Transmettre :
Comme vous le savez tous et toutes si vous avez lu mes deux textes d'hier, j'ai récemment été affecté par la perte d'un proche parent il y a tout juste une semaine. Durant plusieurs jours, mon moral n'a pas été très bon. Cela s'est ressenti dans la plupart de mes textes postés ici ou ailleurs durant cette période. Il est vrai que, pour chacun d'entre nous, la mort d'un membre de sa famille est une épreuve particulièrement douloureuse. Et je remercie du plus profond de mon cœur, de mon âme, et de ma conscience, tous ceux et toutes celles qui m'ont, à cette occasion, témoigné leur affection, leur soutien, leur sollicitude.
Franchement, leurs commentaires ayant suivi mes deux textes concernant cette épreuve personnelle m'ont beaucoup touché.
Bien entendu, cette douleur ne va pas s'effacer en un jour ; si jamais elle s'efface un jour totalement. Je pense sincèrement que tant que nous pensons à eux, ceux et celles qui ont disparu et que nous avons aimé sont toujours vivants en nous. Nous sommes leur héritage. Et c'est à nous, après leur mort, de transmettre à nos enfants ce qu'ils nous légué. Que ce soit matériellement, affectivement, spirituellement, en matière de savoirs, de valeurs, de personnalités, etc., nous nous devons de transmettre aux autres ce qu'ils nous apporté. Cette richesse dont ils ont été constitué, leurs parcours, leurs existences foisonnantes et si diverses. C'est un legs précieux, inestimable, dont souvent, nous nous rendons compte de l'envergure qu'une fois qu'ils ne sont plus parmi nous. Peu importe la manière dont nous nous l'approprions et nous le perpétuons, peu importe les chemins que nous empruntons pour le diffuser autour de nous. L'essentiel, à mon humble avis, c'est d'effectuer cette démarche avec le plus d’honnêteté, le plus de respect, le plus d'ouverture d'esprit, et le plus de conscience que nous en sommes les provisoires intermédiaires.
En écrivant, notamment sur les nombreux épisodes qui ont émaillé mon existence jusqu’à aujourd'hui – et en attendant les suivants -, c'est aussi cette perspective qui m'imprègne. Ce n'est peut-être pas grand-chose. Des événements épars, personnels, douloureux souvent. Mais ils sont ce que mes ancêtres, mes grands-parents, mes parents, etc. m'ont légué. C'est ce qui matérialise l'héritage dont je suis le fruit, et que je désirerai transmettre un jour à ceux et celles qui viendront après moi. Mon attrait pour l'Histoire est issu de cette réflexion que je pense être essentielle pour chacun de nous : c'est en sachant d'où ont vient que l'on sait qui on est et où l'on va.
En partageant, ici et ailleurs, mes extraits de « De Deiteus Mythica », en rédigeant mon ouvrage sur les « Origines idéologiques et ésotériques du Nazisme », je contribue, à mon modeste niveau, à l'aide de mes quelques connaissances en matière d'Histoire, à offrir aux autres ce que j'ai appris de mes prédécesseurs.
C'est d'autant plus fructueux que mes efforts semblent ne pas être vains. En effet, au départ, lorsque j'ai commencé à rédiger des textes, des articles sur mon mur personnel - que ce soit ici ou au sein de forums dédiés aux écrivains amateurs -, jamais je n'aurai imaginé que tant de personnes s'intéresseraient au fruit de deux décennies d'investigations solitaires dans des domaines tels que l'Histoire, la Mythologie, la Religion, la Genèse des Civilisations et des Religions, la Préhistoire, la Cosmologie, etc. Des thèmes qui me sont chers, sur lesquels j'ai énormément lu lors de mon passage à la Bibliothèque Nationale. Puis ensuite parce qu'une fois l'accès à ces savoirs m'ont été autorisés, ma soif d'apprendre, d'explorer, de creuser, l'ensemble de ce qu'elles recelaient ne m'a plus jamais quitté. A chaque fois qu'une porte sur une discipline annexe à celle que j'étudiais s'ouvrait, je n'avais qu'un seul désir : prospecter ce qui se dissimulait derrière. Tel a toujours été mon credo lors de mes investigations depuis plus de vingt ans que j'emploie une grande part de mon temps à l'étude.
