X3Tout d'abord, je souhaiterai remercier du plus profond du cœur et de l’âme tous ceux et toutes celles qui se sont manifestés à moi depuis hier, pour m'apporter leur soutien, pour me montrer leur amitié. Je ne pensais pas que vous seriez aussi nombreux à vous exprimer, à me tendre la main.

Sincèrement, vos mots me touchent énormément. Au point qu'une fois de plus, j'en ai presque les larmes aux yeux. Non pas de tristesse et de désespoir cette fois, mais de reconnaissance et de joie ; de savoir qu'il y a tant de personnes ici qui m'apprécient tel que je me montre ; avec franchise, sincérité, honnêteté ; y compris lorsque je pousse des coups de gueule, lorsque je souffre, lorsque je suis blessé. Du fond de ce que je suis, de ce que je porte en moi, je les remercie au-delà de ce que ces simples mots peuvent décrire les émotions qui me traversent alors que je les écris.

Hier soir, avant d'éteindre, après avoir lu trois heures, jusqu'aux environs d'une heure du matin, j'ai pris deux somnifère. Durant toute la journée, j'ai absorbé de légers calmants afin de me décontracter. En effet, je me suis senti tellement oppressé, tellement déchiré – aux limites de la torture mentale et physique susceptibles de conduire quelqu'un aux portes de la démence ; une fois de plus -, que je n'ai pas eu d'autre choix. J'étais une telle situation de stress, éprouvante nerveusement, psychologiquement, et moralement, que je n'ai pas trouvé d'autre solution afin de m'apaiser un peu. Et paradoxalement, le fait d’être plus serein grâce à ces médications, m'a permis de progresser un peu plus loin que d'habitude dans la rédaction de mon ouvrage sur les origines occultes du Nazisme.

Cette nuit, donc, contrairement à la précédente, j'ai bien dormi. Néanmoins, aujourd'hui, j'ai toujours les larmes aux yeux en permanence. Je me sens particulièrement seul, très épuisé. Comme vous le savez – en tout cas pour ceux et celles qui lisent mes textes parmi les plus personnels, je vis dans une petite ville. Il n'y a rien à y faire ; je n'y ai même pas d'amis. Et pourtant, Dieu sait que, depuis une douzaine d'années que j'y habite, j'ai cherché par tous les moyens possibles et imaginables à y rencontrer des gens avec lesquels je pouvais partager les mêmes centres d’intérêts, les même passions, les mêmes questionnements, etc. que je partage ici avec vous. Cette démarche incessante n'a été qu'une succession d'échecs et de désillusions. C'est une es principales raisons qui fait que je ne sors que très peu de mon domicile. D'un autre coté, il faut que vous sachiez qu'à cause de mon handicap, de ma maladie, je prends chaque jour des médicaments qui affaiblissent mon attention. De fait, je n'ai pas de moyen de locomotion – automobile - ; ce qui restreint d'autant mes possibilités de déplacement. Toutes mes démarches quotidiennes, administratives ou autres, je les effectue soit via internet, soit via le téléphone. Pour la nourriture, je commande mes courses via Internet, et mon aide-ménagère va me les chercher au supermarché une fois par mois. Le seul véritable contact avec l’extérieur, c'est grâce à Facebook et à la présence de ceux et celles qui m'y suivent, que je l'ai.

C'est pour cette autre raison que je rêve que ces liens que j'ai avec vous dépassent le simple cadre d'Internet ; sans envahir l'espace personnel de ceux et celles qui m'honorent de leur amitié, bien entendu. C'est pour cette raison que j'insiste souvent sur le fait que j'aimerai beaucoup pouvoir converser par téléphone, par Skype, rencontrer, les personnes qui me sont, ici, particulièrement chères. Sans aucun écho jusqu’à présent. Et pourtant, j'y donne toute mon énergie, toute ma bonne volonté, j'y met beaucoup d'espoirs – déçus.

Il se trouve qu'il y a peu, j'ai cru qu'une personne croisée ici il y a quelques temps, allait sortir du lot. Après avoir échangé sur Facebook, nous nous sommes envoyé des SMS, puis téléphoné. Au début, cela s'est bien passé. J'étais heureux, confiant, de nouveau plein d'entrain et épanoui. Nos liens se resserraient jour après jour. Puis, cette personne, comme cela s'est souvent produit au cours des années, tout le long de mon parcours personnel, a trahi ma confiance. Moi qui suis extrêmement sensible, que l'on peut blesser très aisément en ce qui concerne certains fragments de ma personnalité, je suis très affecté par la parole donnée ; que ce soit la mienne ou celle d'autrui. Cela touche à des émotions et des douleurs profondément enfouies en moi, et qui ressurgissent au moindre manquement à celle-ci.