15 novembre 2009
De Deiteus Mythica, le Mythe des Demi-Dieux : Pages 1639 - 1641
Asie du Sud-Est, première moitié du XXème siècle :
En 1902, un Archéologue du nom de H. Marchand prend la tète d’une expédition en partance pour le Vietnam. Il commence dès lors à explorer la partie du Territoire de celui-ci comprise entre Kra et Chaiya. Il se dirige ensuite vers une Péninsule qui se resserre progressivement afin de former un isthme séparant l’Océan Indien et le Golfe du Siam. Arrivé là, il met au jour de nombreux Monuments qui lui semblent dater de l’Epoque du Royaume de Srivijaya. Il en découvre d’autres équivalents à Poklaung Garai, à Dong Duong, et à Mi Song. Il exhume encore une gigantesque Nécropole contenant 217 Sépultures. Et, enfin, il réalise que le Royaume de Srivijaya a gouverné cette Région du Vietnam entre le VIIème et le XIIIème siècle de notre Ere.
En 1909, plusieurs Chercheurs Français entament une campagne de fouilles au cœur du Territoire Vietnamien. Au bout de quelques mois, ils repèrent les vestiges d’une Civilisation inconnue. Ils nomment aussitôt cette dernière « Civilisation de Chams ». Et, ils supposent qu’elle s’est étendue très loin vers le Sud entre le Vème et le XVème siècle.
C’est d’ailleurs en réfléchissant sur ce qu’a été la culture Cham que, dans son journal, l’un de ces Savants ose marquer : « Malgré d’incroyables difficultés liées à l’environnement inhospitalier, nous somme parvenu à déterrer un certain nombre de Monuments anciens. A première vue, il apparaît que ceux-ci ont été édifiés autour d’un grand Lac appelé « Tonlé Sap ». Il s’avère qu’ils ont depuis longtemps été engloutis par la terre. Et, il est à souligner qu’ils sont souvent disloqués par un inextricable enchevêtrement de racines, de lianes, et de fougères. ».
Japon, première moitié du XXème siècle :
Au début de la première Guerre Mondiale, le Japon déclare la guerre à l’Allemagne, bon prétexte pour s’assurer sa possession de Jiaozhou et étendre son influence en Chine à peu de frais.
En 1929, après la chute boursière de Wall Street, la dictature militaire japonaise impose bientôt un protectorat sur la mandchourie, riche en minerais, avant de s’attaquer à la chine, en 1937. La reprise économique nippone, favorisée par la baisse du yen, est orientée vers les industries stratégiques.
En 1938, le parti militaire japonais perd de son influence auprès de l’Empereur à cause des résultats médiocres de la guerre contre la chine. De plus, le Japon redoute la menace soviétique sur la mandchourie, protectorat nippon depuis 1931. Revenu au pouvoir comme président du Conseil après avoir exercé cette fonction en 1937 – 1939, le prince Konoe, plus accommodant, se hâte de conclure avec Staline, le 13 Avril 1941, un accord de non agression et de neutralité pour une durée de cinq ans. La décision contrecarre les intérêts allemands, mais arrange les deux parties : Tokyo peut se consacrer à l’Asie du Sud-Est et Moscou évite un deuxième front, au moment où Hitler prépare activement l’attaque contre l’U.R.S.S.
Par ailleurs, les Japonais profitent de la défaite française de 1940 pour contrôler quelques points stratégiques en Indochine, la frontière Nord du Tonkin et le port de Haiphong, au moment où la grande-Bretagne elle même accepte de fermer la route de la birmanie. Le Japon reste toutefois prudent et refuse la suggestion d’Hitler d’attaquer Singapour et la malaisie : la résistance des armées de Tchang Kaï-chek mobilise déjà un million de soldats nippons.
En Juillet 1941, le gouvernement du mikado impose de nouvelles concessions à l’amiral Decoux, gouverneur de l’Indochine, qui doit céder une base aéronavale près de Saïgon, au nom de la « défense commune ». Cette manœuvre habile répond à deux objectifs : faciliter une éventuelle offensive à large rayon d’action et impressionner les autorités des Indes néerlandaises pour les inciter à poursuivre leurs livraisons de pétrole au Japon. En revanche, elle provoque l’hostilité du président Roosevelt, qui n’a jamais admis les menées japonaises en Chine. Malgré l’avis défavorable de son chef d’état major, celui-ci bloque les avoirs nippons aux Etats-Unis et arrête toute exportation de produits pétroliers. La grande-Bretagne et l gouvernement en exil des Pays-Bas s’associent à cette mesure à double effet, qui doit interdire au Japon toute incursion vers la malaisie et lui ôter toute velléité d’attaque contre la sibérie.
L’état major de la marine impériale, bientôt appuyé par ceux des autres armes, étudie un plan d’invasion et d’occupation des Indes néerlandaises, dont le pétrole est indispensable à l’économie japonaise. Cette marche vers le Sud suscite quelques réticences de l’Empereur Hirohito : menacé par les bastions de Singapour et des Philippines sur ses flancs et ses arrières, le Japon risque un conflit avec les Etats-Unis et la grande-Bretagne. Aussi, l’amiral Yamamoto, chef suprême de la marine, fait t’il adopter le principe d’une attaque préalable contre Pearl Harbor – îles Hawaii -, principale base de la flotte américaine du Pacifique, pour s’assurer la maîtrise totale de la mer.
La préparation de la guerre se répercute dans la vie politique : le 16 Octobre 1941, le prince Konoe, jugé trop timoré, est contraint de se retirer ; il est remplacé par le général Tojo Hideki. Cette victoire du clan militaire n’exclut pas la poursuite des négociations : le Japon propose l’abandon de l’Indochine, associé à un accord qui préserverait la situation privilégiée en Chine. Le refus de Washington lève les dernières hésitations de Tokyo.
Car, Roosevelt croit intimider le Japon, pour lequel, comme la plupart de ses compatriotes, il n’éprouve que mépris ; de son coté, le gouvernement nippon estime pouvoir mener une courte guerre victorieuse suivie d’une paix négociée. Dans les deux cas, c’est mal connaître l’adversaire. Néanmoins, les pourparlers continuent à Washington.
Le Dimanche 7 Décembre 1941, l’attaque de Pearl Harbor, - 360 appareils quittent leur six porte avions en deux vagues en détruisant 247 avions au sol, et en coulant 8 cuirassés, 3 croiseurs et de nombreux autres bâtiments - sans aucune déclaration de guerre, est un succès stratégique pour le Japon mais une très grave faute psychologique qui provoque une importante vague d’indignation aux Etats-Unis : « le jour d’infamie » balaie les dernières velléités isolationnistes. Les Américains décident de mener une guerre totale, jusqu'à la destruction de l’adversaire.
Pour l’heure, les Etats-Unis doivent assumer une lutte à laquelle ils sont peu préparés : leur réarmement n’a commencé qu’après la défaite française. Les Britanniques ne sont pas mieux placés : le 10 Décembre, des bombardiers japonais coulent leur flotte de Singapour. Les Nippons ont acquis l’absolue maîtrise des mers.
Il ne faut alors que cinq mois aux soldats du mikado pour remporter une série de victoires impressionnantes. Les possessions coloniales anglaises tombent les unes après les autres : Hongkong dès le 25 Décembre, la malaisie le 2 Janvier 1942, grâce à la complicité du Siam, allié objectif du Japon, puis Bornéo le 8. L’assaut contre l’île de Johore et de Singapour débute le 8 Février également, ponctué par de violents combats et une tactique d’infiltration et de débordement de l’armée du général Yamashita. Une semaine plus tard, le général Britannique Perceval doit déposer les armes. Les Japonais font 130 000 prisonniers.
Les Américains ne sont pas plus heureux : coupés de leurs approvisionnements, ils perdent Wake et Guam. Aux Philippines, ils quittent Manille pour se réfugier dans la presqu’île de Bataan. En effet, Américains et Philippins offrent une âpre résistance, mais le défaut de ravitaillement, l’épuisement des hommes et des munitions provoquent la reddition de 76 000 défenseurs le 9 Avril 1942. Réputée imprenable, la forteresse de Corregidor capitule à son tour le 6 Mai après avoir été massivement bombardée. Sur ordre de Roosevelt, le général Macarthur réussit à quitter les Philippines pour prendre le commandement suprême des forces alliées du Pacifique, après avoir prêté un serment solennel : « Je reviendrai ».
Point fort de la ligne de résistance, les Indes Néerlandaises voient leur destin vite scellé. Le 28 Février, la marine impériale japonaise détruit l’escadre alliée hétéroclite de l’amiral hollandais Doorman. Les Nippons prennent pied à Sumatra, Java et Timor. Le 9 Mars 1942, quatre jours après la chute de Batavia, 80 000 hommes de l’armée néerlandaise se rendent. Simultanément, les Japonais s’emparent de Rabaul et les îles Salomon, débarquent en Nouvelle-Guinée et menacent la cote Nord de l’Australie.
A l’autre extrémité de ce théâtre d’opérations, ils achèvent la conquête de la birmanie. Les Anglais parviennent à stabiliser le front aux portes des Indes. Au mois d’Avril, une flotte japonaise attaque l’escadre de Colombo, coule un porte avions et deux croiseurs, ce qui rejette la flotte britannique sur les cotes de l’Afrique orientale.
Par l’intermédiaire d’un « ministère de l’Asie orientale », les Japonais s’occupent des pays conquis et jettent les bases d’un « ordre nouveau » appelé « sphère de coprospérité asiatique ». Celui-ci reçoit une consécration officielle avec les déclarations du prince Konoe et de Matsuoka, ministre des Affaires Etrangères ; outre sa sécurité économique et militaire, le Japon se donne pour objectif et pour mission de diriger les pays asiatiques et de les émanciper de la tutelle occidentale.
