21 juillet 2021
"Chacun son opinion, chacun sa vision des choses", à propos du vaccin anti-covid et du pass sanitaire. Quelle aberration !!! :
Oui, "Chacun son opinion.". C'est ce qu'a répliqué une lectrice à mon texte précédent hier soir. Et justement, tout le problème est là : Aujourd'hui, trop souvent, les personnes qui s'expriment sur les réseaux sociaux contre le vaccin, comme contre toute autre atteinte à leur définition personnelle du mot "liberté", font ce terrible amalgame. Quand je m'exprime, j'exprime mon opinion. Quand j'avance des faits, des preuves, scientifiques, quand je me base sur le résultat de recherches maintes fois renouvelées afin d'être certain que toutes arrivent à la mème conclusion, ce n'est plus une opinion. C'est une démonstration.
Or, ces personnes qui contestent cette évidence, ne sont pas des scientifiques qui ont longuement travaillé sur ces sujets. Ils n'ont même pas lu les travaux qu'elles remettent en cause, en question. La plupart du temps, elles piochent ici où là des éléments sur Internet qui vont dans leur sans. Elles s'appuient souvent sur des contre-vérités, sur des fake-news, sur de la propagande, sur les écrits de naïfs et d'ignorants. Elles ne vérifient pas leurs sources, elles ne recoupent ou n'approfondissent pas les éléments qu'elles recueillent. Elles les prennent pour argent comptant - ce que ceux et celles qui les propagent pour des raisons qui n'ont rien à voir avec la santé - tout ce qui passe à leur portée. Et évidemment, elles plongent la tête la première dans le piège qu'on leur a tendu.
Car, que cherchent ces distillateurs de peurs, d'angoisse, de stress, que sais-je encore. Défendre la liberté de chacun, ou même de tous, ce n'est pas leur problème. Ce qu'ils veulent, c'est saper la confiance des plus faibles d'esprit et des plus ignares, afin qu'ils leur servent d'instruments. D'instruments pour diviser, d'instruments pour alimenter la violence et la haine. D'instruments pour déstabiliser nos institutions.
Or, aujourd'hui, comme tout le monde à la possibilité de s'exprimer librement grâce aux réseaux sociaux, ou à internet plus généralement, ceux qui désirent abattre la démocratie usent de cette même liberté de s'exprimer pour tromper ceux et celles qui ont envie de croire en "une vérité alternative". Nos politiques les ayant déçu, trahi, ces personnes s'imaginent que ceux qui dévoilent d'autres vérités "cachées" sont dans le vrai. Forcément, elle ne vient pas de ceux qui les gouvernent, ou des scientifiques qui, preuve à l'appui, tentent de leur démontrer qu'elles sont dans le faux.
Comment pourraient-elles faire confiance à ces autorités toutes puissantes qui n'ont jamais réussi à trouver de solution efficace à leurs difficultés - travail, argent, pouvoir d'achat, consommation, impôts, etc. ? C'est parce que ces personnes sont perdues, et donc vulnérables aux influences extérieures, que ces dernières pullulent et les induisent volontairement en erreur. C'est tellement de les manipuler pour les transformer en bons petits soldats haineux et violents. C'est tellement simple, alors, de les retourner contre les valeurs qu'ils pensent défendre en tirant à boulets rouges sur tout et n'importe quoi.
Malheureusement, un jour, à force de tirer à boulets rouges contre cette liberté commune, et non individualiste, ils finiront par l'anéantir. Et à ce moment-là, une véritable dictature, telle qu'elle existe dans quelques pays comme l'Iran ou la Corée du Nord, la remplacera. Tuer la liberté au nom de la liberté, quelle cruelle ironie. Ça s'est déjà vu. Les exemples au cours de l'Histoire sont innombrables ; et sont toujours baignés dans le sang de ceux qui voulaient la défendre. Quel monstre n'ont-ils pas créé ; et un monstre encore plus vorace ensuite pour renverser cette dictature qu'ils avaient érigé au nom de leur liberté, à eux. Il semble que cette leçon n'ai pas été suffisamment apprise. Elle montre bien, si c'était nécessaire, que l'ignorance de son passé est mère des barbaries à venir.
