X1Aujourd'hui, même si faire ressurgir ces réminiscences est épuisant, éprouvant moralement ai-delà de tout ce que cous pouvez imaginer, je me replonge avec un plaisir non dissimulé dans la rédaction de mes Chroniques Personnelles.

 
Déjà, tandis que mes doigts jonglent avec mon clavier pour retranscrire ces mots, des images de ce passé souvent douloureux, parfois heureux, s'échappent de mon esprit. Des sensations, des sentiments, des rires et des larmes, les accompagnent. Des espoirs et des cauchemars virevoltent en moi sans que je ne puisse les empêcher de s'exprimer. Ils s'accrochent à mon âme. Ils ont un besoin viscéral de s'en échapper.
 
Pour autant, même si je décris ce parcours qui a été le mien, que je l'offre un jour à la postérité en le faisant publier par un éditeur digne de ce nom, je doute que ceux et celles qui en lisent le déroulé réalisent, comprennent, acceptent, la profondeur de mes blessures non cicatrisées. Je doute aussi qu'ils ou elles imaginent à quel point ils ont engendré en moi un chagrin constant, un mal de vivre sans limites, que seuls certains buts que je rêve d'atteindre seraient capables de combler.
 
Pour diverses raisons que je détaille dans mon livre, je suis conscient que jamais je ne les toucherai ; ou même frôlerai. Je l'ai découvert depuis longtemps. Toutes mes tentatives pour aller dans ce sens ont toujours échouées. Toutes celles que je tente ici ou ailleurs depuis que, sur ce réseau social je suis inscris, sous vaines. Les mains tendues vers les personnes que j'aimerai approcher, et dont celles-ci se détournent systématiquement, me le rappelle continuellement...
 
Maintenant, heureux, presque soulagé, de m'évader de ce monde, de cette humanité, qui ne veux pas de moi, je me replonge dans mes Chroniques, afin d'oublier, du moins un moment, cette condamnation à la mort lente dont je suis l'objet parce que je suis quelqu'un de fondamentalement différent...