Les pays « libérés » sont dotés de régimes dits « nationaux », en réalité des pouvoirs fantoches à la solde des Nippons. La fameuse « sphère de coprospérité » cache mal une oppression militaire et policière – la « Kempeïtaï est la version japonaise de la « Gestapo » -, une exploitation économique féroce, avec des réquisitions massives de produits alimentaires, de matières premières et énergétiques, et l’asservissement d’une main d’œuvre forcée : la construction du chemin de fer du Siam à la birmanie coûte la vie à plus de 100 000 travailleurs asiatiques et à 16 000 prisonniers de guerre anglais.
14 novembre 2009
De Deiteus Mythica, le Mythe des Demi-Dieux : Pages 1637 - 1639
Paradoxalement, dès 1935, le tao se développe partout en Chine. Le tao est le chemin qui mène à la sagesse, la voie qui fait le lien entre le Ciel et la terre. Cette doctrine conçoit d’ailleurs l’Univers comme partagé entre deux pôles qui s’équilibrent mutuellement : le yang, symbole du Soleil, de la force, du masculin ; et son opposé, le yin, image de l’inertie, de la lune, de l’obscurité, du féminin.
Les Sages taoïstes cherchent ainsi l’Immortalité de l’Ame par diverses méthodes : la méditation, le contrôle du souffle et de l’énergie intérieure. Les plus intrépides se livrent à l’Alchimie pour fabriquer des pilules d’immortalité, cause de nombreux empoisonnements. Les prêtres taoïstes font des sacrifices publics pour assurer la prospérité des communautés, pour le repos des morts, pour combattre les Démons ou les maladies.
En 1937, un Mythologue Chinois du nom de Xieng Tsé décide de décortiquer les Textes Fondateurs de la philosophie Zen. De fait, peu à peu, il se rend compte que les Adeptes de celle-ci considèrent depuis longtemps les Livres « Sandokaï », « Shinji Mei », et « Hokyo Zan Mai » comme des Ouvrages Sacrés. Et c’est pour cette qu’il écrit à leur sujet :
« Le Sandokaï a été rédigé par Maitre Sekito Kisen, un Moine Bouddhiste qui a vécu au VIIIème siècle de notre Ere. Ordonné Prêtre par le sixième Patriarche de Tch’an, il a aussitôt écrit un Recueil de ses Pensées. Et, il l’a présenté comme un Condensé d’Enseignements appris dans sa jeunesse.
Le Shinji Mei, lui, est un Récit qui a été composé en Inde par un auteur inconnu. Et, il a Evolué au cours des siècles. Enfin, le Hokyo Zan Mai semble avoir été inventé par le « Shamadi » - ou, autrement dit, « le Miroir aux Trésors ». Et, il a été forgé dans le but de rendre compréhensible le « Zazen ». ».
Et plus loin : « Mais, ces Livres ne sont pas les seuls Textes rattachés à la philosophie Zen. En effet, d’après certains Documents dont j’ai retrouvé la trace, il est expliqué qu’il existait trois autres Manuscrits reliés à cette dernière, dès 3468 avant J.C. Et, selon eux, il apparaît que le premier s’est appelé « Lienshan » - ou, « La chaîne de Montagnes » - ; que le second s’est nommé « Koueitsang » - ou, « le Retour » - ; et que le troisième a porté le titre de « Y King » - ou, « Changement dans la révolution Circulaire ».
Quelques mois plus tard, un Archéologue nommé G. Chi se met à fouiller un site que personne n’a jamais examiné auparavant. Bientôt, il y met au jour le crâne d’un individu ayant vécu – d’après lui – il y a 1,7 millions d’années. Il effectue un certain nombre d’analyses sur celui-ci. Il s’aperçoit très vite que ses deux incisives rattachées à sa mâchoire appartiennent à un type d’Hominidé inconnu. Il suppose que cet Hominidé est parvenu à un très haut degré d’Evolution. Il décide de lui donner le nom de « Homo Erectus Yuanmouensis ». Et, il marque à son sujet :
« Non seulement, il était capable de se tenir debout, mais, en plus, il savait fabriquer des outils rudimentaires comme des grattoirs. Il savait manier des galets, les ciseler. Et, il avait trouvé de quelle manière les retoucher en s’aidant de sa main droite, quand il considérait qu’ils n’étaient pas parfaits.
Nous en sommes sûrs, car ce type d’instrument a été exhumé en grand nombre à l’intérieur de strates très récentes. Leur proportion modelée à partir d’éclats de roche y est croissante. Ils nous fournissent donc de précieuses indications en ce qui concerne les changements successifs qu’a subi le Sinanthrope. ».
Puis, G. Shi se demande si l’Homme de Yuanmou n’a pas pu constituer une étape intermédiaire entre l’Australopithèque et l’Homo Erectus ; c'est-à-dire, durant une Période étirée entre 1 000 000 et 100 000 ans :
« Car, il ne faut pas oublier que l’Homo Erectus a vécu dans le Sud de la chine pendant plus de 800 000 ans. Il y a Evolué, comme l’attestent les restes d’Homo Erectus Pekinensis légèrement postérieurs au Liantianensis. Il semble qu’il y a mené une existence de prédateur, qu’il y a disputé ses abris avec des ours, qu’il s’y est défendu contre des tigres, et qu’il y a chassé la hyène. Et, enfin, il s’avère qu’il y a inventé plusieurs Rituels Cannibales. ».
En 1938, un nommé Yang – Mythologue de son état – émet l’hypothèse suivante : la civilisation Chinoise, et en particulier la culture de Hoang Ho, a émigré d’Egypte vers l’Asie, il y a 10 000 ans. Il se dit donc que celle-ci a pu se transmettre aux Peuples locaux, soit par des groupes arrivés du Proche-Orient, soit par une tribu Israélite surgie de nulle part. Il se demande encore si certains courants migrateurs n’ont pas également pu s’installer au Japon en en Amérique. Et, enfin, il imagine que si ce dernier élan a été possible, c’est parce que, à un moment donné, l’Asie et l’Amérique n’étaient pas séparées par un détroit, mais qu’ils étaient reliés par un Pont Terrestre.
Et, d’un autre coté, il cherche à savoir si la croyance en une Divinité Unique n’est pas à rapprocher avec le Yahvé décrit par les Hébreux dans l’Ancien Testament.
En 1943, de nombreux sites Archéologiques de première importance sont détruits lors de l’avancée Nippone en Chine. Des pièces uniques telles que le crâne du « Sinanthropus Pekinensis » - qui est le principal Hominidé ayant vécu en Asie au Pléistocène – disparaissent. Quelques restes fossiles de primates sont alors confiés à la marine Américaine. Et celle-ci tente de les mettre à l’abri loin des principaux théâtres d’opérations.
Or, le navire affrété par les autorités Américaines pour leur transport disparaît subitement au milieu de l’Océan. Et, les spécialistes ne parviennent finalement à obtenir que deux ou trois de leurs répliques en plâtre.
13 novembre 2009
De Deiteus Mythica, le Mythe des Demi-Dieux : Pages 1635 - 1637
Chine, première moitié du XXème siècle :
En 1911, après trois siècles de domination Qing, la dynastie Mandchoue est déchue de son titre Impérial ; puis, le Confucianisme est aboli en tant que Religion d’Etat.
Par ailleurs, tandis que la guerre fait rage en Europe, la jeune République Chinoise est confrontée à de multiples problèmes. Les campagnes sont soumises aux exactions des « seigneurs de la guerre », petits chefs militaires locaux, dont la richesse est basée sur des revenus illégalement collectés et sur le trafic de l’opium ; les puissances étrangères – Japon, Grande-Bretagne, France – continuent de s’immiscer dans la vie politique chinoise et soutiennent plus ou moins ouvertement ces seigneurs dans le but d’entretenir l’instabilité. Le président Yuan Shikai, qui gouverne en dictateur, meurt alors en 1916, laissant la chine désorganisée, déchirée entre un Nord conservateur, à la solde des étrangers, et un Sud révolutionnaire.
Or, le règlement du premier conflit mondial provoque le sursaut nécessaire à un réveil de la conscience nationale. Le 4 Mai 1919, les Chinois apprennent avec stupéfaction les dispositions prises à leur sujet par les grandes puissances réunies à Versailles : loin d’être restituées à la chine, les possessions chinoises de l’Allemagne vaincue sont confiées au Japon. A Pékin, les Chinois descendent dans la rue pour manifester leur colère. De cette journée de protestation naît un courant intellectuel nouveau, le « Mouvement du 4 Mai ». L’agitation née dans la capitale se propage dans toutes les grandes villes du pays. Le boycott des produits étrangers, les grèves successives, ne réussissent pourtant pas à faire évoluer la situation politique. Les puissances occidentales et le Japon continuent à mener leur propre jeu en Chine, tout comme les seigneurs de la guerre. Mais la journée du 4 Mai n’en reste pas moins primordiale en amorçant un mouvement qui, bientôt, redonne vigueur au « Guomindang », le parti nationaliste crée par Sun Yat-Sen en 1912.
Car, les nouvelles idées nationalistes sont défendues et diffusées par les professeurs qui connaissent la civilisation occidentale pour avoir étudié à l’étranger ou traduit des ouvrages. Détachés de la culture traditionnelle chinoise, qu’ils considèrent en partie comme responsable du retard de la chine, ces enseignants encouragent leurs étudiants à écrire en langue populaire et non plus dans le chinois des lettrés. Les plus radicaux d’entre eux sont tentés par les idées des révolutionnaires russes. Ils créent des journaux, des clubs et essaient de familiariser le peuple avec leurs idées.
