Canalblog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Mes Univers
Publicité
28 novembre 2021

Brève du 28/11/2021 :

X1 (2)

Souvent, je me demande pourquoi la majorité des personnes qui s'expriment sur Facebook ne sont capables d'y publier que des extraits de textes "copiés-collés", que des photos récupérées sur d'autres sites, que des vidéos sans grand intérêt ? Quand j'explore mon "fil d'actualité", il ne s'y trouve que des images de jeunes femmes en "déshabillés" partagées par des hommes et des femmes ; pire, qui sont constellées de "likes" ou de commentaires vantant leur beauté. Tout en sachant que la plupart de ces photos ont été retouchées, modifiées, améliorées, et évidemment, ne reflètent aucunement la réalité de ceux et celles qui les ont posté.
 
C'est incroyable, comme ces personnes sont accro à cette virtualité qui n'a rien à voir avec la réalité. Comme si elles voulaient à tout prix fuir celle-ci pour se réfugier dans un monde dont ils ont l'impression d'être les rois et les reines. Ceci dit, ce n'est juste qu'une impression ; qu'un sentiment fugitif qu'ils supposent maitriser. Ce qui n'est pas le cas en vérité. Et plus ils l'arpentent, plus ils en sont accro. Un peu comme ces drogués en manque de hasch, de cocaïne, ou d’héroïne, en quête permanente de leur substance leur permettant de fuir momentanément le monde réel.
 
Par contre, attention au réveil, au retour à la réalité. La gueule de bois risque d'être violente, et de durer. Mais, comme pour toute drogue, à force de s'y adonner, ces personnes se transforment en zombis qui ne savent plus faire la différence entre ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas. D'où leur adhésion sans réflexion approfondie, sans user de leur intelligence, aux fakes-news, aux contre-vérités, aux désinformations, sont on les abreuve sans discontinuer. Car, à force de les en abreuver, à force de les faire crouler sous ce flot de textes, d'images, de vidéos truquées ou orientées, elles ne se rendent même plus compte qu'elles sont manipulées. Manipulées par des firmes, par des groupes de pression, par des théoriciens du complot, par des gens malheureux et retournant leur souffrance contre les autres, afin de faire adhérer consciemment ou inconsciemment ces personnes à leurs idées.
 
Malheureusement, l'immense majorité de ces personnes adoubent volontairement ou non dans le sens de ceux qui les manipulent. Elles ont perdu tout sens critique, tout discernement, à force d'en être abreuvés. Pire, à force de vouloir faire le buzz dans le but de se faire remarquer, dans le but de sortir du lot, ces personnes se ruent sur ces soi-disant informations sans chercher ailleurs si d'autres données viennent les confirmer, les approfondir, les compléter ; sans chercher ailleurs si d'autres articles, si d'autres auteurs, si d'autres sources, vont dans leur sens ou non.
 
Elles les acceptent telles quelles, en les survolant ou en se fixant sur quelques mots ou quelques lignes qui viennent juste légitimer les certitudes, les préjugés, les a-prioris de ces personnes, parce qu'en fait, ces personnes ne sont les diffusent que pour ça. Pas pour débattre, pas pour échanger, pas pour dialoguer les multiples aspects du sujet qu'elles mettent en avant. Non, juste pour dire qu'elles détiennent la vraie vérité, la seule qui compte et que leurs contradicteurs(trices) doivent entendre et embrasser.
 
D'ailleurs, il est à constater que la plupart de ces personnes, plutôt que de rédiger leurs propres textes sur leurs murs pour les diffuser, ne cessent d'investir les pages de ceux et celles qui ne sont pas d'accord avec leur point de vue. Il est à constater que ce sont elles dont les commentaires sont les plus virulents, les plus haineux, les plus empreints de foi en leur infaillibilité. Dès qu'on les contredit ou qu'on argumente en se référant à des sources plus sérieuses, leurs masques tombent, et on voit avec quel fanatisme, avec quel manque de jugement, les dénuées de raisonnement constructif qu'elles sont se déchainent ; jusqu'à l'absurde.
 
