X3Non seulement, je suis outré ; mais je suis également indigné et furieux : ce matin, en ouvrant ma page personnelle Facebook, je me suis aperçu que l'un de mes nombreux contacts me demandait l'autorisation d'y publier un texte personnel. D'habitude, je n'y suis pas hostile. Bien au contraire. Cela prouve qu'il y beaucoup de personnes – issues de lieux, de milieux sociaux ou professionnels, divers et variés – qui lisent et s’intéressent aux exposés, aux réflexions philosophiques, sociales, politiques, religieuses, etc. que je publie régulièrement ici et ailleurs. Néanmoins, je demeure en permanence vigilant sur les souhaits qui y sont formulés.

En effet, la plupart du temps, il s'agit surtout de publicités qui n'ont rien à voir avec ce que je diffuse. Il s'agit aussi de photos ou d'images pour des sites de rencontres – voire davantage – qui m'y semblent inappropriés. Il s'agit encore de tentatives éhontées d'escrocs pour y mettre en avant leurs slogans pour des prêts d'argent à des particuliers en dehors des réseaux traditionnels d'organismes ayant pignon sur rue.

J'en profite d'ailleurs pour prévenir ces arnaqueurs sans états-d'âme et sans scrupules, qui sautent sur les plus vulnérables et les plus crédules, que j'ai toujours été, que je suis, et que je serai toujours, impitoyable envers eux. Je suis assez informé sur la manière dont ils usent et abusent d'Internet et des réseaux sociaux, afin d'essayer d'attirer les désespérés et les naïfs dans leurs filets, pour ne pas être dupe de leurs manœuvres. Non seulement cela, mais également pour les combattre par tous les moyens qui sont à ma disposition. Sur Facebook notamment, en les bloquant systématiquement dès que l'un ajoute sa publicité en commentaire de l'un de mes textes ; ou en tentant de mettre en avant sur mon mur personnel ses promesses mirifiques d'aigrefin et de malhonnête. C'est, je l'avoue, un des fléaux de la Toile que je ne supporte particulièrement pas.

Ceci étant dit, il y a aussi d'autres sortes d'escrocs qui se manifestent ici et là, et pour lesquels je me montre intransigeant. Vis-à-vis desquels je demeure constamment en alerte. Parce qu'ils sont aussi dangereux et manipulateurs, aussi inconscients et propagateurs de contre-vérités, d'illusions, de fantasmes, et de mensonges que les précédents.

Eux n'en veulent pas à notre argent – quoique parmi eux se trouvent des gourous, ou des crapules -, mais à notre conscience et à notre intellect. A notre raison et à nos convictions. Ce sont des individus sectaires qui se prétendent « savants » ou « initiés » ; détenteurs de secrets et de mystères auxquels le reste de l'Humanité n'a pas accès. Et ils les diffusent à l'aide de vidéos, de livres pseudo historico-mythico-philosophico-scientifiques, leurs idées auxquelles ils sont les seuls à croire. Auxquelles ils s'accrochent désespérément – faute de convaincre ceux et celles qui n'y adhèrent pas -, farouchement, en se persuadant qu'ils sont les seuls à détenir la vérité.

Bref, c'est cette sorte d'individu qui, ce matin, m'a demandé s'il pouvait poster l'un de ses textes sur mon mur. Au début, je n'y ai pas vu d'inconvénient. Je suis toujours heureux de croiser la route de personnes qui s'interrogent, qui sont curieuses de comprendre le monde et sa complexité ; le « comment » et le « pourquoi » des grandes questions universelles que l'Homme se pose depuis la Nuit des Temps. Quelle est la place de l'Homme au sein de cette multitude, quel est son avenir, d'où il vient, quel est le but de son existence, ce qui se cache par-delà la mort, si d'autres formes de vie existent ailleurs...

Ces interpellations sont innombrables, légitimes, passionnantes, fascinantes. Ce sont des sujets que, moi-même, j'aborde régulièrement dans certains de mes exposés à tendance philosophique.

A suivre...