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21 juillet 2008

De Deiteus Mythica, le Mythe des Demi-Dieux : Pages 810 - 815

italieNombre de foyers de réforme sont apparus dans la première moitié du XIème siècle. Pierre Damien – un ermite devenu, en 1057, cardinal-évêque d’Ostie – stigmatise violemment les mœurs du clergé et compare l’Eglise à Gomorrhe. D’autres dénoncent la simonie et considèrent comme invalides les sacrements conférés par les clercs simoniaques.

Peu à peu naît l’idée que pour sortir de la crise, l’Eglise doit échapper à l’emprise des laïques. Cela a été déjà cette volonté qu’a exprimée, au Xème siècle, la fondation de Cluny. L’Eglise doit retrouver sa liberté, et la condition de celle-ci est une nette séparation entre clercs et laïques, dans leurs fonctions et dans leur vie. Aux laïques est réservé le mariage, qui devient, à la fin de ce siècle, une véritable institution ; aux clercs, consacrés au service de Dieu, le célibat. Le genre de vie de ces derniers doit s’inspirer de celui des moines, fondé sur la pauvreté et la vie en communauté.

Il est nécessaire, en outre, que la réforme de l’Eglise soit générale, et qu’elle parte du pape, représentant du Christ sur Terre. Depuis 1046, les Empereurs nomment des papes de qualité, issus du milieu réformateur. Moralement irréprochables, ceux-ci ne sont cependant pas encore libres.

Alors, le pape Nicolas II promulgue un décret selon lequel seuls les cardinaux de l’Eglise romaine ont le droit d’élire le pape. Libéré de la tutelle impériale, la papauté peut s’attaquer à la réforme de l’Eglise, et d’abord au recrutement des évêques.

Ce rôle est assigné à un ancien moine, Hildebrand, devenu archidiacre de l’Eglise romaine et, pendant 15 ans, conseiller des papes réformateurs : porté sur le trône pontifical, il prend le nom de Grégoire VII. Personnalité autoritaire, entièrement soumis au service de Dieu – il se fait appeler « serviteur des serviteurs de Dieu » -, il pense que la liberté de l’Eglise exige notamment une direction unique et ferme.

En Février 1075, il promulgue un décret qui interdit à quiconque de recevoir d’un laïque un évêché ou une abbaye. Il réunit des conciles présidés par ses légats, qui pourchassent et déposent les évêques simoniaques. C’est l’application du décret qui déclenche le conflit avec Henri IV, roi de Germanie depuis 1056. Celui-ci n’entend pas renoncer à recruter les évêques, dont il fait les agents de son pouvoir. De leur coté, les prélats sont attachés aux droits politiques, qui font d’eux des princes d’Empire.

Le bras de fer s’engage donc en 1075, lorsqu’Henri IV installe son chapelain comme archevêque de Milan. Grégoire VII excommunie le roi. Henri fait déposer le pape. Grégoire fait déposer le roi à son tour…

Parallèlement, effrayés par les Normands, les princes Lombards et le pape Léon IX font appel à l’Empereur germanique en 1052. Pourtant, ces Normands remportent la victoire et capturent le pape en 1054. C’est l’année du schisme qui sépare définitivement les Chrétientés Byzantine et Latine et où la querelle des investitures oppose le Saint Empire Romain Germanique et la papauté. Celle-ci est condamnée à s’entendre avec les Normands : en 1058, le pape Nicolas II s’allie aux plus puissants d’entre eux, Richard d’Aversa et Robert Guiscard, que le concile de Melfi investit respectivement des duchés de Capoue et de Pouille en 1059.

Cette nouvelle légitimité ne freine pas pour autant l’expansion Normande. Le plus jeune des Hauteville, Roger, conquiert la sicile musulmane en trente ans – 1060 – 1091 -, et Guiscard s’empare en 1071 de Bari et de Brindisi, derniers vestiges de l‘Italie Byzantine, puis, en 1076, du dernier Etat Lombard, la principauté de Salerne. Se sentant à nouveau menacée, la papauté excommunie Guiscard, mais, face à la gravité de la menace germanique, le pape Grégoire VII finit par s’entendre en 1080 avec les Normands. Et quand l’Empereur Germanique Henri IV se fait couronner à Rome et remplace Grégoire VII par un antipape plus docile, c’est Guiscard qui reprend la ville en 1084, au cours d’un sac violent.