De plus, après cette date, Sun Yat-Sen revient en effet en Chine, qu’il a quitté au cours d’un exil forcé. Il réorganise alors le Guomindang, dissous par Yuan Shikai. Dès 1923, il est obligé, pour lui donner des bases plus solides, d’y admettre des communistes. Cette alliance lui assure l’aide de l’U.R.S.S., désireuse de contrer les influences occidentales dans le pays. Un agent du Kominterm arrive bientôt pour aider Sun Yat-Sen à mettre en place le nouveau parti, sur le modèle centralisé et hiérarchisé du parti communiste soviétique. L’un des premiers soucis du Guomindang est de créer sa propre armée. Pour cela, Sun Yat-Sen fonde en 1924 une académie militaire à Whampoa. L’U.R.S.S. fournit les fonds nécessaires, les armes et les instructeurs militaires. Sun Yat-Sen place à la tète de l’institution Tchang Kaï-chek, son beau frère. L’armée nationale révolutionnaire devient rapidement opérationnelle. Elle compte vite environ 100 000 hommes.
L’U.R.S.S. offre ensuite son aide pour « rejeter les impérialistes étrangers hors de Chine et restaurer le pouvoir du peuple Chinois ». Des agents du Kominterm prennent donc des contacts à Pékin et à Shanghai afin d’organiser un parti communiste, affilié au « grand frère » de Moscou. Chen Duxiu et Li Dazhao, professeurs de ‘université de Pékin, recrutent de jeunes socialistes et fondent des cellules communistes dans différentes villes. Le 1er congrès du Parti se réunit à Shanghai et compte une cinquantaine d’adhérents. Parmi eux se trouve Mao Zedong, fils de paysans aisés, qui a découvert le communisme à l’université de Pékin, où il a travaillé comme aide bibliothécaire.
Les communistes reçoivent des directives du Kominterm. L’envoyé de Moscou leur conseille de rejoindre Guomindang pour hâter la révolution, même si une alliance avec le parti de Sun Yat-Sen, libéral mais bourgeois, paraît contraire à leur éthique. Sun Yat-Sen, de son coté, sait bien que, pour vaincre, il a besoin de toutes les forces révolutionnaires. Malgré ces réticences réciproques, le IIIème congrès du Parti Communiste Chinois entérine cette stratégie. S’il accepte que le Guomindang soit, pour l’instant, à la tète du mouvement révolutionnaire, il n’abandonne pas l’idée d’une révolution prolétarienne future et se fixe comme tâche de propager ses idéaux au sein des masses populaires. L’alliance entre le Guomindang et le Parti communiste se révèle donc fragile dès le départ, chacun cherchant à accroître sa propre influence.
Pourtant, le schéma idéologique imposé par l’U.R.S.S. correspond assez peu à la réalité chinoise. Rapidement, de nombreux membres du Parti communiste chinois s’écartent de l’orthodoxie soviétique, qui prône une révolution prolétarienne, pour se préoccuper en priorité du sort de la paysannerie. Mao Zedong est de ceux-là. Il connaît bien la terre et ceux qui la travaillent ; il sait que la révolution ne peut venir que du monde rural, plus vaste et plus misérable en Chine, que le prolétariat urbain. En effet, les conditions de vie des paysans chinois – qui représentent les trois quarts de la population – sont très difficiles : une seule et même charrue sert souvent pour quatre ou cinq familles ; quand les paysans louent leurs services, ils sont traités comme des serfs ; ceux qui manquent de terres doivent en acquérir à des taux prohibitifs.
Des intellectuels réussissent peu à peu à les convaincre de créer des associations de défense. Les paysans s’organisent donc et se lancent dans des combats parfois violents contre les propriétaires terriens et les pouvoirs locaux. Une telle situation effraie les membres modérés du Guomindang, qui ne veulent surtout pas d’une révolution du type communiste.
Sun Yat-Sen meurt en 1925, laissant Tchang Kaï-chek à la tète du Guomindang. Le parti nationaliste, organisé, doté d’une armée efficace et renforcé par les communistes, peut enfin agir. L’armée nationale révolutionnaire se met en route pour la conquête de Pékin en Juin 1926. Tchang Kaï-chek s’est fixé un double but : éliminer les seigneurs de la guerre et instaurer un gouvernement nationaliste au Nord, c’est à dire réunifier la chine.
Les étrangers commencent à craindre l’avance de l’armée nationaliste, qui prend Hankou en Septembre 1926, puis Shanghai en Mars 1927. A Nankin, qu’ils atteignent peu après, les nationalistes se livrent à des actes de violence contre les résidents étrangers : la mort de sept personnes, le saccage de villas et de plusieurs consulats décident Britanniques et Américains à répondre à coups de canon, faisant dix-neuf victimes parmi les Chinois. Cela ne freine ni l’ardeur ni l’avancée de l’armée qui, pourtant, est en crise : l’alliance du Guomindang et des communistes arrive à son point de rupture lorsque Tchang Kaï-chek comprend le dangereux ascendant qu’exercent ses alliés communistes sur les populations. Pour se débarrasser de ceux-ci, Tchang Kaï-chek, en Avril 1927, ordonne une véritable purge à Shanghai, où le parti communiste est très puissant, et renvoie l’ensemble de la mission soviétique. Pourchassés, les communistes se réfugient dans la clandestinité ; après une ultime offensive contre les seigneurs de la guerre, Tchang Kaï-chek entre à Pékin le 4 Juin 1928.
Ainsi, le 10 Octobre 1928, naît officiellement le gouvernement national Chinois, avec Tchang Kaï-chek pour président et Nankin pour capitale. Le nouveau pouvoir ne fait pas l’unanimité : quelques seigneurs de guerre, ignorant le changement qui s’est accompli, se comportent toujours en despotes dans certaines provinces ; les communistes, présents dans toutes les villes et les campagnes, continuent à propager l’idée d’un monde égalitaire, idée d’autant mieux perçue que la population reste toujours aussi pauvre. Pour lutter contre l’influence communiste et s’attacher le peuple, Tchang Kaï-chek lance le « Mouvement de la nouvelle Vie », qui remet en honneur les valeurs traditionnelles de la chine. Bien accueillie par les milieux d’affaires et les grands bourgeois, que les réformes économiques du nouveau gouvernement favorisent, l’initiative de Tchang Kaï-chek est un échec auprès du peuple.
De plus, au début des années 1930, le gouvernement de Nankin doit faire face à un nouvel ennemi : le Japon. L’extrême droite au pouvoir à Tokyo prône une politique expansionniste qui aboutit à l’annexion de la mandchourie, vaste territoire au sous sol riche. La chine en appelle à la société des Nations, qui se contente d’un rapport défavorable sur le Japon. En signe de protestation, le Japon quitte la « S.D.N. », mais maintient son annexion. La mandchourie devient officiellement indépendante de la chine ; rebaptisée Mandchoukouo, elle est placée sous l’autorité de Puyi, dernier Empereur Qing, aux mains des Japonais. Lignes de chemin de fer, mines et industries se développent grâce aux capitaux japonais : le Mandchoukouo n’est qu’une première étape dans la conquête de la chine. Occupé à pourchasser les communistes, Tchang Kaï-chek semble se désintéresser du problème mandchou. Chinois et Japonais se livrent une guérilla alors sans merci.
Pendant cette période, les communistes, chassés par les nationalistes, sont obligés, pour la plupart, de se réfugier dans des zones isolées ou de se cacher en ville. Mao Zedong, entouré d’une poignée de fidèles, s’installe dans les montagnes du Jinggang puis dans le Jiangxi. Là, il recrute de nouveaux membres. Des soldats nationalistes déserteurs et des paysans pauvres forment la base de la nouvelle armée communiste, dont Mao confie l’organisation à Zhou Enlai. Des soviets d’ouvriers, de soldats, de paysans sont créés. Mao entreprend des réformes agraires, au grand soulagement des paysans : les gros propriétaires voient leurs terres confisquées et redistribuées ; les dettes sont annulées ; un impôt unique, calculé en fonction des revenus de chacun, remplace les taxes multiples. En 1931, la république Soviétique Chinoise est proclamée.
C’en est trop pour Tchang Kaï-chek : après plusieurs tentatives pour réduire la poche des révolutionnaires, il envoie 750 000 soldats contre les communistes de Mao en 1934. Ceux-ci évacuent le Jiangxi au mois d’Octobre et se lance dans un périple qui dure un an. Fuite à l’origine, cette marche se transforme bientôt en voyage héroïque à travers la chine, sous les assauts répétés des nationalistes. Les vivres sont rares ; il faut parcourir près de 30 kilomètres par jour. Sur les 130 000 fidèles qui suivent Mao, 30 000 seulement arrivent à Shaanxi, où la troupe s’arrête en Octobre 1935.
Là, Mao Zedong, comprenant que la première urgence est de repousser le péril japonais, lance à Tchang Kaï-chek un appel à la solidarité. Celui-ci finit par accepter une trêve, et c’est une Chine unie qui fait front contre l’assaillant nippon.
12 novembre 2009
De Deiteus Mythica, le Mythe des Demi-Dieux : Pages 1634 - 1635
Indochine, première moitié du XXème siècle :
La victoire des Japonais sur les Russes, en 1905, résonne en Asie comme un triomphe de la « peau jaune » sur la « peau blanche ». Le mouvement de phan boi Chau, « l’Exode vers l’Est », s’inspire des réformateurs chinois et japonais, et succède aux « Pavillons Noirs » de Lieou Yongfou, qui se sont opposés à la conquête française.