Notre époque n'est pas figée à tout jamais, souvenez-vous en. Les droits que nous avons, la liberté que nous portons comme un étendard justifiant tous les excès, peuvent être renversés du jour au lendemain. Je ne parle pas ce ces restrictions momentanées et vitales pour la santé et la protection de la vie que cette pandémie nous impose. En d'autres temps, d'autres restrictions ont été édictées par les autorités pour le bien de tous. Et l'immense majorité des gens les ont accepté, comprenant qu'il en allait de l’intérêt général.
Non, des périls liés au changement climatique, à la pollution, à la diminution continuelle et sans frein des nappes phréatiques, par exemple, apparaissent à l'horizon. Et des décisions drastiques vont devoir s'imposer. Des solutions extrêmes, un jour ou l'autre, vont devoir être envisagées, afin de modifier les effets de notre comportement individualiste sur le modèle de société qui est le notre; Oh, ce n'est pas pour tout de suite. Dans vingt, trente, cinquante ans, peut-être. Mais le compte à rebours est déjà enclenché. Et cette liberté à chacun de décider pour soi, uniquement en fonction de soi, sera inévitablement balayée. Alors, ces petites contraintes actuelles ne sont rien devant ce qui nous attends.
Toutefois, là encore, ce ne sera pas ce totalitarisme tant craint par quelques illuminés, qui sera à l’œuvre. Ce sera la nécessité et les impératifs vitaux des bouleversements en cours, et dont nous voyons les premiers effets - inondations, sécheresses, tempêtes, villages rasés par les éléments, etc. - qui nous les assignerons ; de gré ou de force. Cette pandémie n'en n'est que l'un des symptomes préliminaires. Et pas le plus virulent, pas le plus destructeur, pas le plus contraignant. Vous pleurerez certainement ces quelques restrictions à "votre liberté individuelle" lorsque ces changements brutaux se produiront...
Mais bon, il est bien connu que tous ceux et toutes celles qui s'expriment sur cette pandémie actuellement, ici ou ailleurs, ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. Ils pensent en tant que communauté restreinte à sa plus simple expression. Eux, éventuellement leurs proches, leurs amis, leur famille, leurs connaissances. Un peu comme à l'époque de la Préhistoire et des premiers villages d'il y a 10 000 ans. C'est tout ce qu'ils connaissaient. Au-delà, c'était l'inconnu. Et cet inconnu était empreint de peurs, de dangers, et de fantasmes.
Ces petites communautés, dans la vie réelle, ou dans la vie virtuelle, ne sont rien d'autre que des résurgences de la réduction de la communauté à sa plus petite expression. Un quartier, une ville, une région, peut-être. Mais pas davantage. La nation, la société dans son intégralité, je ne parle mème pas du continent ou de notre civilisation, sont trop abstraits pour ces esprits simples, primitifs, grossiers, vulgaires, médiocres. Par leurs assertions, par leurs raisonnements sommaires et schématiques, avalant n'importe quelle fake-news attirant leur attention sans que celle-ci leur "prenne trop la tète", les membres de ces petites communautés les prouvent quotidiennement. Et ils fissurent chaque jour un peu plus les fondements de cette liberté à laquelle ils se réfèrent continuellement.
C'est affligeant. Alors, oui, le "chacun sa vision, chacun son opinion", dans de telles circonstances, si c'est une vérité dans l'absolu, dans la réalité, ce précepte n'est pas conciliable avec les événements que nous traversons. Son opinion est respectable, honorable, mème lorsque son contradicteur n'est pas d'accord avec elle. Par contre, lorsque ce sont des faits falsifiés, manipulés, inventés, outranciers, qui sont mis en avant, et que son contradicteur, lui, montre des preuves avérées, vérifiées et revérifiées, issues d'expériences scientifiques maintes fois répétées, lorsqu'ils se base sur des données sérieuses, des faits réels, le "chacun sa vision, chacun son opinion", n'a plus lieu d'être. Il doit s'effacer face à la réalité.
Sinon, on n'est plus dans le domaine de l'argumentation, mais dans la croyance. Et la croyance, la foi aveugle, est la pire des options : elle est du domaine de la religion. Comme autrefois lorsque l’Église détenait la seule "Vérité" à même d'être diffusée, enseignée, au bon peuple analphabète et inculte. Ce bon peuple qui ne savait pas lire, qui n'était pas informé, ou selon les orientations que la foi leur ordonnait d'intégrer; Les faits n'avaient alors aucune importance. La science était repoussée, interdite. Les scientifiques étaient traqués par l'Inquisition, tout droits menés au bucher, dans les pires des cas.
