X1Quoiqu'il en soit, si je tenais à rappeler ces éléments, c'est que malgré ses bonnes intentions, ses belles paroles, ses enseignements moraux, ses injonctions à vouloir nous rendre meilleurs que nous ne le sommes, la Religion – comme toute institution humaine – n'est pas exempte de fautes ou de reproches à lui administrer.

Bien entendu, parmi ceux et celles qui ont la foi, il y a des êtres exceptionnels – l'abbé Pierre, Sœur Emmanuelle, Mère Thérésa, Gandhi, Martin Luther King… Mais, quand l'on y regarde de plus près, c'est êtres exceptionnels ne sont pas légion, loin de là. Et il y a davantage d'anonymes qui œuvrent pour des associations caritatives, qui viennent en aide aux mal logés, aux pauvres, aux SDF, pour instruire ceux qui sont sans instructions, pour protéger les femmes battues ou violées, les enfants violentés ou martyrs, que de Religieux qui s'en soucient – et ce, même s'il ne faut pas négliger qu'il y en a.

Or, tous ces anonymes, ne sont pas forcément Croyants. Il y en a, encore une fois, c'est indéniable. Mais ils ne sont pas les seuls, loin de là. Toute personne doté d'un tant soi peu d'humanité, de compassion, de désir de venir en aide à son prochain, doté de l'envie de soulager les plus malheureux et les plus souffrants de leur peine, s'y emploient. Chacun à sa façon, chacun en fonction de ses capacités, des ses possibilités. Il y a tant de manières différentes de s'engager à tenter d'apporter sa contribution.

Ces personnes là, de plus, e se mettent que rarement en avant. Elles ne cherchent ni gloire, ni fortune ; ni honneurs, ni récompenses. Elles le font parce qu'elles estiment que c'est de leur devoir de le faire. Elles ne s'appuient sur aucune Religion pour justifier de leur action. C'est ce qu'on appelle, être humain ; tout simplement.

Pour ma part, récemment, deux ou trois personnes ayant commenté mes derniers articles concernant la Religion ont mis en doute mes bonnes intentions, ma franchise, mon honnêteté, les valeurs qui m'animaient. Étrangement, ces personnes étaient toutes croyantes ; et toutes issues des trois Religions monothéistes majeures qui se déchirent le monde et nos consciences.

Cela en dit long sur les desseins sous-jacents qui leur font brandir leurs Bibles, leurs Torah, ou leurs Corans. Comme je le soulignais au début de ce texte, cela démontre bien, si besoin était, de quelle manière elles s'octroient le privilège de l'amour de l'autre, de l'écoute, de l'échange, du dialogue, de la compréhension, vis-à-vis de ceux et de celles qui se sentent perdus, déboussolés, blessés par les affres et les épreuves de la vie. Cela montre la mentalité dont elles sont empreintes : « nous sommes les seuls représentants de la bonté, de la générosité, de l'aptitude à aller vers son prochain ». Tous ceux qui osent aller sur ce terrain sans leur caution ont forcément de mauvaises intentions. Pour dire la vérité, l'un de ces individus m'a carrément traité de « gourou ».

 

A suivre...