A partir de 1905, les fonctionnaires coloniaux signalent des pamphlets hostiles à la politique d’association vantée par la france : « Si la france trouve que sa grandeur lui impose de condamner le peuple vietnamien à un esclavage perpétuel, qu’elle ait la franchise qui convient à un peuple puissant et grand. ».
Plus loin : « Les Blancs nous écorchent et nous avalent à petites bouchées au moyen d’impôts de toutes sortes. ».
En 1908, les révoltes sont réprimées, mais un député qui se rend au Tonkin en 1910 s’inquiète de « l’hostilité désormais grandissante que nos sujets nous témoignent. ».
A partir de 1931, les militaires au pouvoir au Japon opèrent un lent grignotage de la chine. La mandchourie, les provinces septentrionales, la zone démilitarisée de Hebei sont placées sous leur protection. En Juillet 1937, la guerre éclate officiellement.
Dès lors, les Japonais s’emparent de Pékin, et de la nouvelle capitale du pays, Nankin. Devant l’ennemi commun, les communistes de Mao Zedong et les nationalistes de Tchang Kaï-chek concluent en 1938 un accord de coopération et d’union. La guerre civile marque une pause.
Les Japonais tiennent toute la chine de l’Est, urbanisée, industrialisée et largement pourvue en voies de communication. Les communistes s’installent dans le Nord, autour de Yan’an. Tchang Kaï-chek dirige Chongquing, dans le Sud-ouest du pays, le gouvernement de la chine libre. Il obtient l’aide de l’U.R.S.S. Puis, la chine entrant dans le Second Conflit Mondial, celle des Alliés. Utilisant le pays comme une base arrière pour leurs attaques contre le Japon, les Etats-Unis financent le gouvernement de Tchang Kaï-chek et son armée. La chine obtient également l’abolition des « traités inégaux » conclus au XIXème siècle : les puissances européennes renoncent à leur contrôle sur les douanes chinoises et au privilège d’extraterritorialité dont ont bénéficié leurs ressortissants.
Le parti communiste chinois ne compte que 200 000 membres. Pourtant, ses actions de guérilla exaspèrent l’occupant. De plus, dans le Nord, le parti met sur pied une réforme agraire, revoit le système d’imposition, soutient des programmes d’alphabétisation, accroissant ainsi son audience dans les campagnes. A l’inverse, les nationalistes se montrent corrompus, incapables de faire face à la pénurie, qui provoque une inflation galopante. En outre, la tension n’a jamais cessé entre les deux camps. Et le 4 Janvier 1941, des troupes de Tchang kaï-Chek attaquent et anéantissent la nouvelle Quatrième Armée – une unité de soldats communistes opérant dans le Sud du pays. Cette action déconsidère le régime de Tchang kaï-Chek. En 1945, le P.C.C., avec Mao Zedong pour dirigeant incontesté, peut s’enorgueillir de compter un million de membres.
Tibet, première moitié du XXème siècle :
En 1905, un savant Anglais dénommé Leadbater rencontre le comte de Saint-Germain au Tibet, alors qu’il y effectue un voyage d’exploration. A la fin de sa mission, alors qu’il passe par Rome avant de rentrer en Grande-Bretagne, il le croise à nouveau. Mais, il n’a pas le temps de l’apostropher que celui-ci a déjà disparu de son champ de vision.
11 novembre 2009
De Deiteus Mythica, le Mythe des Demi-Dieux : Pages 1631 - 1634
Le 3 Septembre 1939, lord Victor Hope, le vice roi des Indes, déclare la guerre à l’Allemagne. Possession britannique, le pays entre dans le Second Conflit Mondial sans que les Indiens, qui participent activement à l’administration dans les provinces, aient été consultés. Malgré le statut relativement libéral qui leur est accordé, il est clair que les décisions importantes ne leur appartiennent pas.
Mais, en échange de leur appui à l’engagement de la grande-Bretagne, les membres du Congrès national Indien demandent des réformes politiques et un débat sur l’indépendance. Par la même formule vague qu’ils ont employée en 1914, les représentants britanniques répondent que l’Inde sera remerciée de sa coopération « après la guerre ». Devant ce faux fuyant, le Congrès refuse son soutien et ses membres démissionnent de leurs postes dans les gouvernements provinciaux.
En 1941, le Japon envahit la birmanie. Le conflit s’étend en Asie et menace désormais directement l’Inde, qui redoute une invasion nippone. Malgré le désaccord entre leurs chefs politiques et la couronne, les Indiens sont prêts, dans leur majorité, à soutenir le camp des démocraties. Le commandement Anglais enrôle 800 000 autochtones, qui participent à des opérations en Birmanie mais aussi en Malaisie, en Egypte ou en Iran. L’Inde sert de base arrière en Asie du Sud-Est, et elle fournit matériel et nourriture aux soldats britanniques.
Cependant, les accents ant-impérialistes du national-socialisme attirent certains intellectuels. Pour combattre les Britanniques, l’ultra nationaliste Subhas Chandra Bose et ses partisans envisagent de s’allier avec le régime hitlérien. Avec des soldats indiens prisonniers des Japonais, ils fondent l’Armée Nationale, qu’ils lancent contre les Anglais ; Bien que son effet sur le terrain soit limité, excepté au siège d’Imphal, cette action revêt une forte portée symbolique : des Indiens osent s’attaquer directement à la puissance coloniale.
Mais, la grande-Bretagne est affaiblie par la guerre. Les membres du Congrès, s’ils ne veulent pas la déstabiliser davantage, n’entendent pas cesser toute revendication. En Août 1942, Gandhi et Nehru lancent le mouvement « Quit India » - ou « Abandonnez l’Inde » -. L’alternative proposée aux Britanniques est d’une redoutable simplicité : ou ces derniers accordent de réels pouvoirs à l’élite indienne, ou ils quittent le pays. La réponse du pouvoir est tout aussi directe : le 9 Août, les dirigeants du Congrès sont jetés en prison. Une spirale de violence s’enclenche. Des manifestations de soutien aux prisonniers s’organise, tournant souvent à l’émeute : 7 morts à Bombay, 31 à Delhi, Agra et Allahabad. Le 10 Février 1943, Gandhi entame une grève de la faim. L’armée prend en main la répression : d’un coté, les grèves et les attentats se multiplient, de l’autre, les arrestations ; le mouvement touche aussi bien les villes que les campagnes. Les Britanniques comprennent brutalement l’hostilité de la population et sa volonté d’indépendance.
Or, à cette époque, l’Inde compte 400 millions d’habitants. Le développement industriel entamé au début du siècle a permis l’émergence d’une bourgeoisie locale, mais la population reste très largement rurale. En dépit de la forte poussée démographique, les conditions de vie se sont améliorées. Les famines chroniques ont disparues, l’alphabétisation a progressé et l’enseignement supérieur s’est développé. L’influence des idées occidentales a contribué à un début d’émancipation des femmes. Infirmières auxiliaires, elles participent à l’effort de guerre. Elles osent d’ailleurs, en petit nombre, poursuivre des études, entreprendre une carrière professionnelle ou politique. Gandhi et Nehru soutiennent en outre leur cause.
Malheureusement, la guerre a coupé les communications entre le sous Continent indien et les pays européens ; De plus, l’avance du Japon oblige les puissances occidentales à demeurer dans la région. Le gouvernement britannique est donc contraint de s’en remettre à l’industrie locale pour répondre aux besoins de ses troupes et à ceux de ses alliés. L’économie indienne connaît ainsi un essor formidable ; La production se diversifie : l’Inde développe un secteur chimique, un secteur mécanique, une industrie du ciment, des métaux rares et non ferreux… Si elle doit augmenter ses importations de matières premières, elle accroît considérablement ses exportations, engrangeant les devises étrangères. L’Inde industrielle gagne les instruments de son autonomie.
Pourtant, la guerre engendre également une inflation désastreuse pour la population. Et l’invasion japonaise en Birmanie coupe le pays d’une importante source d’approvisionnement en riz. La famine s’installe au Bengale ; la majorité des paysans, fortement endettée, ne peut acheter une denrée de base que sa rareté rend inaccessible aux bourses les plus modestes. Cette pénurie provoque bientôt plus de trois millions de morts dans la région.
En outre, l’après guerre ne tient pas ses promesses. Les clients de l’industrie indienne se tournent vers d’autres marchés ; les exportations faiblissent. Le matériel des usines, qui a fonctionné à plein rendement durant plusieurs années, devrait être renouvelé. Et, si de grands groupes industriels ont pu émerger, ils détiennent en 1945 de véritables positions de monopole.
De fait, après la guerre, les discussions sur l’indépendance reprennent. Les dirigeants du Congrès retrouvent leur liberté. En Grande-Bretagne, l’opinion publique a changé et semble accepter l’idée d’une décolonisation. Lord Wavell, vice roi des Indes depuis 1943, reçoit le feu vert de Churchill : les négociations peuvent s’ouvrir. Elles débutent dans un climat tendu : le peuple, étranglé par l’inflation et les restrictions, multiplie les manifestations. Le procès des soldats de l’ex Armée Nationale indienne accroît les tensions ; Calcutta est le théâtre d’émeutes sanglantes. De plus, les conflits intercommunautaires se radicalisent. Nehru et Gandhi s’opposent à tout partage de l’Inde, et donc à la création de l’Etat islamique du Pakistan. Convaincu de ne pouvoir coopérer avec les dirigeants du Congrès, Jinnah lance une journée d’action, le 16 Août 1946. La violence se déchaîne sans contrôle. A Calcutta, on dénombre 10 000 morts. En dépit de l’amitié qui lie Jinnah et Nehru, le dialogue est rompu entre les deux communautés. Malgré le désaveu de Gandhi, qui se retire alors du Congrès, Nehru se voit contraint d’accepter la partition de l’Inde.