C'était les ecclésiastes brandissant leur vérité au travers de la Bible, de la Torah, ou du Coran, brandissant leur interprétation de ses textes, qui imposaient leurs dogmes et leurs convictions, leur opinion, et leur vision des choses. Et nul n'avaient à les remettre en cause. Une petite minorité terrorisant la majorité avec leur vision de l'enfer, avec leur peur de ce qu'ils ne connaissaient ou n'approuvaient pas. Ca ressemble étrangement à ces thèses de ces théoristes du complots contre la liberté, contre le vaccin, contre le pass sanitaire, etc. actuels...
Enfin, en ce qui concerne la "liberté" de se faire vacciner ou pas. C'est vrai, dans l'absolu : chacun a le droit de vouloir se faire vacciner ou pas. Chacun est maitre de son propre corps, et de comment, à quelles fins, ou quand.. des médecins doivent lui injecter telle substance ou pas. Mais, ça, c'est l'idéal. Dans un monde ou chacun ne serait pas en contact avec ses concitoyens - et les plus fragiles et les ainés notamment - en permanence ; dès que l'on sort de chez soi pour une raison ou pour une autre ; quand on n'est pas régulièrement à des lieux confinés où le virus est susceptible de se propager.
D'ailleurs, en passant, "lieu confiné" n'est pas équivalent à une pièce remplie de monde. Une rue à l'intérieur de laquelle une foule, mème clairsemée, est un lieu confiné. Un magasin, une la galerie ou la travée d'une grande surface, est également un lieu confiné. Une plage ou un chemin de promenade où l'on croise des inconnus lorsqu'on s'y promène, est un lieu confiné. Il suffit que les individus constituant un groupe de personnes soient contact plus ou moins rapproché pour que le virus profite de l'occasion pour circuler et contaminer ceux et celles qui ne sont pas protégés contre lui.
Et la vaccination massive est la seule protection efficace pour que celui-ci ne les attaque pas. Alors, quand il s'agit d'une personne qui n'a pas de contact avec les autres, qu'il soumette sa santé ou sa vie au risque de se faire contaminer, après-tout, c'est son problème. C'est de sa responsabilité. Par contre, s'il ne se protège pas ou ne se fait pas vacciner, et dès lors, fait courir ce risque à ceux et à celles qui l'entourent, à sa famille, à ses proches, à ses connaissances, ou à de parfaits inconnus, là, sa liberté vis-à-vis de sa propre personne est inévitablement restreinte. C'est celle du groupe, de la communauté, qui prime, évidemment. Sa liberté de choix s'efface au profit de la sauvegarde de la santé du plus grand nombre.
Alors, il y en qui prétendent qu'on n'a pas assez de recul sur les effets secondaires de ce vaccin contre le Covid-19. Évidemment, ce n'est qu'un prétexte pour clamer haut et fort que leur liberté individuelle a plus de valeur que la liberté collective. Il y en a qui s'insurgent contre les lobbies des laboratoires pharmaceutiques qui s'enrichissent grâce à ce vaccin providentiel. Ce qu'ils oublient de souligner, c'est qu'ils ne tirent pas plus de profits de celui-ci que de tous les autres médicaments, vaccins, etc. mis sur le marché, et dont tant de gens sont si friands dès qu'ils ont "un pet de travers". C'est que ces mêmes gens n'hésitent pas à se procurer des thérapeutiques inefficaces - de temps en temps - de peur de tomber malades, de ne pas être en pleine capacité de ses moyens intellectuels ou physiques. Ils ont beau savoir que ces palliatifs ne sont là que pour apaiser leur mirages d'hypocondriaques, ils y ont recours régulièrement.
Par contre, dès que c'est un vaccin inédit, efficace à 90 % ou à 95 % contre le Covid-19 et ses variants, ils montrent ces même laboratoires pharmaceutiques qu'ils enrichissent avec leur succédanés du doigt. Quant à ces hippies d'aujourd'hui qui ne jurent que par les plantes ou les remèdes délivrés par les naturopathes et autres adeptes de la médecine de grand-mère, ils sont parfaitement conscients que celle-ci ne peut pas tout guérir. Ou s'ils y croient en leurs théories fumeuses sur la médecine, c'est que ce sont des charlatans, voire des escrocs, de la pire espèce.
