X1Aujourd'hui, je suis épuisé. Oui, épuisé et triste, triste et atterré, atterré et exaspéré. Pour ne pas dire davantage sur les multiples sentiments qui m'animent tandis que j'écris ces mots. Et pourtant, malgré la fatigue, je repars au combat contre ce qui m'irrite au plus haut point. Parce qu'on attaque mes valeurs les plus fondamentales, les plus essentielles. Parce que mon humanisme est touché au cœur...

 
Comment ose-t-on opposer la misère, la pauvreté, l'indigence, aux dons en faveur de la réfection à court, moyen, et long terme, de Notre-Dame de Paris ? Comment peux-t-on comparer ce qui n'est pas comparable ? Comment peux-t-on dresser l'une contre l'autre deux causes aussi essentielles, aussi indispensables, aussi nécessaires, l'une que l'autre ?
 
C'est une honte, une infamie. Je n'ai pas de terme assez fort pour condamner de tels propos de la part de ceux et de celles qui s'aventurent sur ce terrain-là. Et croyez moi - ou non -, s'ils se tenaient physiquement devant moi, je ne les épargnerais pas. Comment peux-t-on mettre face à face deux outrages à notre humanité, deux fondements essentiels, vitaux, de notre civilisation. Je le répète, et je le répèterai aussi souvent et aussi fort que ma véhémence me le permet, pour m'élever et condamner ce sentiment d'incompatibilité à l'encontre de ces deux défis à relever.
 
Ceux et celles qui s'indignent contre ce milliard d'euros si "facilement" mis sur la table par de grandes fortunes françaises ou étrangères ont-elle un peu réfléchi, avant de s'irriter ?
 
Oui, ces individus sont riches !!! C'est un crime, de réussir ? Ils doivent en avoir honte ? Ils ont obligation de redistribuer en permanence le fruit de leur travail, de leur engagement, au profit de ceux et celles qui m'ont pas eu le même destin qu'eux ? Si leurs entreprises ne réussissaient pas, ne gagnaient pas d'argent, ils seraient aussi pauvres que les hommes et les femmes qui les trainent dans la boue. Ils ne seraient pas les pourvoyeurs de centaines, de milliers, de dizaines de milliers, etc. d'emplois en France ou un peu partout dans le monde. Et la situation de ceux et celles qui ne réussissent pas à finir leurs fins de mois, qui espèrent une augmentation de leur pouvoir d'achat, seraient encore plus miséreux qu'ils ne le sont déjà.
 
On me rétorquera que ces riches délocalisent, font de l'optimisation fiscale, profitent du système. C'est vrai. Et je suis contre cette façon de procéder de leur part. Je me suis toujours battu, je me bats toujours, et je me battrais toujours, contre ce genre d'abus. C'est une honte, quand il y a tant de personnes qui sont si démunis, si pauvres, si nécessiteux. Je l'ai déjà maintes fois mentionné dans nombre d'autres articles rédigés par moi par le passé.
 
Il est d'ailleurs à noter que, de tous temps, pour ceux et celles qui ne le savent pas, les plus riches ont été des mécènes réguliers dans bien des domaines. Bill Gates a légué une large part de sa fortune personnelle pour enrayer la pauvreté en Afrique. Par le passé, tout le long de notre Histoire, de grands noms en ont fait de même. Dans l'humanitaire, dans la science, dans le patrimoine, dans l'art. Combien s'y emploient dans l'ombre, sans que ce ne soit sous le feu des projecteurs. Combien de gens modestes, démunis, s'y emploient aussi. Chacun avec ses moyens, avec ses ressources, a hauteur de ses possibilités.
 
Si on suivait ce raisonnement dressant les uns contre les autres, pourquoi les modestes ou les plus démunis, qui donnent, ne donneraient pas davantage, eux aussi, puisqu'ils ont les moyens de donner pour la reconstruction de Notre-Dame ?
 