Pendant cette période, les rapports entre les nouveaux maîtres de la sicile et Byzance ne sont pas toujours mauvais. En effet, Byzantin et Normands se connaissent et s’apprécient. Mercenaires prêts à tout, les chevaliers Normand continuent d’ailleurs de se louer au plus offrant. En 1070, par exemple, Roussel de Bailleul se met au service de l’Empire d’Orient et mène les armées impériales contre les Turcs, sans pouvoir empêcher le désastre de Mantzikert. 

Malgré tout, dans la tète des Normands, tenir le détroit de Corfou, qui ferme l’Adriatique, c’est tenir la plus somptueuse des proies : Constantinople. Guiscard profite de la crise que traverse Byzance après la défaite de Mantzikert face aux Turcs en 1071. Il envoie son fils Bohémond en Epire. Victorieux, les Normands s’attaquent ensuite à la macédoine puis à la thessalie. Venise, à qui Byzance accorde des privilèges commerciaux si elle défend le détroit, cherche alors à éviter que les deux rives de l’Adriatique ne soient sous domination Normande. La destruction de la flotte vénitienne, en 1084, ne permet cependant pas aux Normands d’atteindre Byzance. La mort de Guiscard, en 1085, met un terme aux attaques sur l’Epire, et l’homogénéité de son duché ne lui survit pas. En 1109, l’expédition de Bohémond en Epire est un désastre. Le bouclier vénitien s’avère dès lors efficace, et Byzance sait résister aux multiples attaques de ses successeurs.

L’île de Malte, quant à elle, devient au cours de cette période la plaque tournante de l’esclavage en Méditerranée, car ses ports servent de base de départ aux corsaires qui pillent les rivages Chrétiens et y capturent de quoi alimenter les harems orientaux. En 1090, Roger, fils de Tancrède de Hauteville, s’empare de l’île et met fin à ce trafic. Les communications maritimes sont donc coupées entre les Etats musulmans d’Occident et leurs bases d’Egypte et de Syrie. Mais la conquête Normande laisse les musulmans libres de pratiquer leur religion et de parler leur langue.

Le 24 Janvier 1076, les évêques germaniques, qui sont réunis à Worms, déposent finalement le pape Grégoire VII. En Février, ce dernier dépose à son tour le roi Henri IV et délie ses sujets de leur serment de fidélité. Mais cette situation ne prend pas ce tour dramatique du jour au lendemain : le bras de fer entre Grégoire et Henri marque l’apogée d’un conflit qui, depuis un certain temps, oppose la papauté au Saint Empire.

Car, depuis la fin du Xème siècle, le déclin de l’autorité centrale et la montée des féodalités entraînent des conséquences graves pour l’Eglise. En échange de leur protection, les puissants accaparent les biens ecclésiastiques, exploitent à leur profit abbayes ou évêchés, ont la haute main sur le recrutement des prélats qu’ils choisissent très souvent dans leur famille… L’Eglise toute entière tombe aux mains des laïques.

De leur coté, certains hommes d’Eglise cèdent à l’attrait des jouissances matérielles et apprécient telle ou telle fonction selon ce qu’elle peut leur rapporter. Ils n’hésitent pas à acheter ou vendre une charge épiscopale, voire à faire payer l’administration des sacrements : cette pratique est connue sous le nom de « simonie ».

La qualité des vocations s’effondre. Beaucoup de prêtres sont mariés ou vivent en concubinage, et l’archevêque de Reims, Manasès, regrette que sa charge le contraigne à dire la messe. La papauté elle même est devenue l’objet de rivalités entre familles romaines. Pendant quelques années, un sénateur – Théophylacte – et sa fille – Marozie – font et défont les papes. Un peu plus tard, les Crescent et les Tusculum se disputent le trône papal jusqu'à ce que l’Empereur Henri III vienne y mettre bon ordre et chasse les papes rivaux.