Dernier vice roi des Indes, lord Mountbatten accepte que l’indépendance de l’Inde soit déclarée le 14 Août 1947, à minuit. La couronne cède son pouvoir à deux Etats indépendants, l’Inde et le Pakistan, qui, dès le lendemain, accèdent au statut de dominions au sein du Commonwealth britannique. Tout naturellement, Jinnah devient gouverneur général du Pakistan. Jusqu'à la promulgation d’une Constitution républicaine, l’Inde reste pourtant gouvernée par le très populaire lord Mountbatten.
Lors de la partition du pays donc, des ethnies se trouvent scindées en deux : certains de leurs membres sont désormais rattachés à l’Inde « hindoue » - en réalité, laïque -, les autres au Pakistan musulman. Ainsi, les Sikhs du Pendjab sont t’ils divisés par le nouveau découpage territorial. Forts d’une histoire et d’une culture propres, les sikhs demandent aux deux Etats, dès 1947, la reconnaissance de leur autonomie. Leur révolte est sauvagement réprimée. Pour échapper aux massacres, des populations entières émigrent, et l’on compte jusqu'à huit millions de personnes déplacées – échangées en réalité entre les deux provinces indiennes et pakistanaise du Pendjab. A une moindre échelle, d’autres régions du Nord et de l’Est de l’Inde voient les mêmes scènes se dérouler. Le bilan est terrible : près de 15 millions de personnes déplacées, des centaines de milliers de morts, des villages en ruine. En outre, dès Octobre 1947, l’Inde et le Pakistan entrent en guerre pour le contrôle du Cachemire. Et, malgré un règlement de l’O.N.U., en faveur de l’Inde, cette question reste un sujet brûlant pour les deux Etats.
Les mouvements de populations ont entraîné un afflux de réfugiés à Delhi, faisant planer la menace de nouveaux conflits intercommunautaires. Fidèle à lui même, Gandhi tente d’apaiser les tensions et obtient la conclusion d’un pacte de paix. Mais chaque parti compte dans ses rangs des fanatiques. Le 30 Janvier 1948, un hindou extrémiste assassine le Mahatma. Pour le pays, c’est un choc terrible mais salutaire. Le calme revient. Et c’est une Inde pacifiée que Nehru a désormais la charge de construire.
En 1948, Sir Mortimer Wheeler se trouve au Sud de Pondichéry. Au bout de quelques semaines d’exploration de la province, il met au jour les ruines d’une Cité qu’il identifie aussitôt à l’ancienne Arikkamedu. Auscultant le site, il en exhume de nombreuses céramiques d’origine Romaine. Et, de fait, peu à peu, il réalise que ce lieu a autrefois été un port Impérial, et qu’il a été érigé à cet endroit sous le règne d’Auguste.
Or, un jour, tandis qu’il est en train de poursuivre ses fouilles, il apprend que tout près de Cranganore, viennent d’être déterrés les restes d’un Comptoir Romain appartenant à la même Epoque. Il s’informe à son sujet, et est vite instruit du fait que celui-ci est également caractérisé par d’importants dépôts de céramiques. Et, trois jours après, il décide alors d’écrire dans son journal :
« A l’extrême pointe de la péninsule, il apparaît que l’Hindouïsation fut lente et progressive. En effet, la dynastie des Pandya qui gouverna cette Contrée durant des siècles, défendit vaillamment ses Frontières et ses Traditions contre toutes les formes d’influence étrangère. Longtemps, elle fut considérée comme Barbare et rétrograde par la plupart des autres Souverains de cette Région du Monde. Et c’est d’ailleurs cela qui m’amène à penser que c’est la raison pour laquelle la république Romaine n’a pas jugé utile de commercer avec cette Dynastie avant le Ier siècle de notre Ere. ».
10 novembre 2009
De Deiteus Mythica, le Mythe des Demi-Dieux : Pages 1630 - 1631
Devenu l’homme le plus respecté et le plus écouté du peuple indien, Gandhi poursuit la lutte contre les Britanniques. Commence alors, avec l’approbation de l’ensemble du Congrès, la grande campagne dite « de non coopération ». Gandhi appelle au boycott de la production britannique et à la renaissance de la petite industrie villageoise du khadi, un tissu fait à la main, cela afin de nuire aux entreprises anglaises tout en favorisant l’économie indienne, en particulier rurale. Le mouvement est un succès. Le tissu étranger est brûlé en public et l’Inde se met à « acheter Indien ». Les indiens boycottent les écoles et les universités officielles, refusent de participer aux élections ; les fonctionnaires quittent leurs postes, les avocats renoncent à exercer. En 1922, Gandhi appelle à la désobéissance civile. Mais quand le mouvement tourne à la violence et au terrorisme, le Mahatma décide d’y mettre fin.
Condamné à six ans de prison, relâché au bout de deux ans, Gandhi renonce pour un temps à la politique. Son action n’est cependant pas inutile. Durant cette période, la situation de l’Inde s’améliore : les postes civils et militaires sont ouverts aux « indigènes », ceux-ci perçoivent des traitements identiques à ceux des Britanniques et les taxes prohibitives sur le coton sont supprimées. Cette dernière mesure permet à l’industrie locale de commencer à se développer. Cependant, malgré ces avancées indiscutables, le Congrès ne relâche pas sa pression. Son programme se radicalise : il réclame désormais l’indépendance pure et simple du pays.
De fait, en 1930, Gandhi sort de sa réserve. Il pose ses conditions au gouvernement britannique, exige la baisse de l’impôt foncier et l’abolition de la taxe sur le sel. N’obtenant pas de réponse, il organise une nouvelle campagne de désobéissance civile. La célèbre « marche du sel » commence. Du 12 Mars au 6 Avril 1930, Gandhi rejoint la mer à pied, depuis la ville d’Ahmadabad jusqu’au village de Dandi, à 140 kilomètres de là, pour récolter du sel marin, appelant ainsi ses compatriotes à violer la loi sur le monopole de cette denrée. Il est suivi par de grandes foules qui prouvent au Monde que le mouvement nationaliste a l’appui du peuple. Devant le succès de la « marche du sel », le gouvernement colonial est contraint de céder. Gandhi, qu’on a mit en prison six ans plus tôt, est reçu à Londres en Septembre 1931, toujours vêtu de son étrange accoutrement, à l’occasion de la deuxième conférence de la table ronde, qui a pour objet l’avenir de l’Inde. En 1935, les premières réformes britanniques entrent en application.
Mais elles sont encore trop modérées et le Congrès est fermement décidé à continuer le combat. En 1936, il se donne un nouveau président, Jawaharlal Nehru. Favori du Mahatma – qui appuie sa candidature -, il sait en effet que son pays est mûr pour ses derniers combats. Mais il sait également quelles en vont être les difficultés.
Car, la minorité musulmane, qui s’est donnée en 1906 une organisation autonome, la ligue Musulmane, rêve d’une partition de l’Inde et de la création d’un Etat exclusivement musulman au Nord : le Pakistan – ou « pays des Purs » -. Le rêve humaniste et unitaire de Gandhi est donc déjà menacé.
Au même moment, le cinéma indien subit une profonde mutation avec l’avènement du parlant. Tout d’abord, le marché se fragmente selon les zones linguistiques, donnant naissance au cinéma bengali, tamoul, telugu, hindi, pendjabi, etc. D’autre part, retrouvant les formes coutumières des spectacles indiens, les réalisateurs introduisent chansons et danses dans leurs films.
L’apport de ces séquences a un double effet. Le cinéma devient un art immensément populaire ; ses vedettes poussent à l’extrême les conséquences du « star system », recevant des cachets faramineux, et se faisant même élire à d’importantes fonctions. Mais la médaille a son revers et, si le cinéma commercial s’exporte bien dans les pays de même culture, la profusion de chansons et de danses lui interdit de fait l’accès aux pays occidentaux.
En 1938, la secte « la conscience de Krishna » est fondée par Bhativedenta Souami Prabhupada, un Hindou né en 1896. Il lui donne pour but ultime, de protéger la vie de tous ceux qui craignent l’existence matérielle.
Ce Maitre Spirituel pratique le Yoga – qui a pour but de libérer l’esprit de l’emprise du corps et des contraintes terrestres. Le « moksha » ou « esprit » - peut alors se fondre dans le Divin.
Le Yoga est une technique très ancienne remise au goût du jour par Prabhupada, qui permet d’atteindre cette libération grâce à un certain nombre d’exercices corporels dont le but est la maîtrise totale des passions humaines. Sous la direction du maître, le « guru », le « yogi » apprend de lui des postures complexes dont la plus renommée est la « position du lotus » : le pratiquant, assis en tailleur, maintient la plante de ses pieds au dessus de ses cuisses, face au ciel.
Méditation et contrôle de la respiration compètent l’enseignement du Yoga, qui va de pair avec une attitude morale rigoureuse. Ainsi, l’adepte du Yoga est chaste, frugal et honnête. Il est non violent, respecte toutes les créatures vivantes et s’interdit par conséquent la nourriture carnée.
09 novembre 2009
De Deiteus Mythica, le Mythe des Demi-Dieux : Pages 1628 - 1630
Dès fin 1914, alors que la grande-Bretagne subit le contrecoup de la première Guerre Mondiale, le nationalisme Indien se réveille partout dans le sous-continent.
