X3Actuellement, l'Islam – et plus particulièrement celui que l'on dit « intégriste » ; mais parfois pas uniquement – suit cette même idéologie. Les femmes sont voilées pour ne pas tenter les hommes qu'elles croisent dans la rue. Comme si les hommes qu'elles croisent étaient des bêtes en rut prêts à leur sauter dessus. Les amoureux sont obligés de se cacher afin de pouvoir passer un moment plus ou moins intime ensemble. Souvent, il y a relation sexuelle, mais annale ou buccale, afin que cela ne se voit pas au moment du mariage. Ou, s'il y a une relation sexuelle vaginale et que l'hymen est déchiré, la famille oblige la jeune fille à subir une opération de chirurgie pour le réparer et que le futur mari ne s'en aperçoive pas. Lorsque cette jeune femme est envoyée en France pour une raison ou pour une autre, une fois l'age du mariage atteint, il n'est pas rare qu'on exige d'elle qu'elle retourne au « pays » afin de la marier à un homme qu'elle n'a jamais connu ou vu.

Ces pratiques d'un autre age rappellent étrangement celles du Catholicisme jusqu'au début-milieu du XXe siècle. Il faut bien avouer que, parmi ses attributions, le Christianisme a eu la mainmise sur le mariage et la vision que devait en avoir la société, pendant près de deux millénaires.

Ce n'est qu'au début du XXe siècle, avec la séparation de l’Église et de l’État, avec l’avènement de la laïcité, que les choses ont commencé à changer. La Première Guerre Mondiale n'a fait qu'amplifier ce mouvement. En Angleterre, dès cette époque, les « suffragettes » ont eu gain de cause en accédant au droit de vote ; en France, il a fallu attendre la fin du Second Conflit Planétaire pour qu'elles obtiennent ce droit.

Longtemps également, l’Église a eu son mot à dire dans l'éducation des enfants. Jusqu'à la loi de 1905, c'est elle qui dirigeait la majorité des écoles. Ce n'est qu'à partir du milieu du XIXe siècle que les jeunes filles ont pu s'inscrire dans des établissement scolaires spécialement réservés pour elles. Et, comme pour l'éducation qu'elles recevaient au sein de la cellule familiale, cette dernière était exclusivement orientée vers son futur « métier » d'épouse de de mère. Ce n'est qu'à partir des années 1950, et surtout 1960, que les écoles sont progressivement devenues mixes.

Néanmoins, cette croyance en la prédominance de l'homme sur la femme reste profondément ancrée dans la conscience collective. Ce n'est pas pour rien que les salaires des femmes sont moins élevés que celui des hommes. Ce n'est pas pour rien qu'il y a moins de femmes ministres, députés, chefs d'entreprises, etc. Dans les cités sensibles, où le poids de l'Islam et des traditions est puissant, dès qu'une jeune femme à le désir de s'émanciper, elle est considérée comme une traînée faisant honte à sa famille, à son clan. Ou alors, elle est désignée en tant que « prostituée » dont les jeunes hommes ont le droit d'user et d'abuser selon leur bon vouloir ; ils les entraînent alors dans les caves de leurs immeubles pour être les victimes de tournantes ou de viols parce que, selon eux, en se vêtant ainsi, elles leur montraient qu'elles étaient consentantes.

Ou bien, encore, en Inde, ces jeunes femmes attaquées à l'acide par des prétendants éconduits, et marquées pour le reste de leur existence sans que son agresseur soit condamné – ou peu – par la justice de leur pays. Ce reportage que j'ai visionné il y a quelques jours, et évoquant ces adolescentes quasi-prépubères au Liban, mariées à des hommes plus âgés qu'eux, et qui enfantent alors qu'elles n'ont que quatorze, quinze, ou seize ans… pour souvent tenter de divorcer plusieurs années après parce que malheureuses.

Que dire du niqab imposé dans les Émirats Arabes, ou dans d'autres contrées du Proche et du Moyen-Orient, dans certains milieux en Europe et en France. Que ces messieurs estiment normal parce que leur épouse est leur « objet » personnel sur lequel nul n'a le droit de poser les yeux. Qui sont recluses dans des lieux – y compris dans les lieux publics – qui leur sont spécifiquement réservés afin qu'elles n'aient pas la tentation de regarder quiconque d'autre que leur « maître ».

A suivre...