X1En 956, Hugues a seize ans, le nouveau roi Lothaire son cousin, en a treize. Ils sont placés sous la tutelle de leurs oncles : le roi Otton Ier et l’archevêque de Cologne. Outre son titre, le nouveau duc des Francs possède une dizaine de comtés – Paris, Senlis, Orléans, etc. – et administre plusieurs abbayes dont celle de Saint Martin à Tours, d’où il tire son surnom : Capet venant de Capa, allusion directe au manteau – ou cape – de Saint Martin conservé dans ce monastère. Des liens de famille l’attachent aux plus grands : sa sœur est l’épouse du duc de Normandie ; son frère cadet, Otton, est duc de Bourgogne ; lui même se marie en 970 avec la fille du duc d’Aquitaine, Adélaïde. Sa puissance dépasse bientôt celle du roi.

 

Vers 970 également, lorsque les Bogomiles arrivent en pays Occitan, ils amènent avec eux un certain nombre de Textes Doctrinaires rédigés en Perse et en Inde. Et, parallèlement, leur implantation est facilitée par l’empreinte profonde qu’y a laissée l’Arianisme Wisigothique.

 

En 975, les tentatives menées par Lothaire, successeur de Louis IV d’Outremer, pour reprendre la Lorraine à l’Empereur, entraînent la rupture entre le roi et Hugues. En 984, Lothaire profite de la minorité du souverain germanique, Otton III, pour s’emparer de Verdun. L’archevêque de Reims, Adalbéron, chef d’un parti impérial favorable à l’unité de l’Occident sous l’hégémonie des Empereurs Saxons, pousse Hugues à se rapprocher de l’Empereur et de l’aristocratie lorraine pro-impériale. Le 11 Mai 985, Adalbéron est accusé de trahison et traduit en justice à Compiègne ; l’intervention d’Hugues Capet disperse l’assemblée et le roi Lothaire meurt peu après.

 

Son fils, Louis V, relance le procès, et dénonce alors « l’homme le plus scélérat que la terre eut supporté ». Il convoque une nouvelle assemblée à Compiègne mais il meurt le 21 Mai 985. Adalbéron est lavé de tout soupçon, une troisième assemblée se tient à Senlis sous l’autorité du duc Hugues qui est désigné comme roi.

 

Le 3 Juillet 987, Adalbéron procède donc au sacre d’Hugues Capet dans la cathédrale de Noyon. La couronne passe à l’héritier d’une dynastie qui a déjà donnée deux souverains à la « Francia » ; les grands vassaux, qui n’ont pas tous assisté à l’élection, acceptent dans le calme le changement de dynastie. Toutefois, les Carolingiens ont encore des fidèles, en particulier au Sud du royaume. Devant ces réticences, Hugues saisit le prétexte d’une expédition lointaine pour associer au trône son fils Robert, sacré le 30 Décembre 987 à Orléans. Il accourt en Catalogne, auprès du marquis de Borel, qui fait appel à lui pour combattre les Arabes ; mais après cette aventure, les liens entre le Languedoc, la Catalogne et la France du Nord ne tardent pas à se distendre. En 988, Charles de Lorraine, frère de Lothaire, s’empare de Laon par surprise, mais une ruse de l’évêque Adalbéron rend la ville à Hugues en 991. Charles est capturé ; il finit ses jours en prison.

 

Prince parmi les princes, le Capétien doit désormais se faire accepter par tous. Mais ni Hugues, ni les premiers Capétiens n’y parviennent, et le pouvoir royal ne cesse de décliner jusqu’en 1060, au moment où le duc de Normandie, Guillaume le Conquérant, devient roi d’Angleterre. Les démêlés du roi avec l’Eglise et le pape ajoutent encore à leur discrédit : à cause de leur vie conjugale, Robert le Pieux est menacé d’excommunication, Philippe Ier, lui, est excommunié.

 

 

Angleterre, Xème siècle :

 

Au Xème siècle, le Nord de l’Angleterre est une colonie Viking. Les Danois ont reconstitué une société Scandinave, le Danelaw, au Nord d’une ligne qui va de Chester à l’estuaire de la Tamise. Appuyé sur cette région « de loi danoise », aidé par la trahison des grands du Nord, le Danois Knud le Grand vainc le roi Anglais Edmund Ironside, ou Edmond II cotes de Fer à la bataille d’Ashenden en 1016, et fonde un Empire anglo-scandinave. Mais, en 1042, la mort de son fils Knud HardeKnud provoque, au Danemark, une guerre civile entre les candidats à la succession. En Angleterre, faute de prétendant scandinave, les nobles désignent Edouard le Confesseur. Celui-ci est d’ascendance anglo-normande : sa mère, Emma, est la sœur du duc de Normandie Richard II ; son père, Aethelred, appartient à la dynastie du Wessex et descend d’Alfred le Grand, qui, au IXème ème siècle, a unifié l’Angleterre anglo-saxonne.

 

 

Irlande, Xème siècle :

 

En 947, les Vikings effectuent de nombreux raids sur les cotes Irlandaises. Ils y investissent les monastères qui y sont installés depuis des centaines d’années. Et, ils y détruisent les centaines de manuscrits qui sont enfermés à l’intérieur de leurs Bibliothèques.

 

Mais, heureusement, quelques uns de ces Livres parviennent à échapper à la fureur des envahisseurs : en effet, juste avant que les bâtiments ne soient occupés, quelques Clercs réussissent à en sortir une petite trentaine. Ils leur font quitter l’île, puis, les mettent en lieu sûr dans la crypte d’une abbaye du Pays de Galles. Ils les entreposent – tels, le Livre de Nag Hammadi, ou les Textes de la Mer Morte -, les classifient, et les rangent. Et finalement, ils construisent autour d’eux une nouvelle Bibliothèque Secrète, ainsi qu’une nouvelle Salle d’Archives.

 

A suivre, si ce texte vous intéresse...