X1Les mots d'Emmanuel Macron concernant "la réparation du lien entre l’Église et l’État" sont, au pire, malheureux, au mieux, maladroits. Une atteinte à la laïcité qui mérite quelques éclaircissements de sa part.

La séparation de l’Église et de l’État est l'un des garants de nos institutions. Elle ne peut et ne doit pas être remise en cause, quelle que soit la religion concernée. Elle est là pour que les citoyens de notre pays soient libres de croire - ou pas. Que l’Église, comme les autres religions, traversent des périodes difficiles, qu'elles doivent s'adapter et se transformer en fonction du monde et de notre civilisation, c'est une évidence.

L’État, et encore moins le chef de l’État, n'a pas à prendre parti, a s’immiscer dans les débats qui l'agitent, c'est aussi une évidence. Tant que l'intégrité des hommes et des femmes de notre nation - persécutions, violences, manifestations de haine ou de ressentiment, etc. - n'est pas touchée, l’État n'a pas à intervenir. Les lieux qui l'incarnent - école, mairie, etc. - n'ont pas à montrer leur préférence pour telle ou telle religion - ou pas.

Individuellement, on peut, dans son cercle personnel, amical, familial, montrer sa préférence pour tel ou tel dogme. Dès que cela sort de ces limites pour entrer dans la sphère publique, la laïcité prime...