Mes Univers

Quand le Mythe rejoint l'Histoire, il y a un Instant Magique où la Réalité n'existe plus que pour ètre emportée par le Souffle d'une Légendaire Epopée...

29 novembre 2008

De Deiteus Mythica, le Mythe des Demi-Dieux : Pages 1208 - 1210

asie_du_sud_estThaïlande, seconde moitié du XVIIIème siècle :

En 1758, les conflits internes provoqués par la succession du roi Borommakot déstabilisent le royaume, et les Birmans en profitent pour attaquer. Après avoir résisté en 1760, Ayuthia tombe en Avril 1767. Les assaillants pillent, brûlent, massacrent, profanent les lieux saints et plongent le pays dans le chaos et la misère. Le roi Boromaja meurt dans les combats et le Siam perd tout pouvoir central. C’est la fin de deux siècles d’unité et de prospérité : le royaume est divisé par les nobles en principautés quasi indépendantes, des bandes de brigands sèment la terreur dans les campagnes, et le clergé bouddhiste accuse les derniers souverains d’avoir provoqué la défaite par leur manque de piété. Ayuthia en ruines et semble ne pas devoir s’en relever.

Un général, Phy Tak, parvient alors à repousser les Birmans puis il se fait proclamer roi du Siam et tente de restaurer l’autorité de l’Etat. Mais ce n’est pas dans l’ancienne et glorieuse capitale d’Ayuthia qu’il installe son gouvernement. Parce qu’il veut encourager le commerce maritime, il choisit Thonburi, une ville située à 20 kilomètres de l’océan. Le nouveau roi lance alors une série de réformes qui le rendent dangereusement impopulaire dans les milieux privilégiés de la cour, tandis que ses conceptions religieuses fanatiques dressent contre lui une grande partie du clergé bouddhiste. En 1781, sa cruauté provoque une révolte des officiers qui, soutenus par le peuple, occupent son palais et l’enferment dans un monastère.

De fait, c’est un autre militaire qui profite de cette vacance du pouvoir. Le général Chakri est d’une famille noble et ses victoires répétées contre les Birmans l’ont rendu célèbre. Il est en campagne au Cambodge et, comme les révoltés l’appellent auprès d’eux pour lui proposer la couronne, il rentre dans la capitale. Ayant éliminé tous ses rivaux, mis à mort l’ancien roi, ses fils et ses partisans, il se fait lui même proclamer, en 1782, souverain du royaume du Siam sous le nom de Rama Ier. Une nouvelle dynastie thaïlandaise vient d’être fondée.

Rama Ier déplace encore la capitale et choisit la localité de Bangkok, située dans le delta du Ménam, qu’il embellit en y faisant construire un somptueux palais royal et de très nombreux monastères bouddhiques. Parce que le roi veut se montrer l’héritier des souverains d’Ayuthia, il fait venir des tonnes de matériaux de l’ancienne capitale et les utilise pour bâtir des édifices publics et les murailles de la nouvelle ville. La fondation de Bangkok est une réussite : la noblesse, à l’exemple du roi, s’y installe. Les innombrables scribes dont, faute d’imprimerie, l’administration royale a besoin, et les soldats qui campent aux portes de la cité augmentent la population de Bangkok. Bientôt, les commerçants indiens et chinois y établissent leurs boutiques et font de la nouvelle capitale un centre économique actif.

De fait, contrairement à toutes les prévisions, et grâce à son nouveau roi, le Siam se relève vite de sa récente décadence. Rama Ier assure son autorité en nouant de bonnes relations avec le clergé bouddhiste : il réforme la discipline des monastères, en fait construire de nouveaux, développe les études religieuses et patronne un concile qui met au point une version définitive des écritures sacrées. Il sait aussi respecter la diversité de la population thaïlandaise en s’entourant de conseillers issus des différents groupes ethniques et religieux qui habitent son royaume : brahmanes et religieux catholiques, Chinois et Indiens se côtoient pacifiquement à sa cour. L’administration du roi est sage. Le pouvoir est divisé en six grands ministères  et les  postes essentiels  sont tenus  par les princes de sang. Sous le règne de Rama Ier, le commerce avec la chine redevient fructueux et la culture thaïlandaise s’enrichit de nombreuses réalisations. C’est à cette époque que le « Ramayana », le long poème religieux indien est traduit en siamois sous le nom de « Ramakien ».

Rama Ier a toutes les caractéristiques traditionnelles des anciens rois du Siam. Réformateur, religieux, législateur, il est aussi un conquérant. Il réorganise l’armée, repousse les nouvelles attaques des Birmans, lance même quelques actions sur leur territoire et supprime presque définitivement la menace qu’ils ont représentée pour les Thaïlandais. Enfin, le Siam s’agrandit. Son Empire s’étend désormais sur le Laos, le Cambodge et sur une partie de la malaisie. Dans toute la péninsule Indochinoise, le Siam devient la seule puissance à pouvoir rivaliser avec le grand Empire du Vietnam. 

Colonies de la france, Amérique du Nord, seconde moitié du XVIIIème siècle :

En 1791, Haïti se soulève : les esclaves Noirs renversent le « Régime des Plantations ». Ils instaurent « la république Indépendante d’Haïti ». Ils nomment des Jacobins Noirs pour les gouverner. Et certains d’entre eux se rassemblent au cours de Cérémonies Vaudou pour remercier leurs Anciens Dieux de les avoir aidés à retrouver la liberté.

24 octobre 2008

De Deiteus Mythica, le Mythe des Demi-Dieux : Pages 1128 - 1130

asie_du_sud_estAsie du Sud-Est, seconde moitié du XVIIème siècle :

Vers 1680, les Hollandais sont les premiers Européens installés dans cette partie du Monde, qui s’intéressent à l’Histoire la plus lointaine des Populations locales. En effet, nombre d’entre eux, qu’ils soient Voyageurs, Marchands, Officiers de l’Armée, ou Fonctionnaires de l’Administration Civile, se mettent à parcourir la péninsule en tout sens. Et, ils commencent à découvrir d’innombrables objets insolites ; mais aussi, plusieurs sites Préhistoriques.

Japon, seconde moitié du XVIIème siècle :

La dynastie des Tokugawa rétablit l’autorité du pouvoir central à l’aide du système de gouvernement militaire appelé « bakufu », et dont le siège est à Edo. En soumettant les féodaux par des mesures autoritaires, le bakufu réussit à mettre un terme à la guerre au Japon. A cette époque, la fin des combats pose d’ailleurs des problèmes nouveaux au pouvoir central : le shogun doit faire face à la conspiration des « ronin », ces samouraïs sans maître qui ne trouvent plus d’emploi. Leur coup d’Etat échoue, mais il montre la gravité de la situation. Désormais, le bakufu tente de réduire le nombre de ronin en les prenant à son service et en leur fournissant des emplois civils.

Puis, entre 1680 et 1709, Tsunayoshi règne sur le pays. Il durcit encore l’attitude du bakufu vis à vis des grands seigneurs et les appauvrit en confisquant leurs biens, afin de montrer son pouvoir. S’il s’attache à la réforme de l’administration du palais, son œuvre est avant tout morale et religieuse. Le Bouddhisme connaît un essor important, et Tsunayoshi consacre de grosses sommes à la construction ou à la restauration des temples. Comme le shogun prend très au sérieux les préceptes bouddhiques de non violence et qu’il se veut le protecteur de toutes les créatures vivantes de son royaume, il promulgue des lois qui protègent les animaux. Mais celles-ci ne sont pas toujours très appréciées par ses sujets, qui supportent mal que les chiens errants soient libres de causer des dégâts dans les villes.

Tsunayoshi est aussi un fervent partisan du confucianisme, qui voit dans le respect de préceptes moraux le ciment du Monde et du corps social. Pour promouvoir les principes de Confucius, il offre des récompenses à ceux qui suivent l’enseignement du maître et il organise une conférence annuelle sur ce sujet à la cour. Soucieux de réformer les mœurs, il interdit la prostitution et fait proclamer des lois somptuaires qui restreignent les dépenses ostentatoires de la noblesse. Il cherche aussi à protéger les enfants abandonnés. Malgré ce souci de moralisation publique, qu’accompagnent de nombreuses mesures en faveur du peuple, le pays souffre de l’autoritarisme des réformes de Tsunayoshi, dont les plus extravagantes vont être supprimées par son successeur, Ienobu. 

Iles des Caraïbes, seconde moitié du XVIIème siècle :

Depuis longtemps, le transport des métaux précieux a ouvert un champ immense à la piraterie. Mais, à cette époque, il se fait de plus e plus présent. Le puzzle de la mer des Antilles, le découpage des côtes, impossibles à contrôler, procurent des caches naturelles aux audacieux. Le régime des vents et des courants oblige les bâtiments hispaniques à suivre des routes maritimes précises, avec des points de passage obligés. En délaissant les petites Antilles, le gouvernement Espagnol abandonne un véritable sanctuaire à tous les prédateurs de la mer. Enfin, la france, les Pays-Bas et l’Angleterre encouragent leurs ressortissants à couper « les veines du roi », c’est à dire priver l’Espagne de sa manne aurifère. Pour limiter les risques, les navires forment donc des convois armés à partir de la havane. Les prédateurs guettent cependant le bâtiment qui s’éloigne ou que la tempête isole de son escorte.

Les Espagnols ayant délaissé les îles de Saint-Domingue et de la tortue, et le bétail étant redevenu sauvage, celui-ci est chassé par les boucaniers. Ces aventuriers Européens tirent leur nom du « boucan », la claie de branches sur laquelle la viande est fumée. Les pirates des Antilles, les flibustiers, échangent cette viande contre des armes et de la poudre. Une grande solidarité s’établit entre ces « gens de mer ». Ainsi naissent les « Frères de la côte », accueillants aux hors la loi, aux déserteurs et aux mutins.

Ces deux dernières catégories de marginaux jouent un rôle certain dans le développement des communautés pirates. A cette période, les voiliers transocéaniques sont d’immenses machineries dont le fonctionnement exige un équipage nombreux. Or, le recrutement fait appel à la presse, ou à l’enrôlement forcé des marins ivres. A bord, les conditions de vie inhumaines et la dureté des officiers entraînent parfois des mutineries. En cas de capture, une mort certaine attend les rebelles : autant rejoindre les pirates. 

De fait, sur les navires pirates, les risques encourus renforcent la solidarité du groupe. D’ailleurs, le matelotage, quoique pratiqué sur tous les navires, prend une importance particulière. Cette coutume consiste, pour deux hommes, à s’associer à vie pour le meilleur ou pour le pire. A la différence de la marine, la communauté pirate fonctionne avec une discipline librement consentie. Le capitaine est choisi par tout l’équipage. Charisme, courage, sens tactique, souci de ménager ses hommes lui permettent d’imposer son autorité. Une convention, la « chasse-partie », tarifie les blessures ou les actes d’héroïsme et règle le partage du butin. Contrairement aux marines européennes, très inégalitaires, la piraterie fonde l’accès à l’autorité et à un revenu supérieur sur le mérite. En ce sens, les pirates imposent une conception inédite de la société. 

Mais, à la fin du XVIIème siècle, malgré des succès certains, la piraterie connaît son chant du cygne. La france et l’Angleterre développent la colonisation aux Antilles, qui deviennent de riches « îles à sucre ». Les Etats manifestent leur volonté de soumettre les pirates : la marine anglaise leur fait en effet une chasse impitoyable. Bientôt, la piraterie disparaît plus ou moins définitivement de la région.

24 juillet 2008

De Deiteus Mythica, le Mythe des Demi-Dieux : Pages 825 - 830

chineEn outre, de nombreux progrès techniques sont réalisés : le charbon devient un combustible courant et sert à la fonte du fer ; de nouvelles mines de fer, de cuivre, de plomb et d’étain sont ouvertes. Les bateaux à roues actionnées par la force humaine sillonnent les fleuves et les mers : la chine dispose à cette époque d’un réseau de plus de 50000 kilomètres de voies navigables naturelles et de canaux. Les industries du textile, du papier et de la porcelaine, les imprimeries et les fonderies occupent des milliers d’ouvriers à plein temps. Les premières formes de papier monnaie et de lettres de change sont mises en circulation. Marchands et grands propriétaires sont les premiers à profiter de cette prospérité, qui leur permet d’accumuler d’énormes fortunes. Les artisanats de luxe travaillent sans relâche, non plus pour le seul palais impérial, mais aussi pour les grandes familles installées en ville, qui cultivent un art raffiné. Les arts et les lettres connaissent une grande vitalité. La chine est en paix ; riche d’une démographie en hausse, elle compte plus de cent millions d’habitants.

Par ailleurs, l’astronomie et la mesure du temps sont des sujets de recherche privilégiés. Encouragés par le pouvoir, des lettrés se mettent au travail. Su Song construit une horloge astronomique en bronze et en fer de 6 mètres de haut, indiquant à tout moment la position des constellations ; il en garde jalousement le secret car le Cycle des Temps et la fixation du calendrier sont du ressort de l’Empereur, et de lui seul. Peu après, le mathématicien Guo Shoujing fait construire une tour cadran solaire haute de 14 mètres, destinée à la prévision des Equinoxes et des Solstices.

La poudre à canon, quant à elle, « drogue de feu » en chinois, mélange de salpêtre, de soufre et de charbon de bois, apparaît. Son utilisation militaire – grenades, mortiers, canons – se généralise alors.

Les luttes de partis affaiblissent considérablement le pays, ce dont profitent ses proches voisins. Après avoir créé un Empire du nom de Jin en Mandchourie, les Djurtchets parviennent à prendre Kaifeng, la capitale des Song, en 1126. Ils s’emparent de l’Empereur Huizong, de son fils, et d’une partie de la cour, et repoussent les troupes chinoises jusqu’aux bords du Fleuve Bleu. Les fuyards sont obligés de se replier sur Lin’an, dans la province de Zhejiang.

Asie du Sud-Est, XIème siècle :

Vers 1002, après la mort de Jayavarman V, une nouvelle Dynastie prend le Pouvoir au cœur de l’Empire Khmer. En effet, Suryavarman Ier – ou, « Protégé du Soleil » - monte sur le trône. Très vite, il conquiert la thaïlande et le Laos Méridionaux. Et, il fait restaurer de nombreux Monuments fondés par ses prédécesseurs les plus illustres.

