05 juillet 2016

autobiographie, pages 263 à 265 / 312

Ce n’est qu’au bout de ce laps de temps que j’ai trouvé un appartement dans la ville la plus proche du village ou habitaient mes parents. Son loyer n’était pas très élevé. Il était assez petit puisque le cagibi qui jouxtait celui-ci s’est transformé en bibliothèque. C’est là où j’ai rangé sur des étagères la majorité des livres que je possédais. J’ai été suivi par une psychologue. J’y allais une fois par semaine, et j’en étais heureux, parce que lui parler m’a permis d’y voir plus clair dans ma tête. Malgré tout, j’étais toujours... [Lire la suite]

04 juillet 2016

autobiographie, pages 261 à 263 / 312

Combien de fois au cours de ma vie, m’a-t-on répété ces mêmes mots à peu de choses près ; avant et après cet épisode particulier. Ils ont contribué à ma souffrance toute ma vie. Ils ont contribué au fait que je n’osais jamais aller vers les jeunes femmes qui me plaisent, comme je l’ai déjà expliqué. Ce qui était assez différent cette fois-ci, c’est que ses paroles venaient alourdir une situation inexcitable dans laquelle je m’engluais de plus en plus. J’avais peur au point d’en faire des cauchemars toutes les nuits quand je... [Lire la suite]
28 juin 2016

autobiographie, pages 249 à 251 / 312

A l’origine, je l’ai dit dans mon texte précédent, le concours que j’ai passé était prévu pour les personnes handicapées. Cette jeune femme, elle, n’en n’a pas tenu compte. Contrairement à son prédécesseur qui, dès le départ, m’avait ménagé afin que je m’adapte à mon nouvel environnement sans me presser, à mon rythme, elle, a estimé que je devais tout savoir tout de suite. Elle a pensé que j’étais capable de me débrouiller seul sans être aidé. J’ai fait de mon mieux. Je me suis démené pour essayer de la satisfaire au mieux de... [Lire la suite]
27 juin 2016

autobiographie, pages 247 à 249 / 312

Non, rapidement, je me suis rendu compte que, sous ses apparences correctes, cet appartement était insalubre. En effet, il m’est arrivé plusieurs fois, d’y apercevoir des souris, voire un rat. Mais, surtout, et je crois que c’était le pire puisqu’aujourd’hui, j’en ai gardé des séquelles profondément enracinées en moi, il n’était pas insonorisé. Moi qui ai toujours eu besoin de calme, de tranquillité, et de sérénité, je n’ai jamais pu m’y reposer correctement. Mon lit étant en mezzanine, il se trouvait donc au plus près du plafond. A... [Lire la suite]
26 juin 2016

autobiographie, pages 245 à 247 / 312

Ensuite, mes parents et moi avons poussé jusqu’au futur lieu où j’allais travailler sous peu. Nous avons exploré les abords de l’Université Paris XIII. Déjà, pour voir à quoi celle-ci ressemblait ; mais aussi, pour découvrir quels moyens de transports pourraient m’y conduire le plus facilement. En fait, ce n’était pas très compliqué : je devrais me rendre jusqu’à la gare RER de Saint-Denis, prendre le RER, descendre à la station suivante, monter dans le bus qui attendait à la sortie de cette dernière, et m’en échapper une... [Lire la suite]
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24 juin 2016

autobiographie, pages 241 à 243 / 312

Malheureusement, malgré tous mes efforts, je n’ai pas réussi le concours rattaché à la Bibliothèque Nationale. J’étais en bonne place pourtant. J’étais sur le premier sur la liste d’attente, au cas où la personne avant moi se désistait. J’ai essayé de faire jouer toutes mes relations dans ce milieu, afin de pousser mon avantage. Rien n’y a fait. Comme toujours, c’était une question de budget. Mes supérieurs avaient beau être satisfaits à mon égard. Ils avaient beau essayer d’user de leur influence pour me garder. J’avais beau... [Lire la suite]

23 juin 2016

autobiographie, pages 239 à 241 / 312

Ainsi donc, j’avais trouvé mon équilibre amical. Par contre, amoureusement et sentimentalement parlant, j’étais toujours aussi blessé que lors de ma période « appartement du 19ème ». J’étais écorché vif, et j’ai été la proie de moments extrêmement destructeurs intenses. Comme deux ou trois auparavant, j’étais tellement tourmenté que, parfois, je m’infligeais des sévices physiques en me lacérant de cicatrices. Quand je me regardais dans le miroir, je me haïssais. J’étais malheureux et jaloux de la facilité avec laquelle mes... [Lire la suite]
22 juin 2016

autobiographie, pages 237 à 239 / 312

Je ne lui en ai pas voulu. Ce qui importait le plus à mes yeux, malgré la douleur et le ressentiment à mon encontre d’avoir placé tant d’espoirs en elle, c’était son bonheur. Je préférais me mettre en retrait, du moment que je la savais heureuse. C’est ce jour-là que j’ai compris que, dans une relation sentimentale et amoureuse sincère, véritable, c’est le bonheur de l’autre qui compte ; bien plus que le sien et la satisfaction de « posséder » l’être aimé. Que, si on aimait véritablement quelqu’un, on était capable... [Lire la suite]
02 juin 2016

autobiographie, pages 197 à 199 / 312

Tout ceci s’est terminé au tribunal. Ma mère a payé la part qu’elle devait, et pas davantage. En outre, mon père devait surseoir à une pension alimentaire lui permettant de vivre décemment. Lui, a été contraint de régler l’ensemble des dettes qui étaient de son fait. En fin de compte, malgré les divers méandres que cette Odyssée a prise, nous en sommes tous – sauf mon père – sortis relativement indemnes. Certes, psychologiquement et affectivement, nous avons payé un prix extrêmement élevé. Mais, familialement, les liens entre ma... [Lire la suite]
01 juin 2016

autobiographie, pages 195 à 197 / 312

En effet, dans les premiers temps de son arrivée à Sablé, mon père et ma mère ont entretenus des relations distantes, mais cordiales. Il est allé rendre visite à ma sœur à une ou deux reprises ; et en particulier juste après la naissance de ses deux enfants. Mais mon père était ainsi fait que, lorsque quelque chose était terminé, il tournait définitivement la page. Les événements l’avaient mis à terre, il avait perdu sa superbe. Son aura de suffisance, de prestige, d’orgueil, s’était éteinte. Il n’a jamais pris de mes... [Lire la suite]