X1Je ne suis pas parfait, loin de là, j'ai mes défauts, mes incapacités ou mes impossibilités également. Chacun tente, en fonction de sa personnalité, de son vécu, de ses blessures, de ses victoires ou défaites, forces ou faiblesses, de faire au mieux. C'est vrai pour les autres, c'est vrai pour moi.

Parfois, je suis maladroit, parfois je suis brutal dans mes mots. Je ne le nie pas ça fait partie de moi. Par ailleurs, étant concentré sur mon livre et ayant des centaines de contacts dans mes "amis" Facebook, je ne porte pas forcément - involontairement de ma part attention - à ceux ou celles qui me tendent la main ; et que je ne vois pas.

Je ne dis pas que tout le monde est indifférent, je dis que l'immense majorité est indifférente, ce n'est pas pareil. Et, malheureusement, c'est cette immense majorité à laquelle des gens comme moi - ou ceux et celles qui ont des épreuves, difficultés, maladies, handicaps, différences de tout ordre en gros - sont contraints de se soumettre, contre lesquels ils ont l'impression d'être impuissants. Je ne m'y résigne pas.

En outre, justement, je concentre mon attention sur ceux et celles dont l'échange mutuel entre elle et moi, je le pense viscéralement, va dans ce sens. Fais que cet échange, ce partage, pourrait ère fructueux, enrichissant, source de bonheur, d'ouverture vers l'autre, de tolérance, etc. autant pour ces personnes que pour moi.

Par mes moyens, avec ce que je suis, etc., je m'y emploie avec la plus extrême des virulence et de détermination ; y compris si j'en souffre, si j'en suis malheureux, blessé, ou autre. J'essaye, humblement, modestement, d'apporter ma pierre à cela, parce que ça m'importe. Est-ce que cela changera quelque chose ? Globalement non, c'est évident. Mais si une, deux, ou quelques personnes réagissent, et modifient leur comportement, que ce soit a mon égard ou à l'égard de personnes dans de semblables - ou pires - situations, ce sera déjà une victoire.

Prendre la main de quelqu'un - vous en l’occurrence - est toujours faisable. Ce qui est plus dur, et plus vital, plus nécessaire, c'est qu'une personne qui, pour tout ce que j'ai écris auparavant, prenne la main que je lui tends malgré ou à cause de tout cela. Là est la victoire, là est l'avancée déterminante qui permet d'avancer.

Enfin, pour répondre : oui, quand je me suis cassé la figure, le chauffeur de taxi, la vendeuse, le médecin, m'ont aidé. Ça c'est dans la réalité, et sur l'instant. Le véritable combat, c'est sur des réseaux sociaux comme Facebook qu'il se livre, parce que ceux-ci sont le reflet de nos comportement de masse ; pas de nos comportement individuels, ponctuels, dans une situation comme je l'ai vécu.

Faut-il leur en vouloir ? Oui, parce que cela montre leur manque d'humanité. Parce que leurs actes sont le reflet de ce comportement quotidien sur un réseau social comme Facebook, qui démultiplie d'eux ce qui n'est pas visible au premier abord. En usant de Facebook de telle ou telle manière, nous dévoilons comment nous nous comportons, avec une loupe grossissante, du fait de l'anonymat - chacun étant anonyme derrière son ordinateur. Il montre cette apathie, cette indifférence, cette superficialité, cette éphémérité, cet égoïsme, égocentrisme "ordinaire", "normal", "banal" de l'immense majorité de ces utilisateurs(trices). Parce qu'il n'est pas "comme moi", parce qu'il n'est pas de "chez moi" - pays, région, ville, statut social, religion, philosophie de vie, handicap, maladie, niveau d'étude, etc.

Bref, parce "qu'il n'est pas moi", et que pour cette raison, je l'ignore, je le rejette, et pourquoi pas, un jour, je l'enferme dans un camps ; il n'est pas comme moi, moi qui suis un représentant de la masse des moutons. Et pourquoi pas, je le laisse seul, je l'abandonne, il souffre, il meurt, parce que je ne m'en suis parce qu'il n'est "pas moi". Pour reprendre le titre d'un documentaire que j'ai vu il y a quelques années sur la période nazie - déjà - : le Fascisme Ordinaire. Car oui, cette banalité des comportements décrits est bien un "Fascisme Ordinaire"...