Mes Univers

Quand le Mythe rejoint l'Histoire, il y a un Instant Magique où la Réalité n'existe plus que pour ètre emportée par le Souffle d'une Légendaire Epopée...

05 novembre 2009

De Deiteus Mythica, le Mythe des Demi-Dieux : Pages 1623 - 1625

Inde_moderneInde, première moitié du XXème siècle :

En 1901, en dehors des provinces directement administrées par les Britanniques, l’Inde comprend plus de 600 Etats princiers indépendants, mais soumis à l’autorité de la couronne. Si l’Etat d’Hyderabad est dirigé par un prince musulman, les autres principautés sont gouvernées par des maharajas, c’est à dire des princes hindous.

Pourtant, ces derniers sont mal vus des populations, qui n’apprécient pas le luxe outrancier dont ils s’entourent et le peu de cas qu’ils font des principes démocratiques. Les maharajas et leur mode de vie deviennent ainsi le symbole de l’ancien régime : ils sont entourés de leurs familles et de leurs nuées de serviteurs ; ils prennent plaisir à se faire photographier sous des ombrelles ou juchés sur des éléphants caparaçonnés de velours. Le jour de leurs noces, les jeunes épousées disparaissent sous l’or et les perles, les milliers de convives sont accueillis par des pluies de pétales de roses.

En 1902, le mouvement nationaliste Indien est un parti organisé : le Congrès National Indien. Soutenu par l’élite Indienne et par quelques personnalités britanniques, le Congrès cherche d’abord à modifier la place de l’Inde et des Indiens au sein de l’Empire, bien avant de réclamer l’indépendance proprement dite. Certaines de ses revendications concernent le peuple – réduction de la taxe sur le sel, développement de l’enseignement -, mais ses préoccupations reflètent plutôt celles de l’élite du pays. Les membres du Congrès militent ainsi pour une « indianisation » de la haute administration coloniale. Comme les concours de recrutement se déroulent à Londres, ils ne sont ouverts qu’aux Indiens les plus fortunés, ayant pu étudier en Angleterre. Si ces Indiens aisés veulent avoir accès à tous les postes de responsabilité militaires et administratifs offert par la métropole, ils n’envisagent pas encore de rompre avec l’Empire.

Le Congrès est particulièrement attentif au respect dû aux traditions de l’hindouisme et il s’insurge contre les attaques systématiques dont celles-ci sont l’objet de la part des Britanniques. C’est sans doute à juste titre que ces derniers ont supprimé la pratique du « sati », c’est à dire le sacrifice des veuves sur le bûcher de leurs époux décédés, mais il s’agit, selon les nationalistes, d’une tradition ancienne en voie de régression qui ne justifie pas de considérer la civilisation occidentale comme supérieure. Or, le colonisateur n’hésite pas à pratiquer la ségrégation : certains wagons de chemin de fer, restaurants et clubs sont en effet interdits, ainsi que le signalent des pancartes, « aux chiens et aux Indiens ».

Ces humiliations entraînent bientôt des réactions extrêmes au sein du Congrès : une petite minorité opte avec Tilak, pour l’action violente contre les Britanniques. Dans sa majorité, le mouvement nationaliste reste cependant modéré et garde ainsi le soutien des milieux d’affaires pour qui l’essentiel est de supprimer les monopoles commerciaux anglais.

Les intérêts de tous les mécontents indiens sont donc encore contradictoires. Pourtant, en 1904, lord Curzon, vice-roi des Indes, commet l’erreur de partager, pour des raisons administratives, l’immense territoire du Bengale. Les Bengalis pensent qu’il veut ainsi diviser pour mieux régner, tout en les punissant de leur nationalisme trop virulent. Ils lui reprochent également de favoriser les musulmans en leur accordant un territoire propre. Le résultat est catastrophique pour la grande-Bretagne : les actes de terrorisme se multiplient, l’opposition se rassemble, les produits étrangers sont boycottés, les marchandises anglaises brûlées.   

Alors, la couronne recule et met fin à la partition. Entre-temps, pour calmer le jeu, elle accorde aux élites indiennes une partie de ce qu’elles réclament : l’accès à la haute administration coloniale et la participation aux gouvernements provinciaux.