Je ne dis pas pour autant que ce sont tous des altruistes. Ce ne sont pas tous des philanthropes. Comme vous et moi, ils sont humains, et ils le font a la hauteur de leurs moyens, de leurs ambitions, de leurs rêves, de leurs espoirs, de leurs passions. Ils le font parce qu'ils le veulent, ou pas, parce qu'ils pensent qu'il s'agit là, selon eux, de priorités, de nécessités. Depuis quand une cause est plus importante qu'une autre ? Parce qu'il s'agit d'un homme ou d'une femme. Dans ce cas, puisque celui-ci n'est pas français, pourquoi faire un don en faveur d'un pauvre en Afrique, alors qu'il y a tant de pauvres en France ? Pourquoi faire un don pour les victimes d'une guerre alors que nous ne sommes pas touchés par elle. Pourquoi donner pour des sites archéologiques que l'on fouille en Égypte, en Amérique du Sud, en Asie, en Europe ? Pourquoi construire une route, alors que cet argent serait mieux employé pour nourrir des populations ? Pourquoi investir dans l'aventure spatiale ; tout cela est inutile, non ?
 
Sans penser que ce sont des dizaines de milliers d'emplois. Sans penser que ces investissements, se sont des retombées économiques à court, moyen, ou long terme. Sans penser que cela fait avancer la science, nos technologies, et que sans la conquête spatiale par exemple, il n'y aurait pas certaines avancées majeures en médecine, dans l'agriculture, dans la connaissance de notre planète, de ses ressources, de nouveaux matériaux moins énergivores ?
 
Depuis que l'Humanité existe, il y a toujours eu des pauvres et des riches, des gens de pouvoir et des besogneux. Nombre de formes de sociétés, de modèles de civilisations, se sont succédé jusqu'à nos jours. Cependant, croire que parce que si tous les riches de la planète offraient la totalité de leurs biens aux plus nécessiteux, la pauvreté et l'ensemble des maux dont nous sommes victimes, disparaitrait, est une utopie. Depuis que l'Humanité existe, toutes les formes de sociétés ont tenté de trouvé des solutions pour endiguer ce fléau. Est-ce que l'une d'elles y est parvenue ? Non. Et ce qui est vrai pour hier, l'est toujours aujourd'hui.
 
Là est justement le rôle de l'Histoire : celui de nous rappeler que si nous avons des idéaux vers lesquels nous tendons, il ne s'agit qu'idéaux, et non de réalités. Ce n'est pas, aujourd'hui, un milliard d'euros supplémentaire offert de la part de milliardaires, qui va endiguer ce phénomène ; comme ce n'a pas été le vas jadis. C'est une œuvre collective de pousser en avant pour essayer d'améliorer notre société ; à titre individuel ou collectif. Et je dis bien "tenter". Car souvent, si certains parviennent à trouver des solutions, si des sommes peuvent aider des gens, des catégories sociales, etc., imaginer que l'ensemble de l'Humanité peut bénéficier de ces bienfaits est une utopie.
 
S'accrocher à ce vain espoir mène ceux et celles qui y croient droit dans le mur. Le monde est bien plus complexe, bien plus divers, bien plus contradictoire, que de simples solutions, des idées faciles - qui ne le sont pas tant que ça en vérité quand elles sont confrontées aux faits - qui ne fonctionneront pas pour tout le monde concrètement. Nul ne peut aller contre cette vérité.
 
Heureusement, la nature ne nous à pas tous faits égaux. Je dis "heureusement", parce que c'est ce qui nous donne à chacun des raisons de nous battre pour tenter d'avancer. C'est ce qui nous pousse à nous dépasser, envers et contre tout, pour trouver des solutions aux épreuves, aux difficultés, dont notre existence, individuelle ou collective, est parsemée. Si tout était simple, facile, qu'il suffisait de tendre la main, de demander, pour être exaucé, ce serait la fin de notre espèce. C'est aussi évident que les effets du réchauffement climatique ont, et vont avoir un impact de plus en plus grand, sur nos modèles de société, sur notre civilisation.
 