Puis, en Mars de la même année, sont rédigés les « Didactus papae », où, sous une forme concise et brutale, Grégoire VII affirme la suprématie pontificale et justifie son programme. Pour lui, seule l’Eglise romaine a été fondée par le Christ. Vicaire du Christ, le pape a donc un pouvoir absolu et universel. Le pape manie le « glaive » spirituel et délègue le « glaive » temporel aux princes laïques. Il peut donc soumettre les princes à son jugement, ou déposer les Empereurs s’ils s’opposent à la volonté de Dieu et aux droits de l’Eglise.

Dès lors, les princes allemands songent à abandonner le roi et envisagent de le remplacer. Henri IV est donc contraint de se soumettre. Il se rend en pénitent au château de Canossa – un village des Apennins en Italie du Nord -. Là, en Janvier 1077, Grégoire lui accorde l’absolution et lève l’excommunication.

Henri s’empresse alors de reprendre la lutte. Grégoire renouvelle l’excommunication et reconnaît le nouveau roi que se sont donnés les princes allemands. Si bien, que les évêques allemands déposent encore une fois Grégoire et élisent un « antipape », Clément III. Henri IV s’empare de Rome, où Clément III le couronne Empereur,  tandis que Grégoire VII s’enfuit ; et meurt à Salerne.

En même temps, Venise garde ses liens avec Byzance : lorsque les Normands de Robert Guiscard menacent celle-ci, l’Empereur Byzantin obtient l’appui décisif de la flotte vénitienne. En échange, en 1082, il octroie à Venise des privilèges qui font passer entre les mains des Vénitiens l’essentiel du commerce byzantin. La seule arme pour Byzance contre des Vénitiens devenus trop puissants, est alors de favoriser leurs rivaux de Pise et de Gènes.

A cela s’ajoute l’impact des croisades, dont les italiens sont les principaux transporteurs. Rapidement, ils essaiment tout autour de la méditerranée. Ils ont leurs quartiers – avec comptoirs et églises – à Constantinople, Alexandrie, dans les villes de Terre Sainte et jusqu’en Petite Arménie et en Mer Noire – Caffa, La tana, Trébizonde – au débouché des routes continentales qui rejoignent la chine. D’Orient, les galères vénitiennes et « galées » génoises apportent soies, épices, produits précieux et l’alun, nécessaire pour teindre les draperies, tandis qu’elles exportent bois, métaux et draps.

Languedoc, France du Sud, XIème siècle :

Dès 1020, les Bogomiles comment à s’infiltrer dans tout le Sud de l’Europe Orientale. Ils prennent d’abord pied en Italie ; certains Vénitiens, en effet, font du commerce avec la dalmatie et Byzance ; des échanges intellectuels sont entrepris. L’hérésie Y à un grand succès, où ses adeptes sont nommés « paritains », par assimilation aux révoltés du siècle précédent.

Ensuite, leurs Principes se répandent en Occitanie, puis remontent jusque sur le Rhin. Le Languedoc est, de ce fait, très vite abordé par leurs missionnaires ; ils y répandent leurs Doctrines dans les nombreuses grottes des montagnes de la région. Ils se concentrent ensuite dans la région d’Albi. Dès lors, ils sont appelés « Albigeois ».

A cette époque, les doctrines des Albigeois sont fondées sur un dualisme manichéen, fortement teinté par les théories platoniciennes ou par le gnosticisme. Par exemple, les écrits qu’ils amènent avec eux font souvent référence au « Soleil du Graal, qui est le vecteur des Traditions dont nous sommes les porteurs. ». D’autres parlent  de Légendes multimillénaires, comme celle des Magiciennes de Thessalie qui commandaient autrefois au Soleil du Graal : « Elles savaient contrarier la course des Etoiles, priver la lune de sa lumière – ou la lui rendre – à volonté. Elles assombrissaient le Ciel ; transformaient le feu en glace ; ou encore, se métamorphosaient en jeunes filles, puis en vieillards en haillons, changeaient les pierres en animaux, amortissaient leurs sens ou leur bonne nature, lorsqu’elles l’ordonnaient. ».

