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21 novembre 2009

De Deiteus Mythica, le Mythe des Demi-Dieux : Pages 1644 - 1645

pole_nordPôle Nord et Pôle Sud, première moitié du XXème siècle :

En 1906, aidé par des Inuit, Robert Peary tente d’atteindre le Pôle Nord mais n’y parvient pas. Il effectue un second essai : le Pôle est alors vaincu le 6 Avril 1909.

Au Pôle Sud, les difficultés et les dangers ne sont pas moindres : l’Irlandais Shackleton échappe de peu à la mort en 1909. Alors que le Britannique Robert Scott innove en utilisant deux traîneaux automobiles, son rival norvégien Roald Amundsen choisit les traîneaux à chiens, moyen technique éprouvé. La course au pôle se déroule de 1910 à 1912 : le méthodique Amundsen arrive le premier ; Scott le suit de peu, mais ses hommes et lui même meurent d’épuisement sur le chemin du retour.

En 1926, un aventurier du nom de L.T. Erikson, un pilote d’aéroplane expérimenté, est l’un des premiers hommes à photographier le pôle Nord depuis le ciel. Quand il développe ses clichés, il fait une découverte surprenante : sur l’un, le pôle est masqué par une épaisse couverture de nuages ; sur l’autre, les nuages ont disparu et on aperçoit une sorte d’immense trou là où devrait se trouver le pôle. Erikson se demande alors si on ne pourrait pas pénétrer dans les profondeurs de la terre par cet orifice gigantesque. 

Brésil, première moitié du XXème siècle :

En 1908, le colonel Fawcett voyage au Brésil. Or, un jour, perdu en pleine forêt vierge, il découvre les restes d’un tombeau Inca. Et là, quelle n’est pas sa surprise quand il en exhume trois statuettes Egyptiennes.

Argentine, première moitié du XXème siècle :

Affaibli par les répercussions de la crise économique de 1929, l’accroissement démographique est important, mais très inégal car il vide les campagnes au profit des villes. La capitale, Bueno Aires, accueille un flot de migrants, de ruraux et de pauvres, lesquels fournissent aux entreprises le gros de leurs troupes. Le peu de poids de la petite exploitation dans un pays voué aux grandes haciendas en explique le nombre élevé. Et l’industrie les absorbe d’autant plus volontiers que le marxisme les touche peu.

Mais, tout à coup, le président radical Yrigoyen est renversé par l’armée et le général Uriburu en Septembre 1930. Juan Peron devient officier d’état-major au sein du nouveau gouvernement en 1938, puis détaché auprès de l’armée Italienne de 1939 à 1941. Il revient à Bueno Aires séduit par les méthodes et les réalisations du régime fasciste. Il fréquente les milieux favorables à l’Axe, prend une part active au coup d’Etat du 4 Juin 1943 et entre au gouvernement. Chef de cabinet au ministère de la guerre puis sous-secrétaire d’Etat au Travail, il gagne la confiance des ouvriers par des augmentations de salaires, la réduction du temps de travail et l’institution des contrats collectifs. Son influence s’élargit : en 1944, il ajoute à ses fonctions le ministère de la guerre, puis la vice-présidence de la république.

Soutenue par l’ambassade américaine, une coalition de conservateurs et de libéraux évince Peron le 12 Octobre 1945 et le fait emprisonner. Fausse victoire : un soulèvement populaire organisé par sa maîtresse, Eva Duarte, le ramène au pouvoir cinq jours plus tard. Le 24 Février 1946, il est élu, en toute légalité, président de la république.

Dès lors, Peron exploite avec habilité les revendications sociales et le nationalisme argentin. Epaulé par des forces très hétéroclites – partis de gauche, nationalistes, armée, Eglise -, il dénonce les ingérences américaines et gouverne en despote. Il place ses fidèles, fusionne les partis laboriste et radical en un bloc dont il fait l’instrument de son pouvoir personnel, contrôle la presse et la radio, modifie la constitution : le Congrès n’est plus qu’une Chambre d’enregistrement. A mi chemin du capitalisme et du socialisme, ce justicialisme est un régime corporatiste inspiré du fascisme italien : parti et syndicat uniques, mouvement d’embrigadement pour la jeunesse et les femmes. Devenue l’épouse de Peron, Eva, adulée par les masses, assure une bonne part de sa popularité au dictateur, à qui, du reste, tout paraît réussir.

Car, en effet, l’Argentine domine le marché mondial des céréales et celui de la viande. L’afflux de devises permet le rachat des grands services publics, aux mains des compagnies britanniques ou américaines. La banque centrale est nationalisée ; un Institut argentin pour la promotion du commerce, crée. Une législation avancée profite aux ouvriers et aux paysans pauvres : congés payés, allocations familiales, retraites, assurances sociales, tribunaux de travail. Peron instaure un plan quinquennal d’industrialisation et exproprie les grands domaines agricoles, ce que l’oligarchie terrienne ne lui pardonne pas. La propriété privée et la libre entreprise subsistent, mais l’Etat dirige la production et le crédit. Influencé par son épouse, Peron accorde le droit de vote aux femmes et légalise le divorce, en dépit de l’hostilité de l’Eglise. En politique extérieure, il établit des relations diplomatiques avec l’U.R.S.S. et marque ses distances avec les Etats-Unis

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