Moi, je me nomme Dominique. Les gens qui me suivent et qui me lisent régulièrement connaissent certaines parcelles de mon parcours personnel. Je ne suis pas riche. Je vis avec 800 euros par mois parce que j'ai une allocation adulte handicapé. Ma famille n'est pas aisée non plus. Ma compagne, elle, est atteinte de la sclérose en plaques. Je suis dans l'obligation de l'assister quotidiennement, presque comme une enfant qui n'est pas capable de se débrouiller toute seule. Durant mon parcours, j'ai connu l'humiliation, le rejet, les moqueries, l'abandon, la solitude, la souffrance physique et morale, la pauvreté, etc. Le monde de l'emploi, malgré des efforts insurmontables pour m'insérer au sein de la "norme établie", n'a pas voulu de moi. Longtemps, j'ai souffert du célibat imposé parce que toutes les femmes que j'ai rencontré et que j'ai voulu aimer, ne voulaient pas de moi. Mon hémiplégie du coté droit, ma tache de vin sur mon visage, les dégoutait, les faisait fuir. Je ne parle même pas de ce que j'ai vécu vis-à-vis de ma famille, il y aurait tant à dire. C'est d'ailleurs pour toutes ces raisons et bien d'autres, qu'actuellement je rédige ce que je nomme "mes Chroniques Personnelles". Ce sont mes "Mémoires", mon parcours, de mon enfance à aujourd'hui.
 
On ne peux pas dire que je suis un privilégié, loin de là. Ma vie a souvent été un Enfer que je ne souhaite à personne - y compris à mon pire ennemi - par bien des aspects. Alors, ceux ou celles qui me taxent de ne pas savoir ce qu'est la situation des plus pauvres et des plus désespérés d'entre eux, eh bien, je leur donne ma vie sans hésiter, et je prends la leur. Ils se rendront vite compte que même leur "misère" a certains avantages, comparée à ce que j'ai vécu ou ce que je vis.
 
J'invite, entre parenthèses, ceux et celles qui s'interrogent sur moi, à lire l'ensemble de mes écrits publiés ici ou ailleurs. Plutôt que de se contenter d'un seul article qui évoque une fraction de ma pensée, de mes convictions. Plutôt que de se cantonner à un seul aspect, parmi tant d'autres, de qui je suis, de mes combats, de mes espoirs, de ma vie, de mes expériences.
 
C'est trop facile, c'est trop simple, de se cantonner à un seul texte, forcément partiel et partial. C'est trop facile de juger et de condamner quelqu'un qu'on ne connait pas, qu'on ne devine qu'au travers de quelques propos, sans approfondir qui il est, pourquoi il dit ou pense ça, quels sont les moteurs qui le poussent à s'exprimer de telle manière, ou de telle autre. C'est trop facile, aussi, de se dire que cette personne "croit" asséner LA VERITE. Qu'il est obtus, qu'il n'est pas capable d'entendre des avis divergents. Ce que j'écris, c'est Ma VERITE, ce sont MES CONVICTIONS, MES PENSEES, MES ESPOIRS, etc.
 
Je ne parle pour personne d'autre que moi. Libre a chacun, ensuite, de suivre - ou non - ce que je partage. Libre à chacun d'exprimer SA VERITE, SES OPINIONS, SES CONVICTIONS. En rédigeant des textes de leur propre main, en diffusant ce qu'ils pensent, croient, veulent, espèrent, etc C'est facile, simple, de critiquer, ceux et celles qui prêtent le flanc aux critiques, alors qu'ils ne sont même pas capables de se dévoiler de la même façon. Alors qu'ils jugent sans accepter d'être jugés a leur tour. Sans accepter que l'on ne soit pas d'accord avec leurs propos, leur vision de l'homme, du monde, etc.
 
Ces hommes et ces femmes s'indignent. Mais sont-ils prêts à donner tout leur argent, tout leur temps, tous leurs biens, pour ceux et celles qu'ils critiquent. Sont-ils prêts à prendre la place de veux et celles qu'ils jugent et condamnent, pour voir quel est le poids qui pèse sur leurs épaules. Ont-ils le moindre respect pour ceux et celles qui nous ont précédé, et qui ont parfois donné leur vie pour que des monuments tels que Notre-Dame ou d'autres œuvres d'art, arrivent jusqu'a eux.
 
Pour autant, je ne me plains pas. Je n'attends pas du Gouvernement, des Associations, de la générosité d'autrui, pour me battre, pour tenter de trouver des solutions à mes épreuves. Même quand je suis épuisé, même quand je suis seul, même quand je suis désespéré, même quand je n'ai rien ni personne pour m'aider, je continue à me battre envers et contre tout. Je dépasse la limite de mes forces. A genoux, vidé, affaibli, humilié, trahi, etc., je ne baisse pas les bras. Et surtout et avant tout, je ne désigne pas un coupable, un responsable, de mes malheurs, de mes souffrances, du fait que j'ai de faibles revenus que je rêverais - c'est normal, c'est humain - de voir augmenter.
 
