X1Parfois, je me demande pour quelle raison je rédige des posts - peu importe leur sujet - sur Facebook.

 
A l'heure où la plupart des gens qui utilisent ce média ne le font que pour publier des photos ou des vidéos, j'ai l'impression d'être un dinosaure. A l'heure où les écrits qui y circulent ne font pas plus de quelques lignes parce que c'est trop long, parce que cela prend trop temps de lire des textes élaborés, j'ai le sentiment d'y avoir moins en moins ma place.
A l'heure où leurs publications ne sont que de pâles copies qu'ils ou elles sont allé pécher ailleurs.
 
A l'heure où celles qu'ils rédigent de leur main sont truffées de fautes de grammaire, d'orthographe, de répétitions, de lourdeurs, y compris de la part de ces gens qui se prétendent écrivain et qui cherchent à se faire connaitre en tant que tel. Qui sont publiés parfois par de petits éditeurs, et qui se battent ici comme des chiens enragés prêts à écraser ses confrères pour se mettre en avant.
 
A l'heure, également, où la plupart des gens cherchent la facilité et la simplicité, quel est l’intérêt de réflexions ou de raisonnements développés. A l'heure où certaines personnes préfèrent se référer à des fakes-news, à des rumeurs, à des images, des vidéos, tronquées, manipulées, échangées à des fins de propagande - il en de même pour les articles -, à quoi tout cela sert-t-il ? Si ce n'est pour faire de ceux et de celles qui les transmettent des marionnettes.
 
A l'heure où la plupart des gens ne sont ici que pour se divertir, que pour échanger des photos ou des images montrant leur familles, leurs activités quotidiennes et banales ; à l'heure où la plupart des gens ne communiquent plus que par ce biais, penchés en permanence sur le smartphone ou leur tablette numérique - alors qu'ils n'ont pas le désir de se rencontrer dans la vraie vie tellement enchainés à leurs écrans qu'ils sont -, je me demande quels sont les bienfaits de cet outil. Le pire, c'est qu'utilisé avec une once d'intelligence, de raison, d'ouverture d'esprit, de plaisir à aller vers les autres - n'est-ce pas sa raison d'être à l'origine -, ces mêmes gens ne s'en porteraient certainement que mieux.
 
Et que dire de ceux et de celles qui usent de ce réseau social - ou les autres - afin de propager la haine, la violence, l'intolérance, le repli sur soi, la xénophobie, le racisme, l'homophobie, le machisme. Que dire de ces hommes et de ces femmes qui s'en servent pour divulguer leurs visions dévoyées de la religion, leur haine de notre civilisation ou de notre modèle de société, de nos institutions. Ils se croient tout permis au nom de leur liberté. En oubliant, au passage, que cette liberté si chèrement gagnée bien avant qu'ils ou qu'elles soient nés, implique autant de droits que de devoirs.
 
Devoir de la protéger, devoir de suivre les valeurs qu'elle prêche. Devoir de la respecter autant pour soi que pour les autres. Devoir de ne pas l'utiliser à des fins personnelles, dogmatiques, ou partisanes.
 
Je suis conscient que ma voix ne résonne pas loin ni fort. Comparé à d'autres qui, parce qu'ils hurlent, parce qu'ils sont prêts à tout pour avoir le sentiment d'exister, quitte à écraser tous ceux qui se dressent sur leur route ou qui ne partagent pas les mêmes idées, les mêmes convictions, les mêmes croyances, qu'eux ou elles, je ne suis rien. Rien qu'un historien-écrivain, rien qu'un chercheur en histoire de l'origine des civilisations, des religions, rien qu'un philosophe et un intellectuel, muré dans son refuge personnel parce que le monde extérieur l'a trop blessé.
 