Ils puisent également leur inspiration dans une lecture originale de la bible : Dieu, source du Bien et de la lumière, ne cesse de lutter contre Satan, principe du Mal et des Ténèbres, enraciné dans la matière. L’Homme, qui était bon à l’origine, a été corrompu par Satan ; en lui se livre un combat entre le Bien, l’Esprit, et le Mal, qui vient de ce qui est temporel et instable. Pour atteindre le septième Ciel réservé aux purs Esprits, l’Homme doit s’affranchir de la matière, se détacher du Monde périssable en soumettant son corps à une ascèse rigoureuse. Pour se libérer de la prison qu’est la chair, les Cathares - « purs », en grec – refusent le mariage et la procréation.

Ces derniers se réunissent chaque Dimanche pour prier et consommer ensemble le pain consacré. Après une instruction qui dure trois ans, le fidèle peut recevoir le sacrement du « consolamentum », premier sacrement cathare, qui fait de lui un « parfait », voué à la chasteté, refusant de tuer, même pour se défendre, et suivant en tous points les préceptes du « Sermon sur la montagne ». Les « parfaits ne mangent jamais de viande, de fromage ou de lait et respectent des jeûnes rigoureux. Cette vie n’est donc pas à la portée de tous, et la masse des fidèles, les « bons hommes », ne reçoit le consolamentum qu’au moment de mourir. 

C’est dans le massif de Sabarthèz, en Ariège, que leur implantation est la plus forte au cours de cette période. Les Albigeois s’y rassemblent régulièrement. Ils se donnent rendez-vous dans des cavernes, autour de pierres rectangulaires posées sur de gros galets. Au cours de leurs réunions, ils figurent parfois d’énormes pentagones qu’ils taillent dans le roc alentours ; ces deniers, paraît t’il contient le Nombre d’Or et plusieurs autres Mystères liés à leur Foi. D’autres fois, leurs Prêtres s’étendent sur le sol pour prier. Au Solstice d’Eté, ou au Solstice d’Hiver – lorsque le Soleil s’arrête juste au-dessus des tables dolmeniques pour les éclairer – ils se couchent tous ; tandis qu’au Midi exact, l’ensemble des pentagones sont entourés d’un halo lumineux et éblouissant. Lequel finit par disparaître au bout de quelques instants dans une gerbe d’étincelles multicolores. A ce moment précis, la ferveur des Bogomiles est à son maximum. Ils nomment d’ailleurs cet instant Magique : « Chemin des Etoiles ».

D’Ussat au Razès, leur popularité ne cesse désormais de croître. Raymond IV de Saint-Gilles, le comte de Toulouse, les accueille donc avec bienveillance. Il leur permet de s’installer sur ses terres. Il est pourtant intrigué par la démarche évangélisatrice de ses hôtes. Il rencontre quelques uns de leurs plus hauts dignitaires à plusieurs reprises ; et leur demande de lui expliquer la nouvelle Foi qu’ils professent auprès de ses Peuples ; son origine autant que ses motivations. Raymond IV de Saint-Gilles découvre alors avec stupéfaction que celle-ci véhicule d’anciennes Croyances se référant à de vieux textes ayant jadis transité par Toulouse. Il exige de voir les documents auxquels les Bogomiles se rapportent. Il les lit avec attention, et ses soupçons se trouvent vite confirmés.

En effet, quelques uns de leurs textes parlent de Secrets perdus ou disparus au fil des Ages. Et d’après l’un d’eux, ceux-ci auraient peut-être autrefois été cachés un moment dans la capitale de sa Province. Raymond IV de Saint-Gilles prend peur. Il comprend rapidement que les nouveaux venus détiennent certainement de grands Pouvoirs si ils connaissent de tels Secrets ; qu’ils sont éventuellement capables de lui nuire si il n’y prend pas garde. Il ne peut pas les chasser de ses terres ; d’autant moins qu’ils ont déjà acquis nombre de villages à leur cause et à leurs croyances.

Raymond IV de Saint-Gilles décide donc de s’allier à eux. Il leur offre toute l’assistance qui leur est nécessaire pour s’installer dans les meilleures conditions possibles. Il leur donne des domaines paroissiaux, des terrains vierges pour qu’ils puissent bâtir des églises en toute tranquillité. Il facilité leurs démarches Spirituelles en disant à ses peuples d’écouter leur Sagesse ancestrale.