En effet, pendant quatre ans, l’Europe donne le spectacle d’une barbarie meurtrière. En 1917, la révolution russe montre que les plus grandes puissances occidentales peuvent s’effondrer sous les coups de boutoir de peuples révoltés. Pour la première fois, l’impérialisme est officiellement considéré comme un fléau ; les 14 points de la déclaration du président Wilson et le droit des peuples à disposer d’eux mêmes sont en contradiction flagrante avec le colonialisme britannique. En conséquence, à partir de 1918, la nationalisme Indien fait de plus en plus parler de lui.
Un homme commence à cette époque son parcours politique : Gandhi. Issu d’une famille qui a occupé des postes politiques importants au Gujerat et qui appartient à la caste des marchands, Gandhi est un représentant de la bourgeoisie traditionnelle. Très tôt, il a subi l’influence des « jaïns », adeptes d’une religion de non violence et du respect de la vie. Ses études à Londres l’ont ensuite ouvert à la pensée occidentale en même temps qu’elles l’ont éloignées du milieu hindou conservateur, qui considère l’étranger comme fondamentalement impur. Il est cependant resté fidèle aux coutumes de son pays et n’a ainsi jamais renoncé au régime végétarien. Après Londres, sa carrière d’avocat l’a mené en Afrique du Sud où, découvrant le sort humiliant réservé par les Blancs chrétiens à la population d’origine indienne, il a pris la défense de ses compatriotes. Il a alors expérimenté avec succès les méthodes qui lui sont chères : la non violence et la résistance passive.
Quand Gandhi revient en Inde, il est déjà célèbre ; il est accueilli triomphalement. Il parcourt ensuite ce pays où il est né, mais qu’il connaît mal, et découvre avec émotion la misère du peuple. Renonçant au costume occidental, il adopte alors la tenue des paysans à qui il a décidé de rendre justice et dignité. Sa doctrine philosophique et politique se constitue fermement. Mêlant l’idéalisme religieux au pragmatisme de l’action, Gandhi est à la recherche d’une morale universelle, issue à la fois de l’hindouisme, du jaïnisme et du christianisme. En quête de la vérité et de la justice Divine, il défend aussi l’idée de droits de l’homme, ce qui heurte de front les traditions inégalitaires de la société indienne. Voulant mettre fin au scandale des « intouchables » - ils vivent à l’écart des autres castes, ont leurs propres quartiers, leurs puits, leur nourriture et n’ont pas accès aux hôpitaux, aux temples et aux écoles du reste de la société. On leur réserve les métiers les plus méprisés : bouchers, tanneurs, fossoyeurs, laveurs de linge -, il fonde un ashram, un lieu de recueillement spirituel, où sont admis les membres de toutes les castes sans exception. Les adeptes de celui à qui on donne dès lors le titre honorifique de « Mahatma » - ou « Grande Ame » - sont de plus en plus nombreux. Il leur conseille d’être végétariens et de jeûner souvent. « Soldats de Vérité » - et c’est leur propre Vérité qu’ils doivent trouver -, ils travaillent à la restauration des grands équilibres : entre l’homme et la nature, les exploités et leurs maîtres, les colonisateurs et les colonisés.
Gandhi prêche la non violence absolue, y compris face à l’injustice, à la violence et à la haine. Cette non-violence est au cœur des actions qui permettent à sa philosophie de se concrétiser et de devenir un outil politique très efficace. C’est ainsi que Gandhi soutient des grévistes en jeûnant. La résistance passive et le boycott deviennent ses armes privilégiées ; il les utilise désormais dans sa lutte contre l’Empire Britannique.
Car, en 1919, la grande-Bretagne vient d’accorder à l’Inde une Constitution, mais elle est loin d’être décidée à céder la réalité du pouvoir. Des tribunaux spéciaux sont instaurés pour juger expéditivement les « perturbateurs ». Gandhi lance alors un mouvement de refus spirituel proche de la grève générale, mais cette action collective tourne à la violence. La répression est sanglante. Le 13 Avril 1919, le général Dyer fait tirer sur les émeutiers à Amritsar : il y a 400 morts et des milliers de blessés. L’Inde est en état de choc. La rupture est alors définitive entre le gouvernement anglais et le mouvement nationaliste. Pour Gandhi, toute coopération avec la grande-Bretagne est désormais impossible.
En 1921, après l’échec du putsch de Kapp en Angleterre, Timothée Ignatz Trebitsch part pour la chine. Il gagne aussitôt Shanghai, ville dans laquelle il se convertit au Bouddhisme. Il prend ensuite la direction de l’Inde.
Mais, là, c’est la révélation : il découvre que l’Univers est dirigé par un monastère Secret de Lamas installés sur le Toit du Monde. En leur compagnie, il devient ermite à Ceylan, puis agitateur en prenant contact avec des Nazis envoyés sur place pour y faire des recherches Esotériques secrètes.
Egalement en 1921, l’Archéologue Anglais C. Garfiel effectue un certain nombre d’investigations en Inde Occidentale. Un jour, il se met à fouiller les ruines d’une Cité très Antique. Il la date très vite du milieu du IIIème millénaire avant notre Ere. Au milieu de ses vestiges, il met au jour des sceaux portant l’image de bovidés à tètes de cheval caparaçonnés. Sur plusieurs murs, il repère des monogrammes montrant des éléphants accompagnés de rhinocéros cuirassés, et d’unicornes enchaînés à des tables Sacrificielles. En les examinant attentivement, il commence à se dire qu’elles ressemblent assez à des images qu’il a vu quelques années plus tôt en Orient. Il se met à imaginer une hypothèse selon laquelle d’étroites relations auraient existé à cette Epoque entre les Populations du Golfe Persique et celles de la civilisation de l’Indus. Et, si incroyable que cela paraisse, il se demande finalement si la société installée dans la vallée du Gange, n’était pas une émanation de celle du plateau Mésopotamien ?
A quelques semaines de là, C. Garfiel est invité à venir passer dix jours sur le chantier de Mohenjo Daro par un de ses Confrères. C’est d’ailleurs à la suite de ses premières investigations aux cotés de celui-ci, qu’il marque dans son journal :
« A mon avis, la ville basse de Mohenjo Daro a abrité une Population qui me rappelle celle d’Harappa. Mais, contrairement à cette dernière, le nombre de ses habitants, ainsi que sa physionomie, ont fluctué au cours des siècles.
En effet, pendant quelques temps, sa citadelle a été entourée d’une enceinte fortifiée. Cela indique que son organisation défensive a, à un moment donné, été plus structurée que celle d’Harappa. Plusieurs des édifices qui jouxtent son Acropole ont contenu des salles beaucoup plus vastes qu’ailleurs : l’une d’elles a même dissimulé une plate-forme souterraine, tandis qu’une autre a laissé apparaître un bassin rectangulaire dont les bords ont été taillé pour former des gradins. De fait, ce genre d’aménagement, unique en son genre dans la région, n’est pas sans me rappeler les Vasques Rituelles des Temples Bouddhistes Moyenâgeux. ».
Et, plus loin : « Je profite de mon temps libre à Mohenjo Daro, pour poursuivre mon étude des sceaux et des monogrammes que j’ai mis au jour voici plus de deux mois. J’ai ainsi pu effectuer un certain nombre de rapprochements entre l’Histoire de la vallée de l’Indus, et celle de la mésopotamie Sumérienne. J’ai étudié quelques épigrammes murales évoquant les échanges Commerciaux entre ces deux Empires. Et ces témoignages m’ont permis de comprendre que Mohenjo Daro a également été habitée au cours des premiers siècles du IIIème millénaire avant J.C.
Je conçois donc mieux les raisons pour lesquelles les agglomérations de la vallée de l’Indus ont connu une grande prospérité au cours de cette Période. Je réalise aussi pourquoi le Mahabharata et le Ramayana les décrivent de façon si éblouissante. Je saisis dans quelle intention les Textes Sanskrits ultérieurs ont souligné le fait que ces Cités sont ensuite devenues Mythiques à cause de leurs réalisations urbanistiques. Et, enfin, je réussis à entrevoir le but recherché par Pannini – un Grammairien spécialisé dans le Sanskrit, qui a vécu au IIème siècle de notre Ere -, lorsque celui-ci dit que les agglomérations rattachées à Harappa, ont été beaucoup moins fascinantes que celles qui ont jadis été soumises à l’autorité de Mohenjo Daro.
08 novembre 2009
De Deiteus Mythica, le Mythe des Demi-Dieux : Pages 1626 - 1628
En Avril 1914, le Linguiste et Archéologue Italien Luigi Pio Tessitori est invité à Bombay par G.A. Grierson. En effet, G.A. Grierson sait que Luigi Pio Tessitori est né à Udine en 1883, mais, surtout, qu’il a soutenu une thèse de Lettres en Philosophie en 1910. Il est informé qu’il est ensuite devenu un Spécialiste des Langues Mortes Extrême-Orientales. Et c’est d’ailleurs pour cette raison qu’il a invité l’éminent Savant à le rejoindre en Inde.
