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21 juin 2008

De Deiteus Mythica, le Mythe des Demi-Dieux : Pages 740 - 745

arabieEn 757, le créateur de la prose littéraire Arabe connaît une fin tragique : chargé de rédiger le texte de l’Aman – ou, « le Pardon » - que le Calife Al-Mansur vient de consentir au frère rebelle de son protecteur, Ibn al-Mukaffa entoure la promesse du Calife de tant de serments solennels, qu’Al-Mansur ordonne sa mort. Le gouverneur de Basra, qui a d’anciens griefs contre al-Mukaffa, préside lui même à son supplice : on lui coupe les membres, avant de le jeter dans un four brûlant.

Ibn al-Mukaffa laisse pourtant une œuvre considérable, dont une version Arabe du « Kalila wa Dinna », le recueil de fables Indiennes du légendaire Brahmane Bidpâi, d’après une traduction en pahlavi due à Burzoï. Dans un autre ouvrage, il prône la nécessité de s’inspirer de la « raison comme guide vers le sens de la justice », « puisque c’est la raison qui discerne le Bien du Mal ».

C’est en 761 qu’Ibn Rustum fonde à Tahert la dynastie des Rustumides. De son coté, la communauté Mandéenne des Johannites trouve refuge au cœur de l’Empire Abbasside : elle s’installe en effet au cœur de la cité d’Harran.

Or, peu de temps après son arrivée, Miriam, la fille de l’un des seigneurs du pays, s’enfuit avec son amant mandéen. Puis, elle décide d’aller vivre avec lui à l’embouchure de l’Euphrate.

Mais, parvenue à destination, Miriam le quitte rapidement. Elle devient dès lors une sorte de prophétesse des montagnes qui, assise sur son trône, est absorbée par la lecture du « Livre de Vérité ».

Au même moment, soudain, la ville d’Harran le foyer d’une secte connue sous le nom de « Société Sabéenne ». Il s’agit en fait d’une Ecole de Philosophes Hermétistes se prétendant héritière de l’Esotérisme Egyptien. Ses membres affirment en effet être les successeurs des Mandéens Johannites ; et ils commencent à exercer une influence considérable sur des Confréries Musulmanes comme celle des Soufis ; lesquelles ont, à leur tour, un poids prépondérant auprès de l’Islamisme de la péninsule Ibérique. Le théologien Arabe Théodore bar Konai se réfère d’ailleurs au culte des Johannites dans l’un de ses journaux de voyage. 

En 764, le Calife Abbasside décide de développer davantage la cité de Bagdad. Il veut qu’elle remplace en splendeur la damas des Omeyyades. Situé sur es bords du Tigre, le lieu est alors entouré de canaux, qui constituent une défense naturelle contre d’éventuels intrus. Et il lui est donné le titre de « Madinat As-Salam » ; ou « Ville de la paix ».

Haroun al-Rachid naît à Rey, au Khorasan, en Février 766, d’une esclave yéménite. Lorsqu’il monte sur le trône, il a juste vingt ans. Deux de ses fils sont mis au monde en cette même année. Zubayda – « Petite motte de beurre » -, issue de la noblesse, fille de l’oncle Haroun, et célèbre pour sa générosité, met au monde le premier de ses garçons : Amin. Et c’est Marajil, une esclave persane, qui enfante son second fils, appelé Al-Mamoun.

Si les défauts d’Amin apparaissent vite, le calife, au contraire, ne tarit pas d’éloges sur Al-Mamoun : solidité de jugement, sagesse, énergie. Haroun a ensuite d’autres épouses et de nombreuses concubines, qui vivent au Harem.

Pendant près de dix-sept ans, le calife gouverne en s’appuyant entièrement sur son ancien précepteur, Yahya al-Barmaki. Celui-ci appartient aux Barmakides, illustre famille persane dans laquelle le vizirat se transmet de père en fils depuis les premières années du règne des Abbassides. Le plus séduisant et le plus intelligent des enfants de Yahya al-Barmaki, Djaafar, devient le préféré du calife. Ce dernier lui fait partager ses plaisirs, lorsqu’il s’amuse à boire en compagnie de femmes, d’esclaves, et de musiciens. La charge de vizir comporte en effet bien des avantages, mais aussi un risque majeur : le vizir peut t’il prendre des initiatives, ou doit t’il se contenter d’exécuter les ordres reçus ? Périlleuse responsabilité.