Vers 1015, la religion joue un grand rôle de plus en plus grand au sein de l’Empire Khmer. La capitale, Angkor, fondée par le roi Yasovarman, se tourne toute entière vers le sacré : son site a autrefois été choisi pour des raisons astrologiques, le centre de la ville étant constitué par un temple construit sur une montagne, le Phnom Bakheng, et la royauté khmère est elle même divinisée. Les souverains qui s’y succèdent accumulent les constructions prestigieuses sur un même modèle : à un bassin à un usage rituel sont adjoints un temple aux ancêtres et un « temple-montagne ». Ce dernier comprend toujours plusieurs enceintes concentriques renfermant des sanctuaires secondaires et, au centre, une pyramide à cinq gradins. Cette architecture atteint d’ailleurs son apogée à « Angkor Vat » - « la ville qui est un tempe » - ; c’est l’édifice le plus vaste d’Angkor. Il s’étend sur 1500 mètres en longueur et 1200 mètres en largeur. Les douves qui entourent le complexe sont larges de 190 mètres.

Le sanctuaire, au plan cruciforme, comporte une pyramide centrale gardée par quatre tours d’angle, toutes affectant la forme d’un obus. Ces cinq sommets figurent traditionnellement la « Montagne Cosmique » : le Mont Méru, pivot du Monde et séjour de Civah. L’édifice est orné d’un foisonnement de sculptures : nymphes célestes, scènes mythologique et historiques animent ce temple funéraire.

S’inspirant des religions traditionnelles de l’Inde, les temples tels que celui d’Angkor Vat sont d’abord dédiés aux grandes divinités hindoues, avant d’être consacrées à la spiritualité bouddhique ; car la politique d’Angkor est rythmée par les questions religieuses. Quand les Khmers étendent leur Empire vers l’Ouest et le Nord du pays, ils ne se contentent pas d’y installer un système administratif très complet, mais entretiennent également des religieux qui veillent à l’observance des rites. En 1002, le roi Suryavarman Ier, qui usurpe le pouvoir, construit une nouvelle capitale près de la première, et, au centre de cette deuxième Angkor, un « temple-montagne » abrite les cendres du souverain.

Un nouvel Etat prend le nom de Dai-Viêt. Hanoi devient, dès 1010, la capitale de ce royaume de plus en plus centralisé, à l’administration unifiée. Les Ly, sa dynastie de souverains, réalisent de grands travaux hydrauliques pour développer l’agriculture. Ils se posent aussi en protecteurs du Bouddhisme.

Pourtant, ils doivent défendre le jeune Etat contre les tentatives d’hégémonie chinoises et créent pour cela une armée nationale. Le même élan « patriotique » pousse les « Vietnamiens à la conquête de nouvelles terres, au Sud, aux dépens du royaume de Champa.

Les pagodes construites alors s’intègrent harmonieusement dans le paysage : celle de Zien Huu, dite « du Pilier Unique » est une simple colonne de pierre au centre d’un plan d’eau, couronnée d’un pavillon de bois. Elle évoque la fleur de lotus sur sa tige, élément essentiel de décoration : les bouddhas sont assis sur des lotus, motif qui orne aussi les céramiques. Le dragon est un autre thème typique de l’art vietnamien de cette époque. Symbole du roi et ancêtre légendaire du peuple vietnamien, plus naturel que les animaux hiératiques et stylisés, il orne, par exemple, la pagode de Chuong Son.

Mais, la civilisation Classique du Sud-Est Asiatique connaît d’autres types de développement que celui de la grande cité maîtresse d’un Empire. L’île indonésienne de Java est soumise à une grande instabilité politique au cours de cette période. Elle établit plusieurs royaumes prospères qui se succèdent dans la violence. Passé le règne de Shrivijaya, dont le royaume est détruit en 1023, elle ne parvient pas réellement à maintenir son unité. Cette instabilité ne l’empêche pourtant pas de développer sa propre Civilisation, fondée essentiellement sur la puissance maritime et commerciale. Car, déjà sous Shrivijaya, elle fournit toute l’Asie et le monde Arabe en épices, ivoires et bois précieux.

En 1038, les Tangouts, des pasteurs des monts Ordos, contrôlent les itinéraires de la soie. Ils installent leur capitale à Yinchuan, sur le fleuve Jaune, et proclament le royaume de Xixia. Ce royaume est composé de populations hétérogènes : Tangouts, Tibétains, Chinois, Turcs et Mongols.

Ailleurs, simple capitale provinciale au début de ce siècle, Pagan commence elle aussi à jouer un rôle majeur dans la région. Vers 1044, le souverain Anoratha, fondateur du premier royaume Birman unifié, monte sur le trône. Il se livre alors à une politique de conquête qui lui permet d’accroître rapidement la taille et la puissance du pays. Il assure d’abord sa domination sur le Nord de la vallée de l’Irrawaddy, puis soumet les populations du Sud en affrontant les royaumes qui les gouvernent. Le royaume de Thaton est détruit, celui de Pegu est soumis. Sur l’une des terres qu’il conquiert, la grande plaine de Kyaukse, il fait faire de grands travaux d’irrigation qui développent les ressources agricoles de la province. Puis, afin d’assurer la protection du pays, il fait bâtir une ligne de forts le long du plateau Chan, qui borde l’Est de la birmanie, et entoure le royaume de Pagan d’Etats vassaux contrôlés par des gouverneurs à sa solde.

Mais l’œuvre d’Anoratha est aussi culturelle. Il ramène de ses conquêtes du Sud Birman de nombreux otages, artisans, membres du gouvernement et religieux bouddhistes, qui enseignent à leurs vainqueurs leur langue et leur écriture, dérivées des langues du Sud de l’Inde. Anoratha adopte d’ailleurs la religion des vaincus en se convertissant au Bouddhisme du Grand Véhicule. Branche réformée du Bouddhisme, le Grand Véhicule n’accorde pas seulement le salut à une élite d’ermites, mais à tout laïque vivant dans le Monde avec sainteté et compassion. Anoratha, en faisant du Bouddhisme la religion Birmane officielle, assure ainsi le prestige de son royaume : il offre de nombreuses terres aux moines et entretient des relations importantes avec le clergé de Ceylan – grand centre religieux du Sud de l’Inde -. Cela lui permet de développer des liaisons commerciales dans le golfe du Bengale, qui sépare la birmanie du sous-continent Indien. Recevant du roi de Ceylan une précieuse relique du Bouddha, le souverain ordonne la construction d’un bâtiment pour l’abriter : la pagode de Shwezigon, qui reste pendant le centre religieux de la birmanie. C’est ainsi qu’est inaugurée une brillante politique de construction religieuse que continuent tous les successeurs d’Anoratha. Imitant d’abord les peuples qu’ils ont soumis, puis créant leur propre style, les Birmans construisent jusqu'à 5000 édifices religieux dans la ville de Pagan.

Cette dynastie ne réussit cependant pas à surmonter ses propres difficultés de succession dynastique, et, plusieurs dizaines d’années plus tard, appauvrie, la birmanie est livrée au chaos politique et est incapable de résister aux attaques militaires des Mongols et des Tartares.

En 1050, lorsque le fils de Suryavarman Ier, Udayadityavarman II acquiert, à son tour le titre de « Souverain Khmer », celui-ci décide d’élargir l’influence Politique de son Empire. De fait, il conquiert le Cambodge, le Laos, et la malaisie. Parallélement, il ordonne la mise en chantier le « Baphuon » - ou, « Forèt de Pierres ». Il exige que les galeries, les plate-formes qui le constituent, soient ornés de splendides bas-reliefs. Il fait en sorte de restaurer le « Phnom Bakheng » en y élevant un Temple Carré – ou, « Mébon Occidental ». Et enfin, il commande que ce soit à l’intérieur de ce dernier que soit installée une statue en Bronze de Vishnu sommeillant au milieu des Eaux Originelles.    

Afrique Noire, XIIème siècle :

En 1120, le peuple des Dogons se sépare définitivement de celui des Malinkés. Il quitte alors la région de Mandé, où il a longtemps vaincu avec les Malinkés. Il se dirige vers un lieu où il va pouvoir préserver sa Religion Traditionnelle. Il se réfugie dans les montagnes de Bandigara. Et là, il fait en sorte de conserver ses coutumes intactes.

Or, aussitôt, une rumeur se répand chez les tribus qu’il voisine : celle ce l’invasion de son ancien territoire par les San-san.

En 1159, le prince Ethiopien Manabasi – issu de la dynastie Zwagé – est victime d’une tentative d’assassinat. Harbé, l’actuel souverain, inquiet à propos d’une prophétie menaçant sa couronne, tente de le supprimer ; mais il échoue. Il exile Manabasi à Jérusalem. Celui-ci y arrive un an plus tard. Une fois installé, il écrit au pape Alexandre III. Il lui demande la concession d’un autel et d’une chapelle à l’intérieur de l’église du Saint Sépulcre. Et, il se vante auprès de lui de sa propre force.

Puis, Manabasi se lie avec les membres de l’Ordre du Temple. En 1177, le souverain pontife lui répond. Il accède à sa requête en le désignant par le titre « Prêtre Jean ». Tandis que quelques années plus tard – en 1185 -, Manabasi est enfin près à retourner en Ethiopie, accompagné d’une vingtaine de Templiers.

Or, non seulement ces derniers ont pour mission de conduire Manabasi dans son royaume pour l’aider à en reprendre le contrôle, mais ils ont également pour charge de transporter une copie de l’Arche d’Alliance, de Jérusalem à Aksoum. Dès lors, une fois arrivés sur place, ils soutiennent Manabasi quand celui-ci dépose le roi Harbé. Ils sont présents lorsque le nouveau monarque se donne pour emblème « Zwagé Jean ». Ils profitent de la confusion qui s’ensuit pour ensevelir l’Arche au cœur du Saint des Saints de la cathédrale d’Aksoum. Et ils se mettent bientôt à penser que cette dernière est actuellement au meilleur endroit pour la dissimuler au regard des infidèles.

Moins de trois moi après être monté sur le trône d’Ethiopie, Zwagé Jean décide d’ériger un groupe d’églises rupestres au centre de la cité de Rohas. Et c’est aux Templiers qu’il offre l’opportunité de superviser cette opération. Il leur donne immédiatement un certain nombre d’instructions détaillées. Il leur demande de s’atteler très vite à leur élaboration. Rapidement donc, les Templiers et leurs ouvriers commencent à y creuser et à y tailler les murs des édifices. En déblayant des monceaux de tuf rose d’origine volcanique, ils élèvent leurs toits. Ils relient leurs cryptes entre elles en un incroyable labyrinthe de tunnels, de grottes et de galeries. Ils inventent ainsi un monde souterrain, ombreux et silencieux couvert de lichen. Puis, ils bâtissent quatre églises à l’écart des précédentes

Ils les échafaudent avec des caractéristiques « anormales ». Ils dressent tout d’abord des monolithes au centre de cours isolées. Ils taillent leurs lignes épurées jusqu’à une hauteur de plus de douze mètres. Autour, ils édifient un dôme parfait et cisèlent des fresques murales superbes. Et, enfin, un Templier du nom de Dimothéos y accole des plaques de marbre rougeâtre mesurant chacune 80 centimètres de long, 22 centimètres de large, et 3 centimètres d’épaisseur. Puis, il y inscrit des phrases liturgiques sacramentales. 

Mais, en 1187, alors que les Templiers viennent de terminer ces quatre ouvrages, ceux-ci apprennent que Jérusalem vient de tomber aux mains de Saladin. Ils sont également informés du fait que les Croisés, les Templiers logeant sur le mont Moriah, ainsi que les membres de la communauté Ethiopienne de Palestine, ont été obligés de se réfugier à Chypre. En 1189, sur les recommandations des Templiers qui se trouvent à ses cotés, Zwagé Jean envoie des émissaires auprès de Saladin. Il obtient de lui que se soient des prêtres Ethiopiens qui aient la garde du Saint Sépulcre. Et certains de ceux-ci sont présents quand Saladin explique aux clercs Abyssiniens que se sont désormais eux qui sont les Gardiens de la chapelle et de l’autel de l’édifice religieux.   

Palestine, XIIème siècle :

Dès 1095, la reconquête des Lieux Saints devient le but de centaines de chevaliers, incités par les prédicateurs sillonnant l’Europe. Urbain II a promis à ceux qui partiraient l’absolution de leurs péchés. C’est d’abord pour cette raison que les seigneurs « prennent la croix », faisant coudre sur leurs vêtements la croix qui fait d’eux des « croisés ». Il leur est insupportable que Jérusalem, le lieu où le Christ est ressuscité, l’image terrestre de la cité de Dieu, soit souillée par les musulmans.

De plus, l’Occident connaît une forte poussée démographique, sans pour autant que la production agricole augmente beaucoup. Dans ce monde trop peuplé, l’aventure ne peut que séduire les cadets de grandes familles, chevaliers sans terres, combattants professionnels, qui rêvent d’en découdre et évoquent l’or de l’Orient.

De ce fait, au cours de son séjour en France, le pape organise la croisade, dont il fixe le départ au 15 Août 1096. Mais, avant cette date, des bandes de pèlerins sans ressources se lancent sur les routes d’Europe, massacrant les juifs et se battant contre les Hongrois. Conduite par Pierre l’Ermite et Gautier Sans Avoir, la horde arrive sous les murs de Constantinople ; très habilement, l’Empereur lui fournit des bateaux pour franchir le Bosphore, et la croisade « des pauvres gens » est massacrée par les Turcs.

La croisade des barons est, quant à elle, bien préparée. Elle comprend quatre groupes distincts, qui se retrouvent en Asie mineure après être passés par Constantinople. Godefroy de Bouillon commande les chevaliers de France du Nord et de Basse-Lorraine, qui suivent la vallée du Danube ; Raymond de Saint-Gilles, comte de Toulouse, et le légat du pape Adhémar de Monteil, à la tète des troupes du Midi, passent par la cote dalmate et le Nord de la grèce ; les Normands de Sicile, conduits par Bohémond de Tarente, empruntent la voie maritime, de même que le quatrième groupe, venu u centre de la france sous la conduite d’Etienne de Blois et de Robert de Normandie.

Dès son arrivée à Constantinople, Godefroy de Bouillon se querelle avec Alexis Ier Commène, à qui il promet toutefois de remettre toutes les villes autrefois byzantines qu’il va conquérir. Ainsi en est-il de Nicée et des autres villes d’Asie mineure. Les Croisés triomphent des Turcs, divisés en innombrables clans rivaux, et battent Kiliç Arslan à la bataille de Dorylée.

Les Francs se rendent maîtres de la principauté arménienne d’Edesse et prennent Antioche en 1098. La découverte miraculeuse d’une précieuse relique, la lance qui a percée le flanc du Christ en croix, leur donne un nouvel élan. Et les Occidentaux gardent désormais pour eux mêmes leurs conquêtes ; Bohémond devient prince d’Antioche. Assiégé à son tour par l’armée de secours envoyée par « l’atabek » – « le seigneur » - de Mossoul, il tente une sortie et bat les renforts.

