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Après avoir résolu un certain nombre de problèmes administratifs mineurs - mais qui m'encombraient l'esprit depuis quelques jours, et qui ne me laissaient pas celui-ci en paix -, je retourne à mes recherches en Histoire.
 
Je suis en effet fatigué de devoir en permanence être hyper-vigilent en permanence dans tous les domaines de la vie courante. Même si je ne sors pratiquement pas de chez moi, j'ai constamment l'impression de courir pour y pallier. C'est épuisant mentalement, moralement, physiquement. A chaque fois, c'est comme si un rouleau-compresseur me passait sur le corps.
 
Vanessa va bien, c'est déjà un soulagement. Son état de santé est stable. Sa sclérose en plaques n'a aucun effet néfaste sur elle actuellement. Je touche du bois pour que cela dure ainsi. Elle a sa vie quotidienne qui la satisfait et à laquelle elle s'adonne paisiblement et sereinement. Ça me soulage. Progressivement, après quelques semaines difficiles, les choses rentrent dans l'ordre, bien que, comme mentionné plus haut, je dois toujours être à l'affut du moindre incident.
 
De fait, je ne suis détendu, apaisé, tranquille, serein, que lorsque j'écris. Ce que je m’apprête à faire en me replongeant dans mes notes sur la civilisation sumérienne. Je progresse lentement, mais surement, dans l'élaboration du chapitre la concernant. J'y mets toute ma passion, toute mon énergie, toutes mes capacités intellectuelles. Avec attention, avec rigueur, en employant l'ensemble des connaissances que j'ai engrangées sur ce thème depuis des années - depuis mon passage à la Bibliothèque Nationale notamment -, je m'y voue.
 
C'est mon travail autant que ma vocation ou mon ambition. Je n'en n'ai pas d'autre, je n'en désire pas d'autre. Mes livres, mes lectures, consacrer des heures, des journées, à écrire, est ce qui m'est le plus cher au monde. A part Vanessa, ma maman, Noucky, et deux ou trois autres personnes qui sont essentielles dans ma vie, ils n'ont pas d'équivalent. J'y retourne donc, avec une joie et un bonheur que rien d'autre, que nul(le) autre n'a su - pu - m'offrir ici-bas jusqu'à présent...