X1Quand je suis triste, que je me sens perdu, j'écris. Donc, cet après-midi, après être revenu du rendez-vous chez le neurologue pour le suivi de l'évolution de la sclérose en plaques de Vanessa, je vais m'y employer.

 
Je vous rassure, ma compagne va bien. Son état de santé est stable ; pourvu que ça dure. Cependant, je n'ai pas de nouvelles de ma sœur de cœur depuis hier ; elle qui a l'habitude de m'envoyer un sms chaque soir. Et ça me rends triste, anxieux, ça me donne envie de pleurer et de me replier sur moi-même.
 
Oh, je pense que rien de grave ne lui est arrivé. Elle a un travail très prenant, chronophage, énergivore. Je l'admire pour tout ce qu'elle donne pour le mener à bien quotidiennement. Mais, je ne peux m’empêcher d'avoir peur pour elle, de me soucier d'elle ; et de chacun des membres de sa famille, de son entourage professionnel ou amical. Donc, ça suscite en moi des terreurs incontrôlables ; bien que ma raison et mon intelligence me disent qu'il n'y a pas à avoir peur. C'est plus fort que moi.
 
Il faut dire que mon parcours personnel a été tellement malmené ; des souvenirs de drames demeurent gravés à tout jamais en moi ; des images effroyables d'êtres chers disparus brutalement qui hantent mes nuits, que je n'arrive pas à me détacher de cette angoisse irrépressible.
 
Je vous laisse donc. Je dois partir chez le neurologue. Puis, je vais ensuite me mettre à écrire. Pour tenter d'oublier tout cela ; du moins momentanément...