Je ne suis pas Macronien, je l'ai également déjà indiqué. J'en ai donné des explications poussées dans des articles antérieurs. Je troue que ce Gouvernement ne prends pas de bonnes décisions, n'a pas les bonnes solutions pour juguler la Crise à laquelle il doit faire face - celle des Gilets Jaunes, mais pas seulement - car les origines de cette Crise, ses conséquences, ses multiples aspects, etc. remontent loin dans le temps. Au minimum, aux années 70 et aux deux chocs pétroliers.
 
Aujourd'hui, ces origines sont de l'Histoire. Récente certes, non terminée certes. Mais elle s'inscrit dans l'Histoire de notre nation, de l'Europe, de notre civilisation. Cette page de l'Histoire n'est pas terminée d'être écrite ; de nombreux chapitres restent à être rédigés. Ce n'est pas l'arrivée de M Macron qui l'a engendrée, ce n'est pas lui, non plus, qui l'a exacerbée. Si vous cherchez ce qui a pu l’aggraver, vous pouvez éventuellement vous tourner vers la crise financière de 2008 ; mais là encore, c'est la crise des subprimes - notamment - qui l'a dévoilée. Mais là encore, pas seulement.
 
Est-ce à dire que rien ne peut être fait par ce Gouvernement ? Non, évidemment. Est-ce à dire qu'il ne faudrait pas que celui-ci mette plus de moyens en faveur des plus défavorisés ? Encore non. Est-ce à dire que c'est en "foutant le bordel chaque samedi dans nombre de nos villes, que ça va résoudre le problème ? Toujours non. Est-ce à dire que c'est en reversant nos institutions, que c'est en changeant de président, que tout va se résoudre ? Non, non, et non !!!
 
A agir de cette manière en se montant les uns contre les autres pour n'importe quel prétexte - comme l'incendie de Notre-Dame de Paris et le milliard engagé pour sa consolidation puis sa réfection -, fait plus de mal que de bien. Et si Macron use de ce drame pour détourner l'attention du peuple d'autres sujets bien plus importants pour notre présent, ceux qui s'indignent vis-à-vis de tout cet argent mis au service d'un chef d’œuvre de l'Humanité sont autant à réprouver que lui. Pire, ils jouent son jeu en alimentant l'actualité sur des faits annexes plutôt que de se concentrer sur l'essentiel.
 
Pour ma part, même si je n'ai que de petits revenus, je ne me sens pas être le plus malheureux du monde. Je ne sors que très rarement de chez moi. Je ne vois personne, alors que jadis, malgré le fait que je n'ai jamais eu de moyen de locomotion, j'étais souvent très entouré. J'ai habité Paris, la région parisienne, Marseille, la Sarthe, le Doubs. J'ai vécu une vie très chaotique, très éprouvante. J'ai aussi croisé la route de gens formidables, extraordinaires. J'ai vécu des expériences diverses et variées. Ma seule richesse, c'est mon intelligence, ma raison, mes connaissances, et mon talent pour l'écrit. Enfin, c'est ce que me disent ceux et celles qui me lisent.
 
J'ai toujours aimé les livres. J'en ai retiré une érudition remarquable. Mon don pour l'écriture viens de là. J'entretiens tout ça quotidiennement, avec une volonté de fer, avec un désir d'apporter ce que je suis, avec qui je suis, avec ce que je sais, avec ce que je peux apporter aux autres. J'écris depuis l'age de 16 ans. Mon ambition est le partage. Mon ambition est d'évoluer vers ce que j'ai de meilleur en moi. Je ne suis pas fortuné ; d'ailleurs, ce n'est pas mon ambition. On dit que "l'argent ne fais pas le bonheur", c'est vrai. Cependant, juste avoir de quoi vivre correctement, humblement, voila qui est plus approprié.
 
Rêver de gloire et d'argent n'apporte que larmes et désillusions. Ça n'apporte que ressentiment, haine, violence, jalousie, etc. Cette animalité qui sommeille en nous et que ces sentiments exacerbent. Ça nous salit, ça nous dégrade, ça nous pollue. Il n'y a qu'à voir les réactions suscitées ces derniers jours à l'encontre de ce milliard consacré à Notre-Dame pour s'en rendre compte.
 
