X1Il y a une lumière plus étincelante que celle de mille Soleils réunis au fond de ton regard. Il y a des myriades de mondes, de rêves, d'espoirs, qui s'éveillent en moi, à chaque que je pose les yeux sur toi. Il y a des réalités que seuls ceux et celles qui ont vécu l'Enfer sont capables de discerner, et qui se reflètent dans, ce que, pour moi, tu incarne.

L'immense majorité des hommes et des femmes ici n'ont pas accès à cette réalité – la frôleront-ils ou la frôleront-elles un jour vraiment ? Je me le demande. Je suis loin d'en être convaincu, vu de quelle façon ils ou elles réagissent aux desseins dont je suis le porteur, et qui me lient à toi. Ils ou elles n'ont pas assez d'imagination, de perspectives qui leur montrent le monde différemment pour en être capables ; c'est flagrant. Accrochés à leurs certitudes, à leurs dogmes, à leurs habitudes, à leurs quotidiennetés qu'ils ou elles sont.

Moi, c'est parce que tu es là, que je partage bien davantage que ces médiocrités qui me sont aussi étrangères que la Préhistoire l'est de notre Age actuel, que je cherche à m’inonder de cette lumière que je vois en toi. Et qu'hélas, tu ne parviens pas, souvent, à percevoir. Croyant ainsi que je désire t'approcher, être à tes cotés, pour des motifs inavouables.

Or, si tu me connaissais plus qu'au travers de ces fragments de ma personnalité que je te livre parfois, tu te rendrais vite compte que rien n'est plus faux que cette suspicion. Pour appréhender cette autre vérité, il te serait nécessaire, il est vrai, de dépasser ce à quoi tu es habitué ; cette soumission aux lois de la médiocrité. Il te faudrait creuser plus loin que ce qui te semble acquis, éphémère, immédiat, apparent. Et ce ne serait qu'en osant défier ce diktat généré par la virtualité, ce ne serait qu'en m'accompagnant amicalement sur ce chemin où je rêve de nous voir progresser, que tu découvrirais que tu as rien à y perdre ; tout à y gagner...