X1Je rêve d'un jour où je ne serai plus seul. Je rêve d'un jour où les personnes que je chéris viendront vers moi sans que j'aie besoin de les solliciter. Je rêve d'un jour où elle me diront "viens", ou "je viens" pour profiter ensemble d'instants précieux, privilégiés, à partager. Je rêve de convivialité, de rires, d'hospitalité, d'humanité. Je rêve d'entendre "tu es le bienvenu à mes cotés ; aux cotés des miens, au sein de cette matérielle réalité.

 
Je rêve d'un jour où je n'aurai plus besoin d'avoir peur d'être abandonné, oublié, pour que l'on se tourne vers moi "normalement", spontanément, sans hésiter. Et non comme une obligation, un devoir, une fatalité. Je rêve d'un jour où je ne serai plus le dernier auquel on pense, qui est écouté, qui est invité à s'exprimer. Je rêve d'un jour où je ne susciterais plus l'indifférence, l'irrespect, la désinvolture, la légèreté.
 
Je suis un homme sincère, fidèle, qui peut beaucoup endurer ; qui a énormément enduré depuis qu'il est né. Je suis un homme passionné, engagé, avec une extrême sensibilité ; bien plus que d'aucun(e)s ne peuvent sans doute se l'imaginer. Je suis aisément anxieux, stressé ; qu'il est facile de blesser.
 
Je suis aussi quelqu'un qui a énormément à offrir, à donner, et dont beaucoup de gens ont jadis profité. Je suis un homme qui... j'aurai tant à révéler. C'est pour cette raison que je rédige jour après jour mes "Chroniques Personnelles" ; elles décryptent tout ceci et bien davantage encore, que je ne saurai, en quelques lignes, l'avouer...
 
Alors, puisque je suis seul, puisque si ce n'est Vanessa, si ce n'est ma maman, si ce n'est ma sœur de cœur, je demeure envers et contre tout isolé, mes blessures restent non cicatrisées. Je ne cesse de me démener, contre cette malédiction qui veut que les gens ne viennent pas à moi de leur propre volonté. Et je pleure des larmes amères parce qu'un damné je suis, j'ai été, et je subsisterai...