G.A Grierson donne donc très vite l’occasion à Lui Pio Tessitori de se pencher sur d’innombrables Manuscrits Sanskrits qui semblent avoir été rédigés au Moyen-Age, et dont il est entré en possession l’année précédente. Dès lors, Lui Pio Tessitori commence par compiler les Textes. Puis, il se met à déchiffrer des centaines d’épigraphes lui rappelant ceux qui sont sculptés sur les murs d’une multitude de Temples Hindous. Il effectue peu à peu plusieurs découvertes de première importance. Et, finalement, il parvient à en comprendre le sens, et à écrire dans son journal de bord :
« D’un seul coup, je remontais d’au moins quatre milles ans en arrière. J’apprenais avec surprise que dès le début du IIIème millénaire avant J.C., les Populations installées au Pendjab et dans le Sind, vivaient dans des centres urbains bien organisés. Je saisissais qu’ils étaient en possession de technologies remarquablement évoluées. Je me demandais de quelle manière leurs villes étaient apparemment surgies du Néant du jour au lendemain. Je cherchais à pénétrer leur Mystère, puisqu’elles n’avaient pas été réalisées progressivement par les membres d’une Civilisation Antérieure. Je m’interrogeais d’autant plus à leur sujet que j’apprenais bientôt qu’une agglomération semblable à elles, appelée Mohenjo-Daro, venait d’être mise à jour intacte à quelques centaines de kilomètre de là, par un de mes Confrères. Et j’essayais d’interpréter les Manuscrits que j’avais entre les mains de toutes les façons possibles et imaginables car ce que m’avait confirmé mon ami s’avérait incroyable : aux niveaux les plus anciens des vestiges de la métropole qu’il avait déterrée, cette dernière lui avait paru très évoluée. Mais, il avait également été frappé par le fait qu’elle avait été soudainement abandonnée par ses habitants.
J’échafaudais de fait une hypothèse hallucinante : ces Cités auraient été fondées par un Peuple étranger à la région. Pour étayer ma supposition, je me référais alors aux trouvailles Sumériennes et Elamites effectuées deux mois plus tôt par l’éminent Archéologue J. Deeds, et qui montraient certaines affinités avec elles. Je soulignais leurs caractéristiques les différenciant des agglomérations qui prospéraient à l’Ouest de la péninsule. Et je suggérais le fait que des tribus Sumériennes avaient pu, à un moment ou à un autre, quitté la mésopotamie et l’Iran, avaient émigré jusqu’en Inde, et s’étaient installées aux abords de la vallée du Gange.
J’étais donc à peu près certain que cette nouvelle forme de Société ne s’était plus développée que localement durant les cinq siècles qui avaient suivi. Puis, grâce à l’apparition de Cultures Périphériques – telles que celles de Mehrgarh, de Kot Diji, de Kulli, ou d’Amri -, elle avait réussi à Evoluer Economiquement. Elle avait pu rester Indépendante en aidant le Pakistan à se détacher de l’Influence Perse, et en faisant de ce territoire une sorte de no man’s land. Et, finalement, peu à peu, elle était parvenue à se transformer en passerelle Culturelle entre l’Asie Centrale et l’Asie Occidentale. ».
Et plus loin : « En relisant quelques uns des Manuscrits que m’avait procuré G.A. Grierson, je fus un jour surpris de constater qu’une demi-douzaine d’entre eux évoquaient l’existence de Dolmens, de Menhirs, et de Cromlechs ressemblant à ceux qui existaient dans le Morbihan ou en Grande-Bretagne. Je me renseignais alors à leur sujet. Je découvrais bientôt que des Mégalithes étaient éparpillés un peu partout dans le Sud de l’Inde ; de Madras à Kerala. J’apprenais qu’ils avaient l’apparence d’énormes champignons, et qu’ils étaient autrefois considérés comme des Monuments Funéraires Sacrés. J’étais instruit du fait que des Sarcophages en terre cuite sculptés pour avoir l’aspect d’animaux à quatre pattes, avaient étaient enfouis sous eux. Et, plus surprenant encore, j’étais finalement informé que, non loin de Stonehenge, en Angleterre, un Chercheur avait mis au jour au milieu du XIXème siècle, quatre ou cinq Mégalithes du même genre.
C’est pourquoi je me demandais très vite s’il était possible qu’après les Sumériens, les Hindous avaient pu entrer en contact avec d’autres Civilisations plus éloignées ? Je réfléchissais et tentais de comprendre de quelle manière certains d’entre eux auraient pu traverser l’Asie. Je me disais que ces derniers étaient peut-être passés à pieds par le Détroit de Béring, puis, avaient rencontré des Populations Amérindiennes déjà fixées depuis longtemps dans le Nouveau Monde. Je commençais à supposer que c’étaient peut-être eux qui avaient transmis les techniques de Construction de la grande Pyramide aux Anciens Egyptiens. Je regardais l’Edifice bâti par ces derniers, et songeais qu’il était peut-être Orienté de façon à diriger ses deux angles opposés dans deux directions diamétralement opposées : le premier traversant l’Angleterre de part en part, et le second, pénétrant jusque dans le Sud de l’Inde. J’allais jusqu'à comparer le nom du site où la grande Pyramide avait été élevée, « Karnak », avec celui de « Carnac en Bretagne, ou à d’autres apparaissant à proximité du Gange et du lac Tchad. Et, finalement, je me mettais à délirer en imaginant que ces Hindous avaient été les descendants des Atlantes qui avaient fui l’engloutissement de leur Continent au moment où celui-ci avait disparu sous les flots. ».
07 novembre 2009
De Deiteus Mythica, le Mythe des Demi-Dieux : Pages 1625 - 1626
En 1908, un Archéologue Anglais du nom de G. Handerson parcourt l’Etat Hindou de Mysore de long en large. Un jour, il se met à explorer les alentours d’un village de la région appelé Aihole. Il met au jour les vestiges de onze Temples Antiques. Il réalise progressivement que ceux-ci ont été destinés à honorer le dieu Durga. Et, il comprend que des « Sikhara » - ou, « Tours quadrangulaires vouées au culte d’Arbhagriha » - ont plus tard été accolés à plusieurs d’entre eux.
Egalement en 1908 A Daniels entreprend des fouilles à quelques kilomètres de la petite Cité de Bhubaneswar. Il y découvre très vite, éparpillés sur une dizaine d’hectares, les vestiges de nombreux édifices anciens. Il y excave une multitude de très belles statues. Il y déterre une centaine de parois en torchis ornées de fresques informes. En étudiant le positionnement de celles-ci, il évalue à près de 1200, le nombre de Temples qui y ont été disséminés. Il calcule que ces derniers ont dû être érigés vers l’an 1000 de notre Ere. Et, il se rend compte qu’ils ont été intégrés à l’intérieur d’une Aire Religieuse régulièrement fréquentée.
Dans son journal de voyage, il marque donc : « Tout près de trois représentations évoquant Vishnu, se trouvent les débris d’un Sanctuaire consacré à Rajarani. Une dizaine de marches dominant la plaine environnante, y conduisent. Puis, apparaît un de ses pans de mur à moitié effondré. Des bas reliefs désignant le char du dieu-Soleil s’y distingue. Vingt quatre Symboles ressemblant à des Roues s’y discernent. Un peu plus loin de là, surgit une façade dont les effigies désignent des chevaux lancés au galop. A coté d’elle, se révèle un escalier qui même au « Garbha Griha ». Et, c’est d’ailleurs ses sculptures qui dévoilent Surya parcourant la voûte Céleste. ».
En 1909, un Archéologue Britannique du nom de J. Baxter se trouve sur le site de Taxila. Et c’est après avoir minutieusement étudié celui-ci, qu’il marque :
« A de rares exceptions près, les édifices qui ont été érigés à Taxila, sont entourés d’un conglomérat de murs mal alignés et mal construits. Quant aux bâtiments eux mêmes, ils sont constitués de débris de roches. Et ils ressemblent plus aux baraques d’un faubourg misérable, qu’aux somptueuses résidences d’une Capitale. D’ailleurs, leur développement primitif est, par de nombreux aspects, semblable à celui de Peshawar. ».
En 1912, plusieurs Chercheurs envoyés dans la vallée du Gange par l’Archeological Suvey, se mettent à fouiller les alentours de l’antique Cité de Paliputra. Au bout de quelques semaines, ils parviennent à y dégager les vestiges d’un immense édifice. Ils y remarquent que celui-ci comprend, entre autres, une vaste salle hypostyle. Ils réalisent que cette dernière est ornée de 80 Colonnes soigneusement polies. Et, surtout, ils constatent que les Piliers qui y apparaissent semblent y avoir été érigés il y a plus de 4000 ans.
Puis, entourant la salle hypostyle, ils discernent les restes de nombreuses fortifications. Ils parviennent à déterrer un passage menant au-dessous d’elles. Ils explorent leurs souterrains, y repèrent des dizaines de chambres mortuaires à l’intérieur desquelles sont rangées des statuettes de terre cuite possédant des coiffures extravagantes. Et, c’est en examinant une de leurs galeries que l’un des Archéologues marque :
« Nous savons, grâce à des Récits datant du IVème millénaire avant notre Ere, que Paliputra fut entièrement rasée, au moins une demi-douzaine de fois. Nous devons également remercier notre confrère James Prinsep, qui réussit à déchiffrer un Alphabet Indien inconnu de nous jusqu’alors, qui paraît s’être répandu dans la péninsule longtemps après la chute de l’Empire Achéménide. D’origine Araméenne, c’est donc lui qui nous permit de comprendre les événements qui se déroulèrent ici entre le 1er siècle avant J.C. et le 1er siècle de notre Ere. ».
A la fin de l’année 1912, les Savants envoyés en Inde par l’Archeological Suvey s’installent à une dizaine de kilomètres de Rajagriha. Ils y inspectent les ruines d’un monastère dédié à Jivakamravana. Ils y constatent que celui-ci a sûrement été érigé au VIIème siècle avant J.C. ; c’est à dire, à l’apogée de la dynastie Maurya. A proximité de ses restes, et non loin d’une caverne portant le nom de « Sudama », ils exhument les vestiges du Temple de « Lomasa Risi ». Ils dégagent plusieurs des pans de murs de celui-ci éboulés. Ils pénètrent à l’intérieur de quelques unes de ses cryptes. Ils s’aperçoivent que les structures de ces dernières sont plus complexes qu’il n’y paraît. Ils réussissent à s’avancer jusque dans une de leurs petites pièces hémisphériques. Et, là, par l’intermédiaire d’inscriptions destinées à honorer Asoka, ils se rendent compte que s’y sont déroulé de nombreux Rituels Sacrificiels.
