W3Personnellement, je ne sais pas si Dieu existe. Et si j'avais envie de le savoir, ce n'est pas un livre saint – de quelque religion dont il soit issu – que j'utiliserai pour élaborer ma foi. Par ailleurs, j'ai lu et ai longuement étudié les livres saints des trois grandes religions monothéistes de notre monde – Torah, Bible, Coran. C'était lorsque j'étais chercheur à la Bibliothèque Nationale, et que j'ai écris une thèse de plus de 1800 pages sur les grands mythes fondateurs de la civilisation humaine.

Or, s'il y a un fait – parmi d'autres – que j'ai particulièrement constaté, c'est que les textes saints à la base de ces trois religions, se basent essentiellement sur ces derniers. Le mythe du Déluge, l'amour de son prochain, les commandements de Dieu, le Prophète, l'Apocalypse, etc. sont des notions qui se retrouvent dans tous les grands mythes qui ont émaillé l'Histoire de l'Humanité. Les grandes religions de l'Antiquité, y compris sur les deux continents américains avant que les européens n'y posent le pied – Viracocha ou Quetzalcóatl sont censés être les sauveurs de l'Humanité – les ont repris à leur compte. Nombre de passage de l'Ancien Testament et de la Torah s'y réfèrent à de multiples reprises. Le Coran s'associe au Prophète Abraham, commun aux trois grandes religions actuelles ; lui mème issu de mythes bien antérieurs à la naissance de la religion judaïque, chrétienne ou musulmane.

Et quand il est prouvé historiquement que ces mythes ont été modifiés, transformés, adaptés, tronqués, afin de les faire correspondre aux fois dominantes d'alors, il devient évident qu'ils sont socle sur lesquelles elles s'appuient. Et que contrairement à ce que les prélats enseignent, ils ne sont pas liés à la parole de Dieu.

Combien de fois, au cours des millénaires et des siècles passés, a-t-on utilisé ce moyen afin de convertir les non-croyants. Le Christianisme ne s'en est pas privé dans les premiers siècles de son existence. Dans chaque région du monde où il s'est implanté, il a adapté sa doctrine aux croyances ancestrales locales. Combien de dieux romains, de divinités celtes, sont devenues des saints, dans le but de convertir les populations locales à la nouvelle foi.

Combien d'évangiles ont été supprimés, détruits, cachés, mutilés, parce qu'ils ne correspondaient pas à la vision de Dieu que voulaient propager le clergé de cette époque. Plus tard, quand on sait que la Kaaba, le site le plus sacré de la religion musulmane, est en fait un lieu de culte païen bien antérieur à la naissance de Mahomet. Il y a de quoi s'interroger sur les motivations des propagateurs de ces nouvelles religions d'alors ; qui usaient de tous les moyens à leur disposition, en mêlant leurs propres convictions, mythes universels, et traditions locales.