Or, tous et toutes ces adeptes de la théorie du complot - si simple et si facile comme explication parce qu'elle joue sur les peurs et les fantasmes des plus crédules et des plus incultes d'entre nous -, se basent sur quoi pour étayer leurs hypothèses qu'ils ont tôt fait de transformer en vérité incontestable et à incontester. Il y en a qui se basent sur des études de scientifiques en marge de leur profession. Il y en a qui prennent quelques phrases sujettes à interprétation si on les lit isolément du reste :
Oui, il y a un risque en s'injectant ce vaccin. Comme pour tous les médicaments et les vaccins que notre médecin de famille nous prescrit. Personnellement, un jour, mon petit frère s'est fait vacciner contre la grippe. Il en a résulté une sorte de furoncle plein de pu qui a fini par éclater. Ce n'était pas méchant, mais sur le moment, ça a été impressionnant. Notre médecin lui a prescrit des antibiotiques, et au bout de quelques jours, tout est rentré dans l'ordre. Ce n'est pas pour autant que nous avons arrêté de nous faire vacciner contre la grippe.
Ce n'est pas pour autant que tout le monde a arrête de se faire vacciner à cause de ces risques infinitésimaux. Il faut être vraiment paranoïaque et crédule pour être terrorisé par 0,00001 à 0,00003 % de risques. Car le risque 0 n'existe pas et n'existera jamais. Mème si je sais que c'est ce que certain(e)s aimeraient. C'est impossible, infaisable. A moins de rester chez soi sans jamais en sortir, de peur qu'en traversant la rue, qu'en allant à son travail, un accident n'advienne, c'est impossible. Puisque mème en allant chercher du pain au bas de chez soi, on peut se faire renverser par une voiture. Puisque même en étant chez soi, un accident domestique est susceptible de survenir. Oui, il y a toujours un risque, n'importe où, n'importe quand. Le réduire au maximum est louable, en se vaccinant notamment. Le faire disparaitre est impossible, et le multiplier en ne se faisant pas vacciner, ou en faisant comme s'il n'existait pas, est inconséquent.
Oui, des multinationales pharmaceutiques s'en mettent "plein les poches" grâce à ce vaccin. Mais, en réalité, combien de milliards ont-elles investi en recherche et en développement pour le mettre au point. Ne s'enrichissent-elles pas également grâce aux autres médicaments qu'elles diffusent sur le marché ? Et ceux ou celles qui prétendent qu'elles nous empoisonnent avec des produis néfastes qui les constituent, ne se posent-ils pas cette question : Quel et où serait leur avantage, de nous faire périr ; mème à petit feu ?
Car, ce que vous dissimulent ces personnes anti-vaccin, outre le fait d'avancer que c'est leur choix personnel niant la protection de la santé de la communauté, c'est que ce risque se réduit à une portion congrue. Pour celui contre le Covid, et peu importe le laboratoire qui l'a mis au point, c'est entre 0,000001 et 0,000003 % de risque. Si vous ne croyez pas, allez vous renseigner vous-même en lisant les publications expliquant en détail son influence sur notre organisme. Ce que vous dissimulent ces personnes, c'est que la science évolue très vite. Les années ou les décennies qu'il fallait il n'y a pas si longtemps à la recherche pour mettre au point un vaccin contre un virus, se sont réduites comme peau de chagrin. Les outils, les avancées en matière thérapeutique, sont considérables. Surtout en ce qui concerne les virus, qui sont les plus ordinaires dans la famille des dangers sanitaires qui nous menacent régulièrement.
Enfin, si Pasteur et ses successeurs n'avaient pas créé de vaccins contre ces fléaux qui décimaient autrefois de millions de personnes en Europe ou ailleurs - tuberculose, rougeole, rage, grippe, etc. -, ce n'est pas quelques dizaines de milliers de victimes mortes du coronavirus en France - 105 000 au dernier recensement -, moins de cinq millions dans le monde, qu'il faudrait recenser. Ce serait des dizaines de millions, voire davantage.
Ces 0,00001 à 0,00003 sont ridicules, sont infinitésimalement négligeables, comparés aux bienfaits que nous apportent ces vaccins. Et ceux et celles qui s'estiment discriminées par le pass sanitaire qui l'accompagne, ce n'est pas la restriction de liberté qu'ils montrent du doigt, c'est qu'ils dénigrent à ceux et celles qui ne veulent pas tomber malade parce qu'ils ont été en contact avec des gens qui ne se sont pas fait vacciner, le droit de ne pas risquer d'être malades, ou de mourir, à cause de leur individualisme outrancier.
