X1Car, en fait, lorsqu'on va un peu plus loin dans ce raisonnement, qu'est ce qui est le moteur principal de la religion : tout simplement la peur. La peur de mourir, de souffrir, de pécher, la peur d’être seul, abandonné, de ne pas avoir d'aide quand c'est nécessaire ; la peur de ne pas aimé ou d’être aimé, etc. Et l'espoir qui résulte de cette peur lorsqu'on se raccroche aux dogmes religieux qui sont censé aider chacun à surmonter ses doutes, ses frayeurs, ses blessures, ses misères.

Cette peur est alors entretenue, afin que la Religion soit la seule a pouvoir susciter l'espoir en quelque chose de meilleur après notre mort ou ici bas, en fonction des circonstances. Elle permet à l'homme de se dépasser – ce qui, en soi, n'est pas une mauvaise chose ; une bonne éventuellement.

Mais, généralement, ces sentiments sont dévoyés, utilisés, bafoués, utilisés afin de soumettre tout un chacun à l'unique vérité que la religion concernée défend. Toute autre manière d'envisager le monde, l'homme, l'univers, toutes les autres et multiples vérités que recèlent le monde, issues de l'intelligence et du raisonnement humain sont bannis. Ils sont réprouvés, repoussés, détruits. Il faut les faire reculer coûte que coûte, par n'importe quel moyen. Afin que la domination de la Religion soit totale, que la soumission des hommes à celle-ci ne soit pas remises en cause. Jamais.

C'est ce visage que nous montre la religion depuis des milliers d'années ; et actuellement aussi, avec ses crispations, ses violences, ses diatribes venimeuses envers ceux et celles qui osent s'élever contre l'obscurantisme qu'elle diffuse. Si certaines personnes qui me lisent, et ferventes croyantes, sont aussi vindicatives, haineuses, insultantes, insistantes, à mon encontre, c'est pour cette raison. Comme elles ne peuvent envisager la vie sans Dieu et la Religion, il est nécessaire que ceux qui ne voient pas le monde, l'univers, l'homme, comme elles, soient convertis.

A leurs yeux, il est intolérable, inadmissible, « impossible », qu'on n'adhère pas à leurs certitudes. Parce que ces personnes différentes d'elles instillent le doute, fragilisent leur foi. Or, en Religion, le doute n'est pas toléré, les questionnements vis à vis de la foi et de sa signification non plus. La vérité est absolue, unique, indéfectible. Commencer à douter est remettre en cause l'ensemble de l'édifice auquel elles se raccrochent pour donner un sens a leur vie.

Or, lorsque je ne vais pas dans leur sens, lorsque je brandis mes arguments, ces individus en souffrent. Le doute que je divulgue, les explications rationnelles, scientifiques, historiques, intellectuelles, philosophiques, etc., elles ne peuvent les accepter. Il faut les éradiquer. Et plus elles s’aperçoivent que leurs positions n'ont aucune prise sur moi – ou quelqu'un d'autre qui se réclame athée, et disant tout haut que « Dieu n'existe pas », leur violence redouble. Il faut faire taire le fauteur de troubles à tout prix. Elles le harcèlent de leurs passages tirés du Coran ou de la Bible, afin de lui crier : « Regarde comme j'ai raison, c'est écrit là. Cela a été écrit bien avant ce que tu nous impose à voir, et que nous ne voulons pas voir. ».

Or, pour en revenir au début de mon texte, du fait que je ne crois pas en Dieu, que je ne crois pas en ces textes religieux pour toutes les raisons que j'ai énoncées plus haut, et que j'ai relaté dans maints d'autres textes personnels, ils ne me touchent pas. A leur grand dam, a leur grand étonnement, a leur grande douleur, ils n'ont aucune ascendance sur ma pensée et ma philosophie nées de mon parcours personnel, de mes travaux, de mes réflexions intellectuelles, de mes lectures, de mes observations.

A suivre...