Mais, en même temps, d’étranges rumeurs commencent à circuler. On dit que malgré l’édification des églises, parfois, ils continuent à se réunir dans des grottes alentours. On dit aussi que des Bogomiles se font emmurer vivant au cours de certaines cérémonies mystérieuses ; ou bien qu’ils s’y couchent en cercle en attendant de mourir.

A partir de 1050, les liens entre les diverses Eglises Bogomiles – désormais nommées Cathares – se raffermissent. Elles ne se rompront plus jamais. Tout le long des années qui suivent, leurs foyers cristallisent les nombreuses poussées Spirituelles des populations locales.

Par ailleurs, dès cette date, les premiers textes littéraires en français vulgaire sont composés. Leurs auteurs sont des troubadours, « ceux qui trouvent » ; ils ont pour noms Guillaume, comte de Poitiers, Bernard de Ventadour, Raimbaud, comte d’Orange, Jaufré Rudeil. Ils chantent l’aventure et les miracles, les dames et la guerre.

Les troubadours du Midi inspirent les trouvères du Nord, le pays de langue d’oïl ; Gauthier d’Epinay, Conon de Béthune, le comte Thibaut de Champagne, les « Minnesänger » allemands. Les poèmes des troubadours sont chantés dans les fêtes et les châteaux par des jongleurs, qui s’accompagnent d’instruments de musique.

Outre les chansons de geste, qui célèbrent les exploits des preux et les amours impossibles, les troubadours composent des chansons de croisade, des pastourelles, des chansons de toile, et inventent « l’amour courtois » du chevalier entièrement dévoué à sa dame.

En 1094, Bernard de Clairvaux – ou, Saint-bernard –appartient depuis longtemps à la confrérie du Prieuré de Sion. Et c’est cette année là que ceux-ci l’envoient en Bretagne afin de s’Initier pendant plusieurs mois à un certain nombre d’anciennes Cérémonies Druidiques. De fait, un peu plus tard, Saint-Malachie écrit à ce sujet : « C’est dans la forêt, et non dans les Livres, que tu trouveras la vie Supérieure. ».

Puis, Bernard de Clairvaux revient en Languedoc pendant trois mois. Il y parfait ses Connaissances. Il y visite les pics Pyrénéens au sommet desquels quelques Communautés Cathares se sont établies. D’ailleurs, il se rend à Montségur et dans ses environs. Il parcourt les rives du « Lac des Druides », dont le nom, par déformation, est en train de devenir « Lac des Truites ». Il y découvre la tradition selon laquelle les Tectosages – une tribu Celte qui a jadis pillée le Trésor de Delphes – aurait jeté son or à cet endroit. Il y apprend également que les Rois Mérovingiens auraient été des Adeptes des Sciences Occultes et de toutes les formes d’Esotérisme qui existent. Il lui y est révélé que ce sont les derniers d’entre eux qui auraient accueilli les premiers Bogomiles dans la région. Il lui y est dit que les Parfaits auraient transmis les Doctrines et les Mythes Druidiques en leur possession, à ces Souverains. Et, il commence à se demander si les Mérovingiens n’auraient pas été en contact avec les Celtes Arcadiens – les Ancêtres des Bogomiles -, qui ont gagné le Danube, traversé le Rhin, et qui se sont établi en Germanie Occidentale, au début de l’Ere Chrétienne ?      

C’est ainsi que Saint-bernard est ensuite amené à habiter la forteresse de Foix pendant une semaine. A l’intérieur de cet autre bastion du Catharisme, il est alors informé qu’avant que la citadelle ne soit bâtie, la tribu Celte des Sotiates y avait érigé un oppidum. Et, il se met dès lors peu à peu à comprendre quel lien unit la place forte de Montségur à celle de Foix.

Mais, c’est aussi à ce moment là que la puissante famille Languedocienne de Godefroy de Bouillon décide de faire courir le bruit selon lequel ses origines remontent à Lohengrin. Car, Saint-bernard, autant qu’elles, savent bien que, dans la tradition Celte, celui-ci est considéré comme le fils du héros du Graal, Parzival. Tout en faisant peu cas du fait que le troubadour Raoul de Gael déclame de son coté, à son de trompe, que c’est la forêt de Brocéliande qui a été le théâtre des exploits des Chevaliers de la table Ronde partis à la recherche du Graal.  

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