La progression des « Soldats de Dieu » en Syrie et en Palestine est marquée par des exploits extraordinaires et des miracles qui témoignent de « la protection Divine » ; Godefroy de Bouillon, le plus pieux des princes, « coupe en deux un Turc revêtu de sa cuirasse ». Mais d’autres accumulent parjures, massacres et exactions.

Puis, enfin, le 7 Juin 1099, l’armée franque campe devant Jérusalem. La garnison égyptienne l’observe depuis la tour de David, les murailles ont été réparées, le pétrole et le soufre préparés pour faire des feux grégeois. Tous les puits des environs sont comblés ou empoisonnés. Mais des renforts arrivent de Gènes. Dès lors, les assiégeants ont recours à deux armes : la première est religieuse : tel Josué à Jéricho, l’armée cerne la ville de processions psalmodiantes. Plus concrètement, après l’arrivée des renforts, es croisés édifient deux hautes tours de bois. La garnison incendie la première, mais, le 15 Juillet, tandis qu’elle s’en prend à la seconde, les croisés parviennent à entrer dans Jérusalem par le Nord.

Les francs eux mêmes stigmatisent l’horreur qui déferle alors sur la ville. La garnison réfugiée dans la tour de David est massacrée alors qu’on lui avait garanti la vie sauve en échange de sa reddition ; des centaines de Juifs sont brûlés vifs dans leurs synagogues. La ville est livrée au pillage et à la destruction durant une semaine entière : on dénombre de très nombreuses victimes ; le partage des Trésors du Temple dure deux jours pleins.

Le dimanche suivant, c’est Godefroy de Bouillon que les barons désignent non comme roi – il refuse ce titre - - mais comme « avoué du Saint Sépulcre ». Quelques jours plus tard, les Francs battent à Ascalon l’armée de secours envoyée par les Fatimides.

A peine trois jours après la prise de Jérusalem par les Croisés, certains chevaliers fondent un nouvel Ordre : l’Ordre du Temple. Ceux-ci installent immédiatement leur quartier général sur le mont Moriah. L’écrivain Kyot, ainsi que le jeune Maçon Lalibéla – qui est persuadés qu’ils se trouvent à l’endroit où a disparu l’Arche d’Alliance à l’époque de l’Ancien Testament – les rejoignent à plusieurs jours de là. Ensemble, ils se mettent à déblayer les ruines du Temple. Ils creusent autour des immenses écuries de Salomon. Ils les explorent de nuit tandis que Lalibéla donne des instructions détaillées afin d’ériger onze églises rupestres au centre de diverses places de la ville Sainte. Et ce dernier en conçoit même lui même les décorations intérieures et les sculptures extérieures, tout en suivant attentivement la progression des investigations de ses Frères.

14 juillet 2008

De Deiteus Mythica, le Mythe des Demi-Dieux : Pages 775 - 780

asie_du_sud_estAsie du Sud-Est, IXème siècle :

En 802, le roi du Cambodge Jayavarman II  unit l’ensemble des Peuples Khmers.  En 825, il fonde au moins quatre villes dotées de Temples et de Palais au Nord de Tonlésap. Ensuite, il érige une Cité qu’il appelle « Mahendrapura » - ou, « la ville sur le Mont du Grand Indra » - au 30 km du lac de Phnom Kulen. Il déclare que le choix de ce lieu pour établir sa Capitale est hautement Symbolique. Il dit qu’il entend y recréer le Mont Méru – qui est la demeure d’Indra, le Roi des Dieux. Il prétend également qu’il veut y matérialiser la montagne Sacrée Kailasa – ou, « la montagne de Siva ». Et, enfin, il explique qu’il souhaite y représenter « l’Axe autour duquel se meut l’Univers ». 

De fait, Jayavarman II considère bientôt sa nouvelle Métropole comme le Centre de son Royaume. Tout près de son Temple-montagne à gradins, il y édifie un « Linga » - ce qui signifie : « le Phallus de Siva ». Au sommet du plateau de Kulen, il y construit un Sanctuaire consacré à Al Yun. Il y édifie une Pagode en grès accompagnée de 37 Tours Symbolisant les Cieux, les Mondes, et les Astres. Il transforme ses environs en Forèt Labyrinthique de Pierres Levées. Il l’entoure de murailles extérieures sculptées de fresques montrant des visages Brahmaniques tournés vers les quatre Points Cardinaux. Il y ancre des plaques de Bronze sur lesquelles il fait marquer : « Rien ne peut donner une image plus saisissante de l’Univers que cet endroit. ». Et, il permet à un de ses Scribes de la décrire dans un de ses ouvrages ainsi :

Au tracé ancien, s’ajoutaient quelque seize kilomètres de murailles de pierres. Elles étaient percées de cinq portes gigantesques. On accédait à elles par l’intermédiaire de ponts flanqués, de part et d’autres, de 27 statues colossales. Et, non loin d’elles, était dressé  ce qui demeurait le plus étrange de tous les édifices : un Bayou. Celui-ci était entouré par 200 visages de pierres. Et il s’accompagnait de faces aux regards énigmatiques auxquels nul ne parvenait à se soustraire. Elle était également flanquée d’une Pyramide évoquant le Mont Mérou. Cette dernière était d’ailleurs érigée face aux quatre Points Cardinaux. Son Temple était censé matérialiser la course du Soleil tout le long de l’Année : il montrait de cette manière ce que devait ètre la demeure des Dieux. Et, enfin, elle était assorti d’une Statue « Lingua » - ou, « Statue ancrée au Cœur du plus Grand des Sanctuaires ». ».   

 

Puis, en 880, le Fils de Jayavarman II, Indravarman Ier, enrichit à son tour Mahendrapura. Mais, en même temps, il décide de changer son nom. Il lui donne alors celui « d’Angkor ». Il y fait bâtir d’innombrables statues de Cobras et de Nagas. A proximité d’elle, il fait creuser le lac d’Indra, l’alimente en eau par l’intermédiaire de la rivière Roluos. Et, enfin, il y complexifie ses canaux d’irrigation destinés aux rizières alentours. 

Par ailleurs, en accord avec les membres de sa Cour, Indravarman Ier titre ses Ancêtres : « Rois-Dieux ». Au cours d’un discours, il justifie sa décision en prouvant que leurs travaux ont été de véritables Œuvres d’Art. Il s’appuie sur les sentiments Religieux et Philosophiques de ses subordonnés, et leur démontre que la cité a pour obligation d’incarner les « Mandalas » formant la structure de l’Univers. Il insiste sur le fait que la société qu’il y administre a pour devoir de personnifier la hiérarchie Cosmique. Il détaille l’idée selon laquelle celle-ci a pour charge de sauvegarder l’Equilibre et l’Harmonie Célestes. Il rappelle également que les Divinités ont suivi ces mêmes Lois à l’Aube des Ages, et ont su, de fait, Organiser le Monde, créant là des Forêts Tropicales et des Marécages, ailleurs des Temples, des Palais, des Canaux, des Bassins, ou des Rizières. Et, enfin, il dit que les Habitants de son Royaume doivent se souvenir qu’ils sont les membres du Peuple le plus Riche et le plus Puissant de l’Asie du Sud-Est.   

En 889, Yasovarman 1er succède à Jayavarman II. Dès lors, il aménage Angkor selon ses goûts : au centre du lac d’Indra, il érige un Sanctuaire destiné à honorer ses Ancêtres. Il exige que ce Temple Montagne, qu’il nomme « Phnom Bakhen » reproduise en son cœur le Centre de jonction entre le Ciel et la terre. Il demande qu’il soit encadré de terrasses aux bordures habillées de douces images stylisées. Et il décide d’élever une seconde Cité – Yasodharapura - à quelques kilomètres de sa Capitale.

Japon, IXème siècle :

En 805, le moine Dengyo Daishi fonde l’une des plus importantes Sectes Bouddhiques : la secte Tendaï.

En 815, la maison des Fujiwara est toute puissante. Elle possède des biens fonciers répartis dans tout l’archipel Bientôt, une habile politique d’alliance matrimoniale la rapproche de l’Empereur. Elle exerce rapidement un total ascendant sur la maison Impériale, et contrôle toutes les affaires de l’Etat. En 857, Fujiwara no-Yushifusa reçoit le titre de grand chancelier d’Empire, sous le règne de l’Empereur Montoku. Et, à partir de ce jour, les Fujiwara sont nommés « sessho » - ou, « régent d’Empereur mineur » -, puis « Kampaku » - ou, « régent après leur majorité ».

Dominant de fait les Empereurs et le gouvernement central, jamais les Fujiwara ne tentent d’usurper le trône. Les Empereurs et les Impératrices, fort sages, consacrent leur temps à des activités philanthropiques. Nombre d’entre eux deviennent de grands lettrés, comme l’Empereur Saga, ou bien, de fervents bouddhistes ; comme son épouse, l’Impératrice Danrin. 

Amérique du Sud, IXème siècle :

Depuis près de mille ans se développe une brillante Civilisation au Sud du lac Titicaca, au cœur des Andes. Tianhuanaco est pourtant à cette époque son centre cérémoniel le plus prestigieux ; il est construit avec de gros blocs de pierre taillés. Mais, la capitale de cet immense Empire qui est en train de s’étendre à tout le Pérou, est la ville de Huari ; à partir de laquelle se diffusent la culture et l’artisanat - orfèvrerie, céramique et tissage.

Afrique Noire, Xème siècle :

En 900, la cuvette Congolaise initialement occupée par les Pygmées, voit l’arrivée des Bantous occidentaux, dont le noyau primitif est la culture de Nok, au centre du Nigeria. De fait, les Bantous, qui connaissent la métallurgie, l’introduisent dans le pays. Et le minerai de fer latéritique, dont la fusion ne nécessite pas de fortes températures, ils le réduisent grâce à des méthodes simples et ingénieuses.

C’est cette maîtrise du fer qui permet aux Bantous du Congo d’améliorer leurs ressources : la fabrication d’armes et d’outils en fer leur apporte une supériorité sur les ethnies autochtones, qu’ils peuvent ainsi facilement dominer.

En 905, la ville de Koumbi-Saleh, au Ghana, est édifiée en plaine, et la ville comporte de nombreuses maisons construites en pierre et bois d’acacia. Y existe aussi de belles résidences, de larges avenues, de petites ruelles. Elle comporte également plusieurs monuments, dont douze mosquées. Aux alentours se trouvent plusieurs puits d’eau potable, près desquels les habitants entretiennent de petits jardins potagers. Dans le château entouré de dépendances réside l’Empereur et sa cour, composée de ministres, de hauts dignitaires et de la noblesse. 

Arabie, Xème siècle :

En 901, venu des Indes, le jeu d’échecs se répand partout au sein de l’Empire. Parallèlement, quelques mois plus tard, Abu Abdallâh soulève les Berbères contre l’Emir. Et, il amplifie l’agitation parmi les tribus Karmates en 903.

L’Etat rustémide de Tahert dure jusqu’en 911. Puis, un autre mouvement de contestation et d’affirmation identitaire, le chiisme, prend la relève. Les Kharidjites se réfugient alors au Mzab, au cœur du désert algérien, où ils fondent la « Pentapole » : El-Ateuf, ou « le Tournant », Bou Noura, ou « la lumineuse », Béni Isguen, ou « la ville Sainte », Melika, ou « la reine » et Ghardaïa, ou « la falaise », considérée comme un chef d’œuvre d’architecture et d’urbanisme.

Un peu plus tard, les sultans, « Buwayhides », une dynastie Persane fondée par Buwayh, apparaissent à leur tour. Les trois fils de ce dernier, ainsi que leurs successeurs directs, règnent de fait, sinon de droit, sur l’Empire Abbasside. Abul Hussein est par ailleurs le premier à occuper Bagdad, où le calife, tout en conservant son titre, lui remet la réalité du pouvoir en le nommant al-Mu’izz al Dawla – ou « le Glorificateur de l’Etat ». Tandis que les califes al-Qadir et al-Qa’im s’efforcent de redonner du lustre à la dynastie Abbasside, le déclin des Buwayhides commence ; et ils sont bientôt définitivement éliminés par les Seldjoukides venus de Turquie.

En 950, une nouvelle doctrine musulmane apparaît : le Soufisme vient du mot « suf », la laine de la robe portée par les « soufis » - ou « mystiques » -, ou encore, de « safa » - ou, la « pureté ». Le fondement du Soufisme repose non pas sur la charia, la loi islamique, mais sur le « Hakika » - ou la « Vérité », ou encore « Connaissance de Dieu » - que l’on atteint par la méditation sous la direction d’un cheikh. La doctrine s’affirme au cours de cette période, avec Al-Halladj, puis Ibn al-Arabi. 

En 955, est écrit par Ferdousi un poème intitulé « Chah-Namè » - ou « le Livre des Rois » -. Celui-ci relate l’histoire de l’Iran ancien jusqu'à l’invasion Arabe, décrit la lutte contre l’Asie Centrale et annonce la victoire iranienne. Les récits historiques se mêlent aux épisodes héroïques et aux leçons morales et religieuses. Le poème raconte les luttes meurtrières entre les fils du roi légendaire Feridun :

« Iradj a hérité de l’Iran prospère, mais ses frères, qui n’ont eu que le Touran en Asie Centrale, veulent lui reprendre son bien. ». La tradition de l’épopée nationale continue après Ferdousi, dont le poème, souvent recopié, traduit en Arabe, est toujours orné de riches miniatures.

Empire Byzantin, Xème siècle :

En 911, Oleg, le prince de Kiev, se présente devant Constantinople, et obtient des Byzantins un traité de commerce qui est bientôt renouvelé et élargi.

Constantin VII n’a que sept ans quand, à la mort de Léon VI, en 913, il accède au trône. Mais il est « porphyrogénète ». Il a malgré tout le soutien du Patriarche, et le chef de la flotte impériale, l’énergique Romain Lécapène, un Arménien lui aussi, le protège.

Celui-ci lui fait épouser sa fille et devient ainsi « père de l’Empereur », puis « coempereur ». Ce n’est qu’au bout de 33 ans de règne fictif que son gendre exerce lui même le pouvoir, jusqu'à sa mort en 959. Son fils, Romain II lui succède. Puis, après la mort prématurée de ce dernier, ses petits-fils, Basile II et Constantin VIII sont couronnés Empereurs. Mais, jusqu'à leur majorité, le pouvoir revient d’abord au vieux général Nicéphore Phokas, mari de leur mère, l’Impératrice Théophano. Celui-ci accomplit de véritables exploits en Orient avec la prise de Mopsueste, de Tarse et d’Hériapolis ; le 29 Octobre 969, ses armées entrent dans la ville d’Antioche. En même temps, il adapte aussi le recrutement de l’armée au développement de la cavalerie cuirassée, durcit la politique de protection de la petite paysannerie et interdit la fondation de nouveaux monastères. Pourtant, sincèrement épris d’idéal monastique, il rêve de rejoindre le moine Athanase l’Athonite à Lavras, sur le mont Athos, monastère dont il a financé la construction.

