Ceci est mon dernier post jusqu'au 27 juillet :
Puisqu'il fait enfoncer le clou, allons-y. Et à ceux et celles auxquelles mes observations et réflexions ne plaisent pas, choquent, énervent, etc., dites-vous ceci :
Que vous n'y souscriviez pas, qu'elles vous exaspèrent, que vous les estimiez sans valeur ou hors de propos, que vous les voyez comme insignifiantes ou pitoyables, que vous les considériez comme déplorables ou avec le but d'attendrir ou de faire couler une larme de compassion ou de trouble de la part des femmes qui les lisent, n'a aucune importance. Que vous me croyiez ou non, ne m'impressionne pas. Que vous me jugiez ou me condamniez, ne m'émeut pas. Que vos commentaires soient venimeux, violents, haineux, à mon encontre, ne m'atteint pas.
J'en ai vu d'autres. J'en verrais d'autres. Que vous me croyiez ou pas, je n'écris pas ce genre de texte pour susciter la pitié, l'indulgence, pour faire vibrer la corde sensible de ceux et celles qui me lisent. Je ne suis pas là pour demander l’aumône, pour appeler à la sympathie envers le fait que je sois handicapé ou malade, replié sur moi-même, timide, maladroit, etc. Tout ceci est secondaire.
Je me fous totalement que l'on prête foi à ce que je souligne. Chacun et chacune a sa conscience pour soi. Chacun et chacune a sa propre histoire, son propre parcours, a affronté ses propres épreuves ou difficultés. Chacun les a surmonté - ou pas - selon ses propres capacités, en fonction de ses propres moyens. En fonction de son milieu socio-culturel, de son métier, de sa personnalité, de son origine familiale, de ses convictions, de ses valeurs, etc., chacun ou chacune y réagit différemment. C'est normal, naturel. Et je ne fais pas exception à la règle.
Je suis même heureux que certains et certaines ait réagit comme ils l'ont fait ; avec autant de virulence envers mes textes précédents. Au travers de leurs commentaires, ils ont montré leur véritable visage. Celui de personnes imbues de leur normalité, qui sont institutionnalisées, se sentant menacées par ce que j'ai évoqué ; froides, implacables, voire hostiles. Bref, à l'image de cette société à laquelle ils ou elles appartiennent. Je souhaitais en partie le démontrer par mes deux textes. Ils ont atteint leur but.
Mais là n'est pas l'objet de ce post. Non, sa vocation est autre. En exposant ainsi le thème que j'ai abordé précédemment, je désirais mettre l'accent sur un point précis.. Au travers du "sexe", des "relations amoureuses", passagères ou à long terme, et la simplicité et la facilité qu'ont les "gens normaux" à les établir, et à les faire perdurer, je coulais mettre en avant que c'est une épreuve quasi-insurmontables pour les personnes qui sont différentes d'une manière ou d'une autre. Je voulais souligner que ces gens "normaux" à la vie "normale", avec des problèmes de métro-boulot-dodo "normaux" ne sont centrés que sur ceux-ci, et donc que sur eux-mêmes.
Je voulais démontrer qu'ils sont incapables d'envisager qu'un jour ils peuvent se retrouver à la place de ces gens différents à la suite d'une maladie, d'un accident, ou autre. Qu'ils n'ont aucune empathie envers ceux et celles pour qui ce qui leur semble aisé, simple, devient dès lors un fardeau. Pire, que ça entrave pour le reste de leur existence leur avenir, leurs projets, leurs relations avec les gens du commun, avec l’extérieur en général. Ils sont incapables de s'y projeter, ils n'en n'ont même pas envie, puisque leur vie uniformisée est déjà assez compliquée, dure, comme ça.
Alors que, pourtant, ce qui leur parait dur, éprouvant, important à relever au quotidien, n'est rien comparé à ce que ces personnes différentes ont comme défis à franchir. Mais ça, il faut le vivre pour en avoir conscience. Il faut que l'un de ses proches soit atteint par ces blessures inguérissables, qui marquent à jamais, et qui font de vous un "anormal", pour le réaliser.
Car, si nous sommes tous différents, nous les sommes tous à un degré différent de ce que la société définit comme la "norme". C'est parce que l'immense majorité, malgré les différences individuelles et naturelles qui nous définissent, inscrit son empreinte qu'on la nomme "société", "culture", commune à "tous" enfin, presque tous. Et c'est ce qui définit notre relation à nous-même, à l'autre. C'est ce qui définit le fait que nous appartenons à la communauté ou pas. C'est ce qui définit que nous nous y intégrons avec facilité ou pas.