Car, la liberté, c'est non seulement des droits, mais c'est aussi des devoirs. Les uns sont intimement liés aux seconds ; car sans les seconds, les premiers n'existent pas. La liberté, fondement de notre idéal démocratique et républicain, est ce qui nous lie à la même communauté, à la même nation, à la même société, à la même forme de civilisation. Les liberté des anti-vaccins ne doit pas primer sur la liberté du plus grand nombre, qui eux, souhaitent se faire vacciner, et être protégé en tous lieux et en tout instants, contre ses méfaits. Si ces anti-vaccins n'acceptent pas ces règles communes qui sont le socle de notre société, nul ne les retient. Qu'ils émigrent dans des pays soumis à de véritables dictatures, ils verront la différence. Sous le régime nazi, il y a longtemps qu'ils auraient été arrêtés, soumis au silence et à la torture, et éliminés, pour ne pas avoir obéi aux lois du régime.
Je sais que les gens ont la mémoire courte et que ce que je vais souligner, ils ne pas s'en sentir concernés. Cependant, il y a un siècle à peine, juste après la Première Guerre Mondiale, la Grippe dite "Espagnole, a tué 50 millions de personnes dans le monde ; autant que lors du Second Conflit Mondial. Et que dire de la "Grande Peste Noire" qui a traversé l'Europe au début du XIVe siècle, et qui a décimé un tiers de sa population. Je suis sûr qu'à ces deux époques, les gens auraient ardemment souhaité qu'un vaccin soit à leur disposition pour échapper à leurs ravages.
Et aujourd'hui, certains et certaines se défient des remèdes pour lesquels on leur dit que, non seulement, ils vont les préserver du Civid-19 et de ses variants ; mais pour lesquels on leur dit qu'ils vont protéger ceux et celles qu'ils aiment et qui les aiment, comme les parfaits inconnus qu'ils croisent au coin de la rue, sur le lieu de leurs vacances, ou dans les transports en commun ? Ils crient à la dictature parce que ces vaccins vont devenir obligatoires pour les professions en contact direct avec les plus fragiles et les plus âgés d'entre nous. Ils s'insurgent contre un pass sanitaire nécessaire pour que ce fléau ne s'étende qu'à minima ; pour que nos hôpitaux ne soient pas surchargés en malades susceptibles de décéder.
Ils comparent celui-ci à de la discrimination ou à l'étoile jaune qu'ont porté les juifs afin de les identifier, de les envoyer dans des camps de la mort, puis de les exterminer par fournées entières dans des chambres à gaz ? Comment peut-on, comme ose-t-on, comparer le génocide programmé, voulu, organisé, à des fins idéologiques et raciales, à une toute petite piqure de rien du tout destinée, au contraire, à préserver la santé et la vie ? Quelle honte, quelle ignominie !
Pire encore, ceux et celles qui se réfèrent à la discrimination ou au totalitarisme pour justifier leurs théories du complot ahurissantes, ne connaissent pas leur passé. Moi, en tant qu'historien qui ait longuement étudié cette période pas si lointaine de notre histoire, je peux leur dire qu'ils se fourvoient. Que leur peur ridicule et imbécile n'autorise pas ces comparaisons criminelles.
Bref, en conclusion, je sais parfaitement que je ne convaincrais pas les niais et les incultes qui ont envie de "croire" plutôt que de "savoir". D'ailleurs, tel n'est pas le but de cet article. Le but de cet article, c'est de démontrer qu'avec de réelles connaissances - mème approximatives -, qu'avec des informations avérées et vérifiées ou vérifiables, c'est qu'en raisonnant avec intelligence plutôt qu'avec ses angoisses et ses peurs, il est aisé de démonter leurs absurdités les unes après les autres. Il suffit de faire appel à son bon sens, aux sciences et aux faits qu'elles démontrent. Il suffit d'user de son intelligence et de sa sagacité, plutôt que de sa crédulité ou de sa propension à voir des complots à chaque coin de rue. Cependant, pour cela, il ne faut pas penser qu'à soi, ou qu'à son petit entourage épris de ce qu'ils s'imaginent être la liberté. Car, leur notion de la liberté est extrêmement restreinte, elle ne se limite qu'à eux. Et ça, ce n'est pas la liberté. Malheureusement, ils ne l'entendent pas. Et un jour, c'est dans la douleur qu'ils s'en apercevront....
Dominique Capo
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