X1Il est vrai aussi qu’ils ou elles peuvent voir mes textes comme des provocations à leur encontre, à l’encontre de ce en quoi ils croient, de leurs philosophies, de leurs idéologies, de leurs religions, etc. Des provocations à l’encontre de l’ordre établi ou d’une « norme » à laquelle ils appartiennent et qu’ils ne désirent pas voir modifier ou évoluer. J’en suis conscient, puisque depuis que je me suis lancé dans la rédaction de textes – personnels, philosophiques, idéologiques, sociétaux, ou sur l’actualité… - se renouvellent ces jugements et ses condamnations. Je suppose donc que je les gène, que je les irrite, que je parle de choses qu’ils aimeraient voir tues.

Mais je ne suis pas de la trempe de ceux qu’on muselle. Nul ne m’a jamais fait taire – ni hier, ni aujourd’hui, ni demain – dans quelque domaine que ce soit ; sur quelque sujet que ce soit. Qu’il me soit éminemment personnel, ou qu’il évoque l’un des combats que je mène à ma manière afin de rendre ce monde un petit peu plus humain. Modestement, humblement, à mon petit niveau.

Néanmoins, je m’y emploie lorsque tant d’autres ne se contentent que d’être des moutons, des aigris, vaniteux, imbus d’eux-mêmes, centrés sur leur petite vie morne et sans attraits, sur les honneurs, le pouvoir, l’argent ; le mercantilisme.

Car, il faut bien expliquer que ce sont ces derniers, en général, qui fondent sur moi comme un oiseau de proie sur sa victime potentielle. Ils voient en moi un faible parce que j’ai enduré maintes épreuves, maintes difficultés, lors de ma vie ; et encore aujourd’hui. Ils supposent que mes mots parfois empreints de tristesse, rappelant des blessures plus ou moins anciennes, sont le reflet de ma réalité quotidienne. J’en ai encore fait l’expérience hier dans un groupe où plusieurs de ses membres m’ont pris à parti. C’était à propos d’un écrit où je faisais ressortir mon ressenti lié à un instant T, et vis-à-vis d’un événement qui m’a touché à cet instant précis.

Ils ne réfléchissent même pas. Ils réagissent dans la précipitation. Ils font d’une anecdote une généralité. Quand d’autres savent à quel point mon existence a été – est – parsemée d’expériences diverses et variées, de chemins sinueux, d’aspects de ma personnalité complexes et parfois paradoxaux. De savoirs et de rencontres qui ont forgé – et qui forgent – l’homme que je suis de myriades de manières différentes. En bien ou en mal d’ailleurs. Car, ici bas, qui peut se targuer d’être parfait, d’avoir atteint – ou d’atteindre – un idéal de vie inatteignable. Puisque, par essence, l’idéal ou la perfection ne sont pas de ce monde ; et ne le seront jamais. Pour nul homme ou femme du passé, du présent, ou de l’avenir.