avec celle de l’Égypte du temps des premiers pharaons. Et ce soir, après avoir reçu les anciens numéros des "collections de l'Histoire" que j'ai commandé récemment, je dévore le premier d'entre eux sur "l'Histoire de la folie"...
 
Dominique Capo

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