X3Nos gouvernants sont conscients que la France, avec 2200 milliards d'euros de dette, comme la grande majorité des pays de la Communauté Européenne, est au bord de la banqueroute. En fait, la faillite généralisée guette l'Occident dans son ensemble. Evidemment, à part quelques paradis fiscaux tels que Monaco, le Luxembourg, la Suisse, par exemple. Puisque ceux-ci sont utilisés par la totalité des multinationales et des grandes banques pour abriter et faire fructifier leurs dividendes à l'abri des regards indiscrets. Pour autant, même en restreignant au maximum les dépenses de l’État – ce qui est impossible à mettre en œuvre, et inconcevable socialement et politiquement, il faudrait à la France des dizaines, voire des centaines, d'années, afin de rembourser totalement sa dette. Un jour, j'ai vu ou lu quelque part que si le pays désirait s'acquitter de son passif du jour au lendemain, chaque français devrait payer de sa poche plus de 30 000 euros au bas mot. Sachant en outre qu'en l'état actuel des choses, l’État dépend des banques afin de financer quotidiennement sa logistique. Or, celui-ci dépense davantage pour rembourser les intérêts des emprunts qu'il contracte périodiquement auprès d'elles. Et ce n'est qu'un fragment minime de cette dette, au final, qui est résorbé. Jusqu’à ce que l’État ne souscrive un nouvel emprunt venant grever plus encore son déficit et anéantir ses acquittements précédents.

C'est un cercle sans fin qui me rappelle, par certains aspects, l'état économique de la France d'il y a plus de deux-cents ans. En effet, à la veille de la Révolution Française, si Louis XVI a convoqué – à contrecœur - les États Généraux -, c'est parce qu'il n'avait pas d'autre solution -, Vu l'état des finances publiques, il était contraint de lever de nouveaux impôts s'il ne voulait pas qu'elles conduisent la Monarchie à la banqueroute. On connaît la suite...

 

Quel rapport avec aujourd'hui ? Quel lien avec le problème des « Migrants Syriens, Irakiens, Afghans... », me demanderez-vous ?

Evidemment, au premier abord, aucun !

Ce qui nous rapproche de cette période, en fait, c'est que la noblesse de robe d'alors, hostile à toute évolution de la Monarchie vers une gestion plus équitable des finances publiques en amoindrissant ses privilèges, est aujourd'hui remplacée par une « noblesse financière ». Or, celle-ci ne peut être renversée par une Révolution. Car, si cette noblesse de robe avait le sentiment d’être inatteignable parce que proche du roi – les événements ont démontré que ce n'était pas le cas -, la noblesse financière du 21ème siècle s'est accaparée tous les leviers permettant à la civilisation Occidentale d'exister. Elle s'est insinuée au cœur de la totalité des rouages qui la servent et l'asservissent. Contrairement à 1789, nous en sommes tous prisonniers d'une manière ou d'une autre, de notre naissance à notre mort. Autrefois, nous étions les vassaux, les serfs, d'une Monarchie toute puissante, absolue, que nos ancêtres ont terrassée au terme du Siècle des Lumières. A cette époque-là, en effet, l'accès à la lecture et à l'écriture de sujets de plus en plus nombreux, a permis à ceux-ci de réfléchir sur la raison d’être de l'Absolutisme auquel ils étaient soumis. Les Philosophes, les idéaux nouveaux venus des États-Unis, le recul relatif de la pauvreté – la France était la plus riche nation d'Europe, et celle possédant la population la plus considérable - en cette fin du 18ème siècle, ont autorisé ce bouleversement considérable qui allait la heurter, avant de secouer l'Europe et le monde.

Aujourd'hui, par contre, avec la mondialisation à outrance, se libérer des chaînes qui nous entravent est inenvisageable. La suprématie du pouvoir de l'argent est sans partage. Le néocapitalisme immodéré provoque des ravages irréversibles et dantesques. Non seulement pour les peuples qu'il a mis sous tutelle, mais aussi pour l'équilibre climatique de la planète dans son intégralité. Depuis les débuts de l’Ère Industrielle au début du 19ème siècle, et même avant cela si on souhaite remonter aux origines – les Grandes Découvertes du 16ème siècle -, la face du monde a irrémédiablement changé. D'une économie de subsistance et autosuffisance alimentaire, nous sommes passés à une économie de marché. Des échanges économiques, culturels, scientifiques, littéraires, existaient entre certaines parties du monde depuis l'Aube de la Civilisation Humaine, nul ne peut le nier. Le Proche et le Moyen-Orient, l'Europe dans une moindre mesure, ont eu des contacts réguliers avec la Vallée de l'Indus et Cathay – ancien nom de la Chine – et Cipango – ancien nom du Japon. Le Proche et le Moyen-Orient ont fréquemment commercé avec l'Europe – du Sud au Nord, de l'Est à l'Ouest – dès l'Antiquité. Des échanges ont eu lieu dès la Préhistoire, en fait, d'après les observations des chercheurs. Mais, ces routes étaient alors empruntées, autant pour le négoce de marchandises, de matières premières, que pour des pèlerinages religieux, ou pour permettre aux sciences, aux philosophies, aux arts, etc. de circuler.