X3Un certain nombre de mes lecteurs et de mes lectrices qui me connaissent depuis longtemps le savent : mon itinéraire personnel se situe en marge du parcours habituel d'une personne « normalement » constituée. Notamment parce que j'ai énormément étudié à la Bibliothèque dans des domaines aussi hétéroclites – mais parents – que sont l'Histoire, la Genèse des Civilisations, la Religion – sous toutes ses formes -, les Mythes, l'Ésotérisme, la Philosophie, la Littérature, etc. J'ai décortiqué des centaines, des milliers peut-être, d'ouvrages sur tous ces sujets durant cette période riche en découvertes et en exploration intellectuelle, mystique. J'ai eu le privilège – je le considère en effet ainsi – d'avoir accès à des savoirs et à des connaissances que, malheureusement, bien peu à part les chercheurs et les thésards, peuvent décrypter.

Car n'entre pas à la Bibliothèque Nationale afin d'y consulter ses millions de livres, qui veut. Il faut être chercheur, étudiant à l'Université, etc. pour avoir le droit de toucher à ses trésors ; pour pouvoir parcourir les exposés, les opuscules, les traités, les écrits – quelques uns datant du Moyen-Age ; et ceux-là son extrêmement bien protégés - qui y sont référencés.

J'ai donc eu l'avantage et l'honneur – je le considère également comme tel – d'avoir l'opportunité de m'y plonger durant des années. Et les notes sur les origines occultes de l'Hitlérisme dont je me sers pour rédiger mon livre en cours d'élaboration, viennent en partie de là. D'autres viennent d'autres bibliothèque plus accessibles – Sainte Geneviève, l'Arsenal, etc. J'ai accumulé des milliers de pages de notes concernant l'Histoire, la Religion, les Mythes, les Traditions, etc.

Et, que vous me croyez ou pas – peu importe, à la rigueur -, je peux vous assurer que le phénomène religieux est bien plus vaste et bien plus complexe que ce que les textes fondateurs des trois grandes religions monothéistes actuelles le laissent entendre. Les Enseignements qu'elles dispensent à travers la Torah, le Talmud, la Bible, ou le Coran, n'effleurent que la surface des choses. Pour des raisons idéologiques ou matérielles qui n'ont, le plus souvent, rien à voir avec les dogmes qu'ils propagent, ces livres sont des instruments de pouvoir. Ils ont été écrits par des hommes, pour être enseignés à des hommes.

La notion de Déité, elle, existe depuis la Préhistoire, et jusqu'à nos jours, elle a emprunté des centaines de formes différentes à travers le monde et à travers les Ages. Croire a toujours été un besoin vital pour l'espèce humaine, parce que c'est un facteur d'espoir. En fonction des lieux, des civilisations, des traditions, des peuples, du niveau de vie, de la culture, de l'éducation, etc. la Religion – monothéiste ou polythéiste – sert de support à cet espoir. De génération en génération, depuis l'Aube de l'Humanité, et surtout de la conscience d'elle-même et de sa place dans le monde et dans l'univers, elle est le vecteur de grandes questions : « où vais-je ? Quel est mon destin ? D'où viens-je ; y a-t-il un début ? Une fin ? Qu'y a-t-il après la mort ? Pourquoi suis-je ici ? ; etc. Que ce soit en tant qu'espèce ou en tant qu'individu. La Religion a tenté d'y apporter des réponses en un temps où elle était la seule en capacité d'y répondre.

A suivre...