Après sa mort, c’est l’amant de l’Impératrice Théophano, Jean Tzimiskès, un général Arménien, qui lui succède.

A cette époque, le moine modèle, pour le monachisme oriental, demeure l’ermite. Dans un Empire qui a abandonné ses déserts aux Arabes, la fuite du Monde pousse les aspirants à la sainteté vers les montagnes. La quête se porte d’abord vers les environs de Constantinople : le mont Kyminas et l’Olympe de Bithynie, au Nord de Brousse.

Le succès du monachisme après la fin de l’iconoclasme entraîne une popularité excessive de l’Olympe de Bithynie. Les aspirants ascètes découvrent alors la presqu’île la plus orientale et la plus escarpée de Chalcidique, l’Athos, désertée par ses habitants. Les ermitages s’y multiplient au tournant des IXème et Xème siècles, et les ascètes se dotent d’un début d’organisation commune, autour du « prôtos » - « premier » - installé à Karyès. L’arrivée du moine Athanase, initié au monachisme au mont Kyminas par Michel Maléinos, oncle de Nicéphore Phokas, bouleverse la situation. Athanase fonde en effet, à l’extrémité de la péninsule, une laure, compromis entre érémitisme et cénobitisme : les moines, isolés dans leur cellule toute la semaine se rassemblent pour les repas et l’office le samedi et le dimanche. Athanase, richement doté par Nicéphore Phokas, fait creuser la montagne pour amener l’eau nécessaire à l’irrigation des jardins de Lavras. Son influence se traduit par la fondation en quelques années d’une dizaine de laures.

Egypte, Xème siècle :

En 935, une dynastie locale, les Ikhchidides, s’empare du pouvoir et renverse en Egypte un nouvelle fois celle des Abbassides. Elle y reste un peu plus de trente ans, période à l’issue de laquelle, en 969, elle est elle même remplacée par les Fatimides qui déferlent au Maghreb.

Car, le fondateur de cette nouvelle dynastie, Ubayd Allah al-Mahdi, âgé d’une quarantaine d’années lorsque les troupes d’al-Muktafi assiègent sa ville natale, réussit à s’enfuir, en 903, avant qu’elle ne soit mise à sac. Tandis que des troupes Arabes prennent Taormina et achèvent la conquête de l’île de Sicile ; et que l’année d’après, ils s’emparent de Thessalonique.

Ubayd Allah al-Mahdi, qui descend d’Ali – quatrième calife de l’Islam, et époux de Fatima, la fille du Prophète Mahomet – par Ismail, fils de l’imam Djaafar, se considère donc comme le guide de la secte ismaélienne.

Avant de disparaître pour quelques temps pour échapper à la répression exercée par les souverains Abbassides, Ubayd Allah dépêche au Maghreb un missionnaire – da’i – du nom de Abu Abdallâh, chargé de convertir la population et de préparer l’avenir : la reconquête de l’Egypte.

Au Maghreb, la da’i gagne le soutien d’une tribu berbère, les Kutama, en entretenant le mystère autour de la personne d’Ubayd Allah. Il établit une subtile distinction entre l’imam permanent « occulté », ou Ismail, disparu depuis 760, et l’imam « dépositaire » - Ubayd Allah -, qui a été investi par le précédent, et dont il est à la fois le « Voile », la « Représentation » et la « Parole dans le Siècle ».

Grâce aux Kutama, le da’i conquiert l’Ifriqiya. En 909, il en chasse les Ahrabides, qui y règnent depuis l’an 800 : la dynastie des Fatimides – du nom de la fille du Prophète – voit le jour.

Ubayd Allah al-Mahdi, qui s’est caché à Sidjilmasa, dans le Tafilalet – au Sahara Marocain -, réapparaît en 910 et se fait nommer calife à Kairouan. Puis, il étend sa domination de la tripolitaine aux confins du royaume des Idrissides, au Maroc, fondé en 788. Afin de repartir à la reconquête de la sicile, il construit une flotte. Ses corsaires attaquent et pillent successivement les cotes d’Italie, de Provence, de Corse et de Sardaigne, avant d’occuper Gènes.

Une fois son pouvoir consolidé, Ubayd Allah fonde Mahdia, à mi-chemin de Susa et de Sfax, à la fois nouvelle capitale et place forte, et s’y installe en 921. Ensuite il tente, sans succès, de conquérir l’Egypte. Son rêve n’est réalisé qu’en 969, par le quatrième calife Fatimide, al-Mu’izz.

En Egypte, le pouvoir est assumé depuis 946 par un eunuque abyssin, Kafur, tuteur des enfants de Muhammad ibn Turhdj. Hédoniste et mécène, Kafur attire à la cour des poètes et des musiciens. Mais il laisse à sa mort, en 968, un pays désorganisé et très affaibli par la famine.

Mu’izz li-Din-Allah, dit « le Glorificateur de la religion de Dieu », lui, monte sur le trône d’Arabie en 953. Il reprend aussitôt le rêve oriental d’Ubayd, la fertile vallée du Nil étant désormais devenue une proie facile. En 969, al-Mu’izz dépêche donc son meilleur général, le Sicilien Abou Hassan Jawar, qui ne rencontre aucune résistance. L’ordre est rétabli et le calife fonde une nouvelle capitale, qu’il souhaite appeler Mansuriyah – ou « la victorieuse ». Or, à la cérémonie de fondation, un corbeau apparaît inopinément à l’heure de l’ascendant de la planète Mars, Qahir al-Falak ; enclin au mysticisme et croyant à l’astrologie comme tous les Fatimides, al-Mu’izz voit un signe positif du ciel. Et lorsqu’en 973 il s’installe dans sa capitale, construite dans un temps record de deux ans, il la baptise du nom d’al-Qahira – ou le Caire, « la triomphante » -.

Parmi les monuments érigés à cette date, la mosquée d’al-Azhar – ou « la splendide » - devient une des premières universités Arabes. Elle demeure pour longtemps le centre théologique le plus prestigieux du monde Musulman. Les bibliothèques du Caire, riches de manuscrits précieux, attirent les savants les plus réputés : le physicien Ibn Haitham fait un long séjour dans la ville ; il donne le premier une formule concrète sur les lois de l’optique. L’astronome Ibn Yunus y établit ses « Tables hakimites », du nom du calife Al-Hakam ; ces dernières sont à la base des calculs qui divisent l’année en 365 jours, 5 heures, 49 minutes et 16 secondes.

Al-Biruni, astronome, mathématicien et médecin, est l’une des autres figures les plus emblématiques de la science arabe. Il est en effet l’inventeur de l’astrolabe – instrument de navigation servant à déterminer la hauteur des astres au-dessus de l’horizon -.

D’autres encore, adoptent le zéro – ou « As-Sifr », « le vide » - en même temps que les neuf signes numériques, de 1 à 9. C’est le moine Gerbert d’Aurillac, en mission en Orient, qui découvre les chiffres arabes et les introduit en Occident.

Dans le domaine littéraire, les souverains Fatimides se penchent sur le passé pré-islamique de l’Egypte et encouragent la tradition populaire du conte. Véritable creuset de diverses traditions – romaine, copte, maghrébine – l’Egypte Fatimide engendre un art composite original qui, à son tour, influence l’Orient, le Maghreb et l’Andalousie. Ibn Sina, ou Avicenne – qui influence fortement la pensée philosophique orientale, puis occidentale – en est le meilleur exemple.

Ce dernier commence en effet sa vie de cour après avoir guéri le prince de Boukhara, puis il est nommé vizir du sultan buwayhide Chams al-Dawla, à Hamadhan. Après la mort de ce dernier, il passe au service du Kurde Ala al-Dawla, à Ispahan. Puis, de retour à Hamadhan, après avoir été incarcéré à Fardajan, et sentant ses forces décliner, il fait tapisser sa chambre d’étoffes blanches et récite le Coran qu’il connaît par cœur, en attendant la mort.

De leur coté, les Ismaéliens, appelés aussi « duo-décimains », reconnaissent sept imams, à partir d’Ali et ses deux fils, Hasan et Husayn. Le dernier imam, Ismail, le fils de Djaafar, disparaît, à l’âge de sept ans, dans les souterrains de Samarra. Imam « occulté », il demeure mystérieusement présent parmi les fidèles et va réapparaître comme « Mahdi », ou « Guide Suprême », à la fin des temps, pour restaurer la justice dans le monde.

Le Chiisme Ismaélien donne bientôt naissance à plusieurs sectes auxquelles appartiennent notamment les Qarmates, en Orient, et les Fatimides au Maghreb et en Egypte.

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31 mai 2008

De Deiteus Mythica, le Mythe des Demi-Dieux : Pages 655 - 660

chineVers 385, l’un des plus célèbres moines bouddhistes, Kumarajiva, installe à Luoyang une école de traduction des textes Indiens Bouddhiques, qui, pour transcrire leurs notions, emprunte la terminologie Taoïste. Par ailleurs, des pèlerins chinois commencent à leur tour à entreprendre des voyages vers les monastères de l’Inde : le plus connu d’entre eux, Fa Xian, part à la recherche des textes sacrés par la route Nord des oasis, et revient par Ceylan et Sumatra. 

Parmi les sectes Bouddhiques qui se développent en Chine pendant la période des Six Dynasties, celle de « chan » - du sanskrit « dhyâna », ou « méditer », et en japonais « zen » - souligne l’importance de la méditation. Il n’y a pas d’ascèse, seuls comptent la vie intérieure et l’éveil individuel. Cette pratique, proche de celle des taoïstes, attire les intellectuels et les artistes chinois. Elle est fondée par le moine indien Bodhidharma, qui en devient le premier patriarche et est accueilli en Chine.

A partir de là, le Bouddhisme pénètre en Corée, dans le royaume de Paekche. Des temples et des monastères sont érigés à Wutaishan au Shanxi, à Putuoshan au Zhejiang, à Jiuhuashan, à Tiantaifeng dans l’Anhui, ou à Emeishan au Sichuan. Par ailleurs, en même temps, le bodhisattva Avalokitésvara – qui est représenté avec deux à seize bras et jusqu’à onze tètes – se met à être invoqué un peu partout en Chine du Sud par les fidèles afin qu’il intercède auprès de Bouddha. Son intervention est censée assurer la renaissance des croyants dans le paradis de l’Ouest. Il est vénéré en Chine du Nord sous l’apparence de la déesse Guanyin ; elle tient dans chacun de ses bras un attribut – fiole d’élixir, branche de saule, etc. -, et intervient pour sauver des flammes, retenir d’une chute, donner des enfants, etc.

Vers 390, une tribu originaire de Perse – « Toba » -, à l’intérieur de laquelle se mêlent des éléments Mongols et Toungouses, pénètre soudainement en Chine. Elle s’empare très vite de la plupart de ses Territoires Occidentaux. S’y proclamant « Dynastie des Wei du Nord », elle se met à les gouverner. Elle fait creuser plusieurs Sanctuaires Bouddhistes aux abords des Montagnes situées entre Yuanjian et Longxingsi. Elle exige que des Piliers Sacrés soient édifiés au cœur de ces derniers. Elle exige que des routes les conduisent jusque vers les agglomérations les plus proches. Et, elle en profite pour intensifier son commerce avec des Provinces redevenues plus ou moins indépendantes : le Shaanxi, le Hebei, le Henan, et le Gansu.

Asie du Sud-Est, IVème siècle :

A partir de 313, le Royaume de Koguryo est enfin parvenu à imposer sa Culture aux Provinces Chinoises de Taifang et de Lelang. La même année, il lance ses Armées à la conquête de ces Territoires. Et le Scribe qui accompagne les Troupes marque : 

« Cette invasion eut lieu en trois étapes : la première se déroula durant le règne des Han Occidentaux ; la seconde, pendant celui des Xin ; et la dernière, lors de montée en Puissance des « Trois Royaumes Coréens », dits, de Wei, de Shu, et de Wu.

Japon, IVème siècle :

A partir de 350, les rois du Yamato nouent des liens avec Kudara, Etat du Sud-ouest de la corée. Ces souverains tirent avantage de leurs relations avec le pays, qui leur procure des scribes et des artisans, pour prendre l’ascendant sur les rois locaux. Un peu plus tard, les chefs de ces régions reconnaissent la suzeraineté des souverains du Yamato. L’autorité de ces derniers est également confortée par ma mise en ordre de récits faisant d’eux les descendants de divinités fondatrices, et en particulier de la déesse solaire Amaterasu. Ils élèvent aussi des Grandes Tombes pouvant atteindre 600 mètres de long. Ces édifices, entourés d’eau, figurent à partir de ce moment là, la séparation entre les vivants et le mort, mais servent aussi de réservoir d’irrigation ; ils sont surmontés de figures de terre qui restituent l’aspect des guerriers, des joueuses d’instruments de musique.

L’événement le plus marquant de cette époque est l’implantation du Bouddhisme : le roi de Kudara envoie en effet statues et sutra – textes bouddhiques – à celui du Yamato avec le conseil d’adopter ce puissant moyen de protection des Etats qu’est la nouvelle religion.

Il n’y a pas d’incompatibilité radicale entre les cultes locaux et le Bouddhisme, mais une certaine méfiance à l’égard des nouveautés continentales qui peuvent diminuer le prestige des Dieux traditionnels du pays ; il existe surtout une forte opposition, à la cour, entre les familles remplissant des fonctions guerrières ou rituelles au service du souverain et la famille des Soga, grands protecteurs des immigrés et de l’embryon d’administration fiscale. Le Bouddhisme est d’abord admis comme culte privé puis, après des épisodes de conflits et de rejet violent, les Soga parviennent à mettre sur le trône une femme, Suiko-tenno, la première impératrice japonaise. Dès lors, le Bouddhisme prend le statut de religion officielle soutenue par l’Etat, qu’il protège par ses rites et ses cérémonies. 