Mais ça, évidemment, c'est loin des préoccupations ou des interrogations de cette majorité qui en est en permanence imprégnée. Pour laquelle c'est tellement naturel qu'il n'y a même pas de questions à se poser, que ça ne pose pas de problèmes particuliers. Alors que pour ceux et celles qui n'entrent pas dans les critères de cette immense majorité définissant la norme, c'est un combat de tous les instants de tenter de la pénétrer. Ce qui fait, justement, que les gens du commun ne comprennent pas pourquoi c'est si important, épuisant, humiliant, blessant, effrayant, pour ces "différents". C'est hors de portée de leur "métro-boulot-dodo" ; et d'ailleurs, ils s'en foutent, ce n'est pas leur problème. Rejetant ainsi pas ce comportement ces "différents" aux marges de la société.
Alors, allons plus loin : puisque ces "différents" qui n'appartiennent pas à l'immense majorité composant notre société actuelle, individualiste, institutionnalisée, égocentrique, sans empathie, normalisée, il y a un moyen radical de remédier à cela. Que cette majorité ouvre à nouveau les camps de concentration et les chambres à gaz. Puisqu'ils sont des importuns, facteur de gène, dont l'existence, les souffrances, les malheurs, n'ont aucune importance à leurs yeux, exterminons- les. Tout d'abord, pratiquons un eugénisme généralisé afin que tout le monde se ressemble, en fonction des critères communs que la société impose.
Il faut être en bonne santé, être athlétique, performant, sans handicap, beau, intelligent, sociable, heureux, etc. Donc, éliminons dès avant la naissance les gènes susceptibles d'altérer ce but permettant au futur individu de s'insérer "normalement" et "naturellement" dans la société. Puisque cet individu doit être attrayant, plaisant, sans défauts, avec des critères idéaux, il doit se satisfaire de sa condition. Il doit se satisfaire de son parcours scolaire, de son métier. Il doit se plier à ce qu'on attend de lui : trouver une femme, se marier, avoir des enfants "normaux", des amis dont les centres d’intérêt et les loisirs sont les mêmes que les siens. Il doit être mince, manger équilibré, avoir un bon salaire, voyager, faire du sport.
De plus, il ne faut pas qu'il soit trop intelligent, trop cultivé, trop curieux, se poser trop de questions. Au risque de remettre le système et la communauté à laquelle il appartient en cause. Au risque de saper ses fondations. Voila, en premier lieu, ce que sont ces "normaux" qui s'insurgent à propos de mes deux textes précédents.
Car en effet, avoir des relations sexuelles, pour un moment ou plus longtemps, le fait qu'un "différent" cherche à aller vers des femmes qui lui plaisent, qui l'attirent, ou juste avec lesquelles il souhaiterait être ami, qu'il rêve de côtoyer, mème juste amicalement, va à l'encontre de toutes ces règles. Il les bouscule, il remet en question cet équilibre. C'est un danger pour la norme. Un danger qu'il faut rejeter, repousser, éradiquer.
Que ce soit conscient ou inconscient de la part de cette immense majorité, les faits sont là, et ils parlent d'eux-mêmes. C'est encore plus flagrant du fait du comportement des un(e)s et des autres par le biais des réseaux sociaux et d'Internet. Là, pas de filtre, pas besoin de se cacher derrière le respect, les relations humaines, les sentiments, etc. C'est brut de décoffrage, puisque celui ou celle à qui l'on s'adresse est sans visage, sans consistance. Comme on ne le connait pas physiquement, comme on ne connait pas sa personnalité, son passé, etc., pourquoi prendre des gants. Pourquoi faire montre de décence, de civilités, d'égards. Ça ne porte pas à conséquences pour l'homme ou la femme qui se montre violent, haineux, liqueur, brutal, intolérant, etc. dans ses paroles.
En outre, dans ces conditions, il est évident que dans ce cas, le fait que ces personnes soient différentes est "entièrement" de leur faute. Il est certain que les gens "normaux" ne sont pour rien s'ils ne sont pas aptes, capables, qu'elles n'aient pas la possibilité de s'insérer dans une société qui "n'est pas faite pour elles". Ces personnes différentes qui "n'ont pas eu de chance" n'ont qu'à se contenter de leur état, de l'oubli, des moqueries, des rejets, du dédain, de l'indifférence, qu'elles suscitent. Après tout, ces gens "normaux" ne sont pas concernés, ce n'est pas leur souci. Ils n'ont rien à se reprocher, si ce n'est le fait d'appartenir à la majorité.