Quand j'ai commencé à écrire des articles sur tous ces thèmes, à diffuser le résultat de mes explorations intellectuelles et livresques, je n'imaginais pas où ils me mineraient. Pareil, lorsque presque par hasard, un jour, j'ai commencé à rédiger mes pensées philosophiques sur le devenir de l'Humanité, sur notre Civilisation, sur les multiples implications des actions de notre espèce sur son environnement, sur son futur, etc. C'était alors, pour moi, plus une façon de mettre de l'ordre dans mes idées e fonction de l'évolution des événements auxquels j'assistais quotidiennement. Le monde et ses soubresauts, les notions qui y étaient rattachés, les enjeux politiques, économiques, religieux, culturels, scientifiques, environnementaux, etc. ; souvent en contradiction les uns avec les autres.
Non, franchement, je ne songeais pas qu'au fil des mois, puis des années – ça fait deux ans à peu près que je m'adonne à cet exercice -, tant de gens se pencheraient sur mes écrits. Je me disais que peu de personnes y péteraient un quelconque intérêt. Comme quelques uns et quelques unes n'ont pas arrêté de me le répéter, je croyais que les réseaux sociaux ou les forums consacrés à la rédaction de textes, y seraient imperméables. Néanmoins, je dois souligner que pour une grande part, c'est la réalité. Sur des millions d'utilisateurs d'internet et de ses multiples possibilités d'enrichissement intellectuel, de partage de connaissances, de dialogues sur des thèmes susceptibles de faire évoluer notre pensée, notre vision du monde, de nous-mêmes et des autres, il y en a qu'une infime fraction qui ont le désir d’œuvrer dans ce sens. L'immense majorité des gens se contentent d'y participer en se cantonnant à leur quotidien, sans s'intéresser aux myriades de richesses littéraires, en matière de savoirs, de partage, de dialogue avec des individus issus de milieux sociaux, économiques, culturels, ou autres, dissemblables aux leurs. Mais cela n'est pas dû à internet. Je suis convaincu, au regard des expériences que j'ai vécu par le passé, que l'immense majorité de la population ne se préoccupe que de son environnement immédiat : amis, famille, proches, cercle u_n petit peu plus étendu éventuellement. Mais rarement au-delà.
Est-ce un défaut ? Est-ce une qualité ? Je ne saurai le dire. J'expose simplement un fait. Sans récrimination ou jugement. Ce que je constate néanmoins c'est qu'au fil des mois, le nombre de personnes lisant mes extraits de « De Deiteus Mythica », mes articles sur notre civilisation, sur l'actualité parfois la plus brûlante, mes poèmes, mes nouvelles romanesques, et dernièrement sur mon livre en cours de rédaction – 150 pages sur les 500 qu'il devrait contenir au final -, j'ai de plus en plus de lecteurs et de lectrices.
Je sais que tous ne se manifestent pas par des commentaires, que tous ne me lisent pas régulièrement. Il y en a qui me lisent qu'épisodiquement, car chacun fait en fonction du temps qu'il peut y consacrer ; ce qui n'est pas toujours simple ou facile. Chacun a sa vie à mener et c'est naturel, normal. La famille, le travail, etc. priment avant tout. Parfois aussi, en fonction des périodes – vacances, emplois du temps surchargés, préoccupations personnelles -, ce n'est pas leur priorité. Et là également, c'est tout à fait naturel, normal, humain. Cependant, statistiquement, mon lectorat est en constante progression, et c'est quelque chose qui me fait éminemment plaisir, qui me touche profondément. Au-delà de ce que je peux exprimer par les mots que je révèle ici.
J'en suis d'autant plus heureux que deux de mes nouvelles – jadis intitulées « le Manoir des Ombre, première et seconde partie », sont sur le point d'être publiées sous forme d'ouvrage chez un éditeur. Pour l'occasion, je leur ai donné un autre nom : « Chroniques des Semi-Immortels ». Un mélange d'Histoire, de Mythologie, d'Occultisme. Des textes qui me ressemblent, et qui touchent à l'univers auquel je suis familier. Entre Anne Rice et Da Vinci code pour ceux qui ont lu les livres de ces auteurs. Mais inscrits dans une intrigue, un univers, qui n'appartient qu'à moi. Et dont ces deux nouvelles ne sont que les deux premières pièces d'un puzzle beaucoup plus grand et beaucoup plus complexe. Pour ceux et celles qui les ont déjà li lorsque je les ai publié ici, ils sont susceptibles d'en témoigner. Pour les autres, qui seraient intrigués de les lire, attendez encore quelques semaines que cet ouvrage soit disponible en librairie, à la Fnac, sur Amazon, etc.
