X3Pour ceux et celles qui suivent mes textes depuis assez longtemps – et qui, malgré leur longueur, les lisent jusqu'au bout -, vous savez que mes centres d’intérêts sont nombreux, divers et variés. Quelques-uns ou quelques-unes sont peut-être au courant que, parmi eux, les sciences liées à la connaissance de notre Univers sont parmi celles qui me captivent le plus. Dans ce contexte, hier, j'ai appris une information dont j'espérais – sans l'attendre véritablement – la publication avec impatience.

Parallèlement, je dois avouer que mon instinct – mon intellect plutôt – me l'affirmait depuis au minimum une dizaine d'années. Mais sans preuve irréfutable telle que celle diffusée hier, je n'avais pas le droit de m'y attarder. Mes réflexions personnelles devaient passer outre celle-ci tant qu'elle n'était pas prouvée, vérifiée, et validée.

Je sais que pour nombre de personnes ici-bas, cette information « anodine » n'a aucune incidence sur le cours de leur vie. Je sais qu'il ne s'agit pas d'un sujet qui les préoccupe ; c'est tellement loin de leur quotidien et de leurs tracas journaliers. A première vue, en effet. Et pourtant, cette information pourrait avoir des conséquences incalculables et insoupçonnées à plus ou moins longue échéance pour l'avenir de l'Humanité.

Elle est cependant, à n'en pas douter, un pas supplémentaire sur le chemin qui mène l'Homme de l'état d'enfant à l'état d'adulte.

Peut-être l'avez vous entendu à la radio, lu dans vos journaux, vu aux actualités télévisées, mais il est désormais avéré qu'il y a de l'eau sur Mars. Je sais, cela peut paraître anodin, sans intérêt. Or, je vous assure que ce n'est pas le cas, loin de là. Car si de l'eau, sous forme liquide ou solide existe sur cette planète, c'est qu'elle existe ailleurs aussi dans des systèmes solaires extérieurs au notre. C'est encore que cette eau dissimule éventuellement la « Vie » en son sein.

Oh, ne vous imaginez pas de gentils petits-hommes verts ou de vilains extra-terrestres tels que le cinéma ou la littérature de Science-Fiction les décrivent. Non, cette Vie serait uniquement constituée de micro-organismes ou de cellules primitives microscopiques. Les mêmes, ou apparentées, à celles qui ont permis à la Vie d'éclore sur notre planète il y a 3,5 milliards d'années environ. Et ce, après bien des modifications de leur environnement originel.

D'un autre coté, même si elle n'y existe pas actuellement, peut-être a-t-elle existé par le passé ; et des traces y résident-elles toujours. Ou, dans le pire des cas, si elle n'y a, à aucun moment éclos, le fait que de l'eau s'y propage sous une forme ou une autre est un véritable gage d'espoir pour notre espèce.

La planète Mars est, à peu de choses près, la sœur jumelle de la Terre. Elle est, certes, plus petite ; elle ne possède pas d'atmosphère respirable. Et aujourd'hui, elle est inhabitable, elle possède un climat hostile, il y fait très froid la nuit, et sa température n'est guère tolérable pour un être humain le jour. Malgré tout, c'est l'une des seules planètes « solides » de notre Système Solaire. Des planètes comme Vénus ou Jupiter sont essentiellement gazeuses. Mars, elle, il y a 3,5 milliards d'années également, ressemblait beaucoup à la Terre. Ce n'est qu'ensuite, consécutivement à des bouleversements géologiques, climatiques, et autres, qui lui sont propres, que son destin a été modifié. C'est pour toutes ces raisons, d'ailleurs, qu'astronomes, qu'astrophysiciens, que climatologues, ou que spécialistes des exoplanètes s'y intéressent tant. Mais, du fait qu'elle ressemble énormément à la Terre sur bien des points, elle a beaucoup à nous apprendre quant à sa naissance, son évolution, ce qui les apparente et les différencie ; et surtout sur une question essentielle s'il en est : pour quelle raison l'une a permis à la Vie d'éclore dans des conditions idéales pour la voir proliférer, tandis que l'autre a décliné pour se transformer en lieu stérile et impropre à sa profusion.

Il s'agit là d'une interrogation essentielle. En y répondant, l'Homme sera un jour, peut-être, susceptible d'appréhender son environnement davantage qu'il ne le fait aujourd'hui. En comprenant pourquoi une planète peut s'éteindre, alors qu'une autre est capable d'engendrer la Vie, il réalisera que son environnement est beaucoup plus fragile et délicat qu'il ne le croit. Il aura conscience – trop tard certainement -, que les plus petits bouleversements peuvent entraîner des perturbations et des modifications dévastatrices pour l'ensemble de l’écosystème. Quelques degrés de plus ou quelques degrés de moins, une catastrophe climatique ou géologique majeure dont la source est à première vue anodine, sont à chaque fois à l'origine de bouleversements globaux.