9 juillet 2021
Mon programme personnel de ce jour et des jours qui viennent... :
Après "Toutes blessent*, la dernière tue", "Ce que tu as fait de moi", et avant "Meurtres pour rédemption", cet après-midi je vais m'octroyer une heure de tranquillité afin de terminer ma lecture de "Purgatoire des Innocents". Il me reste vingt pages à dévorer, et comme tous les ouvrages de Karine Giebel, celles-ci atteignent le summum de l'horreur.
Oh, les livres de Karine Giebel ne sont pas des livres d'horreur tels qu'on se les imagine. Rien à voir avec un James Herbert, un Graham Masterton, ou un Dean Koontz ; ou même un Stephen King pour ces nouvelles ou ces romans de terreur. L'horreur que décrit Karine Giebel est celle que les hommes sont capables d'infliger à d'autres hommes, femmes, voire enfants lorsqu'ils se transforment en monstres à visage humain. Des êtres froids, sans retenue, avides de faire endurer tortures et sévices corporels ou psychologiques ; de ceux dont on ne ressort jamais indemnes.
Chacun de ses romans est un roman "coup de poing". Il débute de façon anodine, par des événements que l'on peut éventuellement croiser au coin de sa rue ou sur le palier de chez son voisin. Puis, peu à peu, le masque de ces personnes "normales" tombe. Leur vrai visage apparait, et l'horreur absolue s'installe. Sans aucune échappatoire pour leurs victimes. Sans espoir et sans sursis. C'est là la force de ses romans.
Karine Giebel est une auteure française que j'ai découverte par hasard il y a quelques mois. Il est rare que j'apprécie les romancier(e)s française. Mais avec Claire Favan, que j'ai également découverte l'année dernière, et dont j'ai déjà dévoré tous les romans qu'elle a publié à ce jour, je l'inscris parmi mes écrivains préférés.
J'en ai encore quatre d'elle à lire. Néanmoins, pour faire retomber la pression, après "Purgatoire des Innocents", je vais changer de registre. Je vais m'attaquer à un roman de Jeffery Deaver intitulé "le Rectificateur". Un thriller historique se déroulant en Allemagne pendant la période nazie. Car Jeffery Deaver est un auteur que j'aime beaucoup. Il est l'auteur de la vingtaine de romans mettant en scène le célèbre criminologue Lincoln Rhyme, accompagné de sa fidèle comparse Amélia Sachs.
Au passage, pour avoir récemment visionné les deux premiers épisodes de la série télévisée inspirée par ses ouvrages, je les ai trouvé très médiocres. Je ne les ai pas continué. Je préfère, et largement, "Bone collector", le film avec Denzel Washington et Angelina Jolie. Même si le littéraire que je suis préfère encore davantage les romans qu'il a écrit.
Bref, tout ça pour dire que j'ai une quinzaine de livres mettant en scène Lincoln Rhyme à lire. "Le Rectificateur" se déroulant sous le régime nazi dans les années Trente, me semble différent. Je verrai bien ce qu'il en est, même si je ne doute pas qu'il me plaise autant que les précédents de Jeffery Deaver que j'ai lu. De plus, pour moi qui, en tant qu'historien, a longuement et minutieusement étudié cette période de notre Histoire récente - ses causes et ses conséquences sous de nombreux aspects ; j'ai même jadis écrit quelques articles sur ce sujet -, je suis en terrain connu.
Quand je songe que j'ai encore une cinquantaine de romans - de Terroir, historiques, de fantasy, de science-fiction, des thrillers, à lire ; de même, deux biographie monumentale, l'une de De Gaulle, l'autre de Churchill, ainsi qu'une thèse sur l'Affaire Dreyfus", j'ai de quoi m'occuper pour les semaines et les mois à venir.
Quand je songe qu'il y a tellement de gens qui n'aiment pas lire, je les plains énormément. Il y a tant à découvrir et à apprécier au travers des livres. Et je ne parle même pas des bandes-dessinées qui patientent parmi ces ouvrages. Je ne parle pas des DVD historiques, des films abordant tous les thèmes que le cinéma français ou étranger met en avant. Je ne parle pas, non plus, des séries de qualité - je suis actuellement la troisième saison "d'American Gods", avant de mon plonger dans la deuxième partie de la dernière saison de "Vikings", qui méritent l'attention.
Enfin, et pour terminer pour aujourd'hui, hier j'ai évoqué ma passion des figurines. J'ai souligné que j'en avais reçu alimentant une scènette décrivant Bonaparte au siège de Toulon - la Batterie des hommes sans peur". J'ai débuté la rédaction d'un long article décrivant en détails cet épisode précurseur de l'épopée napoléonienne. Il va me falloir quelques jours pour le terminer, avant de le publier ici et ailleurs. Une heure de recherches et de rédaction quotidiens.
Puis, une heure de rédaction de mes Mémoires, que je reprends progressivement. Car j'en suis à la troisième version des trois premiers chapitres de celles-ci, qui évoquent ma toute petite enfance. Ce n'est qu'ensuite que je vais entrer dans le "vif du sujet" et décrire l'aube de mon adolescence que j'intitule "le début de mes Années noires". Heureusement, tout n'y a pas été que sombre. Je vais pareillement m'attarder sur ces instants heureux qui ont contribué à modeler ma personnalité et mon parcours. Cependant, ce sont les drames et les souffrances, les peurs et les violences dont j'ai été l'objet, qui m'ont le plus marqué.
Voila, c'est ce que je tenais à partager avec vous aujourd'hui. J'imagine que bien peu vont aller jusqu'au bout de cet article. Tant pis (pour eux) : moi, je poursuis mon travail d'écrivain et d'historien ; puisque telles sont ma profession, ma vocation et ma passion...
Ne suis-je pas un intellectuel, mème si certain(e)s me fustigent ou me dénient ce titre qui me correspond pourtant parfaitement ? Qu'ils ou qu'elles me montrent de quoi ils ou elles sont capables littérairement parlant, avant de me dénigrer ou de me critiquer... A ce moment-là, et à ce moment-là seulement, ils pourront s'interroger sur ce que je suis susceptible de partager en matière d'érudition sur les réseaux sociaux...
Dominique Capo
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