Moi, modestement, humblement, par ce que je partage ici et ailleurs, je ne désire apporter que ma petite pierre à cet édifice monumental qu'est l'Humanité. Par les combats que je même au travers de mes textes, j'apporte ma modeste contribution à la réflexion, à la raison, à la sagesse, à l'humanisme, que chacun peut ou veut valoriser s'il le souhaite. Individuellement, je ne suis rien. Comme tout un chacun, je ne suis que brièvement de passage sur cette Terre. C'est ce que j'accomplis qui est le plus important.
 
Personnellement, mon legs sera tout ce que j'ai écris. Peu importe si mes textes ont une portée régionale, nationale, internationale, de mon vivant ou posthume. Un jour, les historiens du futur en trouveront peut-être quelques traces. Ils étudieront ces quelques traces, les décortiqueront de la même façon que d'autres témoignages de notre époque ; incroyable époque. Ils les intégreront dans leur compréhension de qui nous sommes aujourd'hui, de ce que nous cavons accompli, de la destinée de mon pays, de ma nation, de la civilisation et de la société à laquelle j'appartiens.
 
Comme nos prédécesseurs, en bâtissant des chefs-d’œuvre architecturaux comme Notre-Dame, ont, chacun à leur niveau, chacun avec leurs capacités et leurs possibilités, chacun grâce à leurs talents, riches ou pauvres, célèbres ou anonymes, malades ou bien portants, etc. ont, pierre après pierre, élevé ce monument qui a traversé les siècles. Je gage d'ailleurs que ces historiens du futurs auront du mal à comprendre la querelle qui nous anime autour de ce milliard d'euros.
 
Quand je songe que jadis, la population était encore plus démunie, n'avait pas tous les avantages que notre société moderne nous accorde. Elle n'a pourtant pas hésité un instant à donner ce qu'elle pouvait pour sa réfection, à travers les siècles. A Notre-Dame et à tous les autres chefs-d’œuvre du patrimoine de l'Humanité qui constellent la Terre de France.
 
Que penser encore, que cette population n'avait ni eau courante, ni électricité, ni soins, ni sécurité sociale, ni assurance chômage, ni alimentation variée, etc. Pour elle, là n'était pas l'essentiel. L'essentiel était dans l'entretien, la réfection, de ces vaisseaux de pierre qui défiaient le ciel et les siècles. Faisant fi de leurs vaines vanités, soudés autour d'un même projet, d'un même espoir, d'un même rêve, ils accomplissaient ce qu'aujourd'hui nous ne sommes plus capables de faire. Ensemble, oublier nos différences, oublier nos antagonismes, oublier nos partis pris, oublier nos croyances, oublier nos idéologies, etc. Juste être unis pour perpétuer cette destinée nationale, universelle, incarnée au travers de Notre-Dame.
 
Maintenant, je retourne à ma vocation première. Je retourne à la rédaction de mes Chroniques Personnelles. Maintenant, en parallèle, j'ai d'autres combats à mener. Je viens de recevoir un numéro spécial de "l'Histoire" sur l'antisémitisme. Il s'agit d'un autre fléau de l'Humanité qui mérite d'autres articles, d'autres réflexions. J'en ai déjà écris un certain nombre, d'ailleurs. A coté de cela, je termine la lecture du troisième volume de "l’Âme du Temple". Il s'agit d'une trilogie, de 2500 pages au total, dont il me reste 350 pages avant de la terminer. Il s'agit de la période des Croisades et de la fin de l'Ordre des Templiers ; ce fameux vendredi 13 Octobre 1307. Du mème auteur, auparavant, j'ai lu "les maitres d’Écosse" sur William Wallace ; Braveheart, pour ceux et celles qui ne sont pas familier avec cette page glorieuse de l'histoire de l’Écosse.
 
Et j'observe, évidemment, notre actualité, qui battit au jour le jour notre Histoire. Souvent parsemée de faits insignifiants qui tombent vite dans l'oubli, parfois constituée d'événements marquants, tels que l'incendie de Notre-Dame lundi. Aucun n'est anodin, aucun n'est inutile, aucun n'est plus important qu'un autre. Jamais e n'en n'opposerais l'un à l'autre. Car il font parti du même tout. Ils sont ce que nous sommes, ce que nous faisons, ce que nous léguons. Ni plus ni moins...
 
Dominique Capo