Quand on songe que ces personnes critiquent et veulent renverser une forme de société dont elles sont les premières contributrices. Les premières à se servir des réseaux sociaux et des désinformations, des mensonges, et des approximations qui y circulent, afin de dénoncer un système auquel elle n'adhèrent pas ou plus. Les premières à s'emporter sur tout et n'importe quoi sans en comprendre les tenants et les aboutissants, la complexité, les multiplicités. En fait, ces derniers aspects ne les intéressent pas : les accros qu'ils sont, comme leurs condisciples drogués à des substances illicites, sont dans l'immédiateté, dans l'éphémérité, dans le tout de suite et ici. Elles ne vont pas au-delà parce qu'elles sont tellement "abruties" par elles qu'elles ne peuvent plus réfléchir, user de leur raison ou des savoirs qui seraient facilement à leur disposition, pour s'en apercevoir.
 
Pire, elles ne le veulent, n'en n'ont pas envie. Comme des zombis, leurs yeux sont en permanence fixés sur leur smartphone, sur leur tablette tactiles, sur leur ordinateur. Leur obsession est de "ne rien rater de ce que leur fil d'actualité, de ce que les groupes auxquels elles sont abonnées, de ce que les sites, "dévoilent". Elles s'y retrouvent pour être "entre soi", puisque ceux et celles qui n'adhèrent pas à leurs idées ont forcément tort, sont forcément dans l'erreur. Il est vrai que cette façon de fonctionner alimente leurs inquiétudes, exacerbe leurs assujettissements, développe leur paranoïa. Elles en sont les prisonnières.
 
Ce n'est pas anodin que la grande majorité des personnes qui sont rattachées d'une manière ou d'une autre à mon profil Facebook ne lisent que rarement les articles que j'y publie. Likent ou commentent en déformant mes propos pour qu'ils correspondent à ce qu'elles veulent y voir. Ne se concentrent que sur quelques mots ou quelques phrases qui "vont dans le sens de leurs idées". Qu'elles ne se réfèrent pratiquement jamais aux articles plus anciens que les plus récents enrichissent, augmentent, ou étudient une facette que je n'y ai pas évoqué. Ça prend trop de temps, c'est trop compliqué.
 
Ce n'est pas un hasard s'il est exceptionnel que mes textes soient partagés. "Facebook n'est pas fait pour ça", me serine-t-on. Qui l'a décrété ? Ou est-ce inscrit dans le règlement de Facebook ? Est-ce que Facebook ou le Net plus généralement, est l'apanage des idiots et des analphabètes ? Est-ce le lieu réservé à ceux et celles qui se contentent de végéter cinq minutes en publiant des photos et des vidéos teintées de médiocrité et d'apathie ? Est-ce l'endroit où l'éphémérité et la superficialité sont les seuls à avoir droit de cité ? Qui l'a promulgué ? Ou est-ce inscrit ?
 
L'immense majorité de ces personnes refusent le monde actuel tel qu'il est. Bien ! Sauf que ce sont elles, par leurs actions, par ce qu'elles montrent d'elles, ici comme ailleurs, qui font de lui ce qu'il est. Elles ont l'impression qu'en s'exprimant ici comme elles s'y emploient, elles vont faire bouger les choses ? Surtout en publiant ce qu'elles publient, et de la façon dont elles les publient ? Surtout en faisant du copié-collé pour tout et n'importe quoi, en ne s'exprimant pas avec leurs propres mots, en usant de leurs propres idées, réflexions ou raisonnements ? Surtout en idéalisant des images ou des vidéos magnifiées qui ne correspondent même par à "leur" réalité quotidienne le plus souvent ? Surtout en truffant leurs contenus de fautes de grammaire ou d'orthographe, de notions qu'on leur a matraqué pour qu'elles les ingèrent sans même s'interroger sur leur pertinence ou leur réalité ?
 
Je ne détiens pas la vérité. De toute façon, la vérité est multiforme, est souvent une question de point de vue. Elle est également paradoxale, contradictoire, inattendue. Elle diffère en fonction des personnes, des croyances, des territoires où l'on vit, des savoirs dont on est imprégné, etc. Lorsque je publie des textes sur tel ou tel thème, je n'écris pas LA vérité. J'écris MA vérité. Qui-plus-est, je la publie uniquement sur mon mur ou dans les groupes auxquels je suis affilié. Ensuite, libre à ces derniers de l'accepter et de la transmettre à leurs adhérents.
 
