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Aujourd'hui samedi, je me sens seul et abandonné. Depuis Jeudi soir, je n'ai plus de nouvelles de ma sœur de cœur, ni par sms ni sur Facebook. J'en suis profondément triste, affligé.
 
Je sais qu'actuellement son travail lui prend beaucoup de temps et d'énergie. Je sais qu'elle est en permanence sollicitée de partout. De plus, sa famille également, a besoin d'elle ; c'est son refuge. Les instants qu'elle passe avec elle - ils sont rares et précieux - sont des instants privilégiés auxquels elle se consacre entièrement. Je l'accepte, je le comprends.
 
Néanmoins, il est exceptionnel qu'elle ne me donne pas de ses nouvelles d'une manière ou d'une autre. Elle sait que ça me rassure, que ça me fait du bien. C'est mon seul véritable rayon de Soleil dans ce monde où les gens que j'aime, que j'apprécie, m'oublient si facilement.
 
Bien sûr, quelques-uns m'envoient des mp, font des commentaires sur mes publications. Mais ce n'est que du virtuel, et même si, de l'autre coté de l'écran ces gens existent, vivent, ressentent, partagent, etc., j'ai viscéralement besoin d'une sorte de contact humain différent. Réel, fait de dialogues et d'échanges, de rencontres et de mutualisation des idées, des centres d’intérêts, des passions, des petites choses sans importance du quotidien, etc. Ce que Facebook ou n'importe quel autre réseau social ne m'apporte pas, et ne m'apportera jamais.
 
Il n'y a que quand je reçois un sms de ma sœur de cœur que cette tristesse, que ce sentiment d'abandon, de solitude, de désespoir, disparait. Parce que nul(le) autre ici, ne m'a jamais offert cette opportunité d'être un peu heureux, rempli de joie, de paix, et de sérénité, de partager des échanges tels que ces derniers. Personne à qui j'ai tendu - je tends - la main ici, n'a voulu - ne veux - la prendre, pour construire ensemble une amitié digne de ce nom.
 
De fait, pour oublier cette détresse, cette peur, cette humiliation, ce sentiment d'abandon, je fais comme hier et avant-hier : je me plonge pleinement dans la rédaction de mes Chroniques Personnelles. Jusqu'à l'épuisement physique et mentale, jusqu’à en être vidé totalement, jusqu'à en oublier le reste du monde, les gens, le mal qui me ronge. Et comme hier et avant-hier, jusque vers 19h - soit cinq ou six heures sans interruption -, je m'y consacre en espérant avoir des nouvelles de ma sœur de cœur ; bien que je n'y crois pas véritablement. Elle a certainement autre chose de plus important à faire - comme vous tous ici - que de me consacrer un peu de son temps...
 
Il semble, finalement, avec tout ce que je viens de relater, que tout me pousse à quitter bientôt Facebook définitivement...
 
Dominique Capo