Enfin, et je terminerai par ceci : dans la foulée, il y a quelques jours, j'ai envoyé à un autre éditeur les 500 pages de mes « Brèves Philosophiques » dont vous avez peut-être lu des passages ici. Parmi eux, notamment, « Introspection sur le Devenir de l'Humanité » ou « Dieu et le Big Bang ». Celles-ci atteignent aujourd'hui les cinq-cents pages. Et je les augmente à chaque fois que je rédige un nouveau texte sur l'Histoire, la Religion, la Philosophie. J'avoue que je les ai expédié à cet éditeur pour suivre les recommandations d'un de mes contacts. Je ne pensais pas recevoir de réponse de sa part rapidement ; si jamais je devais en réceptionner une. Dès le lendemain, celui-ci m'a écrit une lettre dont voici un extrait :
« J'ai parcouru rapidement les premiers chapitres de votre envoi. Voici quelques impressions immédiates : S'il y reste en effet quelques fautes d'orthographe ou parfois quelques rares formulations à rectifier, vous êtes, en matière d'expression française, nettement au-dessus du lot de ce que nous recevons régulièrement.
Je ne discuterai pas du contenu qui est votre œuvre, l'expression de votre pensée et qui n'appartient qu'à vous en tant qu'auteur. Notre maison d'édition pourrait en effet vous aider à publier en "vrai livre" imprimé, sans aucune participation pécuniaire de votre part. Mais il est évident que contrairement à une auto-publication numérique, nous devrions cependant faire face à un certain nombre de frais… A commencer par les relectures nécessaires et les corrections y afférentes, la mise en page des textes qui réclame davantage de clarté et d'espacements, et tout le travail d'édition par lui-même (attribution d'un ISBN, choix des polices, définition d'une couverture attrayante, vérifications avant tirage, expéditions, gestion des ventes et des royalties, etc.). ».
« Votre domaine de prédilection d'écriture nous intéresse. L'histoire de l'Humanité, les Religions, etc.. sont des sujets que nous partageons. Mais (eh oui, il y a un "mais"…) ce que vous écrivez -- en tout cas ce que vous nous avez envoyé -- ressemble davantage à un "essai philosophique" qu'à du roman. Donc, il va falloir y effectuer un certain nombre de coupures. ».
Cela prouve donc, si besoin était, que tous mes efforts finiront par porter leurs fruits un jour. Evidemment, je ne m'enthousiasme pas trop vite. Je demeure raisonnable. Le fait que je sois suivi et lu au sein de réseaux sociaux ou de forums consacrés à la littérature est déjà énorme. Mais, avec ces deux perspectives – mes nouvelles, puis mes « Brèves Philosophiques » -, les choses progressent. Lentement, à leur rythme, sans précipitation. Mais ce sont des avancées relatives à ma vocation, doublée d'une passion, importantes. Car je suis conscient qu'il y a beaucoup d'auteurs qui tentent leur chance auprès d'éditeurs, et qu'il y en a très peu qui sont remarqués par eux.
Je vais donc m'employer, dans les semaines et les mois à venir, à poursuivre dans cette direction. En particulier en continuant la rédaction de mon ouvrage sur les Origines du Nazisme que certains, ici, sont impatients de découvrir. C'est d'ailleurs pour leur montrer un fragment de ce que ce livre contiendra que je lui ai créé une page Facebook.
Ainsi que je le soulignais au début de ce texte, ceci prouve bien l'importance de la transmission. L'envie de connaître, de dépasser ses épreuves et ses limites – intellectuelles en ce qui me concerne – afin d'offrir aux autres un peu de ce que nous sommes au fond de nous-mêmes, est vital. Perpétuer au travers de nos vocations, au travers de ce que nos parents nous ont donné, un peu de ce legs que nous détenons, est nécessaire. Car c'est à nos enfants que nous nous devons de les communiquer...