En 1903, l’Archéologue J. Marshall est mandaté par le Gouvernement Britannique, pour effectuer un certain nombre de fouilles dans la région de Gandhara. Il se met donc à commencer des investigations non loin du village de Chasardda. Il se rend bientôt compte que deux de ses sites Funéraires semblent être les réceptacles d’une très ancienne Tradition Religieuse nommée « Shah ji ki Dheri ». Et, peu après leur exploration, il marque dans son journal :

« Une Culture aussi profondément marquée par le Sacré, comme l’est la culture Ghandarienne, est forcément fortement imprégnée de Valeurs Spirituelles. ». Et plus loin : « Je crois me souvenir qu’en 1896, un groupe d’Explorateurs Européens a recueilli au Tibet d’étranges informations. Dès lors, celui-ci s’est rendu dans un lieu appelé « Khara Kota ». Arrivé sur place, il s’est mis a creusé avec acharnement. Il a réussi à traverser une couche de roches, de graviers, et de sable, de plus de 15 mètres. Il a exhumé les ruines d’une très ancienne Cité. Parmi elles, il mis a jour d’innombrables Reliques. Il a déterré des Tablettes d’argile. Il est parvenu à traduire certains de leurs Textes. Et, il a pu y lire :

« Lorsque le Grand Déluge s’abattit sur le Monde, il anéantit notre Capitale, noya tous les Citadins, et engloutit la plus importante Bibliothèque de la ville ; celle qui avait été construite par nos Ancêtres arrivés de la mère Patrie avec d’innombrables Ouvrages Extraordinaires. 

Puis, après que les Eaux du Grand Déluge se furent retirées, des groupes d’Hommes issus des Plaines de l’Ouest, se rendirent dans les ruines de notre Métropole. Ils y découvrirent des centaines de Tablettes écrites. Ils les transportèrent jusque chez eux. Ils les enfouirent au cœur de ce qu’ils nommaient, leur « Temple de l’Occident ». Longtemps après, ils reçurent parmi eux des descendants de notre Peuple qui avaient survécu au Cataclysme. Ils offrirent à ces derniers les Livres qu’ils avaient sortis de terre. Et, ils les aidèrent à convoyer ces Manuscrits jusqu’au Sanctuaire au cœur duquel ils reposent aujourd’hui. ».

Fin 1904, Alister Crowley, Rose et Solemen Ben Aiffa se rendent en Chine. Ils vont ensuite en Inde, où Alister Crowley étudie le Yoga. Ils remontent vers le Nord du sous-continent, visitent Madone et son temple Secret. Là, Alister Crowley reçoit les ultimes Initiations concernant les Mystères Tantriques. Le trio passe bientôt par Ceylan, puis par la birmanie. Ils y expérimentent des drogues psychédéliques et cherchent à se procurer la substance qui aide l’Ame à se libérer de ses gaines charnelles. Alister Crowley espère ainsi explorer par l’Esprit les Mondes situés au-delà de cette Réalité.

Mais, de fait, lorsqu’ils se trouvent à Ceylan, Alister Crowley y croise son ami Allan Bennet ; il en profite pour échanger avec lui un certain nombre d’Informations Occultes sur ce que chacun a découvert dans ces contrées. Le trio renvient ensuite en Inde du Nord où, en collaboration avec son fidèle Eckenstein, Alister Crowley organise une expédition ayant pour but le « Chigo Ri » ; il s’agit de l’un des pics de l’Himalaya haut de plus de 8000 mètres. Mais, la campagne mal préparée, se solde aussitôt par un demi-échec. 

Parallèlement, pendant toute cette période, Aiffa harcèle les deux époux de menaces obscures. Et, finalement, en Juin 1907, Rose meurt au pied du Toit du Monde d’une crise de delirium tremens.

En 1907 également, la firme indienne Tata se lance dans la sidérurgie et se consacre à la production d’électricité. Les industries du coton se multiplient ; le sucre, le papier et le jute deviennent l’apanage de la société Birla.

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