En 395, le Prince du Yamato décide de faire construire son propre Kofun. Pour commencer, il choisit un site appelé « Sakai », qui apparaît au Sud d’Osaka. Après l’avoir fait érigé, il fait excaver une demi-douzaine de Chambres Funéraires, qu’il fait précéder par des puits verticaux. Il fait décorer les Cloisons de ces citernes, de peintures pariétales destinées à ètre évoquées lors de Cérémonies Funèbres. Dans plusieurs autres pièces, il fait installer des « Haniwa » ressemblant à des cylindres de terre cuite haut d’environ 1,50 mètre. Il fait surmonter ceux-ci de représentations de maisons, de bateaux, ou d’ustensiles domestiques. Sur les parois de deux autres de salles, il fait exécuter des fresques montrant quelques uns des membres de sa Cour : ses Administrateurs les plus en vue devant leurs maisons ou en train de prier dans un Temple. Et, il fait sculpter une scène montrant des Musiciens, des Fauconniers, des Danseuses, des Chanteurs, des Soldats, et des Paysans.

Amérique du Sud, IVème siècle :

Vers 350, la civilisation Maya entre dans sa période Classique. Des innovations importantes se diffusent : sculptures et inscriptions sur pierre, poterie polychrome à motifs décoratifs, utilisation de la voûte pour couvrir les édifices.

Par ailleurs, dans les cités, les places et les acropoles deviennent les éléments de base autour desquels s’organisent toutes les structures, selon une orientation définie par l’observation des points cardinaux. La cité et le réseau d’habitat qui l’entoure forment donc un petit Etat indépendant. L’élite dirigeante de celui-ci est composée de prêtres et de nobles guerriers. Les activités de production sont du ressort de petites unités familiales. De plus, la civilisation Maya repose sur la culture du maïs, bien que le coton, le tabac, le cacao et divers arbres fruitiers soient connus. On pratique également la chasse et l’apiculture ; des méthodes évoluées de culture sont utilisées, mais l’outillage reste néolithique.

L’Ecriture, de son coté, est un système mixte combinant idéogrammes et phonogrammes syllabiques et religieux. L’Astronomie et la cosmogonie sont particulièrement développés. Le Calendrier repose sur une combinaison de Cycles, l’un Cérémoniel de 260 jours, l’autre Solaire de 365 jours. Les quatre directions cardinales sont capitales dans la pensée Maya. La plupart des divinités mêlent en leur personne des traits à la fois humains et animaux, et présentent souvent un aspect double, à la fois jeune et vieux par exemple. Et les divinités les plus importantes sont le Serpent Céleste à deux tètes, le dieu Solaire, et le dieu du Maïs.

Perse, première moitié du Vème siècle :

En 399, le roi Yezdgerd Ier monte sur le trône de Perse. Il nous dès lors vite de bonnes relations avec Rome et tolère le Christianisme. Puis, en 422, il conclut une paix de 100 ans avec l’Empereur Romain d’Orient Théodose II.

Mais, en 430, les Huns Hephtalites, installés depuis un certain temps en Asie Centrale, attaquent soudainement la perse.

Empire Romain d’Orient, première moitié du Vème siècle :

En 398, l’eunuque Eutrope remporte plusieurs victoires décisives sur les Huns qui multiplient les raids dans cette région de l’Empire depuis 395. Mais, en 400, un soulèvement populaire se manifeste à Constantinople. Celui-ci aboutit au massacre des troupes du général Goth Gaïnas ; ce qui permet à l’Empereur d’Orient Arcadius de s’appuyer sur son parti anti barbare. 

Depuis longtemps, le patriarche Jean de Constantinople  - né dans une famille Chrétienne -, a suivi l’Enseignement du païen Libanius, le plus célèbre rhéteur d’Antioche. Il a embrassé l’état monastique, cénobite dans un monastère aux portes de la ville, puis a été anachorète dans le désert. Et, attiré par l’apostolat, il est rentré à Antioche et y a reçu la prêtrise.

Petit, avec de grandes oreilles et des membres longs et émaciés qui le font ressembler à une araignée, il possède une éloquence brillante et imagée qui lui vaut le surnom de « Crysotome » - ou « Bouche d’or ». Moraliste plus que théologien – « Traité sur la virginité et le Sacerdoce » -, il est considéré comme le meilleur orateur parmi les Pères Grecs. Elu malgré lui Patriarche de Constantinople en 398, il réforme le clergé de la cité. Mais il ose critiquer la vie luxueuse et dissolue de l’Impératrice Euxodie, une Franque belle et passionnée. Il est alors déposé en 403. Mais il est rappelé peu après sous la pression populaire, avant de partir en exil définitif en 404.

En 405, le codex s’impose pour l’édition de textes. Il est constitué de feuilles carrées, posées à plat et réunies en cahiers ensuite reliés. Les feuilles sont en parchemin – littéralement « peau de Pergame » -, peau de mouton séchée. Car le codex est d’un maniement plus commode que le rouleau de feuilles de papyrus accolées, qui tend donc à disparaître peu à peu.

Mais, en 408, l’Empereur d’Orient Arcadius meurt. Il est alors remplacé par son fils Théodose II, qui est âgé de 8 ans. Celui-ci reste dès lors sous la tutelle du préfet du Prétoire Anthémius, qui fait construire les grands murs de Constantinople ; dit « murs théodosiens ». En 414, la sœur de Théodose II, Pulchérie, devient Augusta. Et ayant fait de virginité, elle impose une politique antijuive et anti païenne violente, en contraignant la cour à une vie austère.

De son coté, Jérôme, lui, achève en Palestine son énorme travail de traduction des Ecritures à partir de l’Hébreu. Or, il est très marqué par l’Enseignement du célèbre grammairien Donat, mais aussi par son séjour chez les clercs d’Aquilée, et à l’issue duquel il s’est orienté vers un ascétisme strict. Dès lors, son œuvre est épistolaire, hagiographique, philologique, théologique et historique. Car il met en œuvre la somme des Connaissances Juives, Grecques, Latines et Chrétiennes, dont la « Vulgate » est un monument.

Malgré tout, l’intolérance religieuse s’intensifie. En 416, à Alexandrie, les hommes de main du Patriarche Cyrille assassinent la philosophe néo-platonicienne Hypatie. En 423, Eudocie, l’épouse de Théodose II, devient Auguste et domine la politique orientale de l’Empire. Elle promulgue une loi organisant l’enseignement supérieur à Constantinople. Elle établit le nombre de chaires appointées par l’Etat : dix grammairiens et trois rhéteurs en langue Latine ; dis grammairiens et trois rhéteurs en langue Grecque ; un philosophe et deux juristes.

Dès lors, son Université se met à concurrencer celle de Rome, jusqu’alors plus prestigieuse et plus développée – grammaire, rhétorique, philosophie, droit et médecine. Car, la nouvelle Rome attire désormais la plupart des étudiants orientaux. De plus, la seule autre école d’Etat est celle d’Athènes. Ses professeurs jouissent de nombreux privilèges, fiscaux en particulier. Le Latin, minoritaire en Orient, y reste toutefois la langue de l’administration, du droit et de l’armée. Et il existe aussi des chaires publiques, municipales, ainsi qu’un enseignement privé.

En 423, l’Empereur Romain d’Occident Honorius décède ; et c’est désormais Théodose II, seul, qui règne sur la totalité de l’Empire. Il quitte donc Constantinople pour s’établir à Rome en 425. Tandis qu’en 428, Nestorius devient Patriarche de la ville.

Or, Nestorius prêche une doctrine nouvelle selon laquelle il y aurait chez le Christ, deux natures distinctes, l’une complètement humaine, l’autre complètement divine ; la vierge ne serait ainsi que la mère de l’homme, et non de Dieu. Mais, cette doctrine est aussitôt condamnée par le pape Célestin et par le Patriarche d’Alexandrie Cyrille, comme hérétique.

De fait, en 431, un troisième concile œcuménique se réunit à Ephèse. Aussitôt, celui-ci condamne la doctrine nestorienne et consacre le triomphe du patriarcat d’Alexandrie sur celui de Constantinople. Le credo monophysite Egyptien y est imposé par la violence, appuyé par un puissant monachisme qui soutient le Patriarche d’Alexandrie. Et la force des moines d’Egypte réside dans leur nombre, leur discipline rigoureuse, et l’ancienneté de leur Tradition.

Car, au départ mouvement social et religieux, le « monophylétisme » est considéré comme une retraite au désert. Il regroupe les hommes par métiers. Des couvents pour femmes se développent en son sein. Sa discipline prévoit des châtiments corporels. Il renforce son organisation jusqu'à la terreur, manœuvrant les moines comme une armée servant le Patriarche d’Alexandrie contre les nicéens, puis contre les nestoriens. Et il contribue à la naissance de l’Eglise Copte.

En 431 également, Théodose II verse un tribut annuel aux Huns pour acheter la paix. Puis, en 434, ses armées sont battues par ceux-ci en Thrace : et Attila et son frère Bleda imposent leurs conditions de paix ; le tribut annuel est triplé.

L’organisation de l’Etat Vandale repose sur le pillage, plutôt que sur une administration régulière, même si la population continue à vivre sous la loi Romaine. Les Vandales, peuple Arien, ont une réputation détestable et ils se montrent particulièrement cruels envers les catholiques, qui sont persécutés, martyrisés, exilés. Et, de fait, de son coté, en 435, le roi Vandale Genséric – le fils d’un esclave - accepte de traiter avec Rome, qui lui abandonne sa souveraineté sur une partie du territoire représentant pourtant le « grenier à blé » des Romains. Mais, en 439, Genséric reprend soudainement sa marche en avant : Carthage tombe entre ses mains, après qu’il ait entraîné son peuple de plus en plus loin en Afrique du Nord où, il les a fait longé la cote en direction de l’Est, et où il a ravagé une à une les cités romaines qu’il a rencontré sur sa route. Il construit une flotte de bateaux rapides qui, à partir de la ville détruite, doit lui permettre de lancer des raids en Méditerranée, vers la corse, et vers la sardaigne. Mais, en 442, il signe la paix, puis s’allie, avec Valentinien III ; laquelle est agréée par Théodose II. On lui reconnaît, en pleine indépendance, et non plus comme fédéré, la plus grande partie de l’Afrique : il se voit attribuer la tunisie et la majeure partie de la numidie. Et il garde l’administration Romaine, et se réserve la mainmise sur l’armée.

Or, au même moment, et jusqu’en 447, Attila reprend ses guerres contre l’Empire d’Orient et envahit certains de ses territoires. Puis, il accepte une fois de plus de traiter en alourdissant le tribut en or que lui doit l’Empereur. En 450, Théodose II meurt. Sa seconde épouse Pulchérie, se marie avec un officier en retraite du nom de Marcien. Et ce dernier est bientôt couronné Empereur d’Orient par le Patriarche de Constantinople.

En 445, un moine de Constantinople, Eutychès, affirme que la divinité du Christ a absorbé son humanité. Eutychès est excommunié par Flavien, évêque de Constantinople, puis par Léon, évêque de Rome. Mais l’Empereur Théodose II, ami d’Eutychès, convoque un concile à Ephèse en 449. Ce concile est alors composé en majorité de partisans d’Eutychès, dont l’un, Dioscore, fait attaquer l’église où se tient la réunion. Flavien est blessé à mort et plusieurs évêques sont déposés.

Le successeur de Théodose II Marcien convoque en 451, un nouveau – le IVème - concile à Chalcédoine, présidé par l’évêque Léon. Celui-ci condamne aussitôt la doctrine monophysite soutenue par Alexandrie, et donne raison à Rome et Constantinople, défenseurs de l’orthodoxie issue de Nicée. Il réaffirme la divinité parfaite du Christ, son identité substantielle avec le Père. Il désavoue de nouveau l’hérésie Arienne, sans toutefois pouvoir la détruire puisqu’elle est adoptée par l’ensemble des peuples Barbares – à l’exception des Francs. Il réprouve le nestorianisme, qui se propage néanmoins en Iran. Et, finalement, les conséquences du concile sont importantes, puisque certaines Eglises se séparent du tronc commun, les unes choisissant le monophysisme – les coptes d’Egypte, les chrétiens syriaques, arméniens et éthiopiens -, les autres, le nestorianisme – les chrétiens de Perse.

En 451 également, Etienne de Byzance, redécouvrant des manuscrits antiques dans la bibliothèque de Constantinople, écrit : « Thulé est cette grande île de l’océan apparaissant dans les régions hyperboréennes du Monde. C’est l’endroit où, au Solstice d’Eté, le Soleil fait un jour de vingt heures et une nuit de quatre ; et où, à celui d’Hiver, c’est le contraire. ».

Désormais, le maître de la milice, consul, et généralissime Aspar, apparaît comme le véritable gouverneur de l’Empire d’Orient. En effet, il est très populaire auprès des fédérés Goths. Mais, barbare et Arien, il ne peut devenir Empereur ; il soumet alors de plus en plus Marcien à son influence, et son pouvoir est à son zénith.

Or, au même moment, le Suève Ricimer impose son autorité à Ravenne. Pour échapper à sa tutelle, le pape Léon Ier appelle les Isauriens d’Asie Mineure, sujets de l’Empire : il marie sa fille Ariadne à leur chef Tarasikodissa, qui prend le nom de Zénon. Mais, en 471, retournement de situation, Aspar est assassiné avec son fils Ardabur par Zénon, et sur ordre du pape, au cours d’un festin organisé en son honneur à Constantinople. Puis, en 474, à la mort de Léon Ier, Zénon succède à celui-ci en tant que Patriarche de Constantinople. Les luttes d’influence et les guerres civiles s’intensifient entre le parti isaurien d’Illus – le successeur de Zénon à la tète des tribus – et les partis Germaniques des deux rois Ostrogoths rivaux installés en Illyrie comme fédérés, Théodoric l’Amale et Théodoric Strabon ; et qu’Aspar avait jusque là réussi à contenir.

En 475, malgré les troubles religieux suscités par les Conciles Orientaux, Sainte Sophie reste la place centrale dans la vie religieuse byzantine ; elle est l’église du Patriarche ; elle est aussi celle du couronnement. C’est là que se déroule le dialogue entre l’Empereur et le clergé, symbole du Dialogue entre Dieu et l’Empereur, que celui-ci entretient au nom de son peuple.

D’un autre coté, tout ce qui compte en matière de réflexion intellectuelle, philosophique et religieuse se retrouve et se côtoie dans les capitales de l’Empire, où prolifèrent écoles et bibliothèques. Les grands derniers penseurs païens le disputent ardemment aux tenants du Christianisme. Même si les décisions sont prises à Constantinople, c’est en Orient qu’est définie l’orthodoxie chrétienne, tandis que les premiers ermitages y sont fondés dans les déserts.