Pour autant, rares sont les personnes qui font preuve de discernement. Et justement, c'est là où je rebondis sur ce que j'ai énoncé précédemment : ces personnes, en se comportant de la manière que j'ai décrit plus haut, se fourvoient. Elles se voient comme des justiciers à l'affut des dires de celui oiu celle qui ne pense pas comme elles. Elles fondent sur lui ou elle pour les convaincre qu'ils sont dans le faux, et les "remettre dans le droit chemin". Elles ne sont pas là pour débattre, pour échanger, pour argumenter à l'aide de preuves dignes de ce nom.
 
Elles ne sont là que pour diffuser leur propagande : combien de fois ai-je vu, parmi les commentaires à mes textes, des liens vers des articles, vidéos, sites, destinés à m'embrigader. Exceprionnelles sont les personnes qui prennent le temps, qui ont les connaissances personnelles, qui usent de leur intellect, pour modeler LEUR vérité. Qu'elle soit pertinente ou pas n'est pas l'essentiel, en fait. Mais combien s'y emploient ? D'ailleurs, en y songeant, mème si celle-ci n'est pas forcément pertinente, elle a le mérite d'exister. La personne qui l'a développé à le mérite d"avoir réfléchi et tenté de la verbaliser. Un fragment de celle-ci est peut-être à retenir, à éclaircir, à aiguiser.
 
Mais non, l'immense majorité va au plus simple, au plus facile, au plus superficiel, ou au plus éphémère. Elle ne construit rien, elle ne collabore pas entre elle, elle ne structure rien. Elle consomme du vide ; elle absorbe de la léthargie. Donc, elle ne peut ètre qu'apathique et sans perspective à courte, moyenne, ou longue échéance. Elle se comporte en être décérébré, comme un être continuellement assisté qui a besoin que la solution vienne de la machine plutot que d'elle même.
 
Voila pourquoi mes articles ne sont que rarement lus ou relayés. Parce que quand je prends une ou deux heures pour les rédiger et pour les partager avec le plus grand nombre, l'immense majorité des gens surfent sur Facebook en se contentant de liker ou de commenter brièvement ce qui a été copié-collé maintes et maintes fois. Quand j'use d'attention et de concentration pour élaborer la signification de ce que je souhaite démontrer, c'est presque systématiquement lu en biais, compris de travers, c'est instantanément zappé... et oublié.
 
Quand j'y songe, que restera-t-il de chacun de nous après notre disparition ? Si les données que nous corportons sur le Net sont à notre image, les chercheurs qui se pencheront sur elles feront rapidement la différence entre ce qui est essentiel et ce qui ne l'est pas. Et ils se rendront compte ce que j'écris a plus de valeur que ce que l'immense majorité des gens publient. C'est la même chose pour un éventuel employeur qui arpente les réseaux sociaux pour s'informer sur tel ou tel candidat.
 
C'est pareil quand ceux et celles que nous élisont scrutent les idées, les réflexions, les raisonnements, des gens qui s'y expriment. Ce n'est pas les certitudes toutes faites, les a prioris et les préjugés des centaines ou des milliers de fois répétés, distordus, résumés à l'extrême, ou arrangés, qu'ils vont aller chercher. C'est ce qui sort de l'ordinaire. C'est ce qui a été modélé ou développé en toute indépendance et impartialité. Selon sa propre vérité ; mais une vérité argumentée et batie à l'aide de savoirs ou de pensées nourris hétéroclitement.
 
C'est pour ça que je suis là. Et tant pis pour la masse d'indifférents, d'insousciants, de crédules, de naifs, de dénués de connaissances, qui me voient comme un insolent parce que je me prétends intellectuel. Parce que je me vois comme un érudit ou un sachant. Qui considère que ce que je partage vaux la peine d'être lu et partagé. Au moins, ce que je retranscris est de mon fait, est issu des réfléxions et des raisonnements dont je suis le réceptacle. Au moins, c'est moi qui le rédige du début à la fin. Au moins, en suis-je l'auteur ; et que cet auteur, même si certains s'imaginent qu'il est hautain, se voit comme au-dessus du lot - c'est faux, mais n'est-ce pas ceux et celles qui s'envisagent comme pauvres intellectuellement ou culturellement qui l'affirment -, il se distingue d'eux par ce qu'il produit. Et s'il n'en tire aucune firté, il n'en n'a pas honte non plus...
 
Dominique Capo
Publicité
Commentaires
Mes Univers
Publicité
Visiteurs
Depuis la création 289 389
Publicité
Derniers commentaires
Archives
Mes Univers
Newsletter
Pages
Publicité
Publicité