Brèves Philosophiques, pages 195 à 197 ; Dieu quelle hypocrisie, troisième partie :
Pour moi, il n'y a rien de pire, avec les violences conjugales et les viols de femmes, que la destruction physique, mentale, morale, psychique, d'enfants. Cela me heurte au plus profond de mon être, de mon âme, de mon cœur, de mon corps. Cela m'attriste, évidemment.
Mais plus que ça encore, je méprise et n'ai aucune compassion pour ce que je considère comme des monstres, des barbares. Pour moi, ils sont en marge de l'humanité. Un retour à l'état bestial de la pire espèce. Et si cela ne tenait qu'à moi, une fois mis en prison, je les condamnerai à perpétuité. Et quand j'entends perpétuité, c'est à dire une perpétuité réelle. Non pas relative en fonction des remises de peine. Puis, avec un retour à la liberté au terme d'un certain nombre d'années.
En outre, je les obligerai à suivre une psychothérapie afin qu'ils réalisent les souffrances qu'ils ont infligé à leurs victimes. Je les contraindrai à voir des thérapeutes qui, à force d'échanges, les forceraient à pénétrer les profondeurs de leur âme. Les sommerai à lire les désolations et les cauchemars qu'ils ont engendré, et dont leurs victimes – y compris une fois devenus adultes – ne ressortiront jamais indemnes. Car ceux-ci porteront toute leur vie ce poids dont ils ne peuvent se libérer, sur leurs épaules. Pour qu'ils voient les déflagrations qu'ils ont provoqué sur une famille entière, ainsi que sur son entourage le plus immédiat. Il n'y a qu'ainsi, et en y apportant les moyens financiers et humains adéquats que ces pervers comprendront à quel point leurs méfaits sont lourds de conséquence. Puisque la plupart du temps, hélas, ces derniers étant uniquement concentré sur leur seul plaisir, sur la manipulation qu'ils exercent, sur le rapport de force qu'ils ont avec leurs jouets, n'ont aucune conscience de la répercussion de leurs agissements. Et c'est à cela qu'il faut absolument les amener : à ouvrir les yeux sur les horreurs qu'ils ont commises.
Ce qui m'irrite aussi, et qui me met en colère, c'est lorsque des institutions reconnues dissimulent les faits qui se sont déroulés dans leurs locaux. Je pense notamment à l’Éducation Nationale et à l’Église Catholique.
L'école ou la paroisse sont censés être des lieux où les enfants sont protégés des pires maux de notre société. La violence, les abus – et notamment sexuels -, les humiliations, etc. devraient en être absentes. Les professeurs, les prélats, qui y exercent, sont là pour éduquer nos enfants ; que ce soit laïquement ou spirituellement. Ils sont là pour leur enseigner les règles de vie qui régissent notre modèle de civilisation. Ils sont là pour leur montrer l'exemple. Ils sont là pour propager les valeurs qui nous sont si chères : partage, échange, dialogue, apprentissage, amour de son prochain, tolérance, acquis éducatifs ou culturels.
A suivre...