7 novembre 2021
Aujourd'hui, repos :
Oui, repos après cette semaine particulièrement intense. Après avoir rédigé trois textes sur le phénomène médiatique qu'est "Zemmour", après avoir poursuivi la rédaction d'un passage particulièrement ardu de mes Mémoires, après avoir reçu la visite de membres de ma belle-famille avec laquelle ma compagne et moi avons passé un agréable moment, après avoir pris soin de cette dernière comme je le fais quotidiennement, aujourd'hui, je me repose.
En fin de semaine, j'ai commandé mes figurines King and country que je devrais réceptionner d'ici peu. Je me suis enquis des dernières nouveautés en matière de livres, de films, de BD, etc sur le point de sortir. J'ai reçu la BD sur Goldorak que des auteurs de bande dessinée de grande renommée ont publié récemment. Je ne l'ai pas encore dévoré, puisque je suis plongé dans l'un des derniers Michael Conelly mettant en scène deux de ses héros favoris que sont Renée Ballard et Harry Bosch. Et ensuite, je vais m'attaquer au dernier roman en date de Karine Giebel, que j'adore. A chaque fois, ses titres sont comme des coups de poing émotionnels ; mais que c'est puissant ; que ça fait du bien.
Sans compter le visionnage d'Envoyé Spécial, de Complément d’enquête, de Faites entrer l'Accusé, de "Apocalypse, Hitler attaque à l'Ouest", de documentaires sur la dérive des continents depuis la formation de la Terre... Quelques films comme Dune au passage, dont j'attends la deuxième partie avec impatience.
Bref, qui dit que le fait de ne pratiquement pas sortir de chez soi à cause de son handicap et de son rôle d'aidant après de sa compagne atteinte de sclérose en plaques empêche d’être actif ? Qui dit que le fait d’être différent physiquement sous-entend que nous sommes diminués, des sous-individus, d'être vu comme des personnes qui passent leur temps à végéter ?
Ah, les préjugés, les idées reçues ! Comme pour beaucoup de choses que j'observe ici, le diktat de la norme, de tout dans l'apparence, rien dans le cerveau, ont encore de beaux jours devant eux. Les neurones qui grillent dès qu'on lit un texte de plus de deux paragraphes, constitué de mots de plus de deux syllabes, imposeront encore longtemps leur loi. Et je ne parle même pas de ceux et de celles qui se contentent de regarder une image, qui likent si celle-ci leur plait, sans s'intéresser peu ou prou à l'article qu'elle est censé illustrer. Ou ceux et celles qui préfèrent les visionner de courtes vidéos - pas trop longues, il ne faut pas exagérer ! - ou des photos consensuelles, voire teintées de médiocrité, parce que c'est plus facile, plus simple, et plus rapide à zapper !
Je ne fais pas partie de cette engeance pour qui le nivellement par le bas est le reflet de son quotidien qu'elle exhibe ici ou ailleurs. Je suis peut-être handicapé, mais mon cerveau fonctionne très bien, merci. Mais mon intelligence se porte au mieux de sa forme. Mais ma culture, mes savoirs, mon érudition, ma curiosité dans tous les domaines, je les entretiens. Mieux, je les enrichis, je les diversifie, je les élargit au maximum de leurs possibilités et de leurs capacités spirituelles et cérébrales.
Aussi, aujourd'hui, pour me détendre, pour me reposer, je vais m'adonner au visionnage d'émissions et de documentaires tels que ceux que j'ai décrit ci-dessus. Je vais lire trois heures entre cet après-midi et ce soir. Et demain, je vais me replonger dans la rédaction de mes Mémoires, à une époque où, enfant en bas age, j'habitais encore Marseille. C'était avant que moi et ma famille n'émigrions pour Paris ; avec tout ce qui en a résulté...
Dominique Capo
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