09 mai 2008

De Deiteus Mythica, le Mythe des Demi-Dieux : Pages 550 - 555

asie_du_sud_estAsie du Sud-Est, IIème – Ier Siècles avant J.C. :

En 108 avant J.C, l’Empereur Chinois Wudi décide d’envahir le Nord de la corée. Accompagné de ses armées, il pénètre au Royaume de Weimo. Très vite, il anéantit ses adversaires. Il renverse les derniers descendants de la dynastie en place en 82 avant notre Ere, en éliminant Lintun et Zhenfan. Il anéantit l’ultime Cité qui lui résistait encore dans le Liaodong : Xuantu. Et, enfin, il transforme leur Territoire en Province Chinoise accolée à celle de Lelang, tout en lui donnant le nom de « Taifang ».

A partir de 80 avant J.C., la cité-Etat Vietnamienne de Dong Song devient de plus en plus influente. Et, elle commence à exercer son Autorité sur plusieurs Régions situées entre la chine Méridionale, l’Indochine, et l’Archipel Indonésien.

Vers 45 avant notre Ere, certains Scribes décident de rassembler dans un seul et même Ouvrage l’ensemble des Mythes Coréens évoquant les Origines du Monde. Ils commencent donc par mettre au jour les Manuscrits parlant des Sociétés Archaïques qui ont enfanté leur Communauté. Ils retranscrivent la plupart de leurs Textes de manière imagée. Ils soulignent le fait que la majorité des Légendes dont ils parlent mettent en scène un Œuf Primordial produisant le Fondateur d’une Lignée Royale. Ils écrivent que dans « l’Histoire de Chumong », Chumong serait le Père du Royaume de Koguryo » : « Chumong sortit d’un Œuf fécondé par les rayons du Soleil, puis, fut déposé sur Terre par Yuhwa ». Ils marquent également : « Hyokkose émergea d’un Œuf, et prit le nom de « Pak » - ou, « Eclat Corporel ». ». Mais, ils soulignent également que « Pak » est un des noms de famille les plus courants de Corée, et qu’il dérive certainement du mot « Palk », qui signifie « Lumière » ou « Splendeur ».

Malgré tout, pour eux, le Mythe des Origines Coréen le plus parlant est celui de Tangun. Ils expliquent donc que Tangun est considéré comme le Fondateur du Royaume de Choson. Ils rappellent que ce dernier est censé ètre le premier Etat à la fois Théocratique, Tribal, et protégé par Symboles Totémiques. Et, ils détaillent leur analyse en écrivant :    

« Hang Ung vivait à l’Aube des Ages. Il était le Fils du Souverain Hwan In. Et, depuis longtemps, il cherchait à conquérir le Pouvoir qui lui permettrait d’imposer son Autorité sur la race Humaine.

Mais, Hwan In était au courant des intentions de son Fils. Dès lors, celui-ci choisit de lui offrir l’une des trois plus hautes Montagnes du Monde : le Mont T’aebaek. Il lui donna également trois Talismans Magiques. Il le vit partir accompagné de 3000 de ses sujets. Il le suivit des yeux lorsqu’il atteignit le sommet du Mont T’aebaek. Il l’observa quand il décida de s’installer au pied d’un arbre de Santal. Il l’admira lorsqu’il prit la décision de nommer le site « Cité Sacrée », et qu’il se proclama « Souverain Céleste ». Il s’extasia en le voyant modeler son Royaume, et quand il commanda aux Seigneurs du Vent, de la pluie, et des Nuages, de sommer les Eléments d’intervenir en sa faveur. Et, il fut surpris quand il commença à Enseigner les 360 Disciplines Majeures aux Hommes ; avec, parmi elles, l’Agriculture, la médecine, le Droit, ou la morale. ».

Puis, à quelques paragraphes de là : « Non loin de la cité Sacrée, vivaient une Ourse et un Tigre. Un jour, les deux Animaux rencontrèrent Hang Ung. Ils le supplièrent de les transformer en Etres Humains. Après maintes réflexions, Hang Ung consentit à exaucer leurs prières. Mais, en contrepartie, il exigea d’eux qu’ils se nourrissent d’absinthe, de gousses d’ail, et qu’ils s’abstiennent de regarder le Soleil durant cent jours.

De fait, l’Ourse et le Tigre absorbèrent les aliments imposés. Pendant trois mois, ils s’enfermèrent dans une grotte. A la fin de cette Période, l’Ourse se métamorphosa en femme. Et, le Tigre, qui avait été incapable d’endurer l’Epreuve jusqu’au bout, resta tel qu’il était.

Malheureusement, l’Ourse ne trouva pas de mari. Désespérée, elle vint prier sous l’arbre de Santal. Hang Ung entendit sa supplique, puis, décida de l’épouser. Il la féconda rapidement, et elle donna bientôt naissance à un Fils, qu’elle appela « Tangun Wanggom » - ou, « Roi du Santal ». Et, finalement, lorsque Hang Ung décéda – 50 ans après la fondation du Royaume de Yao -, il lui succéda. ».

Et encore plus loin : « En 2333 avant J.C., Tangun Wanggom choisit d’installer une nouvelle Capitale à Pyongyang. Aussitôt, il lui donna le nom de « Choson ». Il créa une Seconde Métropole au pied du Mont T’aebaek, et lui offrit le titre de « Asadal ». Il s’y établit, et régna sur son Pays depuis celle-ci pendant 1500 ans. Puis, à l’issue de cette Période, l’Empereur Chinois Wu le vainquit au cours d’une formidable bataille rangée. Le Souverain Zhou obligea Tangun Wanggom à se retirer à Asadal. Il déclara l’un de ses Fils – Kija – gouverneur de Yao. Et c’est ainsi que naquit la légende de Tangun Wanggom qui, dit on, devint le dieu du Mont T’aebaek à l’âge de1908 ans. ».

Amérique Centrale, IIème – Ier Siècles avant J.C. :

Vers 110 avant J.C., sur le plateau mexicain, de nombreux villages très indépendants vivent éparpillés autour de la vallée de Teotihuacan. Leur langue et leur origine sont communes. Leur activité religieuse les amène à construire des édifices monumentaux. Puis, la ville de Teotihuacan prend naissance.

Vaste ensemble de Temples et de palais, la ville s’étend vite sur 20 km² et atteint une population de 150 000 habitants. La cité acquiert le statut de capitale religieuse, culturelle et commerciale prestigieuse. Son agriculture et son artisanat lui permettent de tisser un réseau d’influences allant jusqu'à sa colonie de Kaminaljuyú. Et son empreinte culturelle se fait sentir dans toute l’Amérique centrale, et particulièrement sur le plateau, où le culte du Serpent à plumes prend une grande importance. 

Afrique Noire, Ier siècle après J.C. :

Vers 50 de notre Ere, aux fins fonds de l’Abyssinie, plusieurs peuplades Noires – dont celle des Garamantes -, commencent à s’agglomérer. Elles fondent le royaume d’Aksoum. Elles occupent bientôt la totalité de la région entourant le Tigré. Puis, elles instituent des rites funéraires et élèvent des groupes de monolithes de granit sculpté : elles en érigent partout où elles passent ; du Soudan aux abords de l’espace Saharien.

Perse, Ier siècle après J.C. :

Au tout début du Ier siècle Après J.C., la perse est le centre d’un foisonnement de tribus, d’Etats et de fédérations de clans divers et variés. Pourtant, c’est à cette époque que les Romains parviennent à dominer définitivement cette région.

Mais l’arrivée de ceux-ci ne change pas les mentalités des différents peuples qui l’habitent. En effet, ces groupes nomades croient en un nombre incroyable de divinités. Et en premiers lieu, ils vénèrent une Triade composée d’Ashtar – Père Lune -, de Manat – Mère Soleil -, et de Fils Vénus. Ils croient aussi en Athuar/Hingar, le dieu tutélaire de l’Etat de Hadramaout. Ils adorent encore Almaquih de Saba, Ama de Quataban, Wadd de Ma’in, Ta’lab de Hamdan ; et ils les prient dans les ruines des anciens Temples de Terma, d’Etola, de Salm, de Manib ou de Sirwah en compagnie de Prêtres spéciaux. 

Pour les Perses de cette époque, Manat – ou Ibah, Dhou-Sham, Al Ouzza ou Shag’al-Qawn – personnifient encore le Destin. Ils révèrent toujours les Grands dieux du Ciel Atarsamain, Yagouth et Almagash. Pour eux, Al Ourza la forte est la déesse tutélaire des Qouragsh. Ces derniers pensent d’ailleurs que leur divinité réside dans une simple pierre. Ils imaginent que les Djinns sont des Esprits redoutables arpentant le désert sous la forme de larves mortes. Et ils pratiquent certains exercices divinatoires dans les Sanctuaires d’Arabie méridionale de Shabarat, d’Houggah, d’Hourreydah, de Pétra, d’Iram ou de Tannur. 

En 43, la mort du roi Artaban III ouvre une période de huit ans d’anarchie et de désordre chez les Parthes. Puis, en 51, Vologèse Ier monte sur le trône et rétablit l’ordre. Et, agressif envers les Romains, il place son frère Tiridate sur le trône d’Arménie en 53.

Mais, en 77, la mort de Vologèse Ier plonge de nouveau le royaume Parthe dans l’anarchie la plus totale. Ce, jusqu’en 107, où Osroès monte finalement sur le trône.

Or, au même moment, le Christianisme s’implante en Adiabène – rive gauche du Tigre -, au sein des florissantes communautés Juives, grâce à la prédication de Sain-Thomas.

Et Pétra, qui est la capitale de la nabatène, est annexée par Trajan, et réduit en province d’Arabie. Car la situation privilégiée de la ville explique sa prospérité, et elle possède une place importante dans le commerce caravanier assuré par les Bédouins. De fait, après l’annexion, sa situation stratégique et l’activité des négociants Romains lui donnent du lustre. De cette époque datent en effet quelques unes des somptueuses tombes rupestres. Pétra leur apparaît donc comme une vaste nécropole, où d’immenses façades sculptées dans le roc se succèdent tout au long des parois de grès rouge ou multicolore. 

Palestine, Ier siècle après J.C. :

Selon les Evangiles, Jésus de Nazareth naît à Bethléem, en Palestine, au temps du roi Hérode, lors d’un voyage de ses parents. Comme il n’y a pas de place dans les auberges, Marie, sa mère, accouche dans une grotte qui sert d’étable. Un bœuf et un âne réchauffent le nouveau né. L’enfant reçoit l’hommage de trois « Rois Mages », Melchior, Gaspard et Balthazar, venus d’Orient lui offrir l’encens et la myrrhe. Mais Hérode, prévenu de la naissance d’un « Roi des Juifs », ordonne de tuer tous les nouveau-nés ; c’est le « Massacre des Innocents ». Prévenu par un songe, Joseph, son père et l’époux de Marie, s’enfuit en Egypte avec sa famille, avant de regagner Nazareth en Galilée. Jésus s’attarde un jour au Temple de Jérusalem pour discuter avec les docteurs de la loi. Et à l’issue de cette conversation, ceux-ci ordonnent à Joseph d’envoyer son fils passer plusieurs années auprès de la secte Essénienne de Nazaréens pour parfaire son éducation.

A son contact, Jésus découvre alors le Mythe du Messie et le rôle que celui-ci doit jouer pour le renouveau du peuple Hébreu. Il apprend d’elle la langue araméenne, à lire, à écrire, et un certain nombre de dogmes très anciens. Il comprend que le milieu galiléen est très ouvert ; la population est cosmopolite et certaines villes, comme Césarée, sont très hellénisées ; les ports phéniciens sont tout proches. Jésus va donc ensuite à la rencontre de païens. Il étudie son métier manuel – charpentier – et sa connaissance de la campagne permettent de le situer dans une société dont il reflète les préoccupations.

Puis, en 27, Jésus quitte définitivement Nazareth. Comme bien d’autres Juifs, il parcourt la palestine avec quelques compagnons. Il s’intègre rapidement à un groupe de recherche de Dieu. Il rejoint les Baptistes, qui refusent la religion formaliste dépendant du Temple. Dans l’attente d’une manifestation de Dieu, ils se distinguent par leur exigence de pureté, dont le baptême est le symbole. Jean le Baptiste prêche le repentir et la conversion. Après l’avoir rencontré, Jésus découvre sa mission prophétique et recrute dans ce milieu ses premiers disciples.

Mais, à cette époque, Jésus est encore un homme enraciné dans la culture juive, proche des réalités quotidiennes ; il se fatigue, a faim, a soif, pleure, se réjouit, prie ; il connaît même la tentation. Mais il vit une relation unique avec Dieu, qu’il appelle son « Père ». Il annonce la venue imminente du règne de Dieu ; par là, il répond à beaucoup de juifs qui attendent un Messie ; ou, « Mashiah », un mot qui se traduit en Grec par « Christos ». Celui-ci va libérer Israël du pouvoir romain et va lui donner un bonheur total et définitif.

Mais Jésus se refuse à toute interprétation politique de son action : son royaume n’est pas de ce Monde. Il se soumet à l’autorité politique, tout en la relativisant : tout pouvoir dépend de Dieu. Il a la même attitude à l’égard de la loi religieuse Juive. Il la respecte profondément, mais il n’entend pas en faire un absolu. A ceux qui viennent vers lui, il pardonne donc leurs péchés. Il leur énonce des règles de vie sociale ou émet des prédications concernant la fin du Monde ou des Malédictions. Ses miracles sont interprétés comme le signe d’un Monde nouveau qui commence : il multiplie les pains, guéris les lépreux. Ce Monde va être une fête où chacun, remis debout, va être rassasié, et où les exclus vont être accueillis. Et aux Disciples qui le rejoignent peu à peu, il leur demande de bâtir avec lui ce royaume.

La vocation de Prophète de Jésus se manifeste alors nettement quand il chasse les « démons » et guérit les malades, car Juifs et païens s’attendent à des manifestations surnaturelles de la part d’un homme de Dieu. La maladie a un aspect religieux : imputée à des esprits mauvais, omniprésents, elle doit inciter au repentir et à la purification. Les Pharisiens reconnaissent d’ailleurs que certains d’entre eux peuvent faire des miracles. Mais ils exigent de strictes vérifications pour distinguer les vrais thaumaturges des magiciens. Dans les synagogues, on commente abondamment les miracles de la bible, que le Messie devra accomplir à son tour. Ainsi, Jésus est-il peu à peu perçu comme un Messie-Roi, celui qui proclame le règne de Dieu, celui qu’annoncent les Psaumes et qu’attendent les Esséniens.

Jésus fait également à maintes reprises retraite au désert, mais il prêche surtout en milieu urbain. Il s’intéresse encore aux Samaritains, marginalisés par les Juifs, et même aux Syriens et aux Romains sympathisants du Judaïsme ; il s’inscrit dans la tradition du prosélytisme pratiqué par certains Pharisiens mais refusé par les Esséniens et par le parti du Temple, plus soucieux d’affirmer l’identité juive.

