X2Chaque jour, chaque nuit, que Dieu fait, j'ai qu'un seul rêve, je n'ai qu'une seule ambition, je n'ai qu'un seul espoir : te faire l'amour un instant, un moment.

 
Juste avoir l'honneur et le privilège de partager avec toi un siècle enraciné au cœur de l’Éternité ; juste pouvoir éphémèrement lire dans ton regard cet émoi te métamorphosant soudain en le plus lumineux des astres. Et pleurer des larmes de bonheur et de joie parce que c'est moi qui t'offre cette divine extase.
 
J'aimerai alors également te dire en même temps qu'à mes yeux tu es la plus belle des femmes. J'aimerai alors te susurrer qu'il n'y a que pour toi que je souhaite ouvrir les portes d'un univers où tu serais l’impératrice de transports passionnés qui me dépassent ; que je ne dompte pas.
 
Pour moi en effet, tu es Vénus, tu es Aphrodite, tu es Astarté. Pour moi, tu es Adriana Karembeu, tu es Charlize Theron, tu es Cameron Diaz. Peu importe si tu ne leur ressemble pas. Peu importe si tu n'a pas leur silhouette ou leurs formes. En ce qui me concerne, tu incarne tu es charme, tu es sensualité, tu es désir, tu es féminité, tu es volupté. Bien davantage que ces déesses ou que ces femmes dont on loue les attraits. Tu es perfection.
 
Et c'est là mon malheur. C'est là ma malédiction. Moi qui ne suis qu'un homme indigne de t'honorer de mes ardents sentiments. Moi qui ne suis qu'un homme condamné à demeurer dans l'ombre et la solitude. Alors que tant d'autres ont la chance, qui ont la satisfaction, de bénéficier de tes caresses, de tes baisers.
 
Alors que tant d'autres ont le privilège de partager ta couche une nuit, ou plus longtemps, et de t'emmener en des lieux synonymes de bonheur, d'ivresse, et de ravissement. Pourquoi ? Uniquement parce qu'ils ont la possibilité de se glisser en toi ; de caresser ton corps ; de toucher ton âme ; au gré de tes gémissements de plaisir ; au gré de tes ondulations frénétiques ; au gré des va et viens de leur virilité épanouie qui te satisfait démesurément.
 
Mon malheur c'est que, parce que je suis moi, rien que moi, tu ne me vois pas. Je suis un "inférieur", un "négligeable", un "avorton" qui ne mérite pas tes égards. Et que cette distinction dont l'effigie marque ma peau, mon cœur, et mon âme, de manière indélébile ; me précipite chaque jour, chaque nuit, aux fins fonds d'un Enfer auquel je suis enchainé pour jamais...