Egalement à la fin de l’année 1912, un Chercheur Hindou nommé Radhakrishna, s’intéresse aux ruines qui se distinguent un peu partout sur le site de Mat. Pendant plusieurs semaines, il y effectue un certain nombre d’investigations. Il y découvre les vestiges d’un ancien Sanctuaire consacré aux Kusana. Et, parmi elles, il exhume des Sphinx de pierre étrangement orientés vers l’Ouest.
En 1913, ouvrant la voie à une industrie prospère, D.G. Phalke réalise « le Roi Harishchandra », premier film de fiction du cinéma Indien. Il s’agit d’un récit Mythologique : les réalisateurs en effet se lancent alors dans l’adaptation de thèmes traditionnels de l’hindouisme.
En 1913 également, faute d’usines dans les villes, et donc d’emplois, l’Inde ne connaît pas d’exode rural. La population des campagnes augmente mais reste sur place. Les paysans Indiens, qui représentent plus de 70 % des actifs, manquent donc cruellement de terres. Contraints à l’endettement, exploités et maltraités par les grands propriétaires, ils sont les premières victimes des grandes famines de cette époque.
Peu à peu cependant, quelques progrès améliorent leur sort. D’importants travaux d’irrigation sont entrepris et l’on ouvre des instituts de recherche agricole. Mais ces avancées ne concernent que les cultures à rendement industriel, le coton et le sucre. L’Inde est, à ce moment là, encore loin de l’autosuffisance alimentaire.
05 novembre 2009
De Deiteus Mythica, le Mythe des Demi-Dieux : Pages 1623 - 1625
Inde, première moitié du XXème siècle :
En 1901, en dehors des provinces directement administrées par les Britanniques, l’Inde comprend plus de 600 Etats princiers indépendants, mais soumis à l’autorité de la couronne. Si l’Etat d’Hyderabad est dirigé par un prince musulman, les autres principautés sont gouvernées par des maharajas, c’est à dire des princes hindous.
Pourtant, ces derniers sont mal vus des populations, qui n’apprécient pas le luxe outrancier dont ils s’entourent et le peu de cas qu’ils font des principes démocratiques. Les maharajas et leur mode de vie deviennent ainsi le symbole de l’ancien régime : ils sont entourés de leurs familles et de leurs nuées de serviteurs ; ils prennent plaisir à se faire photographier sous des ombrelles ou juchés sur des éléphants caparaçonnés de velours. Le jour de leurs noces, les jeunes épousées disparaissent sous l’or et les perles, les milliers de convives sont accueillis par des pluies de pétales de roses.
En 1902, le mouvement nationaliste Indien est un parti organisé : le Congrès National Indien. Soutenu par l’élite Indienne et par quelques personnalités britanniques, le Congrès cherche d’abord à modifier la place de l’Inde et des Indiens au sein de l’Empire, bien avant de réclamer l’indépendance proprement dite. Certaines de ses revendications concernent le peuple – réduction de la taxe sur le sel, développement de l’enseignement -, mais ses préoccupations reflètent plutôt celles de l’élite du pays. Les membres du Congrès militent ainsi pour une « indianisation » de la haute administration coloniale. Comme les concours de recrutement se déroulent à Londres, ils ne sont ouverts qu’aux Indiens les plus fortunés, ayant pu étudier en Angleterre. Si ces Indiens aisés veulent avoir accès à tous les postes de responsabilité militaires et administratifs offert par la métropole, ils n’envisagent pas encore de rompre avec l’Empire.
Le Congrès est particulièrement attentif au respect dû aux traditions de l’hindouisme et il s’insurge contre les attaques systématiques dont celles-ci sont l’objet de la part des Britanniques. C’est sans doute à juste titre que ces derniers ont supprimé la pratique du « sati », c’est à dire le sacrifice des veuves sur le bûcher de leurs époux décédés, mais il s’agit, selon les nationalistes, d’une tradition ancienne en voie de régression qui ne justifie pas de considérer la civilisation occidentale comme supérieure. Or, le colonisateur n’hésite pas à pratiquer la ségrégation : certains wagons de chemin de fer, restaurants et clubs sont en effet interdits, ainsi que le signalent des pancartes, « aux chiens et aux Indiens ».
Ces humiliations entraînent bientôt des réactions extrêmes au sein du Congrès : une petite minorité opte avec Tilak, pour l’action violente contre les Britanniques. Dans sa majorité, le mouvement nationaliste reste cependant modéré et garde ainsi le soutien des milieux d’affaires pour qui l’essentiel est de supprimer les monopoles commerciaux anglais.
Les intérêts de tous les mécontents indiens sont donc encore contradictoires. Pourtant, en 1904, lord Curzon, vice-roi des Indes, commet l’erreur de partager, pour des raisons administratives, l’immense territoire du Bengale. Les Bengalis pensent qu’il veut ainsi diviser pour mieux régner, tout en les punissant de leur nationalisme trop virulent. Ils lui reprochent également de favoriser les musulmans en leur accordant un territoire propre. Le résultat est catastrophique pour la grande-Bretagne : les actes de terrorisme se multiplient, l’opposition se rassemble, les produits étrangers sont boycottés, les marchandises anglaises brûlées.
Alors, la couronne recule et met fin à la partition. Entre-temps, pour calmer le jeu, elle accorde aux élites indiennes une partie de ce qu’elles réclament : l’accès à la haute administration coloniale et la participation aux gouvernements provinciaux.
En 1903, l’Archéologue J. Marshall est mandaté par le Gouvernement Britannique, pour effectuer un certain nombre de fouilles dans la région de Gandhara. Il se met donc à commencer des investigations non loin du village de Chasardda. Il se rend bientôt compte que deux de ses sites Funéraires semblent être les réceptacles d’une très ancienne Tradition Religieuse nommée « Shah ji ki Dheri ». Et, peu après leur exploration, il marque dans son journal :
« Une Culture aussi profondément marquée par le Sacré, comme l’est la culture Ghandarienne, est forcément fortement imprégnée de Valeurs Spirituelles. ». Et plus loin : « Je crois me souvenir qu’en 1896, un groupe d’Explorateurs Européens a recueilli au Tibet d’étranges informations. Dès lors, celui-ci s’est rendu dans un lieu appelé « Khara Kota ». Arrivé sur place, il s’est mis a creusé avec acharnement. Il a réussi à traverser une couche de roches, de graviers, et de sable, de plus de 15 mètres. Il a exhumé les ruines d’une très ancienne Cité. Parmi elles, il mis a jour d’innombrables Reliques. Il a déterré des Tablettes d’argile. Il est parvenu à traduire certains de leurs Textes. Et, il a pu y lire :
« Lorsque le Grand Déluge s’abattit sur le Monde, il anéantit notre Capitale, noya tous les Citadins, et engloutit la plus importante Bibliothèque de la ville ; celle qui avait été construite par nos Ancêtres arrivés de la mère Patrie avec d’innombrables Ouvrages Extraordinaires.
Puis, après que les Eaux du Grand Déluge se furent retirées, des groupes d’Hommes issus des Plaines de l’Ouest, se rendirent dans les ruines de notre Métropole. Ils y découvrirent des centaines de Tablettes écrites. Ils les transportèrent jusque chez eux. Ils les enfouirent au cœur de ce qu’ils nommaient, leur « Temple de l’Occident ». Longtemps après, ils reçurent parmi eux des descendants de notre Peuple qui avaient survécu au Cataclysme. Ils offrirent à ces derniers les Livres qu’ils avaient sortis de terre. Et, ils les aidèrent à convoyer ces Manuscrits jusqu’au Sanctuaire au cœur duquel ils reposent aujourd’hui. ».
Fin 1904, Alister Crowley, Rose et Solemen Ben Aiffa se rendent en Chine. Ils vont ensuite en Inde, où Alister Crowley étudie le Yoga. Ils remontent vers le Nord du sous-continent, visitent Madone et son temple Secret. Là, Alister Crowley reçoit les ultimes Initiations concernant les Mystères Tantriques. Le trio passe bientôt par Ceylan, puis par la birmanie. Ils y expérimentent des drogues psychédéliques et cherchent à se procurer la substance qui aide l’Ame à se libérer de ses gaines charnelles. Alister Crowley espère ainsi explorer par l’Esprit les Mondes situés au-delà de cette Réalité.
Mais, de fait, lorsqu’ils se trouvent à Ceylan, Alister Crowley y croise son ami Allan Bennet ; il en profite pour échanger avec lui un certain nombre d’Informations Occultes sur ce que chacun a découvert dans ces contrées. Le trio renvient ensuite en Inde du Nord où, en collaboration avec son fidèle Eckenstein, Alister Crowley organise une expédition ayant pour but le « Chigo Ri » ; il s’agit de l’un des pics de l’Himalaya haut de plus de 8000 mètres. Mais, la campagne mal préparée, se solde aussitôt par un demi-échec.
Parallèlement, pendant toute cette période, Aiffa harcèle les deux époux de menaces obscures. Et, finalement, en Juin 1907, Rose meurt au pied du Toit du Monde d’une crise de delirium tremens.
En 1907 également, la firme indienne Tata se lance dans la sidérurgie et se consacre à la production d’électricité. Les industries du coton se multiplient ; le sucre, le papier et le jute deviennent l’apanage de la société Birla.






