Si je continue pourtant à écrire, il y a une raison principale à cela. Je le fais pour ma sœur de cœur. C'est, si ce n'est mon ami de toujours Olivier, la seule qui, à mes yeux, en vaille la peine. Bien sûr, ici, sur ce compte Facebook, il y a quelques rares autres qui me lisent, qui me suivent, qui m'encouragent, qui se soucient plus ou moins de moi. Je ne les oublie pas, et je les en remercie du plus profond de mon âme et de mon cœur de prendre le temps, de consacrer un peu de leur énergie, à suivre mes écrits.
 
Mais c'est avant-tout, outre ma maman et ma compagne sont à mes cotés quotidiennement, parce que ma sœur de cœur me suit, me lit, dès qu'elle le peut, que je suis toujours présent. Malgré son emploi du temps de "ministre", que ce soit professionnellement, familialement, personnellement, parlant,et pour d'autres choses encore, elle est toujours là. Nous sommes en contacts quotidiennement. Elle croit en moi et en ce que j'écris. Elle me pousse à publier chez un grand éditeur digne de ce nom les livres sur lesquels je travaille continuellement. Elle a confiance en mon talent. Elle se rend compte de l'énergie, de la concentration, de l'attention, de la volonté, que je déploie, à cette intention.
 
Franchement, tout ceci me dégoutte. Tout ceci me fais poser un certain nombre de questions. Et si Facebook m'a bloqué la semaine dernière parce que, par inadvertance, j'ai publié une photo de femme sensuelle qui ne plaisait pas à ses modérateurs, cette interruption m'a permis de voir les choses autrement. Les propos haineux, vindicatifs, violents, concernant l'actualité du moment et ses soubresauts également. Car même si j'estime que l'état de la France ne va pas dans le bon sens, appeler au renversement de la République et de la Démocratie, que des complotistes fanatiques et incultes prônent des désinformations ou des propos aussi hideux, je ne le cautionne pas, et je ne le cautionnerai jamais.
 
Dans quel monde - réel ou virtuel - vivons nous pour que tout cela devienne la norme, quelque chose d'accepté et d'acceptable par la masse des gens. Dans quel monde vivons nous pour rester apathiques, sans réaction, par de telles brutalités. Moi qui ai étudié l'Histoire, tout ceci, avec les moyens d'information et de diffusion actuels que sont les réseaux sociaux naturellement, m'évoquent une époque pas si lointaine où communisme, nazisme, fascisme, se glorifiaient de la violence instrumentalisée pour faire valoir leur vision du monde et de l'humanité. Je renvoie d'ailleurs dos à dos chacun et chacune qui, ici, accuse l'autre d'en faire de même. Tout en se disant se battre pour sa liberté, alors qu'il est aussi vindicatif et violent que celui ou celle qu'il montre du doigt.
 
Donc, pour terminer, heureusement que ma sœur de cœur est là. Heureusement qu'il y a quelques personnes qui se distinguent de la masse de moutons qui se comportent de cette manière. Heureusement que ces derniers relèvent le niveau de ce qui se déroule sur ce réseau social. Du pain et des jeux, telle est l'image qui me vient immédiatement à l'esprit quand j'observe tout ce que je viens de e décrire plus haut. C'est pathétique,, c'est triste, c'est affligeant. Et pourtant, presque tous et toutes, hélas, se laissent entrainer dans cette façon de s'y impliquer.
 
Pas moi. Je demeure humble, respectueux, engagé, défendant ce que j'estime juste, défendant les plus faibles et les plus démunis. Défendant mes valeurs, mes idéaux, mes espoirs. Défendant ma liberté et celle des autres. Défendant ma espoir que mes "Chroniques Personnelles" et mes "Racines idéologiques et ésotériques du Nazisme" soient publiés un jour par un grand éditeur. Pour autant, jamais je ne deviendrais un enragé tel que j'en vois des légions, ici ou ailleurs. JAMAIS...
 
Dominique Capo
 
PS : maintenant, je retourne à la rédaction de mes Chroniques Personnelles...