Canalblog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Mes Univers
Publicité
13 juin 2016

autobiographie, pages 21 à 221 / 312

X1Et quelle souffrance supplémentaire, lorsque je savais qu’un tel avait une aventure, avait une relation sentimentale plus ou moins sérieuse avec l’une de ces jeunes femmes qui appartenaient momentanément à notre « club ». Je me sentais exclu, humilié, jusqu’aux tréfonds de mon cœur et de mon âme. Rabaissé une fois encore, parce que j’étais sorti de leur univers ; qu’ils ne me rencontraient plus qu’à l’occasion. Parce que, lorsque je les sollicitais, juste pour avoir le plaisir de partager un moment amical avec eux, ils me répondaient généralement : « Plus tard » ou « Je n’ai pas le temps », ou « J’ai autre chose à faire ». Sachant que cette autre chose était d’être avec l’une de ces jeunes femmes.

 

C’est dans ce contexte que j’ai commencé à me lacérer les bras à coups de lames de rasoir. C’est aussi dans ce contexte que j’ai, un soir, renversé tous les meubles, fait voler, tous les livres, cassettes vidéos, ou autres, que je possédais, à travers le salon-salle à manger de cet appartement. Autant j’étais heureux et fier d’avoir réussi à rassembler toutes ces personnes disparates autour de moi. Autant j’étais heureux et fier d’organiser régulièrement des séances de jeux de rôles à l’appartement. Autant j’étais content de courir chaque week-end aux quatre coins de la capitale, afin de jouer avec d’autres groupes de joueurs. Autant j’étais fier et heureux des recherches historiques, mythologiques, religieuses, littéraires, etc. que j’effectuais au sein des différents départements de la Bibliothèque Nationale que je fréquentais. Malgré tout, tout ceci ne compensait pas cette solitude implacable qui était la mienne.

 

Il ne faut pas croire pour autant, que je n’ai pas eu de relation sentimentale durant cette période. Au tout début de cette époque, entre autres, je m’étais inscrit à une agence de rencontres. J’avais d’ailleurs sympathisé avec une de ses employées. C’est étrange parfois, comme le monde est petit. Car elle m’a permis de connaître ensuite son compagnon et les amis de celui-ci… qui étaient tous des passionnés de jeux de rôles. C’est chez ce couple que je me rendais souvent le samedi soir, pour rentrer le Dimanche matin à l’aube et m’endormir lessivé. Puis, après quelques heures de repos, repartir chez le jeune homme qui m’avait initié à « Vampire, la Mascarade », jusque vers minuit environ.

 

En tout état de cause, après m’être inscrit à cette agence de rencontres, j’ai attendu un certain nombre de semaines avant que cette dernière ne me recontacte. Elle avait enfin trouvé quelqu’un pour moi. Je me suis donc rendu au rendez-vous qui avait été fixé par l’agence. Et là, quelle n’a pas été ma surprise de voir une jeune femme telle qu’on en voit dans les magazines de mode, un vrai top model en devenir. J’étais à la fois abasourdi et enchanté. Nous avons fait le tour du quartier où nous nous étions salués. Sans une parole, sans un mot. J’ai bien tenté de lancer la conversation, mais au bout de dix minutes, celle-ci m’a expliqué qu’elle devait aller travailler. Et elle m’a laissé là, sur place, sans que j’aie l’occasion de dire « ouf » ou de la saluer. Ce n’est que lorsque j’ai sympathisé – assez vite ensuite – avec cette employée de l’agence matrimoniale, qu’elle m’a avouée qu’en fait, ses supérieurs avaient payé cette jeune femme.

Publicité
Commentaires
Mes Univers
Publicité
Visiteurs
Depuis la création 289 389
Publicité
Derniers commentaires
Archives
Mes Univers
Newsletter
Pages
Publicité
Publicité