X1Mon père, mes grands-parents, ne s'en sont jamais remis. Quand ils sont descendu du bateau à Marseille, ils ont laissé derrière eux tout ce qui leur était cher. Un déchirement, qu'ils ont pleuré tout le reste de leur existence. Une amertume, une tristesse, une blessure qu'ils n'ont jamais pu cicatrisé. 

Alors, quand une personne qui contribue à WeloveWords commence à me dire que, parce que j'ai ce genre de discours, il est impossible que je sois un fils de Pied-Noir, je vois rouge. Quand, alors que j'essaye de lui expliquer raisonnablement, sensément, avec des arguments réfléchis, ma position, et qu'elle me harcèle de commentaire sur mon texte de samedi, je réagis.

En s'en prenant à ma famille, à mes parents, cette personne m'a non seulement heurtée, blessée. Je me suis senti humilié, meurtri au plus profond de ma chair. Mais, de plus, ce n'est pas la première fois qu'elle agit ainsi. Déjà, il y a quelques mois de cela, celle-ci a eu le même comportement à mon égard. C'était à l'occasion de l'élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis : je disais que l'arrivée au pouvoir de cet homme était une catastrophe. D'ailleurs, quelques mois plus tard, nous en voyons le résultat. Elle, affirmait qu'il fallait lui laisser sa chance. Nous étions en profond désaccord, c'est le moins qu'on puisse dire. Et déjà, à ce moment-là, elle m'a pris à parti par ses commentaires en voulant me faire plier à sa version des faits. Et j'ai été contraint de m'éloigner de WeloveWords parce qu'elle s'y estimait chez elle, et qu'à ses yeux, vu mes positions, j'y étais un intrus.

Cette fois-ci, j'ai eu le malheur d'entrer dans son jeu en répondant à ses commentaires par les miens. Cela ne lui a pas plu ; forcément. D'abord, j'ai essayé de lui expliquer mes arguments. Elle y a été sourde. Sa seule réponse a été qu'elle était une petite-fille de Pied-Noir, que, vu mon discours, je n'étais pas fils de Pied-Noir, qu'elle préférait entendre ce que ses grands-parents lui ont raconté sur l'Algérie, plutôt que d'écouter d'autres versons de ce qu'a été cette période. Elle s'est acharnée, me harcelant de commentaires, auxquels j'ai répondu. Là est mon erreur. Au final, ce matin, comme elle n'a pas souhaité les retirer et me laisser définitivement tranquille - je ne veux plus avoir à faire à elle d'une manière ou d'une autre. Je ne veux plus qu'elle vienne polluer mes exposés de ses réponses hargneuses, vindicatives -, j'ai envoyé des alertes aux modérateurs de Welovewords pour les informer de ses insultes, de ses médisances, de ses propos blessants à l'encontre de ma famille.

Je ne sais pas si cette initiative de ma part servira à quelque chose. Si c'est le cas, tant mieux. Je veux uniquement qu'elle disparaisse de mon environnement sur WeloveWords ; et qu'elle me laisse publier ce que je désire sans qu'elle saute sur mes textes qui ne lui plaisent pas, comme une nuée de sauterelles. WeloveWord est, à mon humble avis, assez grand, pour qu'elle et moi ne nous y rencontrions pas. Sinon, si ce harcèlement se reproduit, je serai obligé de clôturer mon compte - le pire, c'est que je ne sais pas comment on fait. Je publierai mes textes sur un autre site du même genre, ailleurs. En un lieu où ce genre de personne est indésirable. Ou, dès qu'un incident de ce type se produit, les modérateurs interviennent pour y remettre bon ordre.

Je suis triste de devoir en arriver à de telles extrémités. Ce n'est pas dans mes habitudes d'agir comme cela. Si je partage mes textes ici, alors que je n'y suis pas obligé, c'est juste pour le plaisir de les partager avec les lecteurs qui m'y suivent. Ceux et celles que je connais parce qu'ils sont dans mes contacts ; ainsi que les autres. Sur Facebook, où j'ai des milliers de lecteurs - de plus en plus d'ailleurs -, la solution serait toute simple. Je lui bloquerai l'accès à ma page, et ce serait terminé. Tranquille.