Peu à peu pourtant, le groupe de Jésus s’ouvre sur l’extérieur, alors que les sectes du temps – comme celle du Baptiste - sont exclusives. Puis, il se rend à Jérusalem avec lui. Grâce aux relations de certains de ses amis, il est aisément accueilli au sein du Temple. Là, il reçoit une Initiation à l’Hermétisme et aux Mystères Ancestraux. Il est confronté à des intrigues religieuses impliquant Rome et son procurateur Ponce Pilate. Et il voit la situation de la judée devenir de plus en plus instable.

Jésus se déplace ensuite beaucoup entre la galilée et Jérusalem. La durée de sa prédication dans cette région dure trois ans. Il fait par ailleurs d’autres voyages, en Phénicie et dans la décapole, au Nord et à l’Est de la galilée. Il utilise l’hospitalité d’amis et de sympathisants, ce qui l’introduit parmi les patrons pécheurs aussi bien que parmi les fonctionnaires ou les intellectuels. Accueilli dans les familles, il fait surtout des adeptes parmi les femmes : celles-ci sont nombreuses à contribuer à sa mission et à l’accompagner dans ses déplacements, ce qui est révélateur de l’intérêt que Jésus porte à leurs aspirations mystiques.

Or, pour certains, l’idée de l’avènement d’un Messie est très contestataire, dans un pays en pleine effervescence et imprégné d’un nationalisme exacerbé. L’administration romaine contrôle le pays, le pouvoir politique appartient aux Hérodes, convertis d’origine étrangère, trop hellénisés, à qui les Pharisiens ne pardonnent pas leur usurpation, tandis que les Baptistes critiquent leur mode de vie : ce qui vaut à Jean d’être exécuté sur les instances de la femme d’Hérode.

Le recensement romain est l’occasion d’un soulèvement en Galilée. Un esprit de révolte marqué par des mouvements de résistance sporadiques s’instaure et certains disciples de Jésus, comme Judas Iscariote, en sont proches. Pourtant, ce n’est pourtant pas la croyance de Jésus en la résurrection qui choque l’opinion, car elle est répandue chez les Pharisiens, quoique apparue tardivement. Ce qui lui vaut le plus d’inimitié, c’est l’ambiguïté de ses propos sur le Temple.

Jésus chasse les marchands de l’esplanade du Temple devant les Clercs Saducéens et prédit la destruction du Sanctuaire, perturbant ainsi le rituel des sacrifices, ce qui ressemble à une provocation. Puis, il catalyse toutes les oppositions quand il reçoit un accueil royal à Jérusalem, à la veille de la pâque. Il échappe à la foule en liesse en se réfugiant à Ephraïm, mais cette même foule vient le chercher à Béthanie et l’escorte à Jérusalem, où il entre en Messie. Tous attendent une révolution, mais Jésus continue son enseignement et retourne à Béthanie. La foule est désenchantée, l’événement semble sans lendemain, mais les notables ont peur : Jésus est désormais considéré comme un élément subversif qu’il faut éliminer.

De fait, Jésus est arrété dans la ville le 6 Avril 30, après avoir réuni ses Apôtres lors d’un repas où il fait don de sa vie. Trahi par l’un d’entre eux, Judas, il est condamné le lendemain par les chefs du Sanhédrin pour blasphème en se prétendant le fils de Dieu. Comme de Sanhédrin ne peut prononcer une condamnation à mort, il est conduit chez Ponce Pilate, le représentant de Rome. Au cours du procès romain, devant le procurateur Pilate, qui peut prononcer la peine capitale, l’accusation développe les griefs d’agitation et de subversion, les seuls retenus par la loi romaine, laquelle ne connaît ni les délits d’opinion ni les délits religieux. Ponce Pilate hésite un moment. Mais finalement, c’est comme « Roi des Juifs », aspirant à la royauté et coupable de lèse-majesté, qu’il est d’abord flagellé, condamné et exécuté. Le fait de l’associer à deux « brigands », les « larrons » de la tradition, c’est à dire à des révolutionnaires, ajoute à l’apparence d’une affaire politique.

Le mode d’exécution est la crucifixion, utilisée par les Romains pour servir d’exemple dans les révoltes populaires et les révoltes serviles. Comme tous les condamnés, Jésus transporte la poutre transversale de la croix jusqu’au lieu de l’exécution ; il porte aussi un écriteau indiquant en trois langues le motif de sa condamnation. On l’anesthésie quelque peu avec du vin avant de le clouer au poteau. Il semble mourir très vite et on l’enterre immédiatement. On est le vendredi 7 Avril 30, veille du sabbat pascal.

La religion Chrétienne naît trois jours plus tard, lorsque les disciples découvrent le tombeau vide. En effet, Jésus n’est pas mort puisque sa femme Madeleine le réveille. Elle le fait sortir de la nécropole où il est enfermé la nuit tombée. Elle l’accompagne clandestinement jusqu'à la mer, où ils empruntent un petit bateau abandonné. Ils gagnent le Sud de la gaule, là où ils savent pouvoir trouver refuge auprès des communautés juives disparates qui y sont implantées. Et plus tard, leurs enfants s’y marient, perpétuant ainsi dans le plus grand secret le « Sang Réal », et en concluant des alliances dynastiques avec des familles Hébraïques et Romaines. 

La disparition de Jésus de son tombeau fonde la foi en la résurrection du Christ, « le premier-né d’entre les morts » selon les quatre Evangiles, qu’ils reconnaissent alors comme le Messie, « l’oint de Dieu ». Rétrospectivement, ceux-ci interprètent sa prédication comme la révélation du salut. L’un des gestes de Jésus, le partage du pain, devient le signe de reconnaissance de la communauté et un rite d’union mystique. C’est des apparitions de Jésus ressuscité qu’ils tiennent la vocation des apôtres appelés par le Christ à témoigner de sa mort et de sa résurrection et à prêcher au Monde une religion de salut.

En 37, les Nazaréens fidèles à la doctrine de Jésus sont chassés de Palestine. Ils émigrent alors tout d’abord vers l’Est, se dirigeant vers le territoire des Parthes. Ils arrivent en vue d’une région montagneuse qu’ils nomment « Tura d’Madai ». Puis, ils s’exilent vers le Sud, reprenant la route à chaque fois qu’une persécution menace leur communauté.

Ensuite, pour mieux se protéger de leurs oppresseurs Juifs ou Chrétiens, les Nazaréens décident de se séparer. Ils font en sorte de fonder d’innombrables groupes ne représentant chacun qu’un petit nombre de personnes. Parmi eux se trouvent ceux qui se nomment eux mêmes les « Simoniens », les « Dosithéens », etc. Mais ils sont bientôt impitoyablement pourchassés et exterminés par l’Eglise Catholique naissante parce qu’ils vénèrent le Baptiste. Seule la confrérie des « Johannites » parvient à entrer dans la clandestinité. 

27 avril 2008

De Deiteus Mythica, le Mythe des Demi-Dieux : Pages 500 - 505

asie_du_sud_estAsie du Sud-Est, III7me siècle avant J.C. :

En 258 avant notre Ere, plusieurs Scribes Vietnamiens s’intéressent de près aux Légendes relatives à la cité de Co Loa. Peu à peu, ils découvrent donc que celle-ci aurait été la capitale d’un ancien Royaume Vietnamien. Ils apprennent qu’elle aurait été fondée par Duong Dong. Puis, ils rajoutent :

« Sima Qian a maintes fois décrit ce Royaume à l’intérieur de ses Chroniques. Il lui a donné le nom de « Shiji » ou de « Van Lang » - selon les versions. Il a émit une hypothèse selon laquelle ce serait le Seigneur Dragon Hong qui l’aurait fondé. C’est encore lui qui prétend que ce serait depuis cette Epoque que tous les Vietnamiens se seraient donné pour titres : « Fils du Dragon » et Petits Fils des Immortels ». Et, enfin, c’est lui qui affirme que leurs Ancêtres Immortels auraient jadis été les « Enfants de la terre », et qu’ils auraient érigé une « Métropole aux 99 Tertres ». ».

Les Scribes Vietnamiens poursuivent ensuite leur analyse en évoquant les nombreuses Divinités vénérées par leur Peuple. Ils font ainsi allusion à Thug Tinh, qui est l’Esprit de l’Eau ; à Mangalabulan, qui est le Seigneur du Monde Inférieur, ou à Indi Jubea, qui est l’Esprit du Monde. Et, ils se mettent à raconter des Mythes expliquant les Origines du Monde :

« Un jour, Boru Deak Parujur quitta les Eaux Primordiales, et rejoignit le Monde Intermédiaire. Arrivée là, elle aménagea la première Terre, la fixant solidement sur le dos de Naga Padoha – ou, le « Serpent des Profondeurs ». Et, elle y fit apparaître un Œuf, d’où sortirent les Principales Divinités Elémentaires. ». Ou : « En ce temps là, le Dieu du Ciel Supérieur Si Boru Deak, avait une Fille du nom de « Barata Guru ». Un jour, elle décida de créer l’Humanité. Elle commença donc par modeler le premier Homme : Balitok. Elle associa aussitôt celui-ci au Soleil. Ensuite, elle façonna la première Femme : Bugan. Et elle unit cette dernière à la lune. ». Et, plus loin à l’intérieur de ce même Récit : « Puis, Balitok choisit de se diriger vers le Sud. Très vite, il fit basculer la terre. Peu après, il eut envie de progresser vers le Nord, mais les Contrées qu’il traversa s’enfoncèrent également sous les Eaux. Se rendant compte de ses maladresses, les Divinités Hulu et Dsek se matérialisèrent non loin de là. Elles aplatirent le sol, firent disparaître l’Humanité d’alors en provoquant un Déluge Universel. Elles enfantèrent un Dieu qu’elles nommèrent Sirao. Et c’est ce dernier qui donna bientôt naissance aux futurs habitants de l’ile de Nias. ».   

Les Scribes Vietnamiens comprennent pourtant progressivement qu’existent d’innombrables versions du Mythe des Origines. Ils réalisent qu’ils ne peuvent pas tous les mentionner. Ils sélectionnent ceux qui leur semblent les plus représentatifs des Populations qui ont jadis vécu dans la péninsule. Et, ils retranscrivent cette Interprétation :

« A l’Aube des Ages, les Divinités du Monde Supérieur et du Monde Inférieur désiraient que le Monde Intermédiaire soit habité par des Humains. Ils s’engagèrent donc à peupler celui-ci, à faire en en sorte que ses occupants les servent fidèlement. Ils y envoyèrent Patoué – ou, « Celui qui fixe les Destinées » -, ainsi que son Epouse Lur, et ses Serviteurs. Ce dernier y engendra la première Humanité. Peu après, il vit la fille de l’une des Déités du Monde Inférieur, We Ngili Timo, surgir des Eaux. Et, il accepta qu’elle devienne sa seconde Femme. ».

Cette autre : « La septième Terre changeait régulièrement d’axe Rotatif. Et, à chaque fois, tout était détruit et noyé. Cependant, un jour, le Dieu Créateur Tohan décida d’arrêter ce processus. Il métamorphosa la surface plane Terrestre en Montagnes, en Vallées, et en Plaines. Puis, il planta de nouveaux Arbres, et fit naître de nouveaux Humains. ».

Cette similaire : « Il y a très longtemps, les « Thens » occupaient le Royaume Supérieur, et les trois « Grands Hommes » - Pu Leng Seung, Khun K’an, et Khun K’et – habitaient le Monde Inférieur. Mais, un jour, les Thens demandèrent aux Hommes du Monde Intermédiaire de leur donner une partie de leur nourriture. Les Hommes refusèrent de se soumettre à leur injonction. Dans leur rage, les Thens déclenchèrent une Inondation. Trois Hommes construisirent alors un radeau, ils y fixèrent une petite maison, et y embarquèrent en compagnie de leurs épouses. Et, ils réussirent à survivre au Déluge, et à enfanter une Seconde Humanité. ». 

Ou cette spécifique : « Deux frères réussirent à échapper à une mort certaine en s’embarquant sur un radeau, tandis que le Déluge commençait à recouvrir toute la terre. ». Avec sa variante : « Alors que Déluge détruisait tout sur son passage, un Frère et une Sœur parvinrent à cacher deux représentants de chaque espèce animale au fond d’un coffre de bois. Puis, ils s’y dissimulèrent à leur tour. Ils attendirent que le Cataclysme se termine. Ils y survécurent, délivrèrent les animaux qu’ils avaient confinés. Et, ils engendrèrent une nouvelle Humanité. ».   

Japon, IIIème siècle avant J.C. :

Vers 270 avant J.C., Tokamatsu-Zuka décide d’ériger une nouvelle Nécropole Impériale. Ainsi, après avoir établi ses fondations, il fait en sorte que son Caveau soit protégé par un Miroir Magique. Il décore certains des murs de sa Chambre Funéraire de motifs Géométriques. Il ordonne qu’une quantité d’hommes, de femmes, et d’enfants luxueusement vêtus ornent certaines autres de ses parois. Il exige que ceux-ci soient environnés de Dragons, de Tigres, et de Serpents. Mais, surtout, il demande que le plafond de la pièce soit constellé d’Etoiles d’Or. 

Vers 220 avant notre Ere, la civilisation Japonaise finit de se transformer. Et, dès cette date, elle laisse définitivement la place à une forme de Société différente : celle de « Yayoi ». Et, dès lors, des modèles Economiques et Civils inédits se mettent en place.

En effet, très vite, les habitants de l’Archipel décident de gérer leurs Villages autrement : ils commencent par permettre à leur chef de détenir de nouveaux Pouvoirs. Ils font en sorte d’inonder la plupart des terrains qui entourent leurs Agglomérations. Ils acceptent de produire du riz, de multiplier leurs récoltes. Ils décident d’installer des cultures rizicoles au Nord du Japon, et en particulier, sur l’ile de Kyushu. Pour davantage faire fructifier leurs plantations, ils y accueillent des Chinois du Royaume de Wu, du Royaume de Yue, et de la basse vallée de Yangzi. Ils y établissent des Coréens, et leur apprennent à travailler des métaux tels que le Bronze. Grâce à ces derniers, ils découvrent également de quelle manière fabriquer des outils Agricoles. Ils étudient la façon de confectionner des Objets Religieux, des Armes Rituelles. Et, enfin, ils cherchent à contrôler plus efficacement la vente de leurs produits manufacturés.