Et la majorité est reine. Il est naturel qu'elle écrase, qu'elle délaisse, qu'elle fuit, qu'elle ne veuille pas se mêler - s'accoupler ? - avec quelqu'un qui ne lui ressemble pas. Quelle honte, quelle déchéance, quelle humiliation. Pire encore, ça la conduirait à être elle-même différente, et donc susceptible d'être jugée et condamnée, mise à l'écart, pour cette raison. Oui, lorsqu'on y pense, cette personne différente n'est que le reflet de ce à quoi elle ne veut surtout pas ressembler. Et donc, qu'il faut absolument, et par tous les moyens, faire disparaitre. Donc, imaginer se lier à elle physiquement, émotionnellement, amoureusement, amicalement, "sexuellement", est inenvisageable, monstrueux, ignoble, détestable, barbare, INHUMAIN...
Ce qui est dramatique, et que j'observe de plus en plus, notamment depuis l'épisode des "Gilets Jaunes", c'est que l'immense majorité des gens qui sont dans la norme, ont de plus en plus tendance à se comporter ainsi. C'est ce qui m'amène à ma deuxième observation :
Puisque cette normalité doit, un jour prochain - c'est à peu près inévitable à mon avis - à l'eugénisme, son pendant est donc d'éliminer les hommes et les femmes qui n'en font pas déjà partie. Tu es handicapé - mental ou physique -,c'est un cout, tu es inassimilable, tu es non intégrable professionnellement ou socialement, tu es non rentable, tu n'est ni consommateur ni consommable. Donc, tu es éliminable. Tu es trop vieux, entretenir ta santé, ta retraite coute trop cher, pareil. Tu es homosexuel, donc tu n'appartiens pas aux normées dictées par la majorité, tu disparais. Tu es trop gros, il faut te soigner, don tu ne conviens pas. Tu es trop faible, donc tu dois être pris en charge, donc tu rejoins la liste des personnes à annihiler. Tu es révolté contre les lois, tu ne t'exprime pas comme il faut, tu es effacé. Tu n'es pas de notre groupe, de notre communauté, parce que tu n 'a pas la même religion, la même idéologie, les mêmes projets, les mêmes rêves, les mêmes espoirs, parce que tu n'a pas la même couleur de peau, parce que tu viens d'un pays dont nous n'acceptons pas les ressortissants, détruisons le...
Je ne sais pas vous, mais cette forme de société vers laquelle nous nous dirigeons, et dont tous ceux et toutes celles qui se sont manifesté de la manière dont ils l'ont fait pour mes deux précédents textes sont les rouages, me rappelle vaguement quelque chose. D'autres, dans les années trente, ont suivi cette voie. Entre l'idéal Aryen et les tentatives d'eugénisme pour y parvenir, l'opération T4, destinée à éliminer tous les rebuts de la société, les handicapés, les homosexuels, jusqu'à la Solution Finale, c'est ce à quoi s'apparente ce modèle de pensée, ce modèle de société rattaché au comportement de cette immense majorité vis-à-vis de cette minorité "différente". C'est vers ce modèle de civilisation, où il faut être beau, mince, bien portant, etc. Où ceux et celles qui n'adhèrent pas à ces critères sont brisés, oubliés, abandonnés sur le bord de la route.
Mes propos sur le sexe, sur les relations humaines, amicales ou amoureuses, que ce soit sur le Net ou dans la réalité quotidienne, finalement, ne sont que l'un des infimes aspects de cette barbarie eugéniste et éliminatoire de tout ce qui est autre. On ne se mélange pas. On prône ouvertement l'intolérance, le manque d'empathie, la violence - verbale ou physique -. Et tels des robots, des moutons, uniformisés, institutionnalisés, heureux de son petit confort matériel, de sa télé, des imbécilités qui y sont diffusées, on juge et condamne celui ou celle qui sort de cet ordinaire. Tels des soumis volontaires qui feront tout pour que ce système qu'ils disent ne plus vouloir en défilant à la moindre occasion dans la rue pour conserver leurs privilèges, ils refusent "l'étranger".
Leurs projets ne tournent qu'autour d'eux-mêmes, de leur petit groupe familial et amical, de leur communauté. Revenus à l'état primaire, primitif, sclérosés par cette paresse, ils se relient sur eux-mêmes. Ils font tout pour préserver leur "Race" telle qu'ils l'idéalisent. Et ils se condamnent par là même à la décadence, à l'avilissement, à la régression, au déclin...
Voila ce qui se cache, en fait, derrière tout ça. Je voulais le mettre en exergue en prenant le sexe ou les relations amoureuses entre gens "normaux" et "différents" comme exemple. Le résultat parle de lui-même...
