23 octobre 2017

Mémoires, pages 54 à 56 / 311

Ainsi, la route désertant la localité où nous allions chercher le pain frôlait ses vestiges. D'un coté, se trouvait un calvaire religieux. Composé de douze stations relatant les épisodes de la montée du Christ jusqu'au Golgotha, il aboutissait aux premières hautes ramures rocheuses des bois. De l'autre coté, le décor était le même, sauf que la muraille était à nue. Ce n'était que lorsqu'on s'engageait à l'intérieur des bois perchés sur leurs promontoires, que l'on suivait des rocades brouillonnes et infestées de fourrés, qu'on était... [Lire la suite]

15 octobre 2017

Repos dominical :

Aujourd'hui, comme chaque Dimanche, je me repose. Comme vous l'avez peut-être constaté du fait de mon manque de régularité dans mes apparitions sur Facebook dernièrement, la semaine qui vient de s'écouler a encore été particulièrement éprouvante. Y compris ce matin puisque la personne ayant la sclérose en plaques dont j'ai la charge est tombée. L'une de ses jambes ne l'a pas porté durant un instant – un symptôme exceptionnel de sa maladie -, et elle s'est écroulée sur le sol.   J'ai eu très peur parce qu'elle s'est cogné... [Lire la suite]
12 octobre 2017

Droit de réponse à ma maman :

Si je me permets, aujourd'hui, de compléter mes textes précédents concernant les relations difficiles que j'entretiens depuis un certain temps avec ma famille, c'est pour faire suite au commentaire de ma maman de ce matin. En effet, elle a rédigé une petite phrase au bas de mon dernier récit évoquant ce sujet. Je cite : « Comment pouvez-vous me juger sans me connaître si ce n'est par les écrits de mon fils ??? ». Ma maman a tout à fait raison. J'abonde entièrement dans son sens vis-à-vis de ce propos. Et je... [Lire la suite]
29 septembre 2017

Brèves Philosophiques, pages 321 à 322 ; Je suis furieux, Quatrième partie :

Et encore, si ce n'était que moi, je serai moins en colère. D'accord, elle ne s'est pas un instant intéressé à ma production. Et pourtant, elle est nombreuse ; je publie des textes tous les jours. Elle est occupée par la rédaction de ses propres œuvres, je peux le comprendre et l'accepter. Mais quand on y songe, cela veut dire que les autres, si ce n'est ceux et celles sur lesquels elle se penche, ne sont pas dignes de sa mansuétude. Les centaines ou milliers de collègues – qu'ils aient du succès ou non -, qui travaillent dur... [Lire la suite]
29 septembre 2017

Mémoires, pages 48 à 50 / 311

Souvent, à la saison froide, mon arrière grand-père nous préparait des gaufres pour quatre heures. Je le revois encore, penché au-dessus de sa cuisinière à gaz le couvercle refermé. S'activant autour de son gaufrier antique, moi et ma sœur – mon cadet ne les a pratiquement pas connu – assis à la table de la cuisine. A travers la fenêtre, le ciel était bas. De gros nuages noirs s'accumulaient derrière l'horizon. La plaine disparaissait sous un tapis de neige. En y songeant, j'ai l'impression que c'était il y a mille ans, tellement... [Lire la suite]
20 septembre 2017

Mémoires, pages 44 à 46 / 311

Jusqu’à présent, j'ai relaté quelques uns des épisodes les plus marquants m'ayant amené à connaître l'univers des livres dont vous êtes le héros. Dans un autre registre, attardons nous sur un lieu qui m'est particulièrement cher. Certes, les livres dont vous êtes le héros ont eu un rôle déterminant sur ma Destinée. Mais d'autres faits, parfois insignifiants, m'ont marqué au fer rouge. Et parmi ceux-ci, mes séjours dans le Doubs, au sein de notre propriété familiale. C'est à elle que je vais consacrer mes trois prochains... [Lire la suite]

04 septembre 2017

Interlude :

Depuis quelques jours, à la fin de mes publications quotidiennes de "De Deiteus Mythica", je préviens que je ne diffusera peut-être plus mes textes dans un avenir plus ou moins proche. En effet, comme je l'ai spécifié dans ma vidéo "ce que je souhaitais vous dire" récemment, cette situation d'isolement me pèse de plus en plus. Peut-être n'en n'avez vous pas conscience, peut-être est-ce insignifiant, futile, négligeable à vos yeux. Pour moi, ce ne l'est pas. Bien au contraire, il n'y a rien de plus destructeur, cauchemardesque,... [Lire la suite]
01 septembre 2017

Mémoires, pages 38 à 40 / 311

De fait, je quittais la maison aux alentours de 7h30 le matin. Je rejoignais l’arrêt du car. A l'horaire prévu, j'y montais. Je m'y installais pour environ une demi-heure de trajet. Généralement, j'y écoutais de la musique sur mon walkman que J'avais enregistré. C'était très artisanal, j'en conviens. Les cassettes étaient parsemées de grésillements et le son était loin d’être parfait. Mais je m'en contentais ; là n'était pas ma priorité. Celle-ci était de me reposer encore un peu avant d’être confronté au grand rush de... [Lire la suite]
29 août 2017

Mémoires, pages 37 à 38 / 311

  Progressivement donc, j'ai débuté leur collection. Ça a été ma première, pas ma dernière bien que je ne le sache pas encore. . Non, à ce moment là, le plus important pour moi était de m'en procurer le maximum. Et au fil des mois et des deux ou trois années ultérieures donc – entre 1985 et 1989 approximativement -, elle a pris de plus en plus en plus de place sur les étagères de ma chambre. De « la Sorcière des Neiges » au « Temple de la Terreur », du « Marais aux Scorpions » à « la Planète... [Lire la suite]
27 août 2017

Mémoires, pages 35 à 37 / 311

Il existe, au cours de sa vie, de rares périodes de pure félicité que rien ni quiconque ne vient entacher. Bien que les années 2002 – 2004 aient été parsemées de drames et de profonds déchirements dans ma famille – une fois encore, rien que pour les relater, il me faudrait y consacrer un long texte explicatif -, dévorer le Seigneur des Anneaux, puis, dans la foulée, « les Misérables » de Victor Hugo a été comme un fragment d’Éternité qui m'a alors complètement submergé. Quelques semaines situées en dehors de l'espace et du... [Lire la suite]