Le Crépuscule des Demi-Dieux, Récit
Evidemment, les personnages peuvent tenter de mener leur enquête afin de trouver le fin mot de cette histoire. De fait, ils retrouvent facilement les soldats qui ont assisté au carnage, ou qui ont entendu leurs camarades se faire décimer. En les interrogeant, ces derniers expliquent alors qu’il était environ 21 heures, lorsqu’une demi-douzaine de leurs compagnons ont subitement disparu sans laisser de traces. Ces derniers se trouvaient parmi les soldats de l’arrière garde de la troupe armée commandée par Jacques. De hurlements de terreur se sont fait entendre pendant quelques secondes, et avant que quiconque n’ait eu le temps de réagir, ils s’étaient volatilisés. Et finalement, ce n’est qu’au bout d’une demi-heure à les chercher dans les environs immédiats du sentier, que l’un des leurs les a retrouvés. Ils étaient à demi-cachés sous un buisson épineux, les vêtements lacérés, les traits déformés par l’effroi et la douleur, et totalement vidés de leur sang.
Au bout de quelques minutes, Jacques rejoint les personnages sur les lieux du carnage. Il leur explique qu’il ne les soupçonne pas de ces meurtres puisqu’il ne les a pas vu roder dans les parages durant toute la journée ; d’autant, que cela est impossible à cause de leur état vampirique. Au contraire, de même que les compagnons vampires des personnages, il pense que c’est la présence mystérieuse qui se cache d’eux qui est à l’origine de ces assassinats. Les compagnons des personnages avouent d’ailleurs que cette dernière parait les suivre depuis qu’ils ont quitté Villeneuve sur Lot, il y a une dizaine de jours maintenant. Mais ils ne veulent pas en dire plus à son sujet, car, dès qu’ils se rendent compte qu’ils ont abordé ce sujet, leurs traits se figent de terreur, et ils jettent des coups d’œil angoissés autour d’eux. Et si les personnages tentent de les interroger davantage à propos de ce mystérieux individu, ils ne voudront rien révéler de plus.
Durant le reste de la nuit en train de s’écouler, et à la suite de ces différentes conversations, les personnages peuvent décider de poursuivre leurs investigations afin de trouver une solution à cette mystérieuse affaire. Mais ils ne découvrent rien de plus susceptible de les aider dans leur enquête. Et la nuit se termine sans qu’aucun autre événement ne vienne la perturber. Au lever du jour, donc, ils peuvent regagner les chariots qui leur ont été alloués pour le trajet jusqu'à Montauban.
A la tombée de la nuit suivante, lorsque les personnages rejoignent Benjamin Chanteclous, ils se rendent compte que celui-ci se trouve en compagnie de Jacques. Leur discussion est vive, et porte sur de nouveaux meurtres – ressemblant trait pour traits à ceux de la veille – qui ont été commis moins d’une heure auparavant. De fait, Benjamin Chanteclous et Jacques s’insultent, car l’un croit que ce sont les personnages qui sont les responsables de ces massacres, et l’autre est persuadé que ce n’est pas le cas. Benjamin Chanteclous, qui est sur de leur innocence, leur conseille donc de rester désormais à l’intérieur de leurs chariots respectifs jusqu’au terme de leur voyage. Il ne veut pas que d’autre incident de ce genre puisse jeter la suspicion et la haine parmi ses troupes. Il ajoute même qu’ils ne resteront pas confinés très longtemps, puisqu’ils doivent arriver à Montauban au cours de la journée suivante. Puis, il termine en disant qu’il va ordonner à quatre de ses soldats les plus fidèles, de se tenir aux aguets autour du chariot de chaque personnage. Ainsi, explique t’il a Jacques, ceux-ci prouveront que les personnages n’ont pas bougé de leurs carrioles, si jamais d’autres meurtres étaient commis d’ici la. Jacques acquiesce et dit qu’il ne se sentira rassuré que lorsque Benjamin Chanteclous remettra les personnages au comte de Lamoricière.
Evidemment, les personnages peuvent passer outre l’injonction de Benjamin Chanteclous. Dès lors, si ceux-ci désirent sortir de leurs chariots, les soldats commis à la garde de ceux-ci essayent de les en empêcher ; tout d’abord par la parole, puis, par les armes – mais en voulant uniquement les assommer. Si les soldats ne parviennent plus à contrôler la situation, à un moment donné, l’un d’eux disparaît, et va prévenir Benjamin Chanteclous de ce qui est en train de se passer.
Si les personnages réussissent, d’une manière ou d’une autre, à ètre libres de leurs mouvements, ils peuvent tenter de poursuivre leur enquête concernant ces mystérieux meurtres. Dans ce cas, ils ne découvrent aucun indice supplémentaire que lors de la nuit précédente. Malgré tout, au cours de leurs allées et venues, ils ont dès lors le sentiment très fort qu’une présence imposante impossible à définir est en train de les observer. Ils peuvent donc tenter d’interroger une nouvelle fois leurs compagnons vampires à ce sujet, mais ceux-ci ne veulent toujours pas en parler, et semblent toujours autant terrorisés par elle. Par ailleurs, durant leurs investigations, s’ils s’éloignent de quelques centaines de mètres de la caravane, ils s’enfoncent au cœur de la forêt, Ainsi, bientôt, ils entendent des hurlements de loups en train de s’approcher de plus en plus d’eux. Et finalement, soudainement, ils se font attaquer par une vingtaine de loups affamés.
Plus tard, en retournant à leurs chariots, les personnages voient que Benjamin Chanteclous est en train de les y attendre. Il semble contrarié et quelque peu énervé. Il demande alors aux personnages de se tenir tranquilles jusqu’au terme de leur voyage, s’ils ne souhaitent pas s’attirer des ennuis. Il explique en effet que ses hommes sont de plus en plus nerveux à leur encontre, et que ceux-ci commencent aussi à se méfier de lui. Ils lui posent des questions sur les personnages et leurs amis vampires ; pour quelle raison il se sent obligé de les aider, de les emmener jusqu'à Montauban, alors qu’ils ont peut-être tué plusieurs de leurs compagnons ? Si les personnages profitent de cette occasion pour poser davantage de questions à ce sujet à Benjamin Chanteclous, celui-ci avoue alors, à contrecœur, que son Maitre a entendu parler d’un groupe de vampires qui a fui Bordeaux il y a quelques semaines. Son Maitre a donc ordonné à Jacques, comme à lui, de retrouver les membres de ce groupe, si jamais ceux-ci traversaient les territoires rattachés à son comté. Il leur a dit se renseigner à leur sujet durant le temps ou ils s’occuperaient de rassembler des hommes destinés a former sa future armée frondeuse. Il leur a demandé de les protéger et de les lui ramener à n’importe quel prix. C’est donc pour cette raison, termine Benjamin Chanteclous, que les personnages doivent faire en sorte de ne pas se faire remarquer jusqu'à ce qu’ils parviennent a destination.
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