Car, caprice de prince ou raison d’Etat, le fait est qu’Haroun finit par prendre ombrage de la puissance et de la richesse du clan des Barmakides. Bien pis, Djaafar ose demander en mariage la sœur du calife, Abbassa, dont il est éperdument amoureux. Haroun lui accorde sa main, mais pose trois conditions : « Tu ne la verras pas ailleurs qu’en ma compagnie, ton corps n’approchera jamais le sien, et tu n’auras pas avec elle de rapports conjugaux. ».

Malgré la promesse, Abbassa donne naissance en cachette à un garçon. Elle l’envoie aussitôt à la mecque, sous la garde de deux esclaves, qu’elle couvre d’or pour acheter leur silence. Mais un jour, elle se querelle avec l’une d’elles, qui, pour se venger, révèle au calife l’existence de l’enfant.

Haroun propose alors à Djaafar d’offrir un festin. Sur le coup de minuit, il ordonne à Mesrour, son eunuque, d’aller trancher la tète de Djaafar et de la lui rapporter. Ce qui est fait. Tous les Barmakides adultes sont égorgés et leurs biens confisqués.

En Juin 766, le calife conçoit Bagdad comme une ville ronde, divisée en quatre quartiers, auxquels quatre portes donnent accès : les portes de Syrie, du Khorasan, de Kufa et de Bassora. A l’intérieur de « l’Anneau Urbain » se trouvent les maisons et les marchés, cloisonnés par corporations. Au centre, au cœur d’une esplanade, domine l’ensemble palatial : la porte d’Or donne accès au palais du calife, à la mosquée Al-Mansur et à la coupole verte.

Tentaculaire, la capitale de l’Empire est l’une des plus peuplées du monde : Bagdad compte près d’un million et demi d’habitants, contre 500 000 à Cordoue. Quant aux cités de France et d’Italie, elles n’atteignent pas 10 000 âmes.

Le bas de l’échelle sociale est constitué par les esclaves, qui peuvent néanmoins se voir confier des charges importantes. Viennent ensuite les eunuques – Slaves, Arméniens, Grecs, Noirs -, gardiens des harems et détenteurs des secrets d’alcôves, puis les paysans dont le sort n’est guère enviable.

Le peuple, mieux considéré, se compose d’une population variée, allant du va nu pieds au boutiquier, en passant par les portefaix, vendeurs d’eau et mendiants. La classe « moyenne » réunit les commerçants, les médecins, les propriétaires, les fonctionnaires, les hommes de religion et les juges. Au-dessus, se trouvent les membres de la cour et les princes, et, enfin, au sommet, le calife.

A l’image de Bagdad, de nombreuses villes, éphémères ou durables, surgissent de terre ou s’agrandissent, au sein de l’Empire ou sur ses marges. Samarra, Boukhara, Sarmakand, Le Caire – « Al Qahira » ou « la victorieuse » -, entre autres. Le commerce est de ce fait particulièrement florissant. Il l’est grâce à ce réseau de cités, mais aussi grâce aux ports réaménagés ou créés : d’abord en Méditerranée – Tyr, Acre, Tripoli en Syrie, Alexandrie, Palerme, Tunis, Almeria – puis en Mer Rouge – Aden, Djedda qui dessert la mecque et Médine - ; enfin, dans le Golfe Persique et l’océan Indien, avec, par exemple, le port de Bassora.

En Novembre 766, bâtisseur de villes et de palais, le calife Abbasside est aussi un remarquable organisateur. Ses conseillers créent des directions administratives, les « divans » - « diwans » -, dont les plus importantes sont celles de l’impôt foncier – « kharadj » -, du Trésor et de l’Armée. Il y a aussi le divan de la justice. Comme le calife, le « cadi » - « qadi » -, ou juge, est le gardien de la loi islamique ; un grand cadi a la charge de ce ministère.

