X1Japon, IXème siècle :

 

En 805, le moine Dengyo Daishi fonde l’une des plus importantes Sectes Bouddhiques : la Secte Tendaï.

 

En 815, la maison des Fujiwara est toute puissante. Elle possède des biens fonciers répartis dans tout l’archipel Bientôt, une habile politique d’alliance matrimoniale la rapproche de l’Empereur. Elle exerce rapidement un total ascendant sur la maison Impériale, et contrôle toutes les affaires de l’Etat. En 857, Fujiwara no-Yushifusa reçoit le titre de grand chancelier d’Empire, sous le règne de l’Empereur Montoku. Et, à partir de ce jour, les Fujiwara sont nommés « sessho » - ou, « régent d’Empereur mineur » -, puis « Kampaku » - ou, « régent après leur majorité ».

 

Dominant de fait les Empereurs et le gouvernement central, jamais les Fujiwara ne tentent d’usurper le trône. Les Empereurs et les Impératrices, fort sages, consacrent leur temps à des activités philanthropiques. Nombre d’entre eux deviennent de grands lettrés, comme l’Empereur Saga, ou bien, de fervents bouddhistes ; comme son épouse, l’Impératrice Danrin.

 

 

Amérique du Sud, IXème siècle :

 

Depuis près de mille ans se développe une brillante Civilisation au Sud du lac Titicaca, au cœur des Andes. Tianhuanaco est pourtant à cette époque son centre cérémoniel le plus prestigieux ; il est construit avec de gros blocs de pierre taillées. Mais, la capitale de cet immense Empire qui est en train de s’étendre à tout le Pérou, est la ville de Huari ; à partir de laquelle se diffusent la culture et l’artisanat - orfèvrerie, céramique et tissage.

 

 

Afrique Noire, Xème siècle :

 

En 900, la cuvette Congolaise initialement occupée par les Pygmées, voit l’arrivée des Bantous occidentaux, dont le noyau primitif est la culture de Nok, au centre du Nigeria. De fait, les Bantous, qui connaissent la métallurgie, l’introduisent dans le pays. Et le minerai de fer latéritique, dont la fusion ne nécessite pas de fortes températures, ils le réduisent grâce à des méthodes simples et ingénieuses.

 

C’est cette maîtrise du fer qui permet aux Bantous du Congo d’améliorer leurs ressources : la fabrication d’armes et d’outils en fer leur apporte une supériorité sur les ethnies autochtones, qu’ils peuvent ainsi facilement dominer.

 

En 905, la ville de Koumbi-Saleh, au Ghana, est édifiée en plaine, et la ville comporte de nombreuses maisons construites en pierre et bois d’acacia. Y existe aussi de belles résidences, de larges avenues, de petites ruelles. Elle comporte également plusieurs monuments, dont douze mosquées. Aux alentours se trouvent plusieurs puits d’eau potable, près desquels les habitants entretiennent de petits jardins potagers. Dans le château entouré de dépendances réside l’Empereur et sa cour, composée de ministres, de hauts dignitaires et de la noblesse.

 

 

Arabie, Xème siècle :

 

En 901, venu des Indes, le jeu d’échecs se répand partout au sein de l’Empire. Parallèlement, quelques mois plus tard, Abu Abdallâh soulève les Berbères contre l’Emir. Et, il amplifie l’agitation parmi les tribus Karmates en 903.

 

L’Etat rustémide de Tahert dure jusqu’en 911. Puis, un autre mouvement de contestation et d’affirmation identitaire, le chiisme, prend la relève. Les Kharidjites se réfugient alors au Mzab, au cœur du désert algérien, où ils fondent la « Pentapole » : El-Ateuf, ou « le Tournant », Bou Noura, ou « la Lumineuse », Beni Isguen, ou « la Ville Sainte », Melika, ou « la Reine » et Ghardaïa, ou « la Falaise », considérée comme un chef d’œuvre d’architecture et d’urbanisme.

 

Un peu plus tard, les sultans, « Buwayhides », une dynastie Persane fondée par Buwayh, apparaissent à leur tour. Les trois fils de ce dernier, ainsi que leurs successeurs directs, règnent de fait, sinon de droit, sur l’Empire Abbasside. Abul Hussein est par ailleurs le premier à occuper Bagdad, où le calife, tout en conservant son titre, lui remet la réalité du pouvoir en le nommant al-Mu’izz al Dawla – ou « le Glorificateur de l’Etat ». Tandis que les califes al-Qadir et al-Qa’im s’efforcent de redonner du lustre à la dynastie Abbasside, le déclin des Buwayhides commence ; et ils sont bientôt définitivement éliminés par les Seldjoukides venus de Turquie.

 

En 950, une nouvelle doctrine musulmane apparaît : le Soufisme vient du mot « suf », la laine de la robe portée par les « soufis » - ou « mystiques » -, ou encore, de « safa » - ou, la « pureté ». Le fondement du Soufisme repose non pas sur la Charia, la loi islamique, mais sur le « Hakika » - ou la « Vérité », ou encore « Connaissance de Dieu » - que l’on atteint par la méditation sous la direction d’un cheikh. La doctrine s’affirme au cours de cette période, avec Al-Halladj, puis Ibn al-Arabi.

 

En 955, est écrit par Ferdousi un poème intitulé « Chah-Namè » - ou « le Livre des Rois » -. Celui-ci relate l’histoire de l’Iran ancien jusqu'à l’invasion Arabe, décrit la lutte contre l’Asie Centrale et annonce la victoire iranienne. Les récits historiques se mêlent aux épisodes héroïques et aux leçons morales et religieuses. Le poème raconte les luttes meurtrières entre les fils du roi légendaire Feridun :

 

« Iradj a hérité de l’Iran prospère, mais ses frères, qui n’ont eu que le Touran en Asie Centrale, veulent lui reprendre son bien. ». La Tradition de l’épopée nationale continue après Ferdousi, dont le poème, souvent recopié, traduit en Arabe, est toujours orné de riches miniatures.

 

A suivre, si ce texte vous intéresse...