Canalblog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Mes Univers
Publicité
13 juillet 2021

Petite et brève mise au point

X2

Depuis un peu plus de 5 milliards d'années que notre planète s'est formée, depuis plus de 3,8 milliards d'années que la Vie existe sur notre planète, celles-ci ont connu maintes mutations. Des premières traces d'un micro-organisme "vivant" au fond de l'océan à l'espèce Homo Sapiens dont nous sommes les représentants, de la constitution des premières terres émergées à la prolifération de la faune et de la flore jusque dans les plus infimes recoins du globe, du Pôle Nord au Pôle Sud, des profondeurs des Abysses de la fosse des Mariannes aux déserts d'Afrique ou d'Asie, la vie s'est toujours adaptée aux circonstances auxquels elle était confrontée.
 
La vie a été confrontée à cinq extinction majeures tout le long de son histoire. Aujourd'hui, nous sommes en pleine sixième extinction ; désormais, nul ne peut plus le nier. La vie a dû affronter maints changements climatiques au cours de son évolution : des Ères Glaciaires - la plus récente remontant à - 12 000 avant J.C. ; des réchauffements climatiques également ; certains d'une amplitude plus prononcée que celle qui s'annonce d'ailleurs. La vie a toujours su s'adapter, rebondir sous une forme ou sur une autre. Elle ne s'est jamais totalement éteinte. Elle a toujours pris des chemins surprenant, inattendus, pour à nouveau proliférer.
 
L'immense majorité des personnes qui constituent l'Humanité s'imaginent que, parce que notre espèce est actuellement l'espèce dominante sur Terre, ces mutations constantes, ces transformations de notre environnement, sont achevées. Que, parce que nous sommes là, plus rien ne devrait bouger !!! Quelle erreur ; pire, quelle faute !!!
 
La Terre continuera à se transformer, à modeler l'environnement qui est le sien, à faire croitre ou mourir des espèces vivantes, aussi longtemps qu'elle perdurera. C'est-à-dire, pour au moins encore cinq milliards d'années. Des refroidissements ou des réchauffements climatiques, elle en connaitra d'autres, et de nombreux, au cours des millions, des dizaines de millions, des centaines de millions d'années, qui s'annoncent. Des espèces animales, des créatures douées d'intelligence et de conscience comme la notre, viendront près notre extinction, c'est probable.
 
Donc, ce qui nous fait tellement peur aujourd'hui avec les bouleversements climatiques dont nous sommes les responsables autant que les victimes, s'inscrit dans la longue lignée de l'Histoire de la Terre. Certes, certains souligneront que c'est l'Homme qui en est l'instigateur ; là encore, qui peut le nier ? Mais, ce que ne supposent pas ces personnes, c'est que, peut-être, l'Homme est juste un instrument dans ce processus. Que c'est peut-être par lui que devait advenir cette sixième extinction, ainsi que le réchauffement planétaire que nous subissons actuellement.
 
Car, les cinq extinctions précédentes ont eu des causes et de conséquences à chaque fois spécifiques. Parfois accidentelles (l'extinction des dinosaures par la chute d'un météore géant), parfois le fruit d'une lente transformation du climat, que sais-je encore, elles ont profondément influé sur le devenir des espèces qui régnaient alors en maitres sur Terre.
 
Pour ma part, je suis fermement convaincu que nous faisons partie de ce processus, que nous le voulions ou pas, que nous l'acceptions ou pas. Comme un titanesque puzzle à l'échelle planétaire, à l'échelle de l'évolution de notre espèce, nous n'en sommes qu'un élément. Certains y verront l’œuvre de Dieu, s'ils ont la foi. D'autres diront que c'est de notre faute, et que nous devons à tout prix limiter les effets de notre comportement - avec juste raison d'ailleurs -. D'autres encore répondrons que c'est la nature qui parle. Peu importe en vérité. Ce qui compte, c'est que c'est nous qui y sommes confrontés.
 
Cependant, la vie ne mourra pas avec nous, si jamais un jour notre espèce devait être amenée à s'éteindre. Elle s'adaptera aux événements aux altérations du climat, comme elle l'a toujours fait. De plus, qui nous dit que notre espèce ne survivra pas - dans la douleur, j'en suis persuadé - à ces bouleversements en cours. Les indices qu'elle en est capable, sont innombrables. Néanmoins, elle devra s'adapter :
 
Grace à la nanotechnologie, grâce au "tout connecté" de plus en plus intégré physiquement à nos organismes, grâce aux réparations médicales que notre corps peut éprouver de plus en plus aisément, grâce à la conquête de l'espace dont nous ne sommes qu'aux balbutiements - la concurrence actuelle entre milliardaires pour s'y projeter -, en sont quelques exemples.
 
Malheureusement, l'Homme, en tout cas l'immense majorité des individus qui composent son espèce, ne voient jamais au-delà de quelques années ou quelques décennies. Ils ne se projettent pas sur des siècles, voire des millénaires. Or, comme le font les préhistoriens ou les géologues scrutant le passé de notre planète pour comprendre notre présent, c'est ainsi que nous devons envisager notre raison d'être.
 
Individuellement, sur quelques décennies, rien ne semblent changer. Et encore que, en moins de vingt ans, avec l'explosion d'Internet par exemple, nous avons changé d’Ère. Comme nos grands-parents ont changé d’Ère lors de l'époque industrielle à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Tout a été bouleversé ; que ce soit en bien ou en mal, là n'est pas le propos. C'est un fait. Et que dire des deux millénaires écoulés. Nous n'avons rien à voir avec nos lointains ancêtres qui, déjà, à l'aube de l’Ère Chrétienne, croyaient que la fin du monde était arrivée.
 
Évidemment, je pourrais davantage approfondir mon raisonnement. Il y a tant d'aspect à prendre en compte. Peut-être un jour le ferai-je ? Mais beaucoup me reprocherons déjà la longueur de ce texte.
 
Je terminerai donc en disant ceci : Nous avons toujours l'impression que notre époque est plus essentielle dans tous les domaines, que celles qui l'ont précédé. Qu'elle aura une influence plus grande sur le devenir de l'Humanité. C'est vrai, si nous regardons à plus large échelle. C'est vrai si nous prenons en compte les modifications à long terme de notre environnement, de notre planète, dont nous sommes les instruments. Et seulement les instruments. Car nous ne sommes que de passage ici-bas. Et nos actions, individuelles ou collectives, s'inscrivent à une échelle infime dans ce long processus. Que nous y survivions ou pas, nous en sommes juste les instruments...
 
Dominique Capo
Publicité
Commentaires
Mes Univers
Publicité
Visiteurs
Depuis la création 289 389
Publicité
Derniers commentaires
Archives
Mes Univers
Newsletter
Pages
Publicité
Publicité