Les provinces, dont certaines sont fort éloignées, sont dirigées par une double administration : les troupes relèvent d’un gouverneur – « amir » - et le pouvoir civil et financier d’un préfet – « amil » -. Fortement centralisée, l’administration dépend du vizir qui, pour faire exécuter ses ordres dispose d’un instrument rodé par les Byzantins et les Perses et perfectionné par les Abbassides : la poste – « barid » -. Elle compte un millier de relais qui fonctionnent à double sens. Ils acheminent, dans tout l’Empire, les ordres donnés par Bagdad et font remonter aussi à la capitale les renseignements transmis au chef de l’Information – « khabar » - sur le comportement des gouverneurs, des préfets, des fonctionnaires, ainsi que sur la situation dans les provinces et aux frontières.

Par ailleurs, quatre « écoles » juridiques et religieuses de l’Islam sunnite voient le jour. La première, l’école « hannafite » - du nom de Abu Hanifa, son fondateur -, est la plus tolérante. Elle accorde une place capitale au jugement personnel et à la « recherche du mieux ». Elle a la faveur des musulmans d’Asie. La deuxième, l’école « malékite » - fondée par Malik ibn Anas -, rigoriste sur la pratique religieuse, respecte les coutumes locales. Elle est surtout répandue en Afrique. L’école « chafiite », quant à elle, inspirée de l’imam al-Chafii, valorise le consensus de la communauté. Elle domine en Basse-Egypte, en Afrique orientale, en Indonésie, aux Philippines et en Malaisie. La quatrième, enfin, l’école « hanbanite », se recommande d’Ahmad ibn Hanbal. Ce rite, qui privilégie l’unité de l’Islam et les valeurs morales, est plus intransigeant. Il est pratiqué principalement en Arabie.

C’est aussi à la même époque que s’élabore la théologie musulmane et que l’historien Tabari s’affirme comme un des maîtres de l’exégèse du Coran.

Ce qui contribue pourtant à la grandeur d’Haroun al-Rachid, c’est le choix de Bagdad comme capitale du Savoir. Son effervescence intellectuelle intense a un effet contagieux sur d’autres cités de l’Empire et suscite l’émulation de villes rivales, comme Le Caire et Cordoue.

Une pléiade d’écrivains, dont Djahiz et Ibn Qutayba, s’illustrent dans la prose, tandis que des philosophes tels que Khalil, Sibawayh et Kisa’i, codifient la grammaire. La poésie, dominée par Abu Nuwas, est très prisée. Elle s’épanouit au cours de réunions qui sont bientôt nommées de « Maqamat », - « les séances » -. Al Khârezmi invente l’algèbre et les algorithmes. Geber se livre à la distillation, recherche à la frontière entre chimie et médecine et il définit plusieurs corps, dont l’alcool et l’acide sulfurique.

C’est aussi à cette époque que sont écrits la première version des « Mille et une Nuits » : « Chahriyar, roi des Perses, découvrant l’infidélité de son épouse, décide de la faire étrangler et de prendre chaque soir, une nouvelle femme, qui connaîtra, le lendemain, le sort de la première. Schéhérazade, la fille du vizir, s’offre pour cette union, à condition que sa sœur, Dinarzad, passe la nuit dans la chambre nuptiale. Le roi accepte. Dinarzad demande alors à sa sœur de lui conter une histoire. Captivé par le récit, qui n’est pas terminé au lever du jour, Chahriyar décide de différer d’un jour l’exécution. Ainsi, pendant « mille et une nuits », défilent « Aladin et la lampe merveilleuse », « Ali Baba et les quarante voleurs », « Sindbad le marin », etc. Définitivement charmé par Schéhérazade, le calife renonce finalement à son projet barbare. ».

Mais c’est dans le domaine des sciences et des techniques que l’apport du Califat Abbasside est le plus considérable. Les Arabes savent fabriquer la soie, originaire de Chine, et la produisent intensivement. Ils améliorent les procédés de fabrication du coton, et, surtout, les teintures. Et, en 770, ils ouvrent leur première pharmacie publique au cœur de leur capitale.