Dès lors, une Aristocratie jusqu’alors inconnue apparaît au sein de la société Japonaise. Favorisée par les changements que cette dernière connaît, elle s’affirme de plus en plus. Elle exige rapidement que des Sépultures richement ornées soient creusées à son intention. Elle ordonne que lui soient excavées des Nécropoles quadrangulaires possédant des toits aplatis. Elle demande que leurs cœurs ressemblent à des Chambres Funéraires, mais que ces dernières soient environnées de profonds fossés. Et, elle insiste pour que de grosses jarres en céramique y soient installées le jour de leur inhumation.   

Amérique du Nord : IIIème siècle avant J.C. :

A cette époque, de nombreuses tribus, comme les Hopewel, remplacent les Adena dans l’Ohio et s’étendent sur l’Illinois.

Amérique Centrale, IIIème siècle avant J.C. :

Avec l’arrivée des premiers Mayas au Sud, la civilisation de Teotihuacan prend son essor sur les ruines Olmèques. Son berceau est situé dans les basses terres tropicales. C’est là qu’elle élève la plus ancienne de ses cités : Tikal. Celle-ci déploie des merveilles d’architecture avec ses pyramides du Soleil et de la lune, son avenue des Morts et le temple de Quetzalcóatl. L’influence de cette métropole est considérable pendant plusieurs centaines d’années.

Les Mayas sont des architectes hors pair. Ils ne cessent dès lors de construire édifice sur édifice, qu’ils associent à des autels, des fresques, des bas-reliefs, etc. Ils font en outre montre d’un goût passionnément ostentatoire, recouvrant les surfaces de leurs temples d’une riche décoration en pierre ou en stuc. Ils érigent des sculptures monumentales avec des stèles recouvertes de hiéroglyphes. Sur les collines du Chiapas, ils bâtissent Palenque ; ailleurs, d’autres cités du même style. Ils disent avoir connaissance de ces modes de construction à une origine lointaine.

Les Mayas sont aussi un peuple homogène, composé essentiellement de cultivateurs, de chasseurs et de pécheurs. 

Pour les Mayas de la civilisation de Teotihuacan de cette époque, un panthéon complexe de divinités hiérarchisées peuple l’Univers et fournit une explication à tout phénomène naturel. Pour s’attirer les faveurs divines, les Mayas accomplissent toute l’année un ensemble de rites et d’opérations mathématiques et astronomiques qui permettent au clergé de bien tenir en main le petit peuple.

C’est à partir de ces calculs très poussés que les Mayas élaborent un calendrier très perfectionné. Céleste plus que terrestre, celui-ci est basé sur les mouvements de la planète Vénus et de plusieurs autres astres du Système Solaire. Il est une sorte de chronomètre stellaire à rebours qui les aide à garder le souvenir du traumatisme archaïque ayant suivi les « Temps d’avant le Déluge ». A sa manière, il leur rappelle la catastrophe qui a engloutie le pays d’où sont venus les fondateurs de leur Race. Créé afin de tenter de contrôler les constellations astrales influant sur les événements terrestres, les Mayas pensent en effet être en mesure de prévoir et de se défendre de cataclysmes semblables. Car il leur dit aussi que des déluges se produisent à des rythmes réguliers, de la même façon que les saisons de l’année. Il leur explique enfin comment ils peuvent y échapper grâce à des sacrifices rituels régulièrement renouvelés. 

Grâce à ce système, chez eux, une année magique dure 260 jours et est répertoriée en un Cycle de 52 années. Leur système de datation remonte à la fin du IVème millénaire avant J.C. Il commence au moment où l’obscurité régnait ; c’est à dire le 4 Ahau, 8 Cumku. Pour l’empêcher de sombrer dans le Néant, les Mayas accomplissent dès lors des actes religieux et des gestes magiques de types conservatoires à dates fixes.

Voici ce que dit un de leurs Mythes du Codex Troano à ce propos : « En l’an 4 Ahau, le 8 Cumku dans le mois de Zak, commencèrent d’effroyables tremblements de terre ; ceux-ci durèrent jusqu’au 11 Chuan. Du pays des montagnes du limon au centre de l’Empyre, toutes les terres en furent victimes. Car, après s’être soulevé par deux fois, le Continent s’engloutit en une nuit. Ce dernier fut d’abord sapé d’en dessous par des volcans souterrains d’une façon ininterrompue. Il se souleva et s’effondra plusieurs fois. Enfin, il céda et ses dix nations se retrouvèrent arrachées de leur socle terrestre, puis furent démantelées ; elles s’effondrèrent avec leurs 64 millions d’habitants 8000 ans avant l’époque où ce document a été rédigé. ». 

Le Codex Troano explique en outre que l’ancêtre des Mayas – un serpent à sept tètes - a vu de ses propres yeux le Cataclysme qui a englouti son pays.

Les Mayas ont donc la conviction que la marche du temps est divisée en grands Cycles – dits « des Quatre Soleils » - ; et marquée par des Créations et des Destructions successives de l’Univers. Trois ont précédées la création de cet Age, chacune d’elles s’effondrant au cours de Cataclysmes où l’Humanité d’alors a périe. Sept de ces dernières s’y sont succédé.

Le Popol Vuh raconte qu’une race de Géants a peuplée le Monde au cours du Second Soleil. D’après le Livre Sacré Maya, c’est à cette époque que ses membres ont accosté en Amérique centrale en disant venir d’un pays éloigné dans l’espace et dans le temps. C’est aussi au cours de cette Ere qu’a été construite la grande pyramide de Cholula – appelée Tlachihualtepetl - ; car ces Géants, tels des Dieux, ont voulu atteindre le Ciel :

« Au début, avant que la lumière de ce Soleil ne fut créée, ce lieu, Cholula, était plongé dans l’obscurité et les ténèbres. Ce n’était qu’une plaine, sans la moindre colline ou élévation ; il n’y avait aucun arbre ni aucune chose vivante. Elle était seulement entourée de toutes parts par l’eau.

Immédiatement après que la lumière et que le Soleil se furent levés à l’Est, apparurent des Géants difformes qui prirent possession de la terre. Ils furent aussitôt fascinés par la lumière et la beauté du Soleil. Ils décidèrent donc de bâtir une tour si haute que son sommet toucherait le Ciel. Ils utilisèrent ainsi une argile gluant et du bitume, puis commencèrent sans tarder à ériger leur édifice.

Mais, quand la tour fut si haute qu’elle toucha le Firmament, le Seigneur des Cieux devint fou de rage. Il dit aux habitants du Ciel : « Avez vous remarqué que les habitants de la terre, fascinés par la lumière du Soleil et sa beauté, ont, dans leur arrogance, construit une tour pour monter jusqu’ici ? Que le Diable m’emporte car il n’est pas juste que ceux de la terre, vivant dans la chair, se mêlent à nous. ». Sur le champ, les habitants du Ciel frappèrent l’édifice, tels les foudres. Ils le détruisirent et éparpillèrent ses maîtres d’œuvre sur toute la surface du Monde. ».

Le Popol Vuh dit encore que ce sont ces Géants qui ont fondé, sur les ruines d’une cité plus ancienne, Thula, l’établissement de Chucara. Grands architectes et grands artistes, ils y ont érigé des monuments gigantesques. Puis, le Déluge mettant fin à leur Ere est arrivé. La plupart des Géants ont péri. Quelques uns pourtant, en ont réchappé et ont reçu l’ordre de pénétrer sous la surface de la terre. Ceux-ci se sont enfoncés dans des réseaux de tunnels et de cavernes pour y fonder le royaume souterrain de Xibalban. Seuls quatre d’entre eux ont survécu au Cataclysme sans être obligés de disparaître dans les profondeurs du Monde. Ils ont été nommés « Bacab ».

Les Bacab ont alors érigé Tianhuanaco et ses superbes palais en une seule nuit. Mais le Créateur a décidé de les punir pour ne pas avoir tenu compte de la prophétie annonçant la fin de leur Soleil.

Le Popol Vuh dit en effet ensuite : « A l’Aube de ce Troisième Age, le Créateur posta les quatre frères Bacab aux quatre coins du Monde. Ils eurent pour charge de soutenir les cieux et de les empêcher de tomber.

Puis, le Grand Dieu décida de créer une autre Humanité. Il engendra donc des personnages de bois qui ressemblaient à des hommes et parlaient comme des hommes ; ils peuplaient en grand nombre la surface de la terre. Mais ils n’avaient ni âme ni esprit. Et leur manque d’esprit et d’intelligence ne les rendit pas dignes de servir les Dieux. Ces créatures tombèrent en disgrâce.

Un jour, les hommes de bois commirent une grande faute à la face des divinités. Ceux-ci les condamnèrent alors à l’anéantissement. D’abord, les Bacab s’enfuirent des lieux où le Créateur les avait mis. Puis, au commandement du Dieu de la mort, apparurent plusieurs séismes : une grande tempête d’eau s’abattit sur les tètes des créatures de bois. Il y eut de grandes quantités de grêle et de brouillard.  Un gigantesque Déluge de feu et des torrents de résine descendirent du Ciel vers eux de jour comme de nuit. Leurs nuages recouvrirent toute la terre ; la face de la lune et du Soleil se voilèrent, furent plongées dans les ténèbres. Et, affolés, les hommes de bois se mirent à courir deux par deux comme des épis de maïs, les uns derrière les autres. Ils se réfugièrent sur les toits des maisons en montant jusqu’aux gouttières ; lesquelles s’effondrèrent sous leur poids. Ils essayèrent de monter sur les arbres qui s’écroulèrent à leur tour. Ils voulurent se réfugier dans des grottes alors que celle-ci les repoussaient dès qu’ils s’en approchaient. Puis, de violents ouragans achevèrent de les détruire en leur arrachant les yeux de la tète, en leur rongeant les chairs, et en leur mordant les entrailles, les nerfs et les os.

Le Dieu de la mort, celui qui avait déclenché cet Apocalypse sous le regard de ses Frères, mâcha les os des hommes de bois. Il les recracha pour les muter en singes. Finalement, peu après, leur terre maternelle fut engloutie par la mer. ». C’est pour cette raison que les Mayas croient que le singe ressemble autant à l’homme.

Puis : « Les figures de bois furent anéanties, détruites, brisées, tuées. Pourtant, leur destruction ne fur pas totale. La lumière du Soleil revint au bout de vingt-six années. Un homme et une femme – « le Grand Père et la grande Mère » survécurent au Cataclysme pour peupler à nouveau la terre. ».

L’Age dans lequel nous sommes – dénommé « l’Ere des Quatre Pluies » - est présidé par la déesse de l’Eau Chalchiuhtlicu. Une nouvelle Race d’hommes apparaît. Mais elle manque de monuments et de connaissances des âges passés. C’est pour cette raison qu’elle commence à bâtir des pyramides un peu partout à la surface de la planète. Le Popol Vuh indique en qu’un contact est maintenu pendant une certaine période entre la terre Maya et l’autre coté de la mer.

« Mais, un jour, le Ciel s’est rapproché de la terre ; tout a péri. Le jour est devenu nuit noire. Il y a eu des flammes venues des hauteurs célestes. Le sol a tremblé, et même les montagnes ont disparues sous l’eau. Une pluie de goudron est descendue sur le Monde tandis que les maisons sont tombées en pièces. Finalement, les objets se sont révoltés contre les hommes et les ont complètement détruits. »

Un des hiéroglyphes de ce document représente un serpent ailé installé au firmament ; il déverse de sa bouche des torrents d’eau. Un autre montre une trompette sur le visage du Soleil ; elle annonce la catastrophe Cosmique. Quatre poissons sur le Soleil symbolisent le moment où l’astre est englouti par les eaux du Déluge. Le dessin suivant, où un bandeau entoure sa face dans le ventre d’un poisson venant de l’avaler, détermine sa mort. Sa résurrection, quant à elle, se détermine par deux condors volant dans la nuit tandis que l’un des oiseaux dévore le poisson. Enfin, le début de la nouvelle Ere se distingue par la copulation des volatiles. Ils conçoivent un nouveau Soleil réapparaissant dans toute sa splendeur. Des hiéroglyphes complémentaires indiquent des éclipses de la lune et du Soleil pour les temps futurs.   

L’Age actuel doit prendre fin le jour où les hommes seront transformés en créatures aquatiques. Le Cycle se terminera au cours d’une période Apocalyptique, le 4 Ahau, 3 Kankin. Après lui, s’ouvrira alors une nouvelle Ere ; dite « des Quatre Mouvements ».

Amérique du Sud, IIIème siècle avant J.C. :

La région désolée de Paracas, constituée de rocailles et de sable, prise entre les eaux grises du Pacifique et les Andes, possède un climat d’une extrême sécheresse.

Une Civilisation y naît pourtant à cette époque. Elle vit principalement grâce aux échanges commerciaux entre les régions côtières et la montagne. Car, peuple de pécheurs installés sur cette cote très poissonneuse, les populations vivent du ramassage de poissons, de coquillages, de la culture du haricot, du maïs ou du piment. En outre, leurs textiles, chez ce peuple sans écriture, représentent un véritable langage : leurs motifs très symboliques « parlent » à ceux qui savent en déchiffrer le sens ; comme les codes représentés sur leurs céramiques. Oiseaux, ou insectes, mais aussi d’insolites visages anthropomorphes de démons et de dieux y sont dessinés.

Afrique Noire, IIème – Ier siècles avant J.C. :

En 85 avant J.C., une culture inédite – dotée de l’Art de la métallurgie et de l’Art de l’Agriculture – se répand partout en Afrique Noire. Et, très rapidement, elle occupe la région des Grands Lacs, le Sud et l’Est de la région de Tangangika, la zambie, le Katanga, et le Kasaï.

En 20 avant J.C., le roi africain Juba II – protégé d’Auguste – se prend de passion pour la géographie. Dans « les Arabiques », il décrit le littoral de la mer Rouge, de la mer d’Oman, du Golfe Persique et de l’Arabie ; il y étudie les populations, la faune et la flore, les ressources économiques. Et dans « les Libyques », il se penche sur son propre pays ; il y décrit avec une grande précision le citron, les antilopes et les éléphants, ces animaux dont il admire l’intelligence et les mœurs. 

Asie Mineure, IIème – Ier siècles avant J.C. :

Au cœur du royaume indépendant de Commagène se dresse la montagne de Nimrud-Dagh – 2200 mètres -, au sommet de laquelle le souverain fait ériger son tombeau. Le sommet de la montagne est surélevé par une masse conique de pierre dont la base est occupée par trois terrasses. L’une, au Nord, est le lieu d’accès au tombeau. Les deux autres, à l’Est et à l’Ouest, portent des statues colossales et des stèles alignées sur un rang, le dos à la tombe. Des divinités assises, ainsi que des aigles et des lions, voisinent avec les ancêtres Perses et Grecs, également représentés.

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