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Il y a quelques jours, une amie qui me suit souvent, et qui s’est aperçu que je n’allais pas très bien moralement ces derniers jours du fait de mon désespoir de ne pas « avoir le droit d’aimer », m’a dit : peut-être que tu ne cherches que la beauté, chez une femme ? Je résume, bien entendu. Mais c’est ainsi que j’ai compris le sens de ses phrases.

Je lui répondrai aujourd’hui ceci : « Qu’est-ce-que la beauté ? ». Ceci est subjectif. La définition de la beauté est différente pour chacun ou chacune d’entre nous. Et puis, il y a différentes formes de beautés ; elles également différentes en fonction des individus. Ce que, moi, je déclare beau, ne l’est peut-être pas pour toi, et vice-versa.

De fait, non, je ne cherche pas la « beauté » chez une femme. Je cherche une femme qui m’attire, ce qui est différent. Une femme vers laquelle j’ai envie d’aller, que j’ai envie de découvrir, à laquelle j’ai envie de donner, avec laquelle j’ai envie de partager. Une femme qui me plaise, autant physiquement qu’intellectuellement, par ce qu’elle est, pour ce qu’elle est. Et là, une fois encore, ces critères sont divers et multiples, et tellement distincts en fonction des personnes qui détaillent leur regard sur leur âme sœur.

D’autre part, la beauté n’est qu’éphémère. Le charme, la délicatesse, la sensualité, sont plus subtils et plus enivrants. Ils éveillent les sens autant que le cœur ou l’esprit. Ils enrichissent et exacerbent le désir. Ils enflamment les rêves et les espoirs. Ils sont un but autant qu’un sentier qu’on ne se lasse pas d’explorer ou d’admirer. En ce qui me concerne, j’en ai été très souvent privé. Et c’est ce qui les rend, à mes yeux, si impressionnants et si nécessaires à caresser. Le manque créé le désir ; et le désir engendre les émotions les plus exaltées. Et, comme n’importe quel être humain, je vénère ces femmes qui nourrissent mes aspirations me permettant de me sentir exister.   

Personnellement, je ne suis pas quelqu’un qui tente de conquérir un de ces stéréotypes que les diktats de la mode ou de la publicité nous imposent en permanence. Je ne nierai pas, pourtant, que s’il y a une femme que je considère comme la perfection, c’est Adriana Karembeu. Elle est, non seulement, d’une beauté, d’un charme, d’une sensualité, dotée de formes, à mes yeux, quasi-surnaturels. Mais, surtout, elle est intelligente – elle parle couramment cinq langues -, elle est cultivée, curieuse du monde qui l’entoure, des gens qu’elle rencontre. Elle est sensible et touchante. Bref, à mes yeux une fois encore, elle frôle la perfection. Cependant, et j’en suis conscient, que ce soit elle ou d’autres anonymes – que j’ai croisé ou pas durant mon existence -, nul n’est parfait. Nous avons tous des défauts, des blessures, des souffrances, etc. Et, pour ma part, ces cotés fragiles, déchirants, sensibles, meurtris, m’attirent tout autant qu’une plastique conforme à mes attentes. Et quand je dis « à mes attentes », ce n’est pas parce que je dénigre certaines femmes qui je considère moins séduisantes que d’autres. Ce serait mal me connaitre, et me juger sur des considérations que je n’ai pas. Car, à mes yeux, chaque femme, d’où qu’elle vienne, quel que soit son  milieu, son statut social, son éducation, est magnifique à bien des égards.

Non, ce qui m’attire, c’est ce petit « truc » en plus, indéfinissable, particulier, qui fait qu’elle embrase mon cœur, mon âme et mon corps. Qui fait que je serai capable de déplacer des montagnes pour elle ; que je serai susceptible de traverser la moitié de la planète pour être à ses côtés ; de changer de vie, de franchir mes propres limites, afin de l’approcher ; et éventuellement de lui plaire.

Tout ceci, je l’ai déjà fait, et à diverses reprises. Mais celles qui ont été l’objet de mon amour, de ma passion, m’ont, soit repoussé en se riant de moi ou en m’humiliant, soit n’ont vu en moi qu’un ami et n’attendant rien de plus de moi. Cela m’a plusieurs fois détruit, conduit au bord du gouffre. Ici, sur Facebook, je ne le cache pas, il y en a plusieurs qui sont l’objet de mon attention ; auxquelles je tends parfois des perches, auxquelles je déclare ma flamme éventuellement. Mais aucune ne s’en émeut, n’en n’a conscience, ou n’y prête de l’importance. Ce ne sont pas forcément des « canons de beauté », tel qu’on pourrait se l’imaginer dans les magazines. Mais, comme je l’ai déjà expliqué, « elles ont ce petit quelque chose en plus », chez elles, qui m’attire irrésistiblement. C’est inexplicable, c’est indescriptible. C’est comme cela. Et comme je l’ai déjà fait par le passé, je pourrais renverser les frontières, je pourrais abattre tous les murs qui nous séparent, je pourrais affronter toutes les épreuves que le Destin pourrait mettre sur ma route, juste pour la rejoindre, la prendre dans mes bras, et me perdre dans son regard. Encore faudrait-il que l’une d’entre elles – passé, présent, ou à venir -, ait l’audace de me voir autrement qu’un pur esprit avide de connaissances, accroché à ses livres et à ses réflexions intellectuelles ou philosophiques. Encore faudrait-il qu’elle ose dépasser cette virtualité qui nous sépare, et qu’elle prenne cette main que je lui tends en permanence.

Jusqu’à présent, ce n’a jamais été le cas. Et pour celles que je côtoie ici plus ou moins quotidiennement, même si elles savent l’attachement profond, sincère, véritable, inconditionnel, que j’ai à leur égard, elles n’y prêtent pas attention pour des raisons qui les regardent. Je respecte et j’accepte leur choix, même si parfois j’en souffre et j’en suis terriblement malheureux ; au bord de du gouffre de temps en temps. Mais je comprends, et je demeure dès lors dans l’ombre, à distance, afin de me préserver et de les préserver ; tout en restant assez près pour leur offrir le peu de moi que je peux leur donner. Et je poursuis ma quête, inlassablement, désespérément, solitairement. En songeant, qu’un jour, peut-être, il y en aura une qui n’est pas comme les autres, et qui osera briser sa carapace, la mienne par la même occasion, pour que nous puissions construire un chemin qui nous est personnel, ensemble. Juste parce qu’elle aura réalisé qu’à mes yeux, elle a ce quelque chose de plus qui la rend d’une beauté incroyable dans mon regard…

 

Dominique