En 772, Ghaylan ibn Muslin est surtout connu pour ses théories concernant le libre arbitre, dont il est l’un des premiers partisans. C’est le fils de l’un des affranchis du Calife Uthman ibn Affan. Il vit à Damas, où il occupe des fonctions de secrétaire de chancellerie. Il est l’auteur du « Fihrist » - ou « Catalogue » - ; il évalue à 200 000 feuillets le nombre de « rasa’il » - ou « Lettres » - qu’il a écrites.

La plupart de ces lettres n’ont qu’un caractère administratif ou diplomatique. Mais, la pierre angulaire de la doctrine de Ghaylan est la connaissance Première, innée, qui permet de Savoir que le Monde est l’œuvre d’un Ouvrier, la foi n’étant qu’une Connaissance Secondaire, acquise.

Or, les activités de Ghaylan ibn Muslin lui valent de subir les animosités et les malédictions du Calife, jusqu’au jour où il est arrêté, puis, torturé : on lui coupe les mains et les pieds, et il est crucifié. Avant son exécution, en effet, il est interrogé par al-Awza’i, le représentant le plus rigoureux de la jurisprudence Islamique. 

A partir de 775, le mouvement Sufi donne lieu à des expériences variées et originales : chaque Adepte Sufi à son itinéraire particulier pour parvenir au Dieu-Amour, au Dieu-Désir, et même, au Dieu-Extase ; et ce, parfois, jusqu'à la mort.

S’appuyant sur une interprétation allégorique du Coran, le Sufisme privilégie essentiellement les valeurs intuitives. Rabia, une ancienne joueuse de flûte convertie à l’ascétisme, s’adresse à Dieu en ces termes : « Je t’aime de deux amours : l’un vise mon propre bonheur, et l’autre veut vraiment être digne de toi. Mon bonheur est de t’aimer en ne pensant qu’à toi et à personne d’autre. ». 

En 786, la figure d’al-Rachid est rendue légendaire. Mais en fait, à partir de cette date, son règne constitue le point de départ de la désintégration de l’Empire Islamique. Car, en dépit de l’image resplendissante « d’Age d’Or », son règne n’est qu’une suite de troubles qui embrasent, tant la partie orientale, que la partie occidentale, de l’Empire.

Haroun sait que, Charlemagne couronné Empereur d’Occident en l’an 800, doit compter au Sud, avec son plus proche ennemi, l’émir Omeyyade de Cordoue. Et, à l’Est, son rival, l’Empereur de Constantinople, tente de rétablir la suprématie de l’Empire d’Orient. Pour Haroun al-Rachid, le rival est l’Omeyyade d’Espagne, et l’ennemi, l’Empereur de Byzance. Tout plaide donc en faveur d’une alliance entre les deux grandes puissances, les deux piliers des mondes Chrétien et Musulman. Des ambassadeurs prennent donc le chemin de Bagdad et d’Aix-la-Chapelle. Des présents s’échangent. Haroun offre ainsi à Charlemagne les clés de Jérusalem et un éléphant ; et lui reconnaît un droit de protection sur les Lieux Saints.

Egypte, seconde moitié du VIIIème siècle :

En 760, Abraham, un Juif Sage et réputé Magicien habite Cordoue. Là, il est Initié à la kabbale par un rabbin qui s’intéresse à la nécromancie. Puis, il parcourt l’Europe et le Moyen-Orient, avant de s’établir définitivement en Egypte, sur les rives du Nil.

Là, il entend parler d’un savant nommé Abramélia. Il lui rend visite et lui dit qu’il aimerait être Enseigné par lui ; le vieillard lui montre alors bientôt un certain nombre de Rites Ancestraux. Mais Abramélia est souffrant, décède au bout de quelques mois. Pourtant, avant de mourir, celui-ci remet deux manuscrits à Abraham,  qui, lui dit t’il, contient des formules Esotériques très précieuses.

Alors, au cours des années suivantes, Abraham se retire sur une colline du désert. Il y médite et y travaille d’arrache pied à traduire les formules Esotériques, car elles sont rédigées en Hébreu. Et, progressivement, il découvre qu’elles cachent un moyen d’accéder à des Connaissances Interdites. Il les annote, mais lui aussi meurt peu après dans de terribles souffrances.

Pourtant, avant de s’éteindre, il dédie les deux Livres – qui n’en forment désormais plus qu’un – à son fils ; afin que le « Livre d’Abraham le Mage » lui serve à cheminer sur la voie de la véritable Magie Sacrée.

Maroc, seconde moitié du VIIIème siècle :

En 786, année de l’avènement d’Haroun al-Rachid, une révolte éclate à Médine, fomentée par les Alides, des chiites descendants d’Ali – cousin du Prophète Mahomet -. Ils sont pourchassés par les troupes du calife. L’un d’eux, Idris, parvient à gagner l’Egypte, puis le Maghreb. Et en 788, il trouve refuge à Volubilis.

En 789, Idris – qui s’est fait proclamer roi par la tribu Berbère des Awraba – devient Idris Ier. Il fonde aussitôt la ville de Fès et parvient à affermir son pouvoir sur la vallée de Wargla. Il règne à peine trois ans, car, en 791, il meurt empoisonné, à l’instigation de Harun al-Rashid. Il laisse une concubine enceinte de sept mois. Et à sa naissance, l’enfant est proclamé Imam sous le nom d’Idris II. 

La dynastie Idrisside est ainsi fondée. Or, Idris ibn Abdallâh est un descendant direct d’Ali ibn Abi Taleb, neveu et gendre du Prophète, et quatrième Calife. Il combat pour le compte de son neveu, al-Hussayn ; arrière petit fils d’Ali. Après la défaite et la mort de celui-ci près de la mecque, il réussit à gagner le Tlemcen, puis la province de Tanger. Et là, il s’installe à Walila, sous la protection d’Abu Layla Ishak, le chef de la tribu des Awraba qui professe le mutazilisme.

D’un autre coté, en 800, Ibrahim Ibn al-Aghlab – le gouverneur de l’Ifriqiya – fait preuve d’énergie en rétablissant l’ordre et le calme. Habile et retors, il conclut alors un accord avec Harun al-Rashid, par lequel il s’engage à verser au trésor une redevance de 40 000 dinars. En contrepartie, Harun lui accorde une large autonomie et, surtout, le droit de léguer son Empire à l’un de ses fils ou de ses frères sans que Bagdad intervienne dans son choix.

L’Empire Musulman accepte ainsi pour la première fois de n’avoir avec l’une de ses provinces d’autre lien que celui du paiement d’un tribut. Or, bientôt, Ibrahim Ibn al-Aghlab – devenu Ibrahim Ier – doit plusieurs fois réprimer des résistances Berbères, et même des révoltes Arabes à Tunis, voire à Kairouan. Il parvient pourtant à bout de cette agitation en s’entourant d’une importante garde noire formée d’esclaves achetés à cet effet. Et, dès lors, l’Ifriqiya, détachée de l’Empire, connaît de grands moments de prospérité.

Empire Byzantin, seconde moitié du VIIIème siècle :

En 755, après bien des tergiversations et des questionnements, Constantin V entre en guerre contre les Bulgares. Puis, en 764, il se met à persécuter les iconoclastes ; il martyrise Saint-Étienne le Jeune. En 766, il lance de nouveau 2500 bateaux contre les Bulgares. Mais, une violente tempête détruit sa flotte.

Dès lors, en 775, il signe un traité de paix avec les Bulgares, après que le khan de ceux-ci se soit fait baptiser. Ainsi, ce dernier devient l’allié de l’Empire d’Orient. Au même moment, alors qu’il est sur le point de mourir, l’Empereur Léon IV laisse à sa femme Irène la tutelle de leur fils, Constantin VI. Et en 787, celui-ci peut déclarer le IIème concile de Nicée ouvert, où il condamne l’iconoclasme.

En 797, l’Empereur Constantin VI est détrôné par sa mère Irène. Ambitieuse et cruelle, elle lui fait crever les yeux et se fait reconnaître Impératrice. De caractère énergique, elle prend en main les affaires de l’Empire. Mais, à son tour, elle est renversée cinq ans plus tard